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La STAR fixe le calendrier de versement de son dividende 2025

04. August 2026 um 14:48

La Société Tunisienne d’Assurances et de Réassurances (STAR) a annoncé les modalités de distribution des dividendes au titre de l’exercice 2025, à la suite de la décision prise par son Assemblée générale ordinaire du 21 juillet 2026.

Selon communiqué, les actionnaires percevront un dividende de 2,593 dinars par action, pour un montant total de 25 930 007,779 dinars. La société précise que cette distribution est intégralement soumise à la retenue à la source.

Le détachement du coupon interviendra le 12 août 2026, tandis que le versement des dividendes aux actionnaires débutera le 17 août 2026.

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Ennakl Automobiles boucle avec succès son emprunt obligataire de 60 millions de dinars

04. August 2026 um 13:55

Ennakl Automobiles a clôturé son emprunt obligataire “ENNAKL 2026-1”.

L’opération, lancée le 20 juillet 2026, s’est achevée le 29 juillet 2026. Elle a permis à la société de mobiliser les 60 millions de dinars prévus. Et ce, d’après un communiqué publié sur le CMF.

Cet emprunt a été réalisé sans recours à l’appel public à l’épargne.

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La Tunisie dans la liste des 50 pays concernés par la règle définitive de caution visa d’environ 60 000 tnd pour ce pays

04. August 2026 um 12:40

Depuis le 3 août 2026, la caution pour certains visas américains est devenue une règle permanente. Le Visa Bond Program permet aux agents consulaires américains d’exiger une garantie financière pouvant atteindre 20 000 dollars auprès de certains demandeurs de visas de visiteur.

Le dispositif cible les ressortissants de 50 pays identifiés par le Département d’État américain. La liste comprend principalement des pays africains, mais aussi des États d’Asie, des Caraïbes, du Caucase et du Pacifique.

Selon les informations publiées par VisaNews, la sélection repose notamment sur plusieurs critères à savoir les taux de dépassement de séjour après expiration des visas, la coopération des pays concernés avec les États-Unis en matière de sécurité documentaire ainsi que le partage d’informations.

La Tunisie figure dans la liste

Parmi les pays concernés figure également la Tunisie. Selon le calendrier établi par le Département d’État américain, l’application de la mesure pour les ressortissants tunisiens est prévue depuis le 2 avril 2026. La Tunisie rejoint ainsi une liste comprenant plusieurs pays africains, notamment: Algérie, Angola, Bénin, Botswana, Burundi, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Djibouti, Éthiopie, Gabon, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Lesotho, Malawi, Mauritanie, Maurice, Mozambique, Namibie, Nigeria, République centrafricaine, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Seychelles, Tanzanie, Togo, Ouganda, Zambie et Zimbabwe.

Le programme concerne également des pays hors Afrique comme:

  • Antigua-et-Barbuda, Cuba, Dominique, Grenade, Nicaragua et Venezuela dans la région Amérique-Caraïbes;

  • Bangladesh, Bhoutan, Cambodge, Kirghizistan, Mongolie, Népal, Tadjikistan et Turkménistan en Asie;

  • Géorgie dans la région Europe-Caucase;

  • Fidji, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Tonga, Tuvalu et Vanuatu dans le Pacifique.

Une liste avec des dates d’application différentes

La mise en œuvre du programme ne s’est pas faite simultanément pour tous les pays. Le Département d’État a fixé différentes dates d’entrée en application selon les États concernés. Certains pays ont été intégrés dès août 2025, comme le Malawi et la Zambie, tandis que d’autres ont rejoint le dispositif progressivement en 2025 et 2026. Pour plusieurs pays, dont la Tunisie, la date indiquée est le 2 avril 2026.

Il sied de rappler que les voyageurs ne paient pas automatiquement 20 000 dollars. La caution est décidée au cas par cas par l’agent consulaire après examen du dossier. Et ce, sur 3 montants qui peuvent être appliqués (10 000, 15 000 ou 20 000 dollars).

 

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Visa américain: comment fonctionne la caution pouvant atteindre 20 000 dollars?

04. August 2026 um 11:36

Obtenir un visa touristique ou d’affaires pour les États-Unis pourrait désormais nécessiter une garantie financière supplémentaire pour certains voyageurs. Washington a rendu permanent son système de caution de visa, un mécanisme qui permet aux agents consulaires d’exiger le dépôt d’une somme pouvant atteindre 20 000 dollars avant l’entrée sur le territoire américain.

Cette règle finale est entrée en vigueur le 3 août 2026. A dire vrai, cette mesure ne remplace pas la procédure classique de demande de visa. Le voyageur doit toujours déposer son dossier, fournir les documents demandés et passer un entretien consulaire. La différence est qu’en cas d’acceptation conditionnelle, l’administration américaine peut demander une garantie financière avant la délivrance du visa. Cette caution, appelée Visa Bond Program, n’est pas considérée comme un frais de visa ni comme une taxe. Elle fonctionne comme une garantie. L’argent est restitué au voyageur s’il respecte les règles de son séjour et quitte les États-Unis dans les délais autorisés.

Le dispositif avait déjà fait parler de lui lors de son lancement sous forme de programme pilote. À cette époque, la caution pouvait atteindre 15 000 dollars pour certains demandeurs. Sa transformation en programme permanent apporte une nouvelle étape avec un plafond relevé à 20 000 dollars.

Le principe reste le même : encourager les voyageurs à respecter la durée de séjour accordée par les autorités américaines et limiter les cas de dépassement de visa (“overstay”).

Concrètement, la caution ne concerne pas automatiquement tous les voyageurs. Elle vise certains ressortissants de pays considérés par Washington comme présentant un risque plus élevé de dépassement de séjour. Les visas concernés sont principalement les visas de visiteur B-1 pour les voyages d’affaires, B-2 pour le tourisme et le visa combiné B-1/B-2.

Le montant demandé dépend du profil du demandeur. Trois niveaux sont prévus: 10 000, 15 000 ou 20 000 dollars. L’agent consulaire évalue plusieurs critères avant de fixer la somme comme par exemple la situation professionnelle, les ressources financières, le motif du voyage, les attaches dans le pays d’origine ou encore les liens éventuels avec les États-Unis.

Le paiement intervient uniquement après l’entretien consulaire, si l’agent décide d’appliquer cette condition. Le demandeur reçoit alors les instructions nécessaires pour effectuer le dépôt via une plateforme sécurisée du Département du Trésor américain. La somme peut être versée par le voyageur lui-même ou par un tiers, comme un membre de la famille ou une entreprise.

Mais le paiement de cette caution ne signifie pas que le visa est automatiquement accordé. Si l’administration américaine refuse finalement le visa, la garantie n’est pas encaissée.

Une fois le visa obtenu, le voyageur doit respecter plusieurs obligations pour récupérer son argent. La caution est remboursée sans intérêts lorsque le séjour se déroule conformément aux règles: durée respectée, départ effectué dans les délais et conditions du visa respectées. À l’inverse, la somme peut être conservée par les autorités américaines en cas de dépassement de séjour ou de violation des conditions du visa.

Le système impose également des contraintes pratiques. Les voyageurs concernés doivent entrer et sortir des États-Unis par des points d’accès autorisés, notamment des aéroports commerciaux, afin que leur arrivée et leur départ soient correctement enregistrés.

Pour les voyageurs tunisiens, la question principale reste celle de l’application concrète de cette mesure. La présence éventuelle de la Tunisie dans la liste des pays concernés détermine si les demandeurs tunisiens pourront être soumis à cette garantie. Dans tous les cas, cette évolution marque un durcissement de la politique américaine visant à mieux contrôler les séjours temporaires et à responsabiliser financièrement certains voyageurs.

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Logement social, comment les Tunisiens vont-ils déposer leurs demandes demain?

04. August 2026 um 09:24
Source: ministère de l’Équipement et de l’Habitat.

Le dépôt des demandes de location-accession et d’achat à tempérament des logements sociaux devrait bientôt se faire en ligne. Le ministère de l’Équipement et de l’Habitat poursuit le développement d’une plateforme numérique destinée à simplifier les démarches des bénéficiaires et à accélérer le traitement des dossiers.

L’avancement de ce projet a été au cœur d’une réunion de travail présidée, lundi 3 août, par le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, également chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie. La rencontre a réuni les membres du comité de pilotage du programme, le directeur général du Centre national de l’informatique (CNI), l’équipe chargée du développement et de l’hébergement de la plateforme ainsi que plusieurs responsables administratifs concernés.

Selon le ministère, les travaux portent notamment sur l’interconnexion des différentes bases de données relatives aux bénéficiaires des logements sociaux. Cette étape doit permettre de faciliter le traitement des dossiers tout en assurant une meilleure coordination entre les administrations concernées.

Les échanges ont également porté sur les difficultés techniques et administratives rencontrées durant le développement du projet, ainsi que sur les solutions envisagées pour permettre aux citoyens de déposer leurs demandes et d’en suivre l’évolution directement sur la plateforme.

Pour le ministère, cette digitalisation vise à renforcer la transparence dans l’attribution des logements sociaux, à garantir l’égalité des chances entre les demandeurs et à réduire les délais liés aux procédures de location-accession et de vente à tempérament.

Le ministre a appelé les équipes chargées du projet à accélérer sa finalisation. Il a également insisté sur la nécessité de former les cadres régionaux à l’utilisation de la plateforme afin de préparer son déploiement à l’échelle nationale.

À l’issue de la réunion, il a demandé l’élaboration d’un calendrier précis pour achever les différentes phases du projet et la mise en place de campagnes d’information destinées à expliquer aux citoyens le fonctionnement de la plateforme et les modalités d’accès à ses services.

Cette future plateforme s’inscrit dans la stratégie de numérisation des services publics engagée par les autorités tunisiennes. Une fois opérationnelle, elle devrait offrir aux candidats au logement social un guichet numérique unique pour déposer, suivre et gérer leurs demandes sans avoir à multiplier les démarches administratives.

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CIVP en Tunisie, ce qu’il faut savoir avant de signer un contrat

03. August 2026 um 13:48

Un clic de l’entreprise, une confirmation du candidat, puis la validation du bureau de l’emploi. Aujourd’hui, une grande partie de la procédure du Contrat d’Initiation à la Vie Professionnelle (CIVP) passe par la plateforme numérique de l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (Aneti). Pour les jeunes diplômés qui cherchent un premier poste comme pour les entreprises qui souhaitent recruter, comprendre ces étapes permet d’éviter des retards et des dossiers incomplets.

C’est un secret polichinelle. Une entreprise ne peut pas enchaîner les contrats CIVP sans embauche. Pour continuer à accueillir de nouveaux bénéficiaires, elle doit avoir recruté au moins la moitié des jeunes ayant terminé leur CIVP au cours des 3 dernières années. À défaut, elle devra patienter une année avant de pouvoir déposer une nouvelle demande.

Concrètement, tout commence par l’entreprise d’accueil. Elle crée la demande de contrat CIVP sur la plateforme de l’Aneti en renseignant les informations du candidat. Une fois cette première étape réalisée, le système envoie une notification au candidat. Celui-ci doit alors accéder à son espace personnel et confirmer la demande en cliquant sur l’option permettant de concrétiser le CIVP. Le dossier est ensuite transmis au Bureau de l’emploi et du travail indépendant (Beti) compétent pour traitement. A dire vrai, cette procédure en ligne est progressivement déployée à travers le pays et couvre aujourd’hui 48 bureaux de l’emploi, ce qui permet de simplifier les démarches administratives. On peut citer: Charguia, Ariana, Sfax, Sousse…

En outre, ce type de contrat reste l’un des principaux dispositifs publics destinés à faciliter l’accès des jeunes au marché du travail. Il s’adresse principalement aux primo-demandeurs d’emploi de nationalité tunisienne titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur ou d’un brevet de technicien supérieur (BTS) homologué. La notion de primo-demandeur d’emploi répond toutefois à des critères précis. Selon les normes, le bénéficiaire ne doit pas avoir exercé une activité professionnelle continue de plus de 24 mois après l’obtention de son dernier diplôme, ni une activité discontinue dépassant 36 mois. Les personnes en situation de handicap ainsi que certains chercheurs d’emploi ne remplissant pas la condition de diplôme peuvent également bénéficier du dispositif selon les cas prévus par la réglementation en vigueur . Du côté des employeurs, toutes les entreprises privées ainsi que les professions libérales peuvent accueillir des bénéficiaires dans le cadre du CIVP. Le contrat est conclu pour une durée de 12 mois. Dans certaines situations, l’Aneti peut autoriser une prolongation ou un second contrat dans une autre entreprise, sans que la durée totale dépasse 2 ans.

Le dispositif repose également sur un partage de l’effort financier entre l’État et l’entreprise. L’Aneti verse une indemnité mensuelle de 200 dinars aux diplômés de l’enseignement supérieur et aux titulaires d’un BTS, et de 150 dinars pour les autres niveaux. Les personnes en situation de handicap bénéficient, en plus, d’une aide supplémentaire de 50 dinars par mois. L’entreprise d’accueil est, de son côté, tenue de verser une indemnité complémentaire au moins équivalente à ces montants, soit un minimum de 200 dinars pour les diplômés du supérieur et de 150 dinars pour les autres bénéficiaires. Le CIVP ne se limite pas à une indemnité. Les bénéficiaires profitent également d’une couverture sociale pendant toute la durée du contrat ainsi que d’une formation complémentaire pouvant atteindre 400 heures lorsque celle-ci est jugée nécessaire.

Le dispositif prévoit aussi un avantage pour les entreprises qui recrutent durablement leurs stagiaires. Lorsqu’un diplômé ayant effectué un CIVP est embauché en contrat à durée indéterminée, l’État peut prendre en charge, pendant deux ans et dans certaines limites, la contribution patronale au régime légal de sécurité sociale.

Enfin, les entreprises ne peuvent pas multiplier les contrats CIVP sans résultats en matière d’emploi. Pour continuer à accueillir de nouveaux stagiaires, elles doivent avoir recruté au moins la moitié des bénéficiaires ayant terminé leur stage au cours des trois années précédentes. À défaut, elles devront attendre une année avant de pouvoir déposer une nouvelle demande.  

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Il veut construire un géant américain de l’IA . Le Tunisien Anis Bennaceur raconte

03. August 2026 um 12:09

Créer une startup technologique demande plus qu’une bonne idée. Aux États-Unis, il faut comprendre un marché, trouver les bons talents, convaincre des investisseurs et surtout réussir à construire un produit qui répond à un vrai besoin. C’est le chemin choisi par Anis Bennaceur. Depuis New York, l’entrepreneur tunisien développe Attention, une startup spécialisée dans l’intelligence artificielle appliquée aux équipes commerciales.

Fondée en 2022, l’entreprise travaille sur une problématique simple, c’est de permettre aux commerciaux de consacrer davantage de temps à leurs clients et moins de temps aux tâches administratives. “Notre mission est de maximiser les ventes pour les équipes commerciales”, précise Anis Bennaceur.

Mais avant Attention, il y a eu une première expérience entrepreneuriale qui a largement contribué à construire sa vision.

Source: Leconomistemaghrebin.

Une première aventure pour apprendre à construire un produit

Le parcours d’Anis Bennaceur commence par une formation à HEC Paris puis ESCP Business School. Il débute ensuite sa carrière dans la finance, en banque d’investissement puis en banque privée et private equity. En 2013, il rejoint Tinder à un moment où l’application américaine cherche encore à accélérer son développement en France. Cette expérience lui permet de découvrir de l’intérieur le fonctionnement d’une startup technologique en forte croissance. “J’ai vu comment les Américains construisent des entreprises, avec une vitesse et une ambition différentes”, raconte-t-il. Après cette expérience, il décide de créer sa première entreprise. En 2015, il lance Mixer, une plateforme de networking professionnel destinée aux industries créatives. Pendant 6 ans, il travaille sur le développement du produit, l’acquisition d’utilisateurs et la construction d’une activité commerciale. Pour lui, cette première startup a été une véritable école. “Ma première boîte était comme une première voiture. On fait quelques accidents, quelques erreurs, mais c’est comme cela qu’on apprend “, souligne-t-il. Cette période lui apprend notamment l’importance de l’itération, c’est-à-dire la capacité à améliorer continuellement un produit en fonction des retours du marché. Il découvre également une notion essentielle dans l’univers des startups; le” product-market fit”, soit la capacité d’un produit à trouver sa place auprès de ses utilisateurs.

Transformer un problème vécu en opportunité grâce à l’IA

C’est justement en développant Mixer qu’Anis Bennaceur identifie un problème qui touche de nombreuses entreprises. En travaillant avec son équipe commerciale, il constate que les vendeurs consacrent une grande partie de leur temps à des tâches qui ne sont pas directement liées à la vente. “Le plus gros problème, c’est que les commerciaux passent environ 70% de leur temps à faire des tâches administratives plutôt qu’à parler aux clients “, déclare-t-il. Mise à jour des CRM, saisie des informations après un rendez-vous, suivi des échanges… autant d’actions nécessaires mais chronophages. L’arrivée des premiers grands modèles d’IA, notamment GPT-3 en 2020, lui fait comprendre qu’une transformation profonde devient possible. En 2022, il lance Attention avec son associé Matthias Wickenburg. Un partenariat particulier puisque les deux entrepreneurs étaient auparavant concurrents dans leurs précédentes activités. La startup développe alors une solution capable d’automatiser certaines tâches commerciales. Après une conversation avec un client, Attention peut analyser les informations échangées et mettre automatiquement à jour les outils utilisés par les équipes. Cette première réponse à un besoin concret permet à la startup de trouver son marché.

NY comme point de départ

Pour Anis Bennaceur, choisir les États-Unis était une décision stratégique. Son expérience chez Tinder lui a montré la capacité de l’écosystème américain à faire grandir rapidement des entreprises technologiques. ” Si je voulais avoir une ambition mondiale, il fallait que je parte aux États-Unis “, affirme-t-il. Il choisit New York plutôt que San Francisco. La ville représente pour lui un compromis entre proximité avec l’Europe et accès à un marché économique majeur. New York concentre de nombreuses grandes entreprises, des investisseurs, des banques et des talents issus des meilleures universités américaines. Mais au-delà du choix géographique, l’entrepreneur insiste sur l’importance de la concentration stratégique.  Attention reste aujourd’hui très focalisée sur le marché américain. L’objectif n’est pas d’ouvrir rapidement plusieurs marchés, mais de construire une position forte avant de s’étendre. “Il est important d’avoir un focus au départ et de complètement gagner son marché avant d’aller chercher les autres”, explique-t-il. A dire vrai, cette stratégie repose sur ce qu’il appelle les effets de réseau. Plus une entreprise devient reconnue sur un marché précis, plus il devient facile d’accélérer ensuite. Attention a d’abord cherché à devenir un acteur majeur à New York avant de partir à la conquête d’autres villes américaines.” Nous avons voulu être le plus gros poisson dans un environnement plus petit avant d’aller chercher le reste des États-Unis”, raconte-t-il. Aujourd’hui, la startup continue de renforcer sa présence aux États-Unis avant d’envisager une expansion internationale.”À partir du moment où nous serons un géant américain, nous pourrons travailler avec le reste du monde”, souligne-t-il.

Trois principes, attention

Après plusieurs années dans l’entrepreneuriat, Anis Bennaceur retient 3 grands enseignements. Le premier concerne la capacité à penser différemment.  Il parle de “vérités contraires”, ces idées qui ne sont pas forcément acceptées par la majorité mais qui peuvent créer de nouvelles opportunités. Pour lui, un entrepreneur doit chercher ce que les autres ne voient pas encore. Le deuxième enseignement concerne le recrutement. Chez Attention, le choix n’a pas été de chercher uniquement les profils les plus expérimentés. L’entreprise privilégie des personnes capables d’apprendre rapidement et d’évoluer fortement. “Nous cherchons des personnes avec trois à cinq ans d’expérience qui peuvent devenir meilleures que quelqu’un avec quinze ans d’expérience”, dit-t-il.

Aujourd’hui, l’âge moyen dans l’entreprise est de 28 ans. Le troisième principe repose sur la recherche de l’excellence. L’entrepreneur affirme préférer investir dans les meilleurs profils plutôt que chercher uniquement à réduire les coûts.Et d’ajouter: “Je préfère payer au-dessus du marché pour les meilleurs talents”.Sur ce, cette culture passe également par une forte présence au bureau et une volonté de construire une équipe très engagée.

Les premières personnes qui ont cru au projet

Comme beaucoup d’entrepreneurs, Anis Bennaceur insiste sur le rôle de ceux qui font confiance au début d’une aventure. Il cite notamment ses premiers investisseurs, dont un fonds français qui lui a proposé un investissement avant même la création officielle d’Attention. Il évoque également les premiers clients qui ont accepté de travailler avec une jeune startup.  Mais il cite surtout le soutien de ses parents. “Ils m’ont toujours soutenu psychologiquement et mentalement”, confesse-t-il. Une confiance importante après plus de 10 ans passés dans l’entrepreneuriat.

 

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Oman facilite l’accès touristique, une nouvelle porte pour les Tunisiens?

03. August 2026 um 11:48

Un séjour de deux semaines sans frais de visa, c’est beau, non? C’est la nouvelle facilité annoncée par Oman pour attirer davantage de visiteurs. La Police royale d’Oman a introduit un nouveau visa touristique gratuit valable jusqu’à 14 jours pour certaines nationalités. Selon oman observer, une décision qui pourrait intéresser les voyageurs tunisiens, alors que les échanges entre les deux pays restent encore en dessous de leur potentiel.

Cette mesure intervient dans un contexte où le Sultanat cherche à accélérer l’ouverture de son marché touristique. Contrairement à certains pays du Golfe qui ont misé massivement sur le tourisme de masse, Oman veut construire une image différente, celle d’une destination culturelle, naturelle et authentique.

Avec ses montagnes, ses déserts, ses villages traditionnels et son littoral, le pays veut attirer une nouvelle clientèle internationale. Le tourisme est d’ailleurs identifié comme un secteur stratégique dans le cadre d’Oman Vision 2040, un programme visant à réduire la dépendance de l’économie aux hydrocarbures.

Une destination encore peu connue des Tunisiens

Pour les voyageurs tunisiens, Oman reste une destination encore peu explorée. Les séjours dans le Sultanat sont loin d’avoir le même volume que les voyages vers la Turquie, l’Égypte ou certains pays européens. La nouvelle facilité de visa pourrait toutefois changer progressivement cette situation en simplifiant les démarches pour certains voyageurs éligibles. Elle peut également encourager les agences de voyages à proposer davantage de circuits vers cette destination. Le coût reste néanmoins un élément important dans la décision de voyage. Depuis Tunis, un billet aller-retour vers Mascate varie généralement selon la saison, la compagnie aérienne et les escales. Il faut compter en moyenne autour de 1 500 à 2 500 dinars tunisiens pour un billet, avec des tarifs pouvant évoluer pendant les périodes de forte demande. À cela s’ajoutent les frais liés à l’hébergement, aux déplacements sur place et aux activités touristiques. Oman reste donc une destination qui demande un budget plus élevé que certaines destinations proches, mais elle offre une expérience différente, davantage orientée vers la découverte culturelle et naturelle. Derrière cette évolution administrative se pose aussi la question du rapprochement entre la Tunisie et Oman. En fait, les deux pays entretiennent des relations diplomatiques depuis plusieurs décennies, mais les échanges restent encore à développer. Une meilleure circulation des voyageurs peut contribuer à renforcer les liens entre les deux marchés, aussi bien sur le plan touristique qu’économique. Pour les entreprises tunisiennes, Oman représente un marché du Golfe encore peu exploité. Pour les acteurs du tourisme, cette nouvelle facilité constitue une opportunité de diversifier les offres proposées aux voyageurs tunisiens.

Le visa ne suffit pas à créer une nouvelle destination touristique, mais il peut être un premier pas. Reste maintenant à voir si les professionnels tunisiens sauront transformer cette ouverture en nouvelles opportunités.

 

 

 

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Tunisie: votre projet est validé? Il reste une étape pour toucher votre subvention. Détails

03. August 2026 um 09:00

Pour certains porteurs de projets agricoles, le financement est déjà accordé. Pourtant, les fonds ne sont pas encore sur leur compte. En cause, une dernière étape souvent méconnue. Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche appelle les bénéficiaires des subventions d’investissement à se rapprocher de la Banque nationale agricole (BNA) ou de la Banque tunisienne de solidarité (BTS) afin de finaliser les procédures de paiement.

Cette précision intervient alors que plusieurs projets ont déjà franchi toutes les étapes d’approbation. Une fois l’ordre de paiement émis par le ministère, ce sont les deux banques publiques qui prennent le relais pour verser les aides, selon les propos relayées par l’agence TAP. Sans cette démarche, les bénéficiaires risquent de retarder le déblocage de leurs subventions.

Le rappel du ministère fait suite à une question écrite du député Taher Ben Mansour sur le fonctionnement des incitations financières accordées dans le cadre de la loi sur l’investissement, souligne ladite source. L’occasion pour le département de lever le voile sur un circuit souvent perçu comme complexe.

En réalité, le parcours commence bien avant le paiement. Les dossiers sont d’abord instruits par les Commissariats régionaux au développement agricole ou par l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA). Ils passent ensuite devant la commission chargée d’accorder les avantages. Une fois le feu vert obtenu, le ministère des Finances met les crédits à disposition, tandis que la BNA ou la BTS assurent le versement effectif des montants.

Le soutien public n’est d’ailleurs pas versé en une seule fois. Une première partie est débloquée lorsque le projet atteint un niveau d’avancement défini par la réglementation. Le reste est accordé lorsque l’investissement entre réellement en activité. Ce mécanisme a été conçu pour accompagner les promoteurs tout au long de la réalisation de leurs projets.

En 2026, l’État a consacré 100 millions de dinars aux subventions d’investissement agricole. L’essentiel de cette enveloppe est destiné à la production agricole, tandis que le reste finance les projets liés à la pêche, à l’aquaculture et à la gestion des ressources en eau.

Au-delà d’un simple rappel administratif, le message est clair : pour les promoteurs dont les dossiers sont déjà validés, le déblocage des aides dépend désormais d’une dernière démarche auprès de leur banque.

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