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L’Iran envisage un double verrou maritime avec les Houthis en mer Rouge

17. Juli 2026 um 08:44

L’Iran a demandé aux rebelles houthis du Yémen de se tenir prêts à fermer le détroit de Bab el-Mandeb, principale porte d’entrée de la mer Rouge, si les États-Unis frappaient les infrastructures énergétiques iraniennes. Une telle décision ouvrirait un second front maritime après les tensions dans le détroit d’Ormuz, faisant peser une menace majeure sur les flux mondiaux de pétrole, de gaz naturel liquéfié (GNL) et de marchandises.

L’Iran a demandé au mouvement houthi au Yémen de se préparer à bloquer le détroit de Bab el-Mandeb si les États-Unis venaient à cibler ses infrastructures énergétiques. C’est ce que révèlent plusieurs sources proches du dossier citées par Capital jeudi 16 juillet. Le message aurait été transmis ces derniers jours aux dirigeants houthis, dans un contexte d’intensification des tensions militaires entre Washington et Téhéran.

Après les perturbations qui affectent déjà le détroit d’Ormuz, l’éventuelle fermeture de Bab el-Mandeb constituerait une nouvelle menace pour le commerce mondial. Ce passage maritime, situé entre le Yémen et la Corne de l’Afrique, relie la mer Rouge au golfe d’Aden et constitue un axe vital pour les échanges entre l’Europe, l’Asie et le Moyen-Orient via le canal de Suez.

Environ 7 % des flux mondiaux d’énergie transitent par ce corridor maritime, dont une part importante des exportations de pétrole et de gaz naturel liquéfié à destination de l’Europe.

Les Houthis auraient renforcé leur dispositif militaire

Selon les mêmes sources, les Houthis auraient déjà déployé des missiles, des drones et d’autres moyens militaires à proximité du détroit afin de pouvoir viser rapidement la navigation commerciale si l’ordre leur était donné. La décision finale reviendrait toutefois aux autorités iraniennes, notamment aux Gardiens de la révolution présents au Yémen, qui coordonnent les relations avec le mouvement rebelle.

L’ouverture d’un second front maritime, en complément des tensions dans le détroit d’Ormuz, accentuerait les risques pesant sur les chaînes d’approvisionnement mondiales. Les marchés redoutent notamment une perturbation simultanée des deux principaux corridors énergétiques du Moyen-Orient, susceptible d’entraîner une nouvelle flambée des prix du pétrole, du gaz naturel liquéfié et des coûts du transport maritime…

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L’aéroport d’Abha d’Arabie saoudite sous le feu des Houthis 

14. Juli 2026 um 11:17

Les rebelles houthis au Yémen, soutenus par l’Iran, affirment avoir lancé des missiles et des drones sur l’aéroport international d’Abha en Arabie saoudite, et ce, en réponse à des frappes aériennes sur Sanaa qu’ils imputent au Royaume.

Aucun blessé n’a été signalé, mais ces attaques marquent une escalade inédite depuis les frappes menées par la coalition saoudienne dans les zones contrôlées par les Houthis il y a plusieurs années. Les autorités saoudiennes n’ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires concernant ces frappes aériennes au Yémen, selon l’agence AP.

Le porte-parole militaire houthi, le général de brigade, Yahya Saree, a mis en garde les compagnies aériennes, dans une déclaration vidéo diffusée sur Telegram, contre tout survol de l’espace aérien saoudien. Tout en affirmant que ces avertissements devaient être pris « au sérieux jusqu’à la levée du blocus de l’aéroport international de Sanaa ».

Le gouvernement yéménite internationalement reconnu avait déclaré précédemment que les frappes qui ont touché l’aéroport international de Sanaa visaient à empêcher un avion iranien d’atterrir. Les Houthis ont juré de riposter à cette frappe, qui marque la première escalade majeure entre les Houthis et l’Arabie saoudite après une période de calme relatif.

Le Conseil de sécurité de l’ONU, réuni en urgence lundi après-midi pour examiner la situation, a exprimé son inquiétude quant au risque d’une escalade plus importante. « Le Yémen et la région dans son ensemble ne peuvent se permettre une nouvelle escalade », a déclaré Khaled Khiari, sous-secrétaire général de l’ONU aux affaires politiques, devant les 15 membres du Conseil de sécurité. « Nous appelons tous les acteurs à s’engager de manière constructive dans des négociations sous l’égide de l’ONU. ».

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