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Empfangen — 17. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Justice, services publics, souveraineté : le réquisitoire de l’UGTT

17. Oktober 2026 um 15:45

« La Tunisie vous appelle aujourd’hui. » C’est par ces mots que le secrétaire général de l’UGTT, Salah Eddine Salmi, a ouvert son allocution lors de la marche de la société civile dans la capitale, samedi 17 octobre. Son message : le silence n’est plus acceptable, et l’objectif n’est pas un retour au passé.

Le cadre de coordination, qui réunit des organisations nationales, civiles, professionnelles et de défense des droits humains, « ne sera pas un cadre conjoncturel qui prendrait fin avec cette marche », a déclaré le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT). La coordination entend l’élargir et le développer « en s’ouvrant aux forces nationales vives », a ajouté M. Salmi.

L’allocution s’ouvrait sur un appel à « unifier les rangs » et à « élever la voix pour défendre la patrie, le peuple, les droits et les libertés ». La marche a lieu, selon M. Salmi, « parce que le silence n’est plus acceptable, parce que l’intimidation ne saurait tenir lieu de politique de gouvernement, et parce que la patrie ne se gouverne pas par l’exclusion ». Pour le responsable syndical, l’expérience a prouvé que « la concentration des pouvoirs ne produit pas un gouvernement efficace, que l’éviction des compétences et des forces sociales et politiques ne résout pas les problèmes mais les accumule, et que l’absence de reddition de comptes n’éradique pas la corruption mais affaiblit la capacité à la mettre au jour ».

Justice, barreau et services publics

Le service judiciaire est, selon M. Salmi, victime d’un « détournement des procédures » et utilisé « pour écarter des adversaires ». La détention préventive est devenue, a-t-il jugé, « l’une des principales manifestations de l’usage abusif de la loi », dans un contexte marqué par « la vacance du Conseil supérieur de la magistrature, l’accaparement de ses attributions par le ministère de la Justice et l’absence de mise en place de la Cour constitutionnelle ».

Sur le plan social, M. Salmi a déploré « l’érosion du pouvoir d’achat, l’aggravation du chômage, la pénurie de médicaments, l’accumulation des dettes des hôpitaux et la faillite des caisses sociales ». Mise en garde également contre « les risques qui menacent l’école publique et l’université, la propagation des stupéfiants parmi les élèves et la dégradation des institutions du secteur public, qu’il s’agisse du transport, de l’électricité, de l’eau, de l’énergie ou des mines ».

Souveraineté et dialogue national

« Les problèmes de la Tunisie doivent être résolus par les Tunisiens, par leur volonté, leur dialogue et leurs compétences, dans le cadre de leur souveraineté nationale », a insisté M. Salmi. La souveraineté, a-t-il précisé, « n’est pas un slogan brandi dans les discours, ni un chèque en blanc remis au pouvoir pour agir au nom du peuple sans contrôle ».

Au nom de la coordination, le secrétaire général a appelé à la transparence dans les accords touchant aux intérêts stratégiques du pays, en particulier les dossiers de migration. Autre annonce : « le refus de la coordination de voir la Tunisie se transformer en gardien des frontières des autres ».

La mobilisation ne vise ni « le retour au passé », ni « l’absolution de quiconque de ses responsabilités », ni « la reproduction des mêmes erreurs », a assuré M. Salmi. Et le secrétaire général d’ajouter : « Nous n’acceptons pas que notre peuple ait à choisir entre un ancien système de gouvernance et un nouveau, car il mérite bien mieux que cela : une liberté que ne menace aucune poursuite, une dignité qui ne se mesure pas à l’aune de l’allégeance. »

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Tunisie : les jeunes médecins plaident pour une « troisième voie »

17. Oktober 2026 um 15:14

Le vice-président de l’Organisation des jeunes médecins, Baha Eddine Rabai, a appelé les Tunisiens à se rassembler massivement avenue Habib Bourguiba pour défendre les droits sociaux et les libertés. Faute de changement, le cadre de coordination n’exclut ni nouvelles manifestations ni grèves.

Dans une déclaration aux médias  avant le départ de la marche nationale organisée ce samedi 17 octobre 2026 par neuf organisations nationales, Baha Eddine Rabai a invité la population à venir exprimer publiquement sa colère et réaffirmer son attachement aux droits sociaux et politiques.

Si la situation ne change pas, le cadre de coordination entend recourir à d’autres formes de protestation : nouveaux rassemblements, grèves ou tout autre moyen d’action qui sera débattu.

Le responsable plaide pour une alternative politique portée par les organisations nationales et la société. Selon lui, la Tunisie ne doit pas se réduire à une opposition binaire entre la période antérieure au 25 juillet et celle qui l’a suivie : un autre modèle de société demeure possible.

Sur le plan social, les revendications portent en priorité sur la garantie des droits fondamentaux des citoyens, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et des transports. Sur les plans judiciaire et politique, le vice-président réclame une justice équitable et la protection de la liberté d’expression, afin que chaque Tunisien puisse exprimer ses opinions ou publier ses avis sans craindre l’emprisonnement.

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Tunis : neuf organisations marchent sous un seul drapeau

17. Oktober 2026 um 14:14

Neuf organisations de la société civile ont lancé à Tunis une marche nationale pour le travail, la liberté et la dignité nationale.

Le bâtonnier de l’Ordre national des avocats de Tunisie, Boubaker Ben Thabet, a exposé les objectifs de la mobilisation dans une déclaration aux médias, avant le départ du cortège. D’autres acteurs citoyens ont rejoint les neuf organisations à l’origine de l’appel.

Les organisateurs ont écarté toutes les bannières institutionnelles et associatives pour ne conserver que l’emblème tunisien. Ce geste symbolique vise à réaffirmer l’attachement à un système républicain garant des droits économiques, sociaux, politiques, individuels et collectifs inscrits dans la Constitution.

Descendre dans la rue relève, selon le bâtonnier, d’une contrainte plutôt que d’un choix. Il a de nouveau réclamé un canal de communication direct avec les autorités : le dialogue avec les citoyens, la société civile et l’électorat devrait, a-t-il estimé, figurer parmi les priorités des dirigeants.

Le mot d’ordre se décline en trois volets : le travail, levier d’emploi pour tous, de développement, de croissance et de construction nationale ; la liberté, qui s’exerce dans le cadre strict des garanties constitutionnelles ; la dignité nationale, enfin, qui suppose le respect constant de l’État envers la population ainsi qu’envers ses représentants au sein de la société civile et des cadres légaux. Un bilan sera dressé à l’issue de la marche pour en évaluer les résultats et définir la suite, sans préjuger des décisions à venir.

à noter que le cadre de coordination réunit l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), l’Ordre national des avocats de Tunisie, la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’homme (LTDH) et le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), ainsi que l’Organisation des jeunes médecins, l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) et l’Union des diplômés chômeurs (UDC), aux côtés du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) et de l’Union générale des étudiants de Tunisie (UGET).

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Marche du 17 octobre : le pouvoir d’achat et la hausse des impôts au cœur des revendications

17. Oktober 2026 um 11:30
La marche du 17 octobre s’apprête à quitter la place Mohamed-Ali en direction de l’avenue Habib-Bourguiba via l’avenue de Paris. Les banderoles et les tee-shirts arborés par les manifestants affichent des slogans à caractère socio-économique, notamment sur la baisse du pouvoir d’achat et la hausse des impôts.

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