Normale Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.
Heute — 30. November 2025Haupt-Feeds

Dynamique pour un Maghreb sans féminicide

30. November 2025 um 11:26

Des organisations féministes, des alliances militantes et des défenseures des droits des femmes d’Algérie, du Maroc et de Tunisie se sont réunies à Tunis, les 28 et 29 novembre 2025, dans le cadre de la dynamique «Pays du Maghreb sans féminicide», pour tirer la sonnette d’alarme face à l’aggravation du phénomène de violence à l’égard des femmes, et notamment des crimes de féminicide, dans les trois pays. Elles ont publié la déclaration suivante, complétée par une série de recommandations pour les gouvernements et la société civile dans la région.

«En l’absence de statistiques officielles, les associations féminines tunisiennes ont recensé 27 cas de féminicides jusqu’en octobre 2025, contre 26 en 2024. En Algérie, ces mêmes associations ont enregistré plus de 48 cas en 2024. Quant au Maroc, selon les données du parquet pour 2023, on a dénombré 65 homicides volontaires et 18 homicides par coups et blessures ayant entraîné la mort.

«Les violences faites aux femmes dans la région ne sauraient être considérées comme des incidents isolés ; elles sont profondément ancrées dans un système social qui tolère, justifie et perpétue les violences masculines. Chaque meurtre commis contre une femme révèle l’échec du système de protection et l’absence d’un engagement institutionnel global et efficace. Cela reflète également le silence et l’inaction délibérés des décideurs face à ce phénomène.

Ce constat s’inscrit dans un contexte mondial où Onu Femmes rapporte que 137 femmes ou filles sont tuées chaque jour par un membre de leur famille, soit une femme toutes les dix minutes.

«L’inaction des pays de la région face à la violence à l’égard des femmes et des filles persiste, car ils ne considèrent pas sa prise en compte comme une priorité nationale nécessitant des mesures urgentes, des politiques cohérentes, des stratégies intégrées, des plans nationaux efficaces, des budgets suffisants et une véritable volonté politique.

«Les pays de la région continuent de ne pas lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles, faute de les considérer comme une priorité nationale exigeant des mesures urgentes, l’élaboration de politiques cohérentes, l’adoption de stratégies intégrées et de plans nationaux efficaces, l’allocation de budgets suffisants et, surtout, la démonstration d’une véritable volonté politique.»

L’article Dynamique pour un Maghreb sans féminicide est apparu en premier sur Kapitalis.

Ältere BeiträgeHaupt-Feeds

Violences faites aux femmes : 22 féminicides recensés en Tunisie en 2025

01. November 2025 um 11:23

Huit ans après l’entrée en vigueur de la loi 58, la violence contre les femmes ne faiblit pas en Tunisie. Selon l’experte sociale Arbia Lahmer de l’Union nationale de la femme tunisienne (UNFT), les chiffres révèlent une situation alarmante : 22 femmes ont été tuées depuis le début de l’année, majoritairement par leur conjoint.

La loi 58 remise en question

La spécialiste sociale Arbia Lahmer, du Centre d’écoute et d’accompagnement relevant de l’Union nationale de la femme tunisienne, a tiré la sonnette d’alarme : le nombre de violences faites aux femmes continue d’augmenter malgré la promulgation, il y a huit ans, de la loi fondamentale n°58 sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Entre janvier et septembre 2025, le pays a enregistré 22 féminicides, commis par un conjoint ou un membre de la famille. Un constat qui, selon elle, met en doute l’efficacité réelle de la loi et sa mise en application.

Ces données ont été présentées lors d’une étude sur l’expérience de l’UNFT dans la prise en charge des femmes victimes de violences et atteintes de cancer, au cours d’une rencontre intitulée « Les répercussions du cancer sur les relations conjugales ».

466 femmes violentées en six mois

D’après le rapport, 466 femmes victimes de violences ont sollicité les structures de l’Union au cours du premier semestre 2025 pour bénéficier d’un accompagnement psychologique, social et juridique.

Les chiffres montrent que le foyer conjugal concentre 81% des cas de violence, suivi de la sphère familiale (12%) et de l’espace public (7%), selon les données recueillies par les cellules d’écoute et les centres d’accueil de l’UNFT.

La violence psychologique en tête

Par type d’abus, la violence psychologique et verbale arrive en première position avec 36% des cas, en hausse de 5 points par rapport à 2024. Elle est suivie par la violence économique (34%), la violence physique (27%) et la violence sexuelle (3%).

Sur le plan social, les femmes mariées sont les plus exposées (36%), devant les femmes séparées ou fiancées (28%), les célibataires (17%), les divorcées (15%), les veuves (3%) et les mères célibataires (1%).

Pressions sociales, inégalités économiques et silence contraint

Pour Arbia Lahmer, la persistance du phénomène s’explique par les pressions familiales et sociales qui incitent les femmes à endurer les violences afin de « préserver le foyer ». S’y ajoutent des facteurs culturels liés aux traditions et à la mentalité patriarcale, ainsi que des causes économiques, notamment la précarité, le chômage et les inégalités de revenus entre les conjoints.

Lire aussi

L’article Violences faites aux femmes : 22 féminicides recensés en Tunisie en 2025 est apparu en premier sur webdo.

❌
❌