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Les pharmacies n’attendent plus: voici ce que le syndicat vient de décider

16. Juli 2026 um 12:25

Les pharmacies d’officine tunisiennes menacent de suspendre le système du tiers payant à partir du 1er août 2026, faute de solution sur les impayés qui pèsent sur leur trésorerie. Le Syndicat des Pharmaciens d’Officine de Tunisie (SPOT) estime que la situation financière de plusieurs officines est devenue critique et risque désormais d’affecter la continuité de l’approvisionnement en médicaments.

Le syndicat explique que les retards accumulés dans le règlement des montants dus aux pharmaciens ont fortement réduit leurs capacités financières. Certaines pharmacies rencontreraient aujourd’hui des difficultés à maintenir leurs stocks et à régler leurs fournisseurs, notamment les grossistes-répartiteurs.

Voici ce que décide le syndicat : en l’absence d’une solution concrète avant cette échéance, le SPOT prévoit de suspendre le système du tiers payant à compter du 1er août. Ce dispositif permet aux assurés sociaux d’obtenir leurs médicaments en pharmacie sans avancer l’intégralité des frais, ceux-ci étant ensuite pris en charge par les organismes concernés.

Pour le syndicat, cette mesure ne vise pas les patients, mais constitue un moyen de pression pour alerter sur une situation financière jugée insoutenable pour les officines. Le SPOT affirme avoir déjà engagé plusieurs démarches auprès des autorités, notamment du ministère des Affaires sociales et de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), afin d’obtenir un règlement progressif des sommes en attente.

Au-delà des pharmacies, le syndicat met en garde contre un possible effet domino sur l’ensemble du circuit du médicament. La fragilisation des officines pourrait affecter les relations avec les grossistes-répartiteurs et les laboratoires pharmaceutiques, avec un risque de tensions sur l’approvisionnement.

Le SPOT appelle également les industriels du médicament à accorder davantage de souplesse aux distributeurs dans leurs conditions de paiement, afin d’éviter une pression supplémentaire sur la chaîne d’approvisionnement.

 

 

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Les étudiants de l’ESC au plus près du Conseil du marché financier

16. Juli 2026 um 12:22

Le Conseil du marché financier (CMF) et le Laboratory of Research in Innovative Management, Risk, Accounting and Finance (LARIMRAF) au sein de l’École supérieure de commerce de Tunis (ESC) ont procédé à la signature d’une convention de partenariat mettant en avant la contribution de la recherche scientifique dans le développement du marché financier tunisien.

Le CMF a ainsi indiqué dans un communiqué officiel que ce pacte vise à renforcer les liens entre les deux institutions en instaurant un cadre de coopération technique et scientifique intégrant les compétences académiques et professionnelles au service du partage d’expertises dans les secteurs afférents à l’activité du marché financier.

Des travaux de recherche et des études conjointes seront, dans ce cadre, menés avec l’organisation de séminaires et de conférences pour une mise en application concrète et palpable d’actions de formation impliquant chercheurs et enseignants.

Rapprocher les autorités de contrôle de la sphère académique

Les deux institutions tiennent ainsi à exprimer leur conviction partagée quant à la nécessité de rapprocher les autorités de contrôle et de régulation de la sphère académique pour parvenir à des travaux de recherche à forte valeur ajoutée, prenant en compte les réalités du terrain touchant à l’action du CMF.

Il s’agit d’une volonté commune du CMF et du LARIMRAF de mettre en place les bases d’une coopération durable et résiliente qui permettra de banaliser certains aspects de l’activité du Conseil pour les étudiants tunisiens en commerce.

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Tunisie-France: 70 ans de relations, vers un partenariat stratégique renouvelé

16. Juli 2026 um 12:15

Le 14 juillet 2026 avait une double portée à La Marsa. À l’occasion de la fête nationale française, la Résidence de France a également accueilli la célébration des 70 ans des relations diplomatiques entre la Tunisie et la France (1956-2026). Au-delà de la commémoration, cette échéance a été l’occasion de rappeler les nouveaux axes d’une relation appelée à évoluer dans un contexte régional et international en pleine recomposition.

Devant les représentants institutionnels et économiques présents, l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen, a insisté sur la nécessité de construire une relation fondée sur “un partenariat d’égal à égal”, dépassant les héritages historiques pour se concentrer sur les intérêts communs.

Sur le terrain économique, la France reste l’un des principaux partenaires de la Tunisie. “Les échanges commerciaux illustrent cette interdépendance. L’excédent commercial tunisien vis-à-vis de la France a dépassé les 3 milliards d’euros l’année dernière, un niveau supérieur aux recettes touristiques annuelles, qui ont atteint environ 2,4 milliards d’euros”, affirme Anne Guéguen dans son discours.

Cette évolution traduit une transformation progressive du lien économique entre les deux pays. La Tunisie n’est plus uniquement perçue comme une destination touristique ou un marché de proximité, mais comme une plateforme industrielle intégrée aux chaînes de valeur européennes.

Les entreprises à participation française implantées en Tunisie représentent aujourd’hui plus de 170 000 emplois directs. Elles opèrent notamment dans les secteurs des industries mécaniques et électriques, de l’aéronautique, des services numériques et de l’industrie manufacturière. Dans un contexte marqué par la recherche de nouveaux modèles de production plus proches des marchés européens, le pays entend renforcer son positionnement dans le “nearshoring”.

Le capital humain au cœur du partenariat

Au-delà des échanges commerciaux, la coopération franco-tunisienne repose également sur un facteur clé: le capital humain. En effet, la France accueille près de 16 000 étudiants tunisiens, tandis que le réseau d’enseignement français en Tunisie scolarise environ 20 000 élèves. Cette circulation des compétences constitue l’un des piliers de la relation bilatérale. La mobilité reste toutefois un sujet sensible. En 2025, la France a délivré 116 000 visas aux ressortissants tunisiens, avec un taux de refus inférieur à 16%. Pour Paris, cette mobilité participe à la construction d’un espace de coopération fondé sur les liens humains et la double appartenance culturelle.

Dans le domaine de l’innovation, plusieurs initiatives cherchent également à renforcer les passerelles entre les deux pays. Le développement des centres ELIFE à Sidi Bouzid et Tozeur ainsi que les initiatives autour de l’intelligence artificielle témoignent d’une volonté d’accompagner la montée en compétences technologiques de la Tunisie.

Eau, énergie, santé… les nouveaux axes de coopération

La coopération bilatérale s’oriente également vers des secteurs considérés comme stratégiques pour la souveraineté tunisienne. À travers l’Agence française de développement (AFD), l’Institut français et Expertise France, plusieurs projets portent sur la gestion de l’eau, les énergies renouvelables, les infrastructures sanitaires et le développement régional. La transition énergétique figure parmi les priorités. Alors que la Tunisie cherche à réduire sa dépendance énergétique et à accélérer le déploiement des énergies renouvelables, les projets liés au solaire et à l’éolien deviennent un axe majeur de coopération. Dans le domaine de la santé, le soutien aux infrastructures hospitalières, notamment les projets de Gafsa et Sidi Bouzid, s’inscrit dans une logique de réduction des disparités régionales.

Une relation appelée à se redéfinir

Au-delà des symboles, les deux pays cherchent aujourd’hui à adapter leur relation aux nouveaux équilibres internationaux. L’objectif affiché est celui d’un partenariat davantage basé sur la souveraineté, la confiance et les intérêts réciproques. Cette nouvelle approche intervient dans un contexte où la Méditerranée devient un espace stratégique, entre enjeux énergétiques, mobilité, sécurité alimentaire et recomposition des chaînes industrielles. Pour la France, la Tunisie représente un partenaire stable dans la région. Pour la Tunisie, l’enjeu est de transformer cette proximité historique en davantage d’investissements, de transferts technologiques et d’opportunités économiques. Après 70 ans de relations diplomatiques, le défi n’est donc plus seulement de préserver un lien historique, mais de lui donner une nouvelle dimension, adaptée aux défis économiques et géopolitiques des prochaines années.

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Le marché de la piscine plonge en Bourse: un avertissement pour les entreprises du confort à domicile

16. Juli 2026 um 11:33

La chaleur frappe fort, mais le marché de la piscine, lui, plonge. Les actions des entreprises spécialisées dans les équipements de piscine ont fortement reculé mercredi 15 juillet, révélant un problème plus profond: les consommateurs réduisent leurs dépenses sur les projets jugés non prioritaires, même lorsque les températures atteignent des niveaux record.

Le signal est venu de Pentair, entreprise spécialisée dans les technologies de traitement de l’eau et les équipements pour piscines. Son action a chuté d’environ 17% en Bourse après l’annonce d’une baisse de ses prévisions annuelles, en raison d’une demande plus faible que prévu dans son activité piscine.

Pour les investisseurs, cette alerte dépasse le cas d’une seule entreprise. Elle met en lumière un ralentissement qui touche toute une chaîne de valeur: fabricants d’équipements, distributeurs et installateurs de piscines. Parmi les acteurs concernés figurent notamment Pool Corp, un important distributeur du secteur, et Hayward Holdings, fabricant d’équipements pour piscines.

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Ardii-Tounes, pour un secteur agricole tunisien durable et résilient

16. Juli 2026 um 11:29

L’agriculture tunisienne s’est toujours distinguée par son authenticité et la qualité de ses produits qui a toujours été reconnue à l’échelle internationale. La Tunisie est, ainsi, parvenue à se faire une place sur l’échiquier agricole mondial et ses dattes, huile d’olive et agrumes ont, au fil des ans, fait de l’ombre aux productions agricoles de gros morceaux de l’agriculture mondiale, à l’instar de l’Espagne ou de l’Italie.

Néanmoins, en dépit de cette réputation solide des produits tunisiens, le secteur a toujours été en souffrance. Manque de ressources hydriques et financières, climat délicat et mauvaise gouvernance, des éléments qui font que l’agriculture tunisienne peine à décoller et surtout à assurer une autosuffisance durable pour le pays.

Faire de l’agriculture en Tunisie un secteur d’activité durable et plus résilient

C’est dans ce contexte que s’inscrit le nouveau projet «Ardii-Tounes», pour Agriculture Résiliente, Durable et Inclusive pour l’Investissement en Tunisie. Un nouveau programme dont l’objectif est de faire de l’agriculture en Tunisie un secteur d’activité durable et plus résilient. Cette initiative consiste en un large éventail de solutions adaptées aux spécificités et aux difficultés de l’activité agricole.

Cette initiative émane d’un nouveau partenariat entre le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche et le PARM, la plateforme pour la gestion des risques agricoles, créée dans le cadre du G20 de 2013. Il s’agit d’une collaboration mondiale multipartite unique et stratégique dans le domaine de la gestion des risques agricoles, guidée et soutenue par la Commission européenne (CE), l’Agence française de développement (AFD), l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS), le Fonds international de développement agricole (FIDA) et la Banque allemande de développement – KFW (par le biais d’AUDA-NEPAD).

Hiérarchiser les risques agricoles

L’objectif à l’échelle locale tunisienne est de hiérarchiser les risques agricoles pour prévoir les instruments adéquats pouvant être mis en œuvre dans les chaînes de valeur céréalière et oléicole. Ce sont, en réalité, des études d’évaluation des risques (EER) qui permettront de prioriser les actions à enclencher pour faire face aux difficultés identifiées.

Les problèmes relevés pour les deux filières susmentionnées sont les suivants: les risques climatiques pour la filière céréalière et les risques climatiques couplés à ceux relatifs à la volatilité des prix pour la filière oléicole. Il est, en ce sens, recommandé de mettre en place des mesures agronomiques et économiques pour pallier les risques de la première filière et de créer un observatoire des marchés et des prix, un groupe interprofessionnel ainsi qu’une assurance destinée aux risques climatiques pour la deuxième filière. D’autres mesures transversales sont proposées comme l’encouragement des institutions de microfinance à soutenir les petits fermiers et l’investissement ciblé dans les systèmes d’information et d’observation climatique.

L’enveloppe globale prévue pour le programme Ardii-Tounes avoisine les 224 millions de dollars. Abstraction faite des risques spécifiques relatifs aux deux filières, céréalière et oléicole, l’idée globale est de faire de la gestion des risques une partie intégrante de la planification et de la mise en œuvre des politiques dans le secteur agricole.

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Serons-nous la dernière génération à manger du parmesan?

16. Juli 2026 um 10:22

Le parmesan pourrait-il devenir un produit rare à l’avenir? Dans le berceau du Parmigiano Reggiano, au nord de l’Italie, la hausse record des températures commence à fragiliser une industrie qui repose sur un équilibre très précis entre climat, élevage et savoir-faire. Selon Reuters, les épisodes de chaleur extrême augmentent fortement les coûts de production et mettent sous pression toute la chaîne de valeur du célèbre fromage italien.

Le problème commence dans les fermes. Lorsque les températures dépassent régulièrement les 35 à 40°C, les vaches souffrent du stress thermique: elles consomment moins d’aliments et produisent moins de lait. Or, le Parmigiano Reggiano dépend exclusivement d’un lait local répondant à un cahier des charges strict. Une baisse de la production laitière se traduit donc directement par une diminution potentielle du nombre de meules produites.

Mais le changement climatique ne menace pas seulement les volumes. Il bouleverse aussi les coûts. Les éleveurs doivent désormais investir davantage dans des équipements de refroidissement, notamment des ventilateurs et des systèmes de brumisation pour protéger les animaux pendant les périodes de forte chaleur. Une facture énergétique supplémentaire qui réduit les marges des exploitations.

La chaleur frappe également les étapes suivantes de fabrication. Le parmesan doit vieillir pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, dans des entrepôts où la température et l’humidité doivent rester parfaitement contrôlées. Selon les informations rapportées par Reuters, certains sites d’affinage ont enregistré une hausse importante de leur consommation énergétique pendant les vagues de chaleur. Magazzini Generali delle Tagliate (MGT), qui conserve plus de 500 000 meules de Parmigiano Reggiano représentant une valeur supérieure à 300 millions d’euros, a indiqué que ses besoins énergétiques avaient augmenté d’environ 30% lors des périodes de températures extrêmes.

Pour les producteurs, le défi est désormais économique autant qu’environnemental: maintenir la qualité d’un produit premium tout en absorbant une hausse continue des coûts. Face à cette nouvelle réalité climatique, les acteurs de la filière accélèrent leurs investissements: bâtiments mieux isolés, solutions énergétiques plus efficaces, équipements de refroidissement modernes et recours accru aux énergies renouvelables.

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Collecte céréalière: le cap des 10 millions de quintaux

16. Juli 2026 um 09:38

La campagne céréalière 2026 entre dans sa dernière ligne droite. Au 13 juillet, la collecte nationale a atteint 10,08 millions de quintaux, soit 86% de l’objectif de récolte, selon les dernières données publiées par l’Office des céréales.

Au-delà du seuil symbolique des 10 millions de quintaux, cette étape marque surtout l’accélération de la constitution des stocks destinés à l’approvisionnement du marché national. Près de 9,5 millions de quintaux sont destinés à la consommation, tandis que 588 000 quintaux correspondent à des semences sélectionnées, essentielles pour préparer la prochaine campagne agricole.

La logistique suit également le rythme de la récolte. Environ 4 millions de quintaux ont déjà été transférés vers les silos de l’Office des céréales et les minoteries, une opération déterminante pour sécuriser l’approvisionnement des filières de transformation dans les mois à venir. La distribution des céréales locales et importées constitue d’ailleurs l’une des missions centrales de l’Office des céréales, chargé également de gérer les stocks stratégiques du pays.

Sans surprise, le Nord-Ouest confirme son statut de principal bassin céréalier du pays. Béja domine largement la collecte avec 2,24 millions de quintaux, soit plus de 22% du volume national. Bizerte (1,39 million), Siliana (1,37 million), Le Kef (1,36 million) et Jendouba (1,02 million) complètent le classement. À elles seules, ces cinq régions concentrent près des trois quarts de la collecte nationale, illustrant le poids stratégique de cette partie du territoire dans la production céréalière tunisienne.

Ces résultats interviennent alors que la campagne a nettement accéléré ces derniers jours. Une semaine plus tôt, au 7 juillet, les volumes collectés s’élevaient encore à 9,1 millions de quintaux, soit près d’un million de quintaux supplémentaires en quelques jours.

Au-delà de la performance agricole, l’enjeu est économique. Les céréales figurent parmi les produits les plus sensibles pour la balance alimentaire tunisienne. Malgré les récoltes locales, le pays continue de dépendre des marchés internationaux pour couvrir une partie importante de ses besoins, notamment en blé tendre. L’Office des céréales conserve d’ailleurs le monopole des importations afin d’assurer la continuité de l’approvisionnement national.

La réussite de la collecte ne met donc pas fin aux défis de la filière. La rapidité des transferts vers les centres de stockage, la qualité de la conservation des grains et la constitution de réserves de semences demeurent des étapes clés avant la clôture définitive de la campagne. Des commissions techniques poursuivent d’ailleurs la sélection de l’orge destinée à alimenter les futurs stocks de semences contrôlées.

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Barrage de Mellègue: la vanne est de nouveau opérationnelle, un mois après l’incident qui a libéré 21 millions de m³ d’eau

16. Juli 2026 um 09:21

Près d’un mois après la panne qui avait entraîné un déversement exceptionnel de plus de 21 millions de mètres cubes d’eau, le barrage de Mellègue, dans le gouvernorat du Kef, est de nouveau pleinement opérationnel. Le ministère de l’Agriculture a annoncé que les équipes techniques ont achevé la remise en place de la vanne défectueuse, désormais remise en service et fonctionnant dans des conditions de sécurité conformes.

Selon la Direction générale des barrages et des grands travaux hydrauliques, l’intervention a mobilisé plusieurs équipes techniques qui ont travaillé de manière coordonnée pour replacer la vanne dans sa position normale. L’équipement est désormais entièrement pris en charge par son propre mécanisme, avec des tests de fonctionnement et de sécurité jugés concluants.

L’incident remonte à la nuit du 17 au 18 juin, lorsqu’une défaillance sur l’une des vannes du barrage a provoqué un écoulement massif des eaux stockées et une hausse rapide du niveau de l’oued Mellègue.

À l’origine, les autorités prévoyaient, selon l’agence TAP, un lâcher contrôlé d’environ 100.000 mètres cubes d’eau destiné à alimenter les périmètres irrigués du gouvernorat de Jendouba pour les cultures saisonnières. La panne a toutefois entraîné un débit beaucoup plus important vers les zones situées en aval de l’ouvrage.

Malgré l’ampleur de l’incident, la TAP indique que les services du ministère avaient rapidement souligné que les plus de 21 millions de mètres cubes d’eau écoulés n’étaient pas perdus. Les volumes ont transité par l’oued Medjerda avant d’être récupérés dans le barrage de Sidi Salem, limitant ainsi l’impact sur les ressources hydriques du pays.

La remise en service de cette infrastructure stratégique met fin à une opération technique particulièrement délicate. Pour les secteurs agricole et de la gestion de l’eau, le rétablissement du fonctionnement normal du barrage de Mellègue est essentiel afin de sécuriser les futures opérations d’irrigation et la régulation des ressources hydriques, dans un contexte où chaque réserve d’eau reste un enjeu majeur pour la Tunisie.

 

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