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Pétrole : l’Irak et les Émirats cherchent à réduire leur dépendance au détroit d’Ormuz

10. Juni 2026 um 13:05

L’Irak et les Émirats arabes unis accélèrent leurs projets d’expansion des oléoducs afin de compenser les pertes de flux dues à la fermeture du détroit d’Ormuz. Alors que de nouvelles données révèlent leur forte dépendance au golfe Persique, rapporte CNBC.

Il convient de noter que le gouvernement irakien vient d’approuver des plans visant à accélérer les exportations de pétrole brut via le réseau d’oléoducs Kurdistan-Turquie. Cette décision permettra de plus que tripler les exportations actuelles, passant de 220 000 barils par jour à 770 000. Cet itinéraire offre un passage alternatif à travers le Kurdistan jusqu’au port turc de Ceyhan, en Méditerranée.

Des données exclusives présentées à CNBC par QuantCube Technology révèlent que les exportations irakiennes globales se sont pratiquement taries depuis le début de la guerre. Et ce, en raison de sa dépendance géographique vis-à-vis du détroit d’Ormuz.

« L’Irak se trouve dans une situation beaucoup plus compliquée car nous savons que la majeure partie, voire la totalité, de son pétrole transite par le détroit d’Ormuz », a déclaré Alan Aleman, économiste principal chez QuantCube, à CNBC lors d’une interview…

Parallèlement, Abou Dhabi accélère la construction du nouvel oléoduc est-ouest vers Fujairah, cherchant ainsi à contourner le détroit d’Ormuz. Ce projet, qui devrait être opérationnel en 2027, doublera la capacité d’exportation de la compagnie pétrolière nationale ADNOC.

Le prince héritier d’Abu Dhabi, Cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyan, a appelé le 15 mai à l’accélération des travaux d’expansion du pipeline, dans un contexte de demande énergétique mondiale croissante. Les Émirats arabes unis peuvent toujours exporter du pétrole via d’autres terminaux. Cela atténue l’impact de la fermeture d’Ormuz, note encore CNBC.

« Il est clair que l’Irak, de par sa situation géographique, se trouve dans une situation beaucoup plus compliquée que celle des Émirats arabes unis ou de l’Arabie saoudite » a ajouté Aleman. « Les Émirats arabes unis possèdent toujours le terminal de Fujairah. Même s’il a été endommagé pendant la guerre, il dispose théoriquement encore des infrastructures et des navires nécessaires pour exporter une grande quantité de pétrole ».

Mais même les infrastructures alternatives existantes sont menacées. L’oléoduc reliant l’ouest à l’est de l’Arabie saoudite a été attaqué par l’Iran en avril, et Fujairah a également été la cible de frappes de drones iraniens.

L’oléoduc saoudien, qui relie les installations de traitement près du golfe Persique à un centre d’exportation en mer Rouge, et l’oléoduc des Émirats arabes unis jusqu’au port de Fujairah, ont une capacité disponible combinée estimée entre 3,5 et 5,5 millions de barils par jour, note l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Bien que l’Arabie saoudite ait déclaré en mars que son oléoduc pompait 7 millions de barils par jour.

Cependant, ces flux restent bien loin des quelque 20 millions de barils de pétrole et de produits pétroliers qui transitaient quotidiennement par le détroit d’Ormuz avant la guerre. Le développement de voies d’exportation alternatives exige non seulement d’énormes investissements dans les infrastructures, mais aussi du temps. Des accords interétatiques sont souvent nécessaires, car les pipelines traversent différents territoires…

Par ailleurs, les navires immobilisés dans le Golfe risquent d’être attaqués par les forces iraniennes s’ils n’obtiennent pas l’autorisation de Téhéran pour emprunter une route désignée via le détroit d’Ormuz.

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Tunisiens aux Émirats : Une procédure spéciale pour faciliter leur retour via l’Arabie saoudite

10. März 2026 um 10:47

Mise à jour – 12 mars 2026: Une cellule de crise pour suivre les Tunisiens dans la région

Cette procédure s’inscrit dans un dispositif plus large mis en place par les autorités tunisiennes pour suivre la situation de leurs ressortissants dans plusieurs pays du Moyen-Orient, dans le contexte des tensions régionales.

Intervenant devant la Commission des relations extérieures de l’Assemblée des représentants du peuple, le ministre des Affaires étrangères Mohamed Ali Nafti a indiqué que le ministère a activé une cellule de crise fonctionnant 24 heures sur 24 afin de coordonner les actions avec les missions diplomatiques tunisiennes dans la région.

Selon lui, les autorités suivent la situation « au cas par cas » en coordination avec les ambassades et consulats, tout en assurant que les ressortissants tunisiens concernés se trouvent pour l’instant en bonne santé, même si la situation régionale demeure fragile et susceptible d’évoluer rapidement.

Dans ce cadre, plusieurs scénarios d’assistance et de retour restent à l’étude pour les Tunisiens présents dans les pays du Golfe, selon l’évolution de la crise.

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Crise au Moyen-Orient : Comment Tunis gère la situation de ses ressortissants dans la région

L’ambassade de Tunisie à Abou Dhabi a annoncé l’instauration d’un dispositif exceptionnel visant à faciliter le retour en Tunisie des ressortissants tunisiens actuellement présents dans l’émirat d’Abou Dhabi ainsi que dans les zones relevant de sa circonscription consulaire, notamment Al Aïn et Al Dhafra.

Dans un communiqué publié le 10 mars 2026, la représentation diplomatique indique que cette mesure concerne les Tunisiens entrés aux Émirats arabes unis avec des visas touristiques ou dans le cadre de visites familiales et qui souhaitent regagner la Tunisie en empruntant des vols au départ de l’Arabie saoudite.

Une demande à adresser par courrier électronique

Les personnes concernées doivent adresser leur demande directement à l’ambassade par e-mail, en joignant plusieurs documents justificatifs.

Parmi les pièces demandées figurent une copie du passeport, une copie du visa d’entrée aux Émirats arabes unis ainsi qu’un document attestant du lieu de résidence actuel. Pour les détenteurs d’un visa touristique ou de visite familiale, il peut s’agir par exemple d’un contrat de location ou d’un justificatif d’hébergement.

Les intéressés sont également invités à transmettre, dans la mesure du possible, une copie de leur réservation de billet d’avion ou les informations relatives à leur itinéraire de voyage, ainsi qu’un numéro de téléphone ou un contact WhatsApp permettant de les joindre.

Les demandes doivent être envoyées à l’adresse suivante : at.abou@diplomatie.gov.tn.

Des visas de transit exceptionnels envisagés

Selon l’ambassade, les dossiers reçus seront transmis aux autorités saoudiennes compétentes, en coordination avec l’ambassade de Tunisie à Riyad.

Cette coordination vise à permettre aux ressortissants tunisiens concernés d’obtenir des visas de transit exceptionnels afin de franchir par voie terrestre la frontière entre les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite, avant de poursuivre leur voyage vers la Tunisie par avion.

Cette procédure s’inscrit dans un contexte régional tendu. La veille, les autorités tunisiennes avaient indiqué travailler sur plusieurs scénarios d’évacuation pour leurs ressortissants dans certains pays du Golfe, en fonction de l’évolution de la situation au Moyen-Orient.

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