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La Tunisie face au casse-tête de la pollution industrielle

07. Juni 2026 um 10:08

Un grand nombre de zones industrielles exercent une pression environnementale constante, nécessitant des programmes continus de dépollution et de réduction de la pollution, a déclaré, vendredi 5 juin 2026, le ministre de l’Environnement, Habib Abid, à l’agence Tap, faisant écho, peut-être sans le vouloir, aux manifestations qui se poursuivent contre la pollution industrielle destructrice de l’environnement et de la santé des citoyens induite par les usines du Groupe Chimique tunisien (GCT) à Gabès.  

La Tunisie possède les capacités et l’expertise nationales nécessaires pour réhabiliter les zones côtières touchées et protéger les écosystèmes marins, a ajouté le ministre dans une déclaration à l’agence officielle Tap, en marge d’un événement environnemental organisé par le ministère en partenariat avec le WWF Afrique du Nord, sur la plage de Gammarth, dans la banlieue nord de la capitale.

Dans sa déclaration à la Tap, M. Abid a expliqué que la Tunisie compte environ 2 400 kilomètres de côtes, dont 390 à 400 kilomètres sont affectés par l’érosion côtière, soulignant que l’État est intervenu ces dernières années pour remédier à plusieurs problèmes liés à la protection du littoral, à l’instar des actions menées dans la zone d’Hammam-Lif, où les interventions ont contribué à améliorer le débit de l’eau et à restaurer l’équilibre écologique du site.

Le ministre a aussi affirmé que le ministère poursuit ses études et met en œuvre des programmes visant à réduire la pollution côtière et à restaurer les zones dégradées, en citant plusieurs projets qu’il considère comme des modèles de réussite dans ce domaine. Parmi ceux-ci figurent le projet de dépollution du lac de Bizerte et le projet Taparura dans le gouvernorat de Sfax, ainsi que les projets de réhabilitation du lac Tunis, devenu un pôle d’écotourisme.

M. Abid a ajouté que ces expériences positives renforcent les possibilités d’étendre les programmes de réhabilitation environnementale à d’autres régions, notamment Radès, Hammam-Lif et le golfe de Monastir, en s’appuyant sur l’expertise et les compétences tunisiennes qui ont réalisé des études techniques et mis en œuvre divers projets.

Par ailleurs, le ministre a souligné le rôle crucial de la société civile dans le soutien aux actions environnementales, en évoquant le partenariat de longue date entre le ministère de l’Environnement et le Fonds mondial pour la nature (WWF). Ce partenariat couvre divers domaines, notamment la protection des zones humides, des parcs nationaux et des réserves naturelles, et a contribué au développement d’initiatives environnementales et au renforcement des efforts de conservation de la biodiversité.

Dans ce contexte, il a souligné que ces efforts conjoints ont contribué au développement du réseau de réserves naturelles et de zones humides d’importance mondiale, ainsi qu’au renforcement de la participation de la Tunisie à plusieurs initiatives et accords internationaux en matière d’environnement. Il a invité les jeunes à s’impliquer davantage dans le bénévolat et la vie associative, car cela contribue au développement de leurs compétences personnelles, à l’acquisition d’expérience et à la promotion d’un esprit d’initiative et de responsabilité.

Le ministre a souligné que la protection de l’environnement et la préservation de la propreté du littoral sont une responsabilité collective qui requiert la contribution de tous les acteurs concernés, appelant à intensifier les campagnes de sensibilisation aux dangers de la pollution, notamment plastique, afin de préserver les ressources naturelles et de soutenir le développement économique et touristique du pays.

Il convient de noter que la Journée mondiale de l’environnement de cette année a pour slogan «Œuvrer pour un littoral sans plastique», visant à lutter contre la pollution plastique et à protéger le littoral et les écosystèmes marins.

On remarque au passage que M. Abid n’a pas évoqué la pollution industrielle catastrophique, liée à l’exploitation du phosphate, à Gafsa et à Gabès. Et la question qu’on aimerait lui poser à ce propos est la suivante : quand la Tunisie entend-elle mettre en pratique cette supposée «expertise nationale nécessaire pour réhabiliter les zones côtières touchées et protéger les écosystèmes marins» ?

Quand la Tunisie cessera-t-elle de tirer des plans sur la comète et de broyer du vent pour passer vraiment à l’action ?

Quand les citoyens verront-ils les dividendes de ce supposé savoir-faire qu’on aurait aimé voir à l’œuvre à Sfax, Gabès, Gafsa et les autres régions confrontées à la pollution industrielle ?

L. B.  

   

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Littoral de Ras Jebel : Cinq constructions illégales démolies dans une opération de contrôle

23. April 2026 um 10:29

Une opération de démolition visant des constructions anarchiques a été menée sur le littoral de Ras Jebel, dans le gouvernorat de Bizerte. Cinq bâtisses érigées illégalement ont été détruites. Cette intervention s’inscrit dans le cadre de la lutte contre les atteintes au domaine public maritime.

Une intervention ciblée sur le domaine public maritime

Les autorités locales ont procédé à la démolition de cinq constructions implantées sans autorisation sur le littoral de Ras Jebel. Ces structures, considérées comme une occupation illégale du domaine public maritime, contreviennent à la réglementation en vigueur protégeant les zones côtières.

L’opération a été menée dans le cadre d’une campagne visant à faire respecter la loi et à préserver les espaces naturels du littoral, souvent exposés à des infractions liées à l’urbanisation anarchique.

Préserver le littoral face aux constructions anarchiques

Les interventions de ce type s’inscrivent dans une stratégie plus large de protection du domaine public maritime, particulièrement dans les zones côtières sensibles. Les autorités rappellent que toute construction sur ces espaces est strictement encadrée et soumise à des autorisations spécifiques.

La multiplication des constructions illégales constitue une menace pour l’environnement côtier et l’équilibre écologique, d’où le renforcement des contrôles et des opérations de démolition.

Le gouvernorat de Bizerte, dont dépend Ras Jebel, fait l’objet d’une attention particulière en raison de la pression foncière sur ses zones littorales. Les autorités locales entendent poursuivre ces opérations afin de dissuader toute nouvelle infraction et garantir la préservation du domaine public.

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