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Ines Zeghidi | «Qu’a fait mon père pour être condamné à 4 ans de prison ?»

12. Februar 2026 um 11:40

Me Ghazi Mrabet, avocat de Mourad Zeghidi, a nié les accusations de blanchiment d’argent portées contre le journaliste, emprisonné depuis 21 mois, en précisant que l’affaire ne concernait que des infractions fiscales et qu’un accord avait été trouvé avec l’administration fiscale, malgré les atermoiements mis par les autorités pénitentiaires pour permettre à l’intéressé de signer une procuration à cet effet.

Lors d’une conférence de presse tenue au siège du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), le mercredi 11 février 2026, le collectif de défense de Zeghidi a affirmé que la Commission tunisienne d’analyse financière (Ctaf) avait démenti tout flux d’argent de l’étranger au profit du journaliste, en déplorant la persistance du harcèlement judiciaire dont il ferait l’objet, tout comme son collègue Borhen Bssaies, incarcéré et poursuivi pour des raisons similaires.

Au début de la conférence de presse, à laquelle assistaient la famille et les amis du journaliste emprisonné, le président du SNJT Zied Dabbar a déclaré que Mourad Zeghidi était jugé pour son travail journalistique, que le syndicat continuerait à le défendre en prison et qu’il serait sans aucun doute libéré. «Bien que Mourad soit en prison, nous puisons de la force dans les messages positifs qu’il nous envoie. Nous n’abandonnerons ni Mourad, ni Borhen, ni aucun journaliste persécuté pour son travail», a-t-il ajouté, en saluant, au passage, Sonia Dahmani et Mohamed Boughalleb, présents à la conférence de presse et qui sont poursuivis, eux aussi, en justice pour leur travail journalistique.

Inès Zeghidi, la fille du journaliste emprisonné, a déclaré que ce dernier, avant d’être un homme des médias, est d’abord un père, un frère, un ami et un homme intègre à la réputation irréprochable. La famille n’a retiré de cette épreuve que l’amour et la solidarité du public, qui atténuent quelque peu la douleur de l’absence, a-t-elle déclaré. «Qu’a fait mon père contre la loi ? Quel danger représente-t-il pour la société pour être condamné à plus de 4 ans de prison ?», s’est demandé Ines Zeghidi.

«La Tunisie, que mon père aime au point de quitter la France pour revenir s’y installer, et où il nous a élevés, cette Tunisie-là ne nous aime pas et nous fait du mal. Nos vies se sont arrêtées le 11 mai 2024 [date de l’arrestation de Mourad]. La douleur vous fait vieillir avant l’âge. La douleur, c’est le silence à la maison au lieu des rires… Mon père nous a appris à croire en la liberté de la presse et en la justice, et aujourd’hui nous disons Basta. Mourad Zeghidi doit rentrer chez lui et ses filles doivent être libres», a conclu Ines, , non sans une grosse amertume, dans ses propos rapportés par ‘‘14-17’’.

I. B.

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Affaire Mohamed Boughalleb : La Cour d’appel maintient une peine de prison avec sursis

03. Januar 2026 um 09:10

La justice tunisienne a rendu son verdict en appel dans le dossier visant le journaliste Mohamed Boughalleb. La condamnation prononcée en première instance, sur la base du décret-loi n°54 relatif aux infractions numériques, a été confirmée par la Cour d’appel de Tunis.

La chambre criminelle près la Cour d’appel de Tunis a confirmé la peine de deux ans de prison avec sursis prononcée à l’encontre du journaliste Mohamed Boughalleb. L’information a été rendue publique par son avocat, Me Hamadi Zaâfrani, dans une déclaration à l’Agence Tunis-Afrique-Presse. Cette décision valide le jugement initial rendu par la chambre criminelle n°44 du tribunal de première instance de Tunis.

Une plainte pour diffamation

Les poursuites trouvent leur origine dans une plainte déposée par une enseignante universitaire, qui accuse le journaliste de diffamation à la suite d’une publication diffusée sur l’un des réseaux sociaux. Les faits ont été qualifiés sur la base de l’article 24 du décret-loi n°54, encadrant les infractions liées aux systèmes d’information et de communication.

Dans ce même dossier, le juge d’instruction avait ordonné, au début du mois d’avril 2024, le placement en détention de Mohamed Boughalleb. Après plusieurs mois de détention, la chambre criminelle du tribunal de première instance avait décidé, en février 2025, de sa remise en liberté, tout en le maintenant à la disposition de la justice jusqu’au jugement définitif.

Le décret-loi 54

La confirmation de la condamnation intervient dans un contexte de vives controverses autour du décret-loi n°54. Ce texte prévoit des peines pouvant atteindre cinq ans de prison et une amende de 50 mille dinars pour l’usage des réseaux numériques à des fins de diffusion de contenus considérés comme faux ou portant atteinte aux droits d’autrui, à l’ordre public ou à la sécurité publique.

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