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Concours CMF 2026: les résultats définitifs publiés

12. August 2026 um 15:44

Le Conseil du Marché Financier (CMF) vient de boucler son concours de recrutement de cadres pour 2026. Après les épreuves écrites, la sélection s’est achevée avec les oraux organisés les 22, 23 et 24 juillet dans les locaux de l’Institut de Financement du Développement du Maghreb Arabe (IFID).

À l’issue de cette dernière étape, les candidats figurant sur la liste publiée ont été déclarés définitivement admis au concours de recrutement de cadres au profit du CMF. Le concours porte sur plusieurs profils destinés aux services du CMF. Les postes sont identifiés par différents codes, notamment CMF261, CMF262, CMF263, CMF264, CMF265 et CMF266. D’ailleurs, les profils recherchés couvrent plusieurs domaines liés aux missions du régulateur, notamment l’information financière, le contrôle, les opérations financières, les études et les statistiques. Le concours comprend également un profil consacré à la comptabilité et au contrôle, référencé CMF265-DCCDD/DOSCI. Les conditions de candidature prévoyaient, pour ce poste, notamment la détention d’un mastère ou du Certificat d’Études Supérieures de Révision Comptable.

Par ailleurs, les candidats non admis avaient, pour leur part, la possibilité de déposer un recours jusqu’au vendredi 31 juillet 2026. Celui-ci devait être transmis exclusivement par courrier électronique à l’adresse dédiée au concours. Pour être recevable, le recours devait comporter le nom et le prénom du candidat, le code du concours ainsi que le numéro d’inscription. L’IFID précise que les recours transmis par un autre moyen, reçus après le 31 juillet ou ne comportant pas les informations demandées sont rejetés.

Avec la publication de cette liste, le processus de recrutement engagé par le CMF pour renforcer ses effectifs de cadres arrive à son terme.

 

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Les opérateurs tunisiens de fruits et légumes au carrefour mondial des produits frais

12. August 2026 um 15:10

L’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) ouvre les candidatures pour la participation tunisienne au salon Fruit Attraction 2026, qui se tiendra du 6 au 8 octobre à Madrid. Un rendez-vous que les entreprises du secteur ont intérêt à ne pas rater : les places sont comptées, et attribuées dans l’ordre de réception des dossiers de participation.

L’annonce, publiée sur la page officielle de l’Agence, cible en priorité les entreprises tunisiennes de production, de transformation et d’exportation de fruits et légumes, ainsi que les prestataires de services rattachés à cette filière. L’objectif est double : donner de la visibilité aux produits agricoles tunisiens sur un marché européen déjà central pour les exportateurs du pays et permettre aux opérateurs de nouer de nouveaux contacts commerciaux.

Fruit Attraction compte parmi les rendez-vous les plus convoités du secteur des fruits et légumes à l’échelle mondiale. L’événement rassemble à chaque édition des représentants de plus d’une centaine de pays ; exposants, acheteurs, distributeurs, et fait aussi office de vitrine pour suivre de près les dernières innovations technologiques et commerciales de la filière.

Une porte d’entrée vers de nouveaux marchés pour les exportateurs tunisiens

Pour les entreprises agricoles tunisiennes, ce type de salon dépasse la simple opération de communication : c’est un accélérateur concret d’exportation. Rencontrer directement des importateurs et distributeurs étrangers permet souvent de décrocher des contrats qu’un démarchage classique n’aurait pas permis d’atteindre, et de tester la demande sur de nouveaux marchés au-delà de l’Europe.

En ce qui concerne les PME du secteur agroalimentaire, encore trop souvent absentes de ce type de plateforme faute de moyens ou de réseau, une participation collective organisée par l’APIA réduit le coût d’entrée et facilite l’accès à ces opportunités commerciales.

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Export / Produits forestiers : une nouvelle exigence réglementaire, un mal pour un bien

12. August 2026 um 14:50

La Direction générale des forêts et la Direction générale de la santé végétale viennent de siffler la fin de la récréation pour les opérateurs informels spécialisés en produits forestiers : depuis lundi, une attestation d’origine et de stock est exigée avant tout envoi à l’étranger.

Cette mesure, annoncée dans un communiqué conjoint des deux directions, s’applique à toutes les cargaisons de produits forestiers destinées à l’export. Le document doit mentionner deux informations précises : la quantité exportée et le numéro de la facture correspondante. Les agents chargés de la santé végétale l’exigeront systématiquement lors de la vérification des papiers des cargaisons, au moment où celles-ci franchissent la frontière.

Une traçabilité renforcée, un signal pour les opérateurs du secteur

Cette nouvelle exigence administrative répond visiblement à un besoin de mieux tracer l’origine des produits forestiers qui quittent le territoire, une préoccupation logique et qui ne date pas d’hier face aux risques de prélèvement non contrôlé sur les ressources naturelles.

Pour les exportateurs déjà en règle, la contrainte reste limitée : il s’agit d’un document de plus dans le dossier, à obtenir en amont auprès de la DGF. Néanmoins, cette exigence pourrait aussi jouer en leur faveur, en assainissant le marché et en écartant les opérateurs informels qui tirent les prix vers le bas ; une meilleure traçabilité peut, à terme, rassurer les acheteurs étrangers sur la légalité et la régularité des approvisionnements tunisiens.

Les entreprises concernées peuvent se rapprocher des deux directions concernées pour toute question sur cette nouvelle exigence réglementaire.

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Contentieux douanier : ASSAD reçoit une proposition de règlement à 16,034 millions de dinars

12. August 2026 um 14:42

L’Accumulateur Tunisien ASSAD pourrait mettre fin à un lourd contentieux douanier avec une transaction de 16,034 millions de dinars, très loin des 234 millions de dinars d’amende prononcés en première instance par le Tribunal de Ben Arous. L’information a été communiquée par la société dans un avis publié au Conseil du Marché Financier (CMF).

La proposition de règlement à l’amiable, datée du 31 juillet 2026, prévoit déjà le versement d’une première tranche de 1,603 million de dinars. ASSAD indique avoir procédé au règlement de cette échéance.

Le montant restant serait ensuite payé sur cinq ans, selon un échéancier trimestriel de 759 545 dinars. Cette proposition ne constitue toutefois pas encore une transaction définitive. Elle ne deviendra opposable qu’après l’établissement de l’acte de transaction. D’ici là, plusieurs formalités restent nécessaires, notamment la souscription par ASSAD, auprès du Receveur des Douanes compétent, d’un engagement de paiement aux échéances prévues.

Autre point important : l’accord envisagé concerne uniquement le volet douanier du contentieux engagé en juillet 2024. Il ne règle donc pas d’éventuels autres aspects de l’affaire.

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BCT : un nouveau système d’information pour des crédits mieux calibrés

12. August 2026 um 14:27

La Banque centrale de Tunisie a mis en ligne, sur son site officiel, un appel d’offres international pour créer et mettre en place une nouvelle plateforme dédiée à la centralisation des informations de crédit. Objectif : muscler la stabilité financière et affiner le suivi des risques bancaires, aussi bien à l’échelle globale qu’au niveau de chaque établissement.

Le projet vise à faire évoluer l’actuel dispositif de collecte d’informations sur les crédits vers une version plus complète. La future plateforme centralisera des données bien plus détaillées qu’aujourd’hui : contrats de prêt, situation financière des emprunteurs, données comptables, de quoi donner à la BCT une vision beaucoup plus fine de la qualité du crédit dans le système bancaire tunisien.

Un cahier des charges strict pour les candidats

Les entreprises intéressées devront déposer un dossier solide : garantie bancaire provisoire de 50 000 dinars (ou son équivalent en devises pour les sociétés non-résidentes), déclaration sur l’honneur écartant toute procédure de faillite ou de redressement judiciaire, certificat de situation fiscale à jour et extrait du Registre national des entreprises.

Les candidatures en groupement devront, elles, s’accompagner d’un document liant solidairement tous les membres autour d’un chef de file désigné, dûment signé et cacheté par chacun d’eux. Quant aux sociétés étrangères non établies en Tunisie, elles devront présenter soit un certificat original prouvant qu’elles ne sont pas visées par une faillite ou un redressement judiciaire, soit un document équivalent émis par les autorités compétentes de leur pays d’origine.

Un outil clé pour muscler l’accès au crédit des entreprises

Au-delà de sa dimension technique, cette nouvelle centrale des risques peut avoir un effet direct sur le financement de l’économie. Une base de données de crédit plus riche et plus fiable permet aux banques d’évaluer plus précisément le risque de chaque emprunteur, entreprise comme particulier, et donc, potentiellement, d’ajuster leurs conditions de financement en conséquence.

Pour les PME et les porteurs de projets, souvent pénalisés par une évaluation approximative de leur solvabilité, un système d’information de crédit plus complet pourrait à terme faciliter l’accès à des financements mieux calibrés, tout en réduisant le risque global pris par les établissements prêteurs. L’impact réel de cette nouveauté dépendra de la manière dont cette information enrichie sera exploitée par les banques.

 

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Entrepreneuriat féminin: un nouveau dispositif qui met fin au parcours du combattant

12. August 2026 um 12:46

Le ministère de la Famille lance un programme de douze mois pour centraliser tout ce dont une porteuse de projet a besoin: financement, formation et accompagnement. Objectif affiché: rendre le parcours entrepreneurial féminin plus lisible, de la genèse de l’idée du projet jusqu’à sa concrétisation.

Jusqu’ici, une femme qui voulait lancer son projet devait souvent gérer plusieurs procédures séparément avec une multitude d’organismes, banques de micro-crédit, centres de formation professionnelle, agences pour l’emploi et associations locales. C’est précisément ce cloisonnement que ce dispositif entend casser, en réunissant l’ensemble de ces acteurs autour d’un même dossier.

Un accompagnement de bout en bout

Concrètement, le dispositif en question prévoit un protocole d’ingénierie d’affaires complet: de l’idée brute du projet à l’étude de faisabilité, puis l’accès à des lignes de crédit préférentielles et enfin un volet marketing et gestion pour tenir dans la durée. Pour une entrepreneure débutante, souvent freinée par le manque de garanties bancaires ou de réseau, ce type d’appui structuré peut carrément faire la différence entre un projet qui reste sur le papier et un projet qui se concrétise.

Une couverture territoriale qui compte

Le programme cible en priorité les zones rurales et les délégations de l’intérieur, via les structures associatives locales, un point clé de cette initiative, puisque l’isolement géographique reste l’un des principaux freins à l’entrepreneuriat féminin hors des grands centres urbains. Il faudra, par la suite, s’assurer, sur les douze mois annoncés, que la coordination entre les différents intervenants tient ses promesses sur le terrain.

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Agriculture: les investissements privés repartent à la hausse en Tunisie

12. August 2026 um 12:29

L’investissement privé dans l’agriculture et la pêche affiche une progression en valeur au premier semestre 2026. Selon les données de l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri), 5.126 opérations d’investissement ont été déclarées à fin juin 2026, pour un montant total de 647,351 millions de dinars, soit une hausse de 7% en nombre et de 10% en valeur sur un an.

La dynamique est toutefois différente entre les projets déclarés et ceux effectivement approuvés. À fin juin, 3.314 opérations ont obtenu l’approbation, en léger recul de 1% par rapport à la même période de 2025. En revanche, leur valeur a progressé de 10%, atteignant 248,952 millions de dinars. Autrement dit, le nombre de projets ne progresse pas, mais les investissements validés sont en moyenne plus importants.

Autre indicateur à retenir: les subventions accordées aux projets ont atteint 66,005 millions de dinars, en hausse de 16% sur un an. Cette progression montre un recours accru aux mécanismes publics d’appui à l’investissement agricole. Le financement bancaire progresse également. Les crédits fonciers approuvés se sont établis à 3,651 millions de dinars, contre 3,319 millions un an plus tôt, soit une hausse de 10%. Ces financements concernent une superficie totale de 203 hectares, contre 197 hectares à fin juin 2025.

Du côté des sources de financement des investissements approuvés, l’autofinancement demeure la principale composante. Il s’est élevé à 103,418 millions de dinars à fin juin 2026, en hausse de 3% sur un an. Les crédits ont représenté 79,528 millions de dinars, avec une progression de 14% par rapport à la même période de 2025. Les subventions, elles, atteignent 66,005 millions de dinars, soit une croissance de 16%. 

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Nigeria: la crypto passe sous surveillance fiscale

12. August 2026 um 11:05

Le Nigeria accélère la mise sous contrôle fiscal de son marché des actifs virtuels. La Nigeria Tax Administration Act 2025 encadre désormais plus précisément les opérations liées aux cryptomonnaies et impose aux plateformes crypto de nouvelles obligations de déclaration, d’identification et de conservation des données. Le dispositif vise un marché devenu trop important pour rester en dehors du radar fiscal.

La loi prévoit que les activités liées aux actifs virtuels soient déclarées à l’administration fiscale. Les revenus provenant notamment du minage, du staking, des récompenses ou de certaines opérations sur actifs virtuels peuvent entrer dans le champ de l’impôt. La valeur retenue pour l’administration fiscale doit être déterminée à partir du prix de marché au moment de la transaction, sur la base d’une plateforme d’échange reconnue.

Pour les plateformes, le changement est encore plus concret. Les Virtual Asset Service Providers (VASP) doivent transmettre périodiquement au fisc les informations relatives aux transactions de leurs clients, conserver les données pendant au moins sept ans et appliquer des procédures strictes de connaissance du client (KYC). Les opérations importantes ou suspectes doivent également être signalées aux autorités compétentes.

Autrement dit, le fisc nigérian ne cherche plus seulement à taxer le résultat d’une activité crypto: il veut pouvoir retracer le flux qui conduit à ce résultat.

La pression monte aussi sur les opérateurs non conformes. La législation prévoit une amende de 10 millions de nairas, puis 1 million de nairas par mois supplémentaire en cas de maintien du défaut pour certaines obligations applicables aux VASP. Pour une entreprise crypto, la conformité devient donc un enjeu opérationnel et financier, et non plus une simple formalité administrative.

Cette offensive fiscale intervient alors qu’Abuja réorganise parallèlement la supervision du secteur. Le président Bola Tinubu a signé, le 17 juillet, un décret créant un Virtual Asset Council, présidé par la Central Bank of Nigeria (CBN), avec le Nigeria Revenue Service et la Securities and Exchange Commission (SEC) à la vice-présidence. L’objectif est de coordonner les autorités jusque-là chargées séparément de la fiscalité, des marchés financiers et des questions monétaires.

 

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L’entrepreneuriat se joue dès l’enfance: comment Steve Distante apprend aux enfants à oser

12. August 2026 um 10:33

Steve Distante, entrepreneur en série, auteur et spécialiste de l’accompagnement des entrepreneurs, défend une idée simple: il ne faut pas attendre l’université ou la création d’une première entreprise pour développer l’esprit entrepreneurial. Pour lui, tout commence dès l’enfance, avec la capacité à oser, expérimenter et croire en ses idées.

Distante connaît le sujet de l’intérieur. Il a commencé à entreprendre très jeune, notamment en vendant du fumier de cheval comme fertilisant à ses voisins et en organisant des tournées de journaux. Plus tard, il s’est consacré à l’accompagnement des fondateurs et aux questions de financement. Il est notamment l’auteur de Pitchology: The Art and Science of Raising Capital for Entrepreneurs, consacré à la levée de capitaux, puis de Once Upon a Time in Entrepreneurland, un livre qui transmet des leçons entrepreneuriales à travers des histoires.

Aujourd’hui, il s’intéresse particulièrement aux enfants et aux adolescents. Selon Entrepreneur Magazine, Steve Distante explique que le premier enjeu consiste à ne pas décourager trop tôt leur capacité à imaginer. Lorsqu’un enfant propose une idée, lui répondre immédiatement qu’elle est irréaliste peut progressivement l’amener à ne plus prendre de risques. À l’inverse, lui demander comment il pourrait la tester permet de transformer son imagination en première expérience entrepreneuriale.

Commencer par les forces et passer rapidement à la pratique

Dans son programme d’entrepreneuriat destiné aux adolescents à Long Island, Distante commence par l’identification des forces individuelles. Il utilise notamment CliftonStrengths, l’outil de Gallup qui aide à identifier les talents naturels et à mieux comprendre comment les mobiliser.

L’objectif est de montrer aux jeunes qu’ils disposent déjà de compétences utiles. Un adolescent qui sait facilement convaincre ou créer du lien peut développer des aptitudes commerciales. Un autre particulièrement créatif peut être orienté vers la conception de produits. L’enjeu n’est donc pas de rendre tous les enfants identiques, mais de leur apprendre à exploiter leurs points forts.

Le programme passe ensuite à l’action: les jeunes découvrent l’intelligence artificielle, les réseaux sociaux, la propriété intellectuelle ou encore le design de produits. Ils travaillent aussi sur des prototypes et rencontrent des entrepreneurs.

Pour les parents, cette approche peut être reproduite à petite échelle. Demander à un enfant d’appeler lui-même un restaurant, de vendre quelques produits, d’organiser une petite collecte ou de proposer un service à son entourage permet déjà de travailler la communication, la vente, l’autonomie et la gestion du refus.

Distante insiste également sur le droit à l’erreur. Son propre parcours lui a appris que le perfectionnisme pouvait freiner autant l’entrepreneur que l’enfant. Une erreur ne doit donc pas être immédiatement assimilée à un échec, mais utilisée pour comprendre ce qui doit être amélioré.

Enfin, il invite à abandonner le fantasme du succès instantané. L’entrepreneuriat ne se mesure pas au nombre de millions gagnés à 25 ans. La construction progressive d’un projet, les apprentissages, les relations et la création de valeur comptent davantage.

Le message de Distante est finalement utile bien au-delà de l’entrepreneuriat: apprendre à un enfant à prendre une initiative, défendre une idée, accepter un «non» et recommencer après un échec, c’est déjà lui donner des compétences qui serviront dans ses études, sa carrière et, éventuellement, dans la création de sa propre entreprise.

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Financements privés: ce que la Tunisie doit corriger pour mieux irriguer ses PME

12. August 2026 um 09:50

L’Afrique a capté près de 30% des financements privés mobilisés dans le monde par la finance publique de développement entre 2021 et 2024, selon l’OCDE. La Tunisie en a profité, mais à dose homéopathique, 137,6 millions de dollars par an en moyenne, contre 1,52 milliard pour le Maroc et 1,67 milliard pour l’Égypte.

Le «Private Finance Mobilisation Report 2026» le confirme: le continent a mobilisé 19,7 milliards de dollars par an en moyenne sur la période, mais la répartition reste très inégale. La Tunisie oscille entre 46 millions (2022) et 174 millions (2021), pour une moyenne de 137,6 millions; elle se classe troisième au Maghreb, devant l’Algérie (52 millions par an) et la Libye.

Un potentiel encore sous-exploité pour les PME

Ces mécanismes – garanties, prêts syndiqués, financements mixtes – réduisent en théorie le risque pour les investisseurs et peuvent débloquer des financements privés que les banques locales hésiteraient à accorder seules. Près de 40% des financements mobilisés en Afrique sur la période ont concerné des projets climatiques, un axe porteur pour les PME tunisiennes actives dans les énergies renouvelables, l’eau ou l’industrie. Mais le faible volume mobilisé et sa forte volatilité d’une année à l’autre trahissent une dépendance à quelques opérations ponctuelles, plutôt qu’un flux de projets suffisamment large et régulier.

Élargir le pipeline plutôt que courir après les gros montages

Pour combler l’écart, la Tunisie gagnerait à structurer davantage de dossiers finançables en amont, plutôt qu’à compter sur un ou deux montages exceptionnels. Un accompagnement technique des porteurs de projets, notamment les PME, dans les secteurs déjà identifiés comme prioritaires faciliterait leur bancabilité auprès des bailleurs. L’enjeu n’est pas seulement de capter plus d’argent, mais de transformer ces mécanismes en véritable canal d’accès au capital pour les entreprises tunisiennes.

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Marché de l’immobilier en Tunisie: résilience des prix et repli des transactions

12. August 2026 um 08:58

Le marché immobilier tunisien a clôturé l’année 2025, comme observé, sur une tendance haussière des prix, conjuguée à une contraction notable du volume des transactions. Les données publiées par l’Institut national de la statistique mettent en lumière les disparités d’évolution selon les types de biens et les zones géographiques.

Au cours du quatrième trimestre de l’année 2025, l’indice des prix des propriétés bâties a enregistré une hausse modérée de 0,3% par rapport au troisième trimestre de la même année. Cette évolution globale masque toutefois des trajectoires divergentes selon la catégorie de logements. En effet, la progression de l’indice s’explique principalement par la consolidation des prix des maisons et villas, qui ont augmenté de 1,8% sur le trimestre. À l’inverse, le marché des appartements a connu une légère correction à la baisse, avec des prix reculant de 0,3% sur la même période. Du côté du foncier, les prix des terrains destinés à la construction ont, quant à eux, progressé de 1,9% d’un trimestre à l’autre.

L’analyse de l’évolution des prix en glissement annuel confirme la fermeté du marché. Le coût de l’ensemble de l’immobilier bâti s’est apprécié de 5,6% en un an. Dans le détail, les prix des appartements affichent une hausse annuelle de 5,7%, talonnés de près par les maisons individuelles qui enregistrent une croissance de 5,6%. L’indice des prix des terrains résidentiels ne fait pas exception, s’inscrivant également dans cette dynamique haussière avec une augmentation de 3,9% en glissement annuel.

Le bilan révèle des variations géographiques significatives, soulignant l’attractivité de certaines régions. L’augmentation des prix de l’immobilier bâti a été particulièrement tirée par la zone côtière du Sahel (comprenant Nabeul, Sousse, Monastir et Mahdia), où les prix se sont envolés de 6,9% sur un an. La région du Grand Tunis maintient également une dynamique positive avec une progression de 2,9% des prix du bâti en glissement annuel. Concernant les terrains à bâtir, les disparités sont tout aussi notables. Sur un an, les prix fonciers ont augmenté de 4,8% dans le Grand Tunis, de 5,3% dans la région du Sahel, et de 3,6% dans la zone de Sfax et le Sud. À contre-courant de ces tendances haussières, la région du Nord-Ouest se distingue par un recul marqué des prix des terrains résidentiels, enregistrant une baisse de 1,1% en glissement annuel.

Parallèlement à cette résilience des prix, le marché immobilier accuse un essoufflement notable au niveau des ventes. Corrigé de l’effet des variations saisonnières, le volume global des transactions a fléchi au quatrième trimestre 2025 comparativement au troisième trimestre. Cette contraction affecte l’ensemble des catégories de biens. Les échanges de terrains à bâtir ont reculé de 2,9%, les ventes de maisons ont baissé de 2,4%, et le segment des appartements est celui qui a subi le plus fort ralentissement, avec une chute de 4,9% du volume des transactions. Cette situation traduit un marché où des prix élevés coexistent avec une demande en retrait. Elle illustre une érosion nette du pouvoir d’achat des ménages et des capacités de financement bancaire.

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Au Kenya, les renouvelables progressent plus vite que le réseau électrique

12. August 2026 um 09:15

Le Kenya fait face à un paradoxe énergétique: plus il accélère sa transition vers les renouvelables, plus il doit investir pour garantir la stabilité de son réseau électrique. Avec près de 90% de sa production d’électricité issue de sources renouvelables, le pays est déjà l’un des leaders africains dans ce domaine. Mais la montée du solaire et de l’éolien, dont la production varie en fonction du soleil et du vent, commence à modifier en profondeur la manière dont le réseau doit être piloté.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) classe désormais le système kényan en phase 3 de son cadre d’intégration des énergies renouvelables variables. À ce niveau, le solaire et l’éolien ne sont plus des capacités marginales: leurs variations commencent à déterminer le fonctionnement du système électrique. Lorsque leur production chute rapidement, d’autres capacités doivent pouvoir prendre le relais. Lorsqu’elle augmente fortement, le réseau doit au contraire être capable d’absorber cette énergie supplémentaire.

Cette situation intervient alors même que le Kenya continue d’étendre l’accès à l’électricité. Celui-ci est passé de 37% de la population en 2013 à 79% en 2025, avec l’objectif d’atteindre l’accès universel à l’électricité d’ici à 2030. Le pays doit donc simultanément raccorder davantage de consommateurs, répondre à une demande croissante et gérer un système de production de plus en plus variable.

Pour les opérateurs du réseau, le défi est très concret. Une centrale géothermique peut fonctionner de manière relativement prévisible. Le solaire, lui, peut voir sa production chuter avec le passage des nuages ou disparaître en fin de journée. L’éolien évolue également selon les conditions météorologiques. Le réseau doit donc disposer de suffisamment de capacités flexibles pour compenser ces variations et maintenir en permanence l’équilibre entre production et consommation.

L’enjeu n’est pas de ralentir les renouvelables. Au contraire, l’AIE estime que le Kenya peut continuer à les développer, à condition d’adapter parallèlement les règles, les infrastructures et les mécanismes de gestion du système. L’augmentation des capacités de production, à elle seule, ne suffira pas.

Le prochain marché sera celui de la flexibilité

C’est là que se trouve l’un des principaux enjeux économiques de la transition énergétique kényane. Le pays aura besoin de davantage de stockage, de flexibilité et de services auxiliaires pour absorber les fluctuations du solaire et de l’éolien. L’AIE identifie précisément ces trois leviers comme essentiels pour maintenir un système électrique fiable et abordable. 

Les batteries constituent notamment une réponse directe au problème. Elles peuvent stocker une partie de l’électricité produite lorsque l’offre renouvelable est élevée, puis la restituer lorsque la production baisse. Elles peuvent également intervenir rapidement pour contribuer à l’équilibre et à la stabilité du réseau. À l’échelle mondiale, l’AIE considère d’ailleurs le stockage par batteries comme l’un des outils les plus polyvalents pour apporter de la flexibilité aux systèmes électriques.

Le Kenya dispose aussi d’un autre levier: ses interconnexions régionales. Le réseau kényan est déjà relié à ceux de l’Éthiopie, de la Tanzanie et de l’Ouganda. Ces connexions permettent d’échanger de l’électricité et peuvent contribuer à équilibrer le système lorsque la production ou la demande évolue. L’AIE considère que de nouvelles interconnexions pourraient encore renforcer cette capacité.

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L’investissement industriel redémarre timidement, les prévisions s’améliorent pour fin 2026

12. August 2026 um 08:19

Au cours du premier semestre 2026, le solde d’opinion des chefs d’entreprises industrielles sur l’évolution de l’investissement global s’est établi à 24%, contre 21% lors du second semestre 2025. Cette progression, bien que modeste, constitue un signal de reprise progressive après une période de prudence, voire de contraction, observée au cours des exercices précédents.

Les chefs d’entreprise interrogés sont nettement plus confiants pour l’avenir. Le solde d’opinion anticipé pour le second semestre 2026 s’élève à 26%, contre 20% la période précédente. Cette hausse de 600 points de base indique une dynamique d’accélération attendue dans les mois à venir.

L’analyse par secteur d’activité révèle des tendances contrastées. Le secteur des industries mécaniques et électriques enregistre la plus forte progression, avec un solde passant de 35% au second semestre 2025 à 48% au premier semestre 2026. Cette performance est le reflet de la demande soutenue dans les filières technologiques et d’équipement. Le secteur des matériaux de construction, céramique et verrerie connaît également une embellie notable, avec un solde bondissant de 10 à 19%.

À l’inverse, le secteur textile, habillement et cuir a vu son solde chuter dans le rouge, passant de 2 à -4%, signalant une détérioration des conditions d’investissement. Le secteur des industries chimiques, bien que bénéficiant d’un niveau élevé (29%), a tout de même enregistré un repli par rapport à son score de 38% au semestre précédent.

Les prévisions pour le second semestre 2026 confirment la position de leader du secteur des industries mécaniques et électriques, dont le solde anticipé devrait s’envoler de 10 à 37%. Les industries agroalimentaires et les industries diverses affichent également des perspectives de hausse, avec des soldes respectifs attendus à 32 et 26%.

Cependant, certains secteurs anticipent une accalmie, voire un ralentissement, notamment les matériaux de construction (dont le solde est projeté de 31 à 18%) et le textile, qui devrait voir son solde se dégrader davantage (passant de 0 à -6%). Enfin, les industries chimiques devraient connaître une stabilisation de leur niveau d’investissement.

L’enquête semestrielle de l’INS pour l’année 2026 dresse le portrait d’une industrie manufacturière en phase de redémarrage. Si le premier semestre confirme une sortie progressive de la morosité, les attentes pour la seconde partie de l’année sont résolument tournées vers une reprise plus franche. La publication du prochain bulletin semestriel permettra de vérifier si ces anticipations optimistes se sont concrétisées.

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