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Empfangen — 21. September 2026 ⏭ Französischsprachig

Énergie nucléaire, santé, eau : la Tunisie fixe ses priorités avec l’AIEA

21. September 2026 um 19:45

La Tunisie vient de fixer les priorités de sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour les quatre prochaines années. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Monder Belaïd, a signé le 17 septembre 2026 à Vienne, avec le directeur général adjoint de l’AIEA chargé de la coopération technique, Hua Liu, le Cadre national de coopération Tunisie-AIEA pour la période 2026-2030.

La signature est intervenue en marge de la 70e session de la Conférence générale de l’AIEA, qui s’est tenue du 14 au 18 septembre à Vienne. En tant que président de la Commission nationale de l’énergie atomique, le ministre a réaffirmé l’engagement de la Tunisie en faveur des usages pacifiques, sûrs et responsables des technologies nucléaires.

Sept secteurs prioritaires

Le nouveau cadre doit servir de feuille de route à la coopération scientifique et technique entre la Tunisie et l’AIEA. Il prévoit sept domaines prioritaires, couvrant notamment la sécurité nucléaire et radiologique, la santé et la nutrition, l’agriculture, l’eau et l’environnement, ainsi que les applications industrielles et les technologies de rayonnement.

Le volet énergétique occupe également une place importante, avec la planification énergétique et l’énergie nucléaire parmi les priorités retenues. Ce point intervient dans un contexte où la Tunisie cherche à diversifier son mix énergétique et à renforcer ses capacités scientifiques et techniques.

L’intérêt pour les applications nucléaires ne se limite en effet pas à la production d’électricité. L’AIEA souligne que ses programmes de coopération technique avec les États membres portent notamment sur la santé, l’agriculture, l’alimentation, la gestion de l’eau et de l’environnement, les applications industrielles et le développement des compétences.

Pour la Tunisie, le domaine de la santé constitue notamment un enjeu important. Le pays avait déjà engagé des démarches avec l’AIEA concernant l’amélioration de l’accès aux traitements de radiothérapie dans le cadre de l’initiative « Rays of Hope ». Les technologies nucléaires sont également utilisées dans la recherche, le diagnostic médical, l’agriculture et l’étude des ressources hydriques.

La question de l’eau est particulièrement stratégique pour la Tunisie. L’AIEA relève elle-même les contraintes liées à la rareté des ressources hydriques tunisiennes et l’utilisation des techniques nucléaires, notamment isotopiques, pour la gestion et l’étude des ressources en eau.

Une coopération qui dépasse la seule question de l’énergie

La signature du programme 2026-2030 ne signifie donc pas que la Tunisie s’engage automatiquement dans la construction d’une centrale nucléaire. Elle établit avant tout un cadre de coopération scientifique et technique permettant de mobiliser l’expertise de l’AIEA dans plusieurs secteurs.

La question nucléaire demeure néanmoins présente dans les réflexions tunisiennes sur le long terme. Lors d’une précédente session de la Conférence générale, la Tunisie avait indiqué étudier les possibilités d’intégrer l’énergie nucléaire dans son mix énergétique, notamment à travers les petits réacteurs modulaires (SMR), en raison notamment de ses besoins énergétiques et de ses contraintes en matière d’eau. Elle avait également proposé un projet dans le cycle de coopération technique 2026-2027 consacré à l’évaluation de l’utilisation de l’énergie nucléaire pour la production d’électricité.

Lire aussi : Tunisie–AIEA : L’énergie nucléaire entre dans les priorités du programme 2026-2030

Le nouveau cadre 2026-2030 donne ainsi une dimension plus structurée à la coopération entre Tunis et l’AIEA. Il doit permettre de renforcer les compétences nationales, d’accéder à l’expertise internationale et de développer des applications concrètes des sciences nucléaires dans des secteurs directement liés aux priorités de développement du pays.

La Tunisie est membre de l’AIEA depuis 1957 et dispose depuis plusieurs décennies d’un cadre de coopération technique avec l’agence. Elle est notamment partie à plusieurs instruments internationaux relatifs à la sûreté et à la sécurité nucléaires.

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Tunisie-Chine : L’ambassadeur Wan Li annonce une accélération de la coopération

21. September 2026 um 19:12

Les relations entre la Tunisie et la Chine connaissent une nouvelle dynamique depuis la visite d’État effectuée par le président Kaïs Saïed à Pékin en mai 2024. Dans un entretien accordé au quotidien « Al Chourouk », l’ambassadeur de Chine en Tunisie, Wan Li, souligne que cette visite a marqué, selon lui, une nouvelle étape dans les relations bilatérales, caractérisée par une accélération de la coopération dans plusieurs domaines.

Le diplomate relève notamment un intérêt croissant des entreprises chinoises pour l’investissement en Tunisie, qu’il présente comme un pays bénéficiant d’un positionnement géographique stratégique entre l’Afrique, l’Europe et l’Asie. Cette évolution intervient alors que Tunis cherche à diversifier ses partenariats économiques et à attirer davantage d’investissements industriels et technologiques.

La visite de Kaïs Saïed à Pékin avait effectivement débouché sur l’établissement d’un partenariat stratégique entre les deux pays. Plusieurs accords avaient alors été signés, portant notamment sur la coopération économique et technique, la création d’un groupe de travail consacré à l’investissement, le développement vert et à faibles émissions de carbone ainsi que la coopération dans les médias.

Des investissements chinois qui se concrétisent

La dynamique ne se limite plus aux déclarations d’intention. Plusieurs projets illustrent l’élargissement de la présence chinoise en Tunisie. Dans l’industrie, Taikang Electronics a officiellement engagé son implantation à Novation City. Un accord d’acquisition de terrain a été signé en mai 2026, faisant entrer le projet dans sa phase opérationnelle. La Tunisia Investment Authority présente cette implantation comme un investissement susceptible de contribuer à la création d’emplois, au transfert de compétences et à l’intégration de la Tunisie dans les chaînes de valeur industrielles internationales.

Dans le secteur des composants automobiles, le groupe chinois Kunshan Chemitec Automotive Components étudie actuellement la création d’une unité industrielle en Tunisie. L’investissement initial envisagé dépasserait 3 millions d’euros et pourrait générer entre 30 et 50 emplois directs au démarrage.

Le secteur automobile pourrait également connaître une nouvelle évolution avec l’intérêt exprimé par BYD pour de nouvelles opportunités d’investissement en Tunisie. Les discussions portent notamment sur les véhicules électriques et hybrides, les infrastructures électriques et le transfert de technologies liées à l’énergie.

Cette orientation rejoint les secteurs identifiés par l’ambassadeur chinois comme présentant un potentiel important pour les prochaines années : énergies renouvelables, industrie manufacturière, infrastructures, technologies, santé et chaîne de valeur minière. Dans un entretien accordé à « La Presse », Wan Li avait notamment évoqué l’intérêt d’entreprises chinoises pour le marché tunisien et la nécessité de développer davantage la valeur ajoutée produite localement.

Des infrastructures aux technologies et à la santé

La coopération sino-tunisienne repose également sur plusieurs projets structurants déjà réalisés ou en cours. La Chine a notamment contribué au financement et à la réalisation du Centre culturel et sportif de Ben Arous, de l’Académie diplomatique internationale et de l’hôpital universitaire de Sfax. D’autres projets ont été évoqués, notamment la rénovation d’infrastructures sportives, l’extension de l’aéroport Tunis-Carthage, le transport ferroviaire, les bus électriques et de nouveaux projets dans le secteur de la santé.

Le projet du pont de Bizerte constitue également un exemple particulier de coopération internationale impliquant une entreprise chinoise. Son financement repose notamment sur la Banque européenne d’investissement et la Banque africaine de développement, tandis que les travaux sont réalisés par une entreprise chinoise avec des équipements et un savoir-faire chinois.

Lire aussi : Taiking Electronics choisit la Tunisie pour sa première usine hors Chine

Dans le domaine sanitaire, le futur centre d’oncologie de l’hôpital universitaire de Gabès fait également partie des projets associés au renforcement de cette coopération. Selon les déclarations de l’ambassadeur chinois, une délégation d’entreprises chinoises a effectué une mission sur le terrain dans le cadre de ce projet.

La coopération s’étend par ailleurs aux technologies. En juillet 2026, l’ambassadeur Wan Li a participé à la cérémonie d’achèvement du Centre tunisien de calcul haute performance, financé par un don chinois.

Pékin cherche aussi à renforcer les échanges commerciaux

L’investissement constitue désormais l’un des volets d’une relation économique plus large. En juin 2026, le Centre de promotion des exportations tunisien a signé un mémorandum d’entente avec le Conseil chinois pour la promotion du commerce international de la province du Hunan. L’objectif affiché est notamment de renforcer les échanges, d’organiser des missions économiques et de faciliter l’accès des entreprises tunisiennes au marché chinois.

Cette coopération intervient alors que Pékin a annoncé une politique d’exonération des droits de douane pour les importations provenant de plusieurs pays africains, dont la Tunisie, ouvrant potentiellement de nouvelles possibilités pour les exportateurs tunisiens.

Parallèlement, Tunis cherche à mobiliser davantage de financements chinois. En juillet 2026, des discussions ont été engagées avec le Fonds de développement Chine-Afrique, le CADFund, afin de renforcer les investissements des entreprises chinoises en Tunisie et d’examiner des mécanismes de soutien financier et technique, notamment au profit des PME.

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Plan Mattei : A Monastir, l’Italie cible désormais l’eau industrielle du textile

21. September 2026 um 18:43

Le Plan Mattei pour l’Afrique s’étend à un secteur stratégique de l’industrie tunisienne : le traitement et la réutilisation des eaux industrielles. À Monastir, l’Office national de l’assainissement (ONAS) prépare un projet de station d’épuration dédiée aux eaux industrielles à dominante textile, dans le cadre du Pôle épuratoire de Monastir Nord.

Le projet, financé par la facilité RPFF du Plan Mattei, gérée par la Banque africaine de développement (BAD), vise notamment à étudier la possibilité de réutiliser l’eau traitée dans les processus industriels. Une orientation qui met en relation les enjeux de stress hydrique, de compétitivité industrielle et de coopération économique tuniso-italienne.

Le projet P-TN-EBA-002 ne constitue pas une annonce lancée le 21 septembre. La Banque africaine de développement avait publié, le 21 août 2026, un avis à manifestation d’intérêt portant sur l’assistance technique nécessaire à la construction de la station d’épuration industrielle à dominante textile du Pôle épuratoire de Monastir Nord. La publication italienne apporte toutefois un éclairage sur les enjeux industriels et les perspectives de participation des entreprises italiennes.

Une station industrielle, au-delà de la simple épuration

La première phase du marché concerne les prestations de conseil et d’accompagnement, et non encore la construction de la station. L’ONAS recherche un consultant ou un groupement de consultants pour intervenir dans la préparation des marchés de travaux, la maîtrise d’œuvre, la supervision ainsi que la planification et la coordination du projet. La durée indicative du contrat est de 60 mois. Les manifestations d’intérêt doivent être déposées au plus tard le 24 septembre 2026 à 11h00, heure tunisienne, avec une présélection pouvant retenir jusqu’à six candidats.

Lire aussi : Textile : 9 milliards de dinars d’exportations et 146.000 emplois en 2025

L’étude de faisabilité du projet doit notamment examiner les possibilités de récupération et de réutilisation des eaux industrielles traitées. Cette orientation prend une importance particulière dans une région confrontée à la pression sur les ressources hydriques, tout en accueillant une activité textile fortement intégrée aux chaînes de production et d’exportation. La future infrastructure s’inscrit ainsi dans une approche combinant réduction de la pollution, gestion de l’eau et soutien aux activités industrielles.

Le Plan Mattei comme levier pour la filière italienne

Au-delà de ses objectifs environnementaux, le projet de Monastir Nord illustre une dimension économique de la coopération financée par le Plan Mattei. Le mécanisme RPFF, administré par le Groupe de la BAD, soutient l’assistance technique liée à cette infrastructure. La publication d’Agenzia Nova souligne notamment les opportunités que le projet pourrait offrir aux sociétés italiennes d’ingénierie, de traitement de l’eau et de technologies environnementales.

L’intérêt pour ces entreprises ne signifie toutefois pas qu’un marché leur a déjà été attribué. La procédure est internationale et porte, à ce stade, sur la sélection des prestataires chargés d’accompagner la préparation et la réalisation du projet. La participation éventuelle d’entreprises italiennes doit donc être distinguée d’une attribution effective de contrats de construction ou d’équipement.

Pour la Tunisie, l’enjeu dépasse la création d’une nouvelle station d’épuration. La mise en place d’une filière de traitement adaptée aux eaux industrielles textiles et l’étude de leur réutilisation pourraient contribuer à une meilleure maîtrise des ressources hydriques et à l’évolution des pratiques environnementales du secteur. Les résultats dépendront notamment des solutions techniques retenues, des conditions de réutilisation et de la mise en œuvre effective des infrastructures prévues.

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Transport des carburants : Les entreprises annoncent la poursuite de leur activité les 23 et 24 septembre

21. September 2026 um 18:34

Les entreprises de transport des hydrocarbures affirment qu’elles maintiendront leur activité les 23 et 24 septembre, malgré le mouvement de grève annoncé dans le secteur. Dans un communiqué, la Chambre nationale du transport des matières dangereuses et la Fédération nationale du transport, relevant de l’UTICA, assurent vouloir garantir l’approvisionnement des stations-service et limiter les perturbations pour les citoyens et l’économie.

La Chambre nationale du transport des matières dangereuses affirme que les entreprises du secteur respectent les obligations légales en matière de couverture sociale, de déclaration des travailleurs et de sécurité professionnelle. Concernant les retards de paiement des cotisations à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), elle précise que les difficultés financières ont concerné deux entreprises, dont les situations auraient depuis été régularisées.

Des divergences sur la couverture sociale et les accords salariaux

L’organisation patronale estime que ces problèmes ne justifient pas un mouvement susceptible de perturber l’approvisionnement du marché et les déplacements des citoyens.

Le communiqué revient également sur le procès-verbal du 2 mai 2019, dont les représentants des entreprises contestent la remise en application. Selon eux, cet accord aurait été annulé depuis plusieurs années et dépassé par les accords généraux portant sur les augmentations salariales pour la période 2022-2024.

La Chambre affirme par ailleurs que les entreprises ont appliqué les augmentations légales prévues pour 2018-2019, celles de la période 2022-2024 ainsi que les hausses fixées par les textes présidentiels du 30 avril 2026 pour la période 2026-2028.

Une grève toujours maintenue à deux jours de son échéance

La Chambre indique que les révisions des tarifs de transport décidées par l’État dans le cadre du mécanisme d’ajustement géographique ont été intégralement affectées au financement des augmentations salariales et de la hausse des coûts des carburants. Elle estime toutefois que ces révisions restent insuffisantes pour couvrir les charges d’exploitation et les revendications du secteur.

Sur le plan juridique, l’organisation patronale affirme ne pas avoir reçu de préavis de grève conforme aux dispositions de l’article 376 et suivants du Code du travail. Elle considère ainsi que tout arrêt de travail ou blocage de la circulation des camions serait illégal.

Cette position intervient alors que l’UGTT a confirmé, le 21 septembre, le maintien de la grève prévue les 23 et 24 septembre 2026, dans l’attente d’une séance de conciliation que le ministère des Affaires sociales devrait convoquer. Le syndicat affirme que plusieurs dossiers restent en suspens, notamment l’application des engagements liés à l’accord de mai 2019.

Lire aussi : Carburants : A J-2, la grève des transporteurs reste maintenue, une conciliation attendue

À ce stade, les entreprises de distribution pétrolière, les transporteurs et les stations-service affirment être mobilisés pour assurer la continuité de l’approvisionnement durant les deux journées annoncées. La Chambre assure enfin que le dialogue social se poursuit au sein des entreprises afin de trouver des solutions aux difficultés soulevées.

L’issue du conflit dépendra des éventuelles négociations et de la séance de conciliation avant le début de la grève.

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