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Algérie : le Premier ministre Nadir Larbaoui remercié

29. August 2025 um 08:32

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a démis de ses fonctions le Premier ministre Nadir Larbaoui, en poste depuis novembre 2023. L’annonce a été faite jeudi 28 août par la présidence, sans qu’aucune explication ne soit fournie quant aux raisons de ce limogeage.

Le ministre de l’Industrie, Sifi Ghrieb, a été désigné pour assurer l’intérim tout en conservant ses attributions actuelles.

Titulaire d’un doctorat en physique-chimie des matériaux de l’université d’Annaba, Sifi Ghrieb a occupé plusieurs postes de responsabilité, dont celui de président du conseil d’administration de la société mixte Algerian Qatari Steel (AQS), avant d’être nommé ministre.

Ce changement soudain intervient dans un contexte marqué par une certaine tension, notamment après un accident de la route ayant fait 18 morts il y a deux semaines. L’absence remarquée de Nadir Larbaoui à une réunion gouvernementale sur le secteur des transports, dans les jours qui ont suivi le drame, avait suscité de nombreuses interrogations sur les réseaux sociaux.

Avant d’être nommé Premier ministre en novembre 2023, Nadir Larbaoui a mené une longue carrière diplomatique. Ancien avocat, il a représenté l’Algérie dans plusieurs pays et auprès des Nations unies, avant de devenir chef de cabinet du président Tebboune en mars 2023.

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France – Vote de confiance : quid des scénarios de l’après-Bayrou ?

28. August 2025 um 11:45

François Bayrou compte soumettre, le 8 septembre 2025, son gouvernement à un vote de confiance à l’Assemblée nationale. Que se passerait-il si le gouvernement tombait ? Dans tous les cas de figure, c’est un vent d’incertitude qui souffle sur l’Hexagone.

 

Il y a comme un parfum de fin de règne qui flotte sur le palais de Matignon. C’est que, conscient que ses jours sont comptés à la tête du gouvernement et prétextant l’urgence de redresser les comptes publics « plombés par un niveau d’endettement insoutenable », le Premier ministre, François Bayrou, en fonction depuis moins d’un an, aurait choisi la sortie par la grande porte en annonçant au début de la semaine la tenue d’un vote de confiance à l’Assemblée nationale lundi 8 septembre.

Par cette manœuvre habile mais à haut risque, le vieux briscard de la politique française met sa démission en jeu en évoquant le « chaos » et prend ainsi les Français à témoin, tout en poussant les partis politiques à prendre publiquement position sur le dossier explosif de la dette publique française. Laquelle suit depuis une décennie une trajectoire ascendante quasi ininterrompue, atteignant 3 345,4 milliards d’euros, soit 114% du PIB au premier trimestre 2025. Un chiffre astronomique qui place la France parmi les pays les plus endettés dans la zone euro, juste avant l’Italie.

« Le gouvernement engage sa responsabilité. S’il est suivi, on ouvrira toutes les négociations nécessaires. S’il n’est pas suivi, il tombera. Mais nous aurons dit aux Français, sans la moindre ambiguïté, que c’est la vie de la nation qui est en jeu », a-t-il averti sur un ton gaullien, mercredi 27 août sur le plateau de TF1 où il était invité au JT de 20h de Gilles Bouleau.

« Le pays est écrasé sous la dette », a souligné le locataire de Matignon sur TF1, ajoutant que « la richesse du pays part à ceux – dont 60% sont à l’étranger – qui nous ont prêté de l’argent ».

Ainsi, François Bayrou, en fonction depuis moins d’un an, joue sa survie politique sur ce scrutin qui pourrait précipiter la chute d’un quatrième gouvernement depuis la réélection d’Emmanuel Macron. Par conséquent, Emmanuel Macron redeviendra au centre de la vie politique, en tant qu’acteur principal sur la scène politique mais sans filet.

 

Choix cornélien

Sauf que, dos au mur et sans majorité parlementaire, le locataire du palais de l’Elysée aura trois options sur la table, dont la démission avant l’échéance de son mandat.

Or poussé vers la sortie par La France insoumise qui réclame sa destitution et par le Rassemblement national qui exige sa démission, le chef de l’État vient d’avertir qu’il ne compte pas démissionner, « j’irai jusqu’au dernier quart d’heure de mon mandat », affirme-t-il mordicus.

À noter à ce propos que le RN, parti d’extrême droite, milite de longue date en faveur de cette option : Marine Le Pen pense qu’elle remportera cette fois-ci l’élection présidentielle ; son parti, arrivé en tête du premier tour le 30 juin 2024 avec 33% des suffrages, avait été empêché de remporter une majorité relative ou absolue par un front républicain qui avait rassemblé les partis de gauche, du centre et même d’une partie de la droite

Le cas échéant, sera-t-il poussé vers la sortie à la suite d’une éventuelle chute du gouvernement Bayrou ?

La Constitution de la Ve République confère au président un rôle distinct de celui du gouvernement. La responsabilité politique devant l’Assemblée nationale repose sur le Premier ministre et son équipe. Ainsi, si le gouvernement Bayrou venait à tomber à la suite d’un vote de défiance ou d’une crise majeure, Emmanuel Macron conserverait ses prérogatives présidentielles.

À savoir qu’historiquement, la démission d’un président de la République en France est rarissime : Charles de Gaulle en 1969 constitue le seul précédent. Mais son départ résultait d’un référendum perdu, où il avait personnellement engagé sa légitimité. Dans le cas d’Emmanuel Macron, rien ne l’oblige institutionnellement à se retirer en cas de défaite gouvernementale ; sauf choix volontaire de démissionner, ce qui serait un acte politique spectaculaire mais peu cohérent avec la tradition française.

 

Dissolution à haut risque

Deuxième option : une nouvelle dissolution, ô combien risquée, de l’Assemblée nationale. Sachant que le délai d’un an imposé par la Constitution est révolu, Emmanuel Macron peut à nouveau dissoudre l’Assemblée nationale et convoquer de nouvelles élections législatives, qui se tiendraient dans un délai de vingt jours au moins et de quarante jours au plus.

Il convient de rappeler à cet égard que dans un sondage Ifop réalisé auprès de 1 000 personnes et diffusé mercredi 27 août, 63% des personnes interrogées souhaitent la dissolution de l’Assemblée nationale et la tenue de nouvelles législatives, même si 51% ne croient pas qu’Emmanuel Macron prendra une telle décision.

 

Casse-tête chinois

Troisième option : la nomination d’un nouveau Premier ministre technocrate à visage lisse qui serait accepté par les partis politiques. Il pourrait également miser sur une personnalité de droite comme Sébastien Lecornu, ministre des Armées, dont le nom revient à chaque remaniement, Gérald Darmanin, actuel ministre de la Justice, Xavier Bertrand, président LR des Hauts-de-France, François Baroin, maire de Troyes, voire Thierry Breton, ex-commissaire européen.

Ou bien pivoter vers la gauche. Et pourquoi pas l’ancien Premier ministre socialiste Bernard Cazeneuve, un homme d’une grande urbanité tout en étant compétent. À moins que le chef de l’État ne tente un coup de poker bluffant en nommant Jordan Bardela, la nouvelle étoile montante de l’extrême droite française.

Après tout, lors de la première cohabitation, le socialiste François Mitterrand, président de la République depuis 1981, avait nommé Jacques Chirac, président du RPR, au poste de Premier ministre suite aux élections législatives de mars 1986 ayant porté une majorité de droite à l’Assemblée nationale. Ne dit-on pas qu’en politique, l’impossible n’existe pas ?

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