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Kélibia : Un accident mortel lié à l’utilisation d’un groupe électrogène domestique

24. Juli 2026 um 18:05

La crise de l’électricité en Tunisie vient de franchir un nouveau seuil dramatique. Cette fois, ce ne sont ni des aliments perdus, ni des commerces paralysés, ni des nuits passées dans l’obscurité. C’est une vie qui s’est éteinte.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, un jeune originaire de la région d’El Fatha, à Kélibia, est décédé à l’hôpital des grands brûlés de Ben Arous, succombant aux graves blessures provoquées par l’explosion d’un groupe électrogène fonctionnant à l’essence.

Le drame remonte à trois jours auparavant

Selon le député Fadhel Ben Torkia et des sources médicales citées par Mosaique FM, le drame remonte à trois jours auparavant. Lassé des coupures répétées du courant qui frappent la région, le jeune homme avait tenté de remettre en marche son générateur électrique domestique. Après plusieurs essais, le moteur a explosé en plein visage, provoquant des brûlures extrêmement graves. Transporté d’abord à l’hôpital local de Kélibia, il avait ensuite été transféré au centre spécialisé de Ben Arous où les médecins n’ont finalement pas réussi à le sauver.

Ce décès dépasse le simple fait divers. Il raconte l’histoire d’une population qui tente, par tous les moyens, de s’adapter à une crise énergétique devenue le quotidien de milliers de familles tunisiennes.

Les coupures d’électricité se multiplient

Depuis plusieurs semaines, les coupures d’électricité se multiplient sous l’effet d’une consommation record alimentée par une canicule historique. Face à des températures qui approchent parfois les 50 °C, les climatiseurs tournent sans interruption, mettant un réseau électrique déjà fragilisé sous une pression inédite. La STEG a été contrainte d’effectuer des délestages dans de nombreuses régions afin d’éviter un effondrement général du système.

Dans ce contexte, les groupes électrogènes sont devenus une solution de secours pour de nombreux foyers, agriculteurs, commerces et petites entreprises. Mais ces équipements, souvent achetés dans l’urgence, parfois d’occasion ou sans véritable accompagnement technique, comportent des risques considérables. Une mauvaise manipulation, un ravitaillement en carburant inadapté, un entretien insuffisant ou une tentative de démarrage répétée peuvent provoquer incendies ou explosions.

Lire aussi : Délestages en Tunisie : La fin des coupures tournantes se profile

Le drame de Kélibia rappelle avec brutalité que la crise énergétique ne se limite plus à des désagréments matériels. Elle expose désormais directement les citoyens à des dangers physiques. Après les pertes économiques subies par les restaurateurs, les stocks alimentaires détruits, les patients sous oxygène contraints de rejoindre les hôpitaux, les nuits passées sur les plages pour fuir la chaleur, voici qu’une nouvelle victime vient illustrer le coût humain de cette situation.

Au-delà de l’émotion, cette tragédie pose une question plus large : jusqu’où les Tunisiens devront-ils improviser pour assurer eux-mêmes un service aussi essentiel que l’électricité ? Lorsque des familles investissent dans des générateurs, des batteries ou des installations de fortune pour pallier les défaillances du réseau, elles assument également des risques qui relevaient jusque-là de la sphère industrielle et des professionnels.

Il y a des vies bouleversées

La mort de ce jeune homme rappelle que derrière les statistiques de consommation électrique, les mégawatts et les plans de délestage, il y a des vies bouleversées. La crise de l’électricité n’est plus seulement une crise technique ou économique. Elle devient progressivement une crise humanitaire silencieuse, où chaque coupure peut avoir des conséquences qui dépassent largement l’inconfort quotidien.

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Hammamet : Les hôtels appelés à produire leur propre électricité pour soulager le réseau national

23. Juli 2026 um 14:46

Après les appels répétés adressés aux ménages pour limiter leur consommation, les délestages tournants dans plusieurs régions du pays et les mesures de rationalisation prises par certaines grandes surfaces, c’est désormais au secteur touristique que la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) demande de contribuer directement à l’équilibre du réseau national.

Dans un communiqué adressé aux établissements hôteliers de la région de Hammamet, l’antenne régionale de la STEG a invité les hôtels à mettre en service leurs groupes électrogènes privés chaque nuit entre minuit et 2 heures du matin. Cette mesure, présentée comme « exceptionnelle », est justifiée par « la nécessité de préserver la stabilité du système électrique national » face aux conditions inédites de consommation observées depuis plusieurs jours.

Un signal fort sur les tensions

Cette demande est entrée en vigueur à partir du 21 juillet et constitue un signal fort sur les tensions auxquelles est confronté le réseau électrique tunisien. Si de nombreux hôtels disposent effectivement de groupes électrogènes destinés à assurer la continuité de service lors des coupures, leur utilisation n’était jusqu’ici envisagée qu’en cas d’incident. Désormais, ces équipements deviennent un outil de gestion de la demande nationale.

Cette évolution intervient alors que la Tunisie connaît l’une des plus graves crises électriques de ces dernières années. Les températures, dépassant localement les 45 °C et approchant les 50 °C dans certaines prévisions, ont provoqué une explosion de la consommation liée principalement à la climatisation. La STEG a reconnu que la demande nationale avait atteint des niveaux historiques, dépassant pour la première fois le seuil des 6 000 MW lors des pics de consommation.

Face à cette pression, l’entreprise publique a déjà eu recours à des coupures programmées d’électricité dans de nombreuses régions. Les autorités ont également multiplié les appels à limiter l’utilisation des appareils énergivores durant les heures critiques, tandis que plusieurs enseignes commerciales ont réduit l’intensité de leur climatisation afin de participer à l’effort collectif.

Lire aussi : La Tunisie aura traversé l’une des pires séquences caniculaires de son histoire récente

Le recours aux groupes électrogènes des hôtels pose néanmoins plusieurs questions. Sur le plan économique, il implique un coût supplémentaire pour les établissements, qui devront alimenter leurs générateurs en carburant alors que le secteur touristique cherche encore à consolider sa reprise. Même si la plage horaire retenue – de minuit à deux heures du matin – correspond à une période où l’activité est moins intense, cette sollicitation représente un transfert partiel de la charge énergétique vers les opérateurs privés.

Nouvelle stratégie de gestion du réseau ?

Elle témoigne également d’une nouvelle stratégie de gestion du réseau : plutôt que d’augmenter rapidement les capacités de production, la priorité est donnée à l’effacement de consommation et à la mobilisation des moyens de production décentralisés déjà disponibles.

Cette situation met aussi en lumière les limites structurelles du système énergétique tunisien. Depuis plusieurs années, les experts alertent sur le retard pris dans le développement des énergies renouvelables, du stockage électrique et de la modernisation du réseau. Or, la succession d’épisodes caniculaires rend désormais ces investissements de plus en plus urgents.

Le fait que la STEG sollicite aujourd’hui les hôtels pour produire leur propre électricité illustre un changement de paradigme. Les groupes électrogènes, autrefois simples solutions de secours, deviennent ponctuellement un maillon du système électrique national. Une réalité qui montre à quel point la marge de manœuvre du réseau s’est réduite sous l’effet conjugué de la hausse de la demande, des vagues de chaleur et des difficultés à accroître rapidement les capacités de production.

À court terme, cette coopération avec le secteur hôtelier peut contribuer à soulager le réseau pendant les périodes critiques. Mais elle rappelle surtout que la gestion de l’urgence ne peut se substituer durablement à une stratégie énergétique capable d’anticiper des étés qui, selon les climatologues, seront de plus en plus chauds et plus exigeants pour les infrastructures électriques du pays.

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Pont de Bizerte : Le chantier avance, mais le défi reste de livrer un projet stratégique avant septembre 2027

23. Juli 2026 um 11:44

Le nouveau pont de Bizerte, considéré comme l’un des projets d’infrastructure les plus ambitieux de Tunisie, entre dans une phase décisive. Lors d’une visite de travail sur le chantier, le gouverneur de Bizerte, Salem Ben Yacoub, a assuré que toutes les parties prenantes étaient mobilisées afin d’accélérer la réalisation de cette infrastructure stratégique baptisée techniquement « la liaison fixe ».

Cette visite intervient dans un contexte où les autorités cherchent à accélérer l’exécution des grands projets publics après plusieurs années marquées par des retards dans la réalisation d’infrastructures majeures. Le gouvernorat affirme avoir mobilisé les moyens locaux, régionaux et centraux pour faciliter l’intervention des entreprises tunisiennes et chinoises chargées du chantier.

Deux composantes achevées dans les prochains mois

Selon Lilia Saïfaoui, directrice générale de l’unité de réalisation du pont, les deux lots réalisés par des entreprises tunisiennes affichent aujourd’hui un taux d’avancement technique d’environ 75%. Ces deux composantes devraient être achevées dans les prochains mois.

Le premier lot, d’un coût de 76 millions de dinars, concerne principalement les raccordements routiers sud et ouest de la zone. Il prévoit la réalisation d’une voie rapide de 4,7 kilomètres ainsi que trois échangeurs au niveau de la route nationale 8 et de l’autoroute A4.

Le troisième lot, évalué à 75 millions de dinars, porte sur le raccordement nord avec une voie rapide de 2,7 kilomètres. Il comprend notamment un échangeur sur la route nationale 11 reliant Bizerte à Menzel Bourguiba, une structure métallique au niveau de la cimenterie, ainsi que plusieurs ouvrages routiers.

Le deuxième lot confié aux Chinois

Le cœur du projet demeure toutefois le deuxième lot, confié à des entreprises chinoises, qui concerne la construction du pont principal traversant le canal de Bizerte. Les travaux ont atteint un taux d’avancement supérieur à 25%, avec l’achèvement des fondations profondes, une étape majeure dans la réalisation de cet ouvrage.

D’une longueur de 2,1 kilomètres, ce pont à double voie sera doté d’une structure métallique pesant environ 24 000 tonnes d’acier. Culminant à près de 60 mètres au-dessus du niveau de la mer, il permettra le passage des différents types de navires, un élément essentiel pour préserver et renforcer l’activité du port de Bizerte.

La première partie de la structure métallique est attendue fin décembre 2026, avant l’acheminement progressif des autres éléments entre mars et juin 2027. Cette étape constituera un moment clé dans l’avancement du chantier, puisque l’assemblage de la structure principale donnera une visibilité concrète sur la naissance du futur pont.

Rappelons que selon Chen Junfeng, directeur général adjoint de l’antenne tunisienne de SRBG, « l’ensemble du projet prendra au total 1140 jours et sera achevé le 2 septembre 2027 ».

Lire aussi : Le nouveau pont de Bizerte opérationnel le 2 septembre… 2027

Au-delà de sa dimension technique, le pont de Bizerte est présenté comme un projet à portée économique et territoriale majeure. Il doit permettre de désengorger la circulation autour de la ville, créer une nouvelle liaison périphérique et améliorer l’intégration de Bizerte dans les réseaux régionaux et nationaux.

Renforcer l’attractivité économique de la région

Le projet ambitionne également de renforcer l’attractivité économique de la région, notamment en facilitant les échanges autour du port de Bizerte. La possibilité de maintenir la circulation maritime grâce à une hauteur suffisante sous le tablier constitue un avantage stratégique pour les activités d’import-export.

Reste la principale question : la Tunisie parviendra-t-elle cette fois à respecter les délais annoncés (pour 2027) pour un chantier qui symbolise depuis plusieurs années l’attente d’une modernisation des infrastructures nationales ? Après les retards accumulés depuis le lancement du projet, chaque étape franchie sera désormais scrutée comme un test de la capacité du pays à mener à terme ses grands projets structurants.

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L’incendie entre Rafraf et Sidi Ali El Mekki maîtrisé après plus de 16 heures de lutte

22. Juli 2026 um 14:00

Les équipes de la Protection civile et les différents intervenants mobilisés dans le gouvernorat de Bizerte sont parvenus, mercredi, à maîtriser l’incendie qui s’était déclaré la veille dans la zone forestière entre Rafraf et Sidi Ali El Mekki, relevant de la délégation de Ghar El Melh. Les opérations de surveillance se poursuivent toutefois afin d’éviter toute reprise des flammes.

Un important dispositif mobilisé

Selon une source officielle citée par l’Agence TAP, l’incendie a été éteint après plus de 16 heures d’interventions ininterrompues.

Les opérations ont mobilisé les équipes de la Protection civile, les structures de la Commission régionale de lutte contre les catastrophes naturelles et d’organisation des secours, les comités locaux, les unités sécuritaires et militaires, ainsi que des représentants de la société civile.

Des dégâts matériels, mais aucune victime

Malgré la maîtrise du sinistre, les équipes restent déployées sur le terrain pour assurer des opérations de surveillance et de refroidissement. Cette vigilance vise à prévenir toute reprise du feu, dans un contexte marqué par des températures élevées et des rafales de vent susceptibles de raviver les foyers.

Aucune perte humaine n’a été enregistrée, selon la même source.

En revanche, l’incendie a causé des dégâts matériels, notamment la destruction d’un abri situé sur la plage de Bounta. Les autorités poursuivent actuellement les opérations d’évaluation afin de déterminer l’ampleur des dommages causés par le sinistre.

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Incendies à Jebel Nadhour : Une nuit de feu à Ghar El Melh, Sidi Ali El Mekki et Rafraf

22. Juli 2026 um 09:07

La soirée du mardi 21 juillet 2026 a été marquée par d’importants incendies de forêt dans le gouvernorat de Bizerte. Alimentés par une chaleur extrême, le sirocco et un relief difficile d’accès, les flammes ont ravagé des zones boisées à Ghar El Melh, Sidi Ali El Mekki et Rafraf, mobilisant d’importants moyens terrestres et aériens.

Les secours sont intervenus dès les premiers départs de feu, signalés vers 13 heures, et poursuivaient encore leurs opérations plusieurs heures plus tard afin de contenir les différents foyers. Malgré les efforts déployés, certains incendies restaient actifs au moment de la rédaction de cet article.

Le « plan vert » déclenché face à l’ampleur du sinistre

Face à la gravité de la situation, le gouverneur de Bizerte, Salem Ben Yaâcoub, président de la Commission régionale de lutte contre les catastrophes naturelles et d’organisation des secours, a ordonné l’activation du « plan vert », le dispositif régional dédié à la lutte contre les incendies de forêt.

La Protection civile, les services des forêts, les directions régionales de l’Agriculture et de l’Équipement, les municipalités ainsi que les autorités locales ont été mobilisés avec d’importants moyens humains et matériels pour tenter de freiner la progression des flammes.

Des hélicoptères et des volontaires mobilisés

Les opérations ont été renforcées par plusieurs rotations d’un hélicoptère de l’Armée nationale, chargé d’effectuer des largages d’eau sur les secteurs les plus difficiles d’accès.

Des habitants et des volontaires se sont également joints aux équipes de secours afin d’apporter leur soutien sur le terrain, dans des conditions rendues particulièrement éprouvantes par la chaleur et le relief montagneux.

Une propagation favorisée par le vent et la chaleur

Selon les autorités, les températures élevées, les rafales de sirocco et la topographie accidentée des massifs forestiers ont considérablement compliqué les opérations d’extinction et favorisé la propagation rapide des flammes entre les différentes zones boisées.

À cette situation s’est ajoutée une série de coupures d’électricité ayant affecté plusieurs secteurs du gouvernorat, compliquant davantage les interventions et plongeant une partie des habitants dans l’obscurité au cours d’une nuit marquée par les incendies.

Les opérations de lutte se poursuivent afin de maîtriser totalement les foyers encore actifs et d’éviter toute reprise des flammes.

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D’importants feux mobilisent les secours à Ghar El Melh, Sidi Ali El Mekki et Raf Raf

21. Juli 2026 um 20:30

Plusieurs incendies se sont déclarés ce mardi 21 juillet dans les hauteurs de Ghar El Melh, Sidi Ali El Mekki et Raf Raf, dans le gouvernorat de Bizerte. Alimentés par la chaleur et la végétation desséchée, les feux ont généré d’impressionnants panaches de fumée, visibles à plusieurs kilomètres, provoquant l’inquiétude des habitants et des vacanciers. Les opérations de lutte contre les flammes se poursuivaient en fin d’après-midi.

La fumée visible à plusieurs kilomètres

Selon de nombreuses vidéos et témoignages relayés sur les réseaux sociaux, les premiers foyers auraient été signalés aux alentours de 14 heures. Rapidement, d’épais nuages de fumée se sont élevés au-dessus des massifs boisés, restant visibles depuis les plages, les localités voisines et plusieurs axes routiers de la région.

Les images diffusées en ligne montrent les flammes progressant sur les reliefs forestiers ainsi qu’un important déploiement des moyens de secours.

Une importante mobilisation des secours

Les internautes rapportent une intervention rapide des unités de la Protection civile, appuyées par les services forestiers, pour tenter de contenir la propagation des incendies dans cette région particulièrement vulnérable en période de canicule.

Ces nouveaux départs de feu interviennent alors que la Tunisie connaît une vague de chaleur exceptionnelle, avec des températures très élevées et une sécheresse qui favorisent les incendies de végétation, notamment dans les zones forestières du nord du pays.

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Baccalauréat 2026 : pour Nesrine Ben Belgacem, les résultats reflètent les inégalités sociales et territoriales

22. Juni 2026 um 10:29

La sociologue et démographe Nesrine Ben Belgacem estime que les résultats du baccalauréat 2026 ne peuvent plus être analysés uniquement à travers le travail individuel des élèves. Intervenant lundi 22 juin 2026 au micro de Wassim Ben Larbi dans l’émission Expresso sur Express FM, elle considère que les écarts observés entre les régions traduisent avant...

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