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Virements, lettres de change, chèques et cash : les réserves de Sofiene Weriemi

08. Juni 2026 um 16:20

Les statistiques du premier trimestre 2026 publiées par la Banque centrale de Tunisie confirment la profonde mutation du paysage des paiements. Si le recul du chèque et la progression des virements apparaissent désormais incontestables, l’expert-comptable Sofiene Weriemi estime que plusieurs questions demeurent ouvertes, notamment sur la place persistante des espèces et sur la capacité des...

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FTAPME : le recul des chèques, signe de modernisation et non de crise économique

08. Juni 2026 um 11:50

Selon une lecture publiée par la page officielle de la Fédération tunisienne des artisans et des petites et moyennes entreprises (FTAPME), la baisse marquée de l’usage des chèques en Tunisie ne reflète pas un ralentissement de l’activité économique. Les données du premier trimestre 2026, appuyées par les statistiques de la Banque centrale de Tunisie, indiquent plutôt une transformation structurelle des moyens de paiement et une accélération de la digitalisation du système financier.

Un recul du chèque compensé par la montée des autres moyens de paiement

Entre le premier trimestre 2023 et celui de 2026, l’utilisation des chèques en Tunisie a chuté de manière importante, passant de 11,45 millions à environ 3,39 millions d’opérations. Cette évolution a alimenté l’idée d’un possible ralentissement économique.

Cependant, les autres indicateurs montrent une dynamique inverse. Les virements bancaires ont progressé de 15,7 %. Les effets de commerce ont connu une hausse exceptionnelle de plus de 200 %. Tandis que les paiements électroniques et mobiles ont enregistré des croissances significatives, respectivement de plus de 34 % et 67 %. Le commerce électronique continue également de se développer avec une augmentation du nombre de plateformes actives. Ainsi, les transactions économiques ne diminuent pas : elles changent simplement de support et de canal.

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Une activité économique qui continue de circuler dans le système bancaire

Les données de compensation bancaire confirment cette dynamique globale. Les virements atteignent près de 19,58 milliards de dinars en valeur. Tandis que les effets de commerce enregistrent également une progression notable, tant en volume qu’en valeur.

Ces chiffres montrent que la circulation de la liquidité dans l’économie tunisienne reste active. Le système financier ne subit pas une contraction de l’activité, mais une recomposition de ses outils de paiement. Cette évolution s’inscrit dans une tendance plus large de modernisation et de digitalisation, portée par la Banque centrale de Tunisie et par les transformations des comportements économiques des entreprises et des particuliers.

Une lecture économique qui dépasse la seule réforme des chèques

Toujours selon la lecture publiée par la Fédération tunisienne des artisans et des petites et moyennes entreprises, attribuer les difficultés économiques actuelles à la seule réforme du chèque serait une analyse réductrice.

L’économie tunisienne fait face depuis plusieurs années à des contraintes structurelles profondes : difficultés d’accès au financement, niveaux élevés des taux d’intérêt, retards de paiement, pression fiscale et poids de l’économie informelle. Ces facteurs existaient bien avant la réforme du chèque et continuent d’influencer la dynamique des entreprises.

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Dans ce contexte, la baisse de l’utilisation du chèque s’inscrit davantage dans un processus de modernisation du système financier que dans une cause directe de ralentissement économique. Elle s’accompagne au contraire d’une montée des paiements électroniques, du mobile banking et des virements bancaires.

Les données disponibles, ainsi que l’analyse de la FTAPME, convergent vers un même constat : la Tunisie ne connaît pas un ralentissement économique causé par la disparition progressive des chèques, mais une mutation profonde de ses moyens de paiement.

Le défi principal ne réside donc pas dans un retour en arrière, mais dans l’accompagnement de cette transition par des solutions de financement adaptées aux PME, capables de soutenir l’investissement, la liquidité et la croissance économique.

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Tunisie l Hausse des paiements électroniques et recul des chèques

07. Juni 2026 um 13:35

L’activité des paiements électroniques a connu une croissance remarquable au premier trimestre 2026 en Tunisie, portée par une forte augmentation des paiements mobiles et du commerce électronique, conjuguée à une baisse significative du recours aux chèques papier traditionnels, selon les dernières données de la Banque centrale de Tunisie BCT).

Les indicateurs financiers ont révélé une transition structurelle progressive vers le numérique, la valeur totale des transactions en espèces (dépôts et retraits) atteignant 7 339,6 millions de dinars tunisiens (MDT) pour 41 millions de transactions. Cela représente une hausse de 12,5 % en valeur et de 11,7 % en volume par rapport à la même période en 2025.

Le secteur des paiements mobiles (système TunPay) a enregistré la meilleure performance, avec une augmentation de 22,2 % du nombre de portefeuilles électroniques approvisionnés, dépassant ainsi 477 000. Ceci a permis le traitement de 2,7 millions de transactions (+67,1 %) pour une valeur totale de près de 487,6 MDT (+34,5 %), gérées par 17 prestataires de services de paiement agréés.

Parallèlement, les plateformes de commerce électronique ont poursuivi leur expansion avec une croissance de près de 28,2 %, atteignant 1 288 sites web actifs fin mars 2026.

Cette expansion s’est traduite par une hausse de 34,8 % du volume des transactions de paiement électronique, pour atteindre 382,7 MDT.

La valeur des transactions de paiement de proximité effectuées via les 45 000 terminaux de paiement électronique (TPE) a également progressé de 19,7 %, pour atteindre 1 381,6 MDT.

Concernant les cartes bancaires, leur nombre est resté stable autour de 5 875 000 (+0,4 % par rapport à fin 2025), tandis que le nombre de distributeurs automatiques de billets (DAB/GAB) déployés sur le territoire national a atteint 3 324 (+0,7 %) au cours du premier trimestre de cette année.

Quant au système de compensation électronique (télé-compensation), le système national a traité 14,7 millions d’instruments de paiement pour un montant total de 53,4 milliards de dinars.

Les données de la BCT révèlent une baisse marquée et structurelle des transactions par chèque, de 24,9 % en nombre et de 28 % en valeur (pour atteindre 11,5 milliards de dinars). Ce phénomène reflète une préférence des acteurs économiques pour les virements bancaires directs, dont la valeur a progressé de 8,7 % pour dépasser 19,5 milliards de dinars.

Il convient de noter que la loi tunisienne modifiant la législation sur les chèques (loi n° 41 de 2024), qui a aboli les peines d’emprisonnement pour les chèques d’un montant inférieur à 5 000 dinars, et surtout la mise en place de la plateforme électronique TuniCheck, opérationnelle depuis le 2 février 2025, pour le règlement des chèques dans un cadre de transparence et de sécurité financière, ont contribué au recul des transactions par chèque en Tunisie et à la promotion des lettres de change.

Dans ce contexte, le nombre de lettres de change échangées jusqu’à fin mars de cette année a atteint 1,2 million de lettres, soit une augmentation de 35,9 % par rapport à la même période de l’année précédente, tandis que leur valeur financière a atteint 13,9 milliards de dinars, soit une augmentation de 23,5 %.

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Der Touristik CZ et Prima Tours derrière le nouveau charter Prague-Tabarka

L’aéroport de Tabarka-Aïn Draham va accueillir au cours de l’été 2026 une chaîne charter mise en place par les filiales tchèques de Der Touristik avec leur réceptif Prima Tours.

L’agence réceptive Prima Tours renouvelle son opération de l’été 2025. A la différence que cette année, il ne s’agira pas de clientèle polonaise mais tchèque.

A travers les T.O Exim et Fischer, marques du groupe Der Touristik, Prima Tours va gérer une nouvelle chaîne charter Prague-Tabarka au cours de la saison été 2026.

A compter du 18 juin et tous les jeudis jusqu’à début octobre, un vol sera assuré par la compagnie Smartwings en Boeing 737.

Les touristes tchèques se verront proposer 3 hôtels à Tabarka: la Cigale, le Mehari ou encore le Thabraca.

Une opération qui va permettre à l’aéroport de Tabarka d’assurer un minimum de trafic en l’absence quasi-totale de vols, notamment réguliers et charter.

Le marché tchèque a enregistré au cours de l’année 2025 précisément 127.677 visiteurs, en recul de 8,9% par rapport à l’exercice 2024.

Lire dans nos archives 2025:

Aéroport de Tabarka été 2025 : qui vient et qui ne vient pas

Tabarka : arrivée du premier vol charter en provenance de Katowice

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