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Empfangen — 11. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Maher Chaâbane condamné à cinq ans de prison et à plus de 2 MDT d’amendes

11. Oktober 2026 um 20:10

L’homme d’affaires Maher Chaâbane a été condamné à cinq ans de prison par la quatrième chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis. Dans la même affaire, l’ancienne maire de La Goulette, Amel Limam, a écopé de la même peine. Les deux condamnés doivent également s’acquitter d’amendes dont le montant total dépasse deux millions de dinars.

Cette décision constitue une nouvelle étape dans un dossier judiciaire portant sur des soupçons de corruption, de favoritisme et d’irrégularités dans la gestion municipale, notamment autour de l’exploitation de la fourrière des Berges du Lac 2.

Il faut dire que le nom de Maher Chaâbane, homme d’affaires  est au cœur de cette affaire en raison de ses intérêts économiques dans la zone, qui accueille plusieurs projets qui lui sont associés. Les investigations du Pôle judiciaire économique et financier se sont notamment intéressées aux conditions d’exploitation de la fourrière et aux éventuelles facilités administratives accordées dans le cadre de décisions relevant de la municipalité de La Goulette.

L’enquête visait à déterminer si certaines prérogatives municipales avaient pu bénéficier à des intérêts privés, dans un contexte marqué par des soupçons de favoritisme et d’abus de fonction impliquant l’ancienne maire, détenue depuis juin 2024.

Et ce n’est pas la seule affaire dans laquelle Maher Chaâbane serait impliqué, on évoque d’autres dossiers judiciaires portant entre autres sur des soupçons de corruption, de blanchiment d’argent et de falsification de documents. En tout cas, cette condamnation s’inscrit ainsi dans un contexte judiciaire plus large concernant les activités de l’homme d’affaires. Elle remet également en lumière les enjeux de transparence dans les relations entre responsables publics et opérateurs économiques, particulièrement lorsque l’attribution de services publics et les décisions administratives sont susceptibles d’avoir des répercussions sur des intérêts privés.

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Le CNRD se penche sur les grandes lignes du PLF 2027

11. Oktober 2026 um 10:23

La commission des finances et du budget du Conseil national des régions et des districts (CNRD) a examiné, lors d’une séance de travail, le 8 courant, les principales questions économiques et financières liées au projet de loi de finances 2027.

La commission a convenu de tenir des séances quotidiennes afin d’approfondir l’examen des dispositions du projet de loi et d’élaborer des propositions et amendements répondant aux priorités nationales et aux moyens disponibles, lit-on dans un communiqué du CNRD.

Il est ainsi prévu de consacrer les travaux de la commission à l’examen du rapport transmis par le ministère des Finances sur l’exécution du budget de l’État au premier semestre 2026, mais aussi aux hypothèses et grandes orientations du projet de loi de finances 2027. Ses membres ont discuté des hypothèses relatives à la croissance économique, aux prix du pétrole et de l’énergie, et au taux de change, ainsi que de leurs répercussions sur les équilibres financiers de l’État.

Ils ont également évoqué les besoins de financement, le déficit budgétaire, l’endettement public et les défis liés à la capacité de l’État à honorer ses engagements et à mobiliser les ressources nécessaires à l’investissement.

Dans ce contexte, ils ont souligné l’importance d’évaluer l’exécution des budgets précédents et de suivre l’avancement des projets publics afin de garantir une gestion efficiente des deniers publics et d’identifier les difficultés entravant leur réalisation.

La commission a aussi abordé les questions de rationalisation des dépenses publiques et d’amélioration de l’exploitation des ressources, rappelant l’importance de la valorisation du patrimoine immobilier de l’État pour mobiliser des ressources supplémentaires et renforcer l’investissement public.

Ils ont en outre mis l’accent sur la nécessité d’intensifier les travaux de la commission, de renforcer la coordination avec les autres commissions et d’impliquer l’ensemble des parties prenantes afin de formuler des propositions concrètes et réalistes permettant d’améliorer la gestion des deniers publics et d’ancrer les principes de transparence au service d’un développement régional équitable.

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Entreprises communautaires : le gouvernement veut accélérer, mais où sont les résultats ?

11. Oktober 2026 um 10:11

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé à la Kasbah, samedi 10 octobre 2026, un conseil ministériel restreint (CMR) consacré aux entreprises communautaires. À l’ordre du jour : améliorer leur gouvernance, simplifier les procédures de création et renforcer l’encadrement et l’accompagnement.

Pour la cheffe du gouvernement, ce modèle est un choix économique national…, dont l’objectif est d’instaurer « un développement fondé sur l’initiative collective, l’emploi, la justice sociale et une meilleure répartition des richesses ». Elle y voit un moyen de valoriser les ressources locales et régionales à travers des projets durables, productifs et compétitifs, en particulier pour les jeunes. D’ailleurs, ce modèle appliqué dans plusieurs pays développés a fait ses preuves, dira Mme Zaâfrani.

Présents lors dudit CMR, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, et la secrétaire d’État chargée des Entreprises communautaires, Hasna Jiballah, ont présenté un exposé sur la gouvernance de ces structures. Les participants ont passé en revue les difficultés procédurales rencontrées et des pistes de simplification.

De ce point de vue, le conseil a fait les recommandations suivantes :

– orienter les entreprises communautaires vers de nouveaux secteurs et marchés porteurs, à forte valeur ajoutée, en phase avec le Plan de développement 2026-2030 ;

– mettre en place un dispositif intégré de formation et d’accompagnement, du lancement à l’exploitation des projets ;

– adapter les formations aux besoins techniques des entreprises et instaurer des mécanismes d’évaluation de l’impact de cet accompagnement ;

– mieux faire connaître ce modèle et sa contribution à la justice sociale.

Quid des résultats… ?

Ceci étant, le communiqué de la présidence du gouvernement ne donne aucun chiffre : ni nombre d’entreprises effectivement créées, ni emplois générés, ni richesse produite. Il évoque seulement des « expériences réussies » sans les détailler.

Plusieurs recommandations du conseil laissent aussi penser que le dispositif peine à produire les effets promis. C’est pour cette raison qu’il est nécessaire de simplifier davantage les procédures qui freinent la création de ces entreprises. Il est impératif de leur chercher des secteurs porteurs, comprendre par-là qu’elles n’y sont pas encore. Il faut mettre en place des mécanismes pour mesurer l’impact de l’accompagnement, ce qui signifie que cet impact n’est pas mesuré aujourd’hui. Enfin, la nécessité de « mieux faire connaître » le modèle laisse entendre que les porteurs de projets n’en sont pas encore massivement saisis.

La référence à des pays développés où ce modèle aurait fait ses preuves n’est pas davantage étayée : aucun exemple ni comparaison n’est avancé. Or la question que se posent les observateurs reste simple : ces entreprises créent-elles suffisamment d’emplois durables et de valeur ajoutée pour justifier l’importance que leur accorde l’État ? Tant que le gouvernement ne publiera pas un bilan chiffré, la promesse d’une « répartition plus équitable des richesses » risque de rester un slogan, faute de richesse créée à répartir.

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