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Le Maroc, 1er pôle industriel en Afrique  

28. Mai 2026 um 10:00

Selon l’Indice d’industrialisation de l’Afrique 2025, publié par la Banque africaine de développement, le Maroc est désormais le premier pôle industriel du continent, suivi par l’Afrique du Sud, l’Égypte et la Tunisie.

Cette position s’est consolidée grâce à la croissance du secteur des exportations, à l’intégration des infrastructures logistiques et à la diversification progressive des capacités de production.

Le rapport de la BAD souligne que le Maroc figure parmi les rares économies africaines à avoir su conjuguer avec succès politique industrielle, logistique portuaire, intégration commerciale et attractivité internationale. Cette convergence permet au pays de s’imposer comme l’un des principaux pôles manufacturiers africains dans les secteurs de l’automobile, de l’aérospatiale, des phosphates transformés et dans de nombreux autres secteurs industriels liés aux marchés européens.

L’industrie automobile est le principal moteur de cette croissance industrielle, notamment grâce aux pôles de Tanger et de Kénitra.

Par ailleurs, le port de Tanger-Med permet au Maroc de connecter rapidement ses pôles industriels aux marchés européens, africains et méditerranéens, réduisant ainsi les délais de transport et renforçant l’attractivité des sites industriels marocains.

Le rapport met également en lumière la croissance continue de l’industrie aérospatiale marocaine, devenue l’un des secteurs les plus avancés du continent. Casablanca, Nouaceur et de nombreux pôles industriels spécialisés accueillent des activités liées au câblage, à l’assemblage de composants, à la maintenance et aux systèmes aérospatiaux de précision.

La BAD estime que cette trajectoire distingue le Maroc des autres économies africaines, qui restent fortement dépendantes des exportations de matières premières.

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Pourquoi les États-Unis proposent-ils leur expertise aéronautique à la Tunisie

Le nouvel ambassadeur des Etats-Unis suggère que les entreprises américaines spécialisées dans le domaine aéronautique et aéroportuaire fassent bénéficier la Tunisie de leur savoir-faire.

La diplomatie économique US en progression en Tunisie ? C’est en tout cas ce que le nouvel ambassadeur américain Bill Bazzi a laissé transparaître ce matin à l’ouverture des «Aviation Days» organisées par son ambassade en partenariat avec le ministère du Transport tunisien.

Dans la salle, une importante délégation venue spécialement des Etats-Unis, comprenant notamment des représentants de haut niveau de Boeing. En face, le ministre du Transport tunisien, Rachid Amri avec à ses côtés les principaux dirigeants du groupe Tunisair, de l’OACA ou encore de la DGAC (Direction générale de l’Aviation civile). Photo ci-dessus

Bill Bazzi, lors de son intervention à l’ouverture des travaux, a livré un message sans détour: «Notre président Trump a de bonnes idées et les entreprises américaines ont des solutions à proposer sur le marché de l’aviation» a-t-il déclaré en substance. Avant d’ajouter: «Il est important de renforcer la vision de la Tunisie dans ce domaine (…). Il est temps de penser aux affaires de demain».

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Le ministre du Transport Rachid Amri avec, à sa gauche, l’ambassadeur US, Bill Bazzi.

Côté tunisien, le ministre du Transport a fait part de la disponibilité de la partie tunisienne à soutenir les investissements dans le domaine de l’aviation civile. «L’organisation de cet atelier reflète la profondeur des relations de coopération et de partenariat entre les deux pays amis, ainsi que leur volonté constante d’échanger leurs expériences dans les domaines de l’aviation civile, des infrastructures aéroportuaires et de la coopération technique et commerciale, afin de suivre les évolutions mondiales et de répondre aux exigences de croissance et de durabilité», a déclaré Rachid Amri.

Insistant sur les facteurs sûreté et sécurité qui constituent deux fondamentaux du transport aérien en Tunisie, le ministre a rappelé « l’engagement total à respecter les normes internationales émises par l’OACI (Organisation de l’aviation civile internationale), notamment dans les domaines de la sécurité aérienne, de la sûreté de l’aviation civile et de la protection de l’environnement.»

Concernant les projets actuels du secteur, il a annoncé l’élaboration d’une stratégie nationale globale visant à améliorer le système de l’aviation civile à tous les niveaux, notamment sur le plan législatif et réglementaire, ainsi qu’au niveau du développement des infrastructures aéroportuaires tunisiennes conformément aux normes internationales.

Quelles perspectives pour Tunisair ?

Derrière le protocole, il est clair que l’avionneur Boeing en premier lieu cherche à se replacer sur l’échiquier national et notamment sur celui de Tunisair, deux ans après la mise à la retraite du dernier 737 de la compagnie publique qui opère actuellement avec une flotte homogène composée exclusivement d’Airbus.

La délégation de l’avionneur américain serait venue en Tunisie avec, déjà, un ensemble de propositions de coopération préétablies, ne portant pas uniquement sur l’achat d’avions mais aussi sur l’entretien des moteurs et la qualification des équipages. Des solutions qui ne peuvent être ignorées par la partie tunisienne dans le contexte actuel de la compagnie Tunisair. Mais en dépit de toute la bonne volonté de cette dernière de développer sa flotte, le financement reste le plus grand frein à toute croissance envisageable.

©Destination Tunisie

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