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Meriem Zine, de l’audit au leadership de la microfinance tunisienne

13. August 2026 um 13:15

À la tête d’Advans Tunisie, Meriem Zine incarne un parcours construit à la croisée de la finance, de l’investissement et du management. Nommée directrice générale d’Advans Tunisie en 2021, elle est devenue la première femme à diriger l’institution de microfinance. 

Son parcours professionnel s’est construit sur plus de 18 ans d’expérience. Après quatre années passées dans l’audit chez Ernst & Young, elle rejoint le secteur du Private Equity, avant d’intégrer GAT Assurances en 2010. Elle y gravit plusieurs échelons, jusqu’à devenir directrice générale de GAT Vie. Elle poursuit ensuite son parcours dans l’écosystème entrepreneurial tunisien en prenant la direction des investissements du Fonds Anava au sein de Smart Capital.

À Advans, son rôle dépasse la seule gestion d’une institution financière. L’enjeu est aussi de faciliter l’accès au financement pour les micro-entrepreneurs et de contribuer à l’inclusion financière. Advans Tunisie compte aujourd’hui parmi ses priorités l’accompagnement des entrepreneurs, la finance responsable et l’autonomisation économique, notamment des femmes.

Ce parcours prend une résonance particulière en ce 13 août. En devenant la première femme à prendre les commandes d’Advans Tunisie, Meriem Zine a aussi contribué à faire évoluer l’image du leadership féminin dans un secteur longtemps associé aux parcours masculins. La Journée nationale de la femme est ainsi l’occasion de rappeler que la place des femmes dans l’économie tunisienne ne se limite plus à leur participation: elles occupent aussi les lieux où se prennent les décisions.

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Dorsaf Bejaoui Kammoun, une ingénieure à la tête de Sofrecom Tunisie

13. August 2026 um 12:36

Dorsaf Bejaoui Kammoun dirige Sofrecom Tunisie, où elle est également membre du comité exécutif du groupe. Ingénieure diplômée de l’École nationale d’ingénieurs de Tunis, elle dispose de plus de 25 ans d’expérience dans des environnements technologiques et industriels.

Son parcours ne s’est pas construit dans un seul secteur. Elle a exercé des responsabilités dans les télécommunications, l’édition logicielle, la distribution et l’industrie. Chez Alcatel-Lucent, elle a notamment dirigé des programmes liés aux solutions de gestion des réseaux et piloté le Centre de ressources partagées EMEA pour l’avant-vente. Elle a également accompagné des projets de transformation organisationnelle et opérationnelle chez Délice-Danone et Monoprix, avant de prendre des responsabilités dans la transformation RH à Tunisie Telecom. 

Elle rejoint Sofrecom en 2022 comme directrice des ressources humaines pour la Tunisie et l’Algérie, avant d’accéder à la direction générale de Sofrecom Tunisie en 2023. Elle est devenue la première femme tunisienne à occuper ce poste.

Son leadership s’inscrit aujourd’hui dans un secteur où la question de la place des femmes reste particulièrement stratégique: la technologie. Dorsaf Bejaoui souligne elle-même que 52% des talents de Sofrecom Tunisie sont des femmes et que celles-ci jouent un rôle actif dans les communautés techniques, l’innovation et la transmission des compétences.

En ce 13 août, son parcours prend donc une dimension particulière. Il rappelle que le leadership féminin tunisien ne se limite pas aux secteurs traditionnellement féminisés: il se construit aussi dans l’ingénierie, les télécoms, la transformation digitale et les métiers technologiques. Dorsaf Bejaoui en est aujourd’hui l’un des visages les plus visibles.

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Awatef Mechri, trois décennies de finance au service de l’inclusion

13. August 2026 um 12:26

Awatef Achour Mechri dirige Microcred Tunisie depuis septembre 2022. Son parcours est celui d’une professionnelle de la finance qui a consacré plus de trois décennies au secteur bancaire avant de prendre les commandes d’une institution spécialisée dans la microfinance. 

Elle a évolué dans plusieurs grandes institutions financières. Elle a notamment exercé des responsabilités à l’UBCI, ainsi qu’à Bank ABC Tunisie. Son parcours l’a conduite à gérer des portefeuilles de grandes entreprises et à occuper des fonctions liées au corporate banking, au wholesale banking et à la gestion d’institutions financières.

Lorsqu’elle rejoint le groupe El Hadayek en 2022, elle participe à une nouvelle étape de l’histoire de Microcred, devenue une société à 100% tunisienne. Sous sa direction, l’institution a engagé une transformation axée notamment sur la digitalisation, l’amélioration de l’accès au financement et l’impact social. En 2025, Microcred a ainsi réduit de huit points ses taux d’intérêt et lancé plus de 50 offres de crédit, dont certaines ciblent les jeunes diplômés et les femmes rurales porteuses de projets.

Le choix de mettre l’autonomisation économique au cœur de cette stratégie fait directement écho à la Journée nationale de la femme. En 2026, Microcred a encore renforcé cette orientation à travers un partenariat avec FACE Tunisie destiné notamment à soutenir les femmes et les jeunes artisans.

Le parcours d’Awatef Mechri montre ainsi que le leadership féminin peut aussi devenir un levier concret d’inclusion économique.

 

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Hazar Chebbi, une ascension interne jusqu’à la direction de Pluxee Tunisie

13. August 2026 um 12:06

Chez Pluxee Tunisie, Hazar Chebbi représente un visage du leadership féminin: celui d’une dirigeante qui a construit son ascension au sein même de l’entreprise. Nommée directrice générale en octobre 2025, elle dirige aujourd’hui la filiale tunisienne du groupe Pluxee.

Diplômée de l’IHEC Carthage, Hazar Chebbi s’est spécialisée au fil de sa carrière dans le marketing, les produits et l’expérience client. Avant d’accéder à la direction générale, elle occupait le poste de directrice Marketing, Produits et Expérience Client de Pluxee Tunisie. L’entreprise souligne son rôle dans le développement de nouvelles offres et dans le repositionnement de l’expérience client au cœur de la stratégie.

Son profil illustre une évolution du métier de dirigeant: aujourd’hui, la performance ne se résume plus aux résultats commerciaux. Hazar Chebbi met également en avant les questions d’inclusion, de bien-être au travail, de transmission et de diversité. 

En ce 13 août, Journée nationale de la femme tunisienne, son parcours rappelle que l’accès des femmes aux postes de décision passe aussi par la capacité des organisations à identifier, développer et promouvoir leurs talents féminins.

 

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Les exportations tunisiennes accélèrent, mais le déficit commercial se creuse

13. August 2026 um 11:24

Les exportations tunisiennes ont progressé de 9,9% au cours des sept premiers mois de 2026, atteignant 40,64 milliards de dinars, selon les dernières données de l’Institut national de la statistique (INS). Cette performance reste toutefois insuffisante pour compenser la hausse plus rapide des importations, qui ont bondi de 13,7% à 55,6 milliards de dinars.

Résultat : le déficit commercial s’est aggravé. Il atteint désormais 14,96 milliards de dinars, contre 11,90 milliards sur la même période de 2025. Le taux de couverture des importations par les exportations recule ainsi de 75,6% à 73,1%.

La progression des exportations repose notamment sur l’agroalimentaire. Le secteur affiche une croissance de 22,9%, portée en grande partie par les ventes d’huile d’olive. Celles-ci sont passées de 2,51 milliards à 3,59 milliards de dinars, soit près de 1,1 milliard de dinars supplémentaires en un an.

L’énergie affiche également une forte progression, avec des exportations en hausse de 53,3%. Cette évolution s’explique notamment par l’augmentation des ventes de produits raffinés, qui ont atteint 989 millions de dinars, contre 381,3 millions un an auparavant.

Les industries mécaniques et électriques restent également sur une trajectoire positive, avec une hausse de 10,5% des exportations. À l’inverse, deux secteurs importants pour le commerce extérieur tunisien sont en recul. Les exportations des mines, phosphates et dérivés diminuent de 11,9%, tandis que celles du textile, habillement et cuirs baissent de 3,6%.

L’Union européenne demeure de loin le premier débouché des produits tunisiens. Elle représente 70,4% des exportations sur les sept premiers mois de l’année, pour une valeur de 28,63 milliards de dinars, contre 26,12 milliards un an plus tôt.

Sur les marchés arabes, l’évolution est encore plus disparate. Les exportations vers l’Égypte explosent de 85,4%, tandis que celles vers la Libye restent quasiment stables (+0,1%). À l’inverse, les ventes reculent vers le Maroc (-23,1%) et l’Algérie (-12%).

Le problème vient surtout de la facture des importations

La progression des exportations ne suffit pas à rééquilibrer les échanges, car les importations augmentent encore plus rapidement.

Tous les grands groupes de produits importés sont en hausse. La facture énergétique progresse de 35,7%, les produits alimentaires de 23,6%, les biens d’équipement de 7,2%, les biens de consommation de 8,6% et les matières premières et demi-produits de 8,9%.

Cette dynamique pèse directement sur le déficit commercial. À elle seule, la balance énergétique affiche un déficit de 7,95 milliards de dinars, contre 6,04 milliards un an auparavant.

Hors énergie, le déficit s’établit à 7,01 milliards de dinars. La situation reste donc déficitaire même sans prendre en compte la facture énergétique, mais l’énergie demeure le principal facteur de déséquilibre.

 

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Avant les CEO, il y avait les reines : les femmes qui ont marqué l’histoire du leadership en Tunisie

13. August 2026 um 10:09

Une reine qui fonde une cité. Une mécène qui transforme sa fortune en œuvre sociale. Une militante qui organise les femmes dans le mouvement national. Une médecin qui ouvre aux Tunisiennes un champ encore presque exclusivement masculin. Une parlementaire qui entre dans l’un des premiers espaces politiques réservés aux hommes. L’histoire tunisienne compte plusieurs femmes dont le rôle ne se résume pas à avoir été « les premières ». Elles ont déplacé les limites de ce qu’une femme pouvait faire à leur époque.

Le 13 août, Fête nationale de la femme tunisienne, offre précisément l’occasion de revenir sur ces trajectoires. Non pour dresser un panthéon de figures féminines, mais pour mesurer, à travers ce qu’elles ont construit ou changé, la profondeur d’une histoire du leadership féminin qui précède largement l’entreprise moderne.

Alors, qui fut la première femme leader de l’histoire tunisienne ? La question n’a pas de réponse unique. Tout dépend de ce que l’on entend par leadership et de la période considérée. Mais plusieurs femmes ont laissé une empreinte suffisamment forte pour que leur influence dépasse leur époque.

La première figure à laquelle on pense est Elyssa, connue sous le nom de Didon. Son histoire est indissociable de celle de Carthage, même si son existence et le récit de sa fondation appartiennent à une tradition mêlant sources antiques, histoire et légende.

Dans les récits transmis par les auteurs antiques, cette princesse de Tyr quitte la Phénicie et arrive en Afrique du Nord avec ses compagnons. Elle fonde Carthage et en devient la reine.  Ce qui a traversé les siècles n’est pas seulement le nom d’une reine. C’est celui d’une fondatrice. Une femme placée au centre d’un récit de migration, de négociation et de création d’une nouvelle cité.

Plus de deux millénaires plus tard, une autre femme laisse une empreinte d’une nature très différente.

Aziza Othmana, princesse de la dynastie mouradite au XVIIe siècle, est restée dans la mémoire tunisienne pour l’importance de son action sociale. Elle consacre une partie de son patrimoine à des œuvres d’aide et à des institutions destinées notamment aux personnes vulnérables. Le CREDIF documente son action et les biens qu’elle a consacrés à ces œuvres. Son nom n’est surtout pas resté uniquement dans les livres d’histoire. Il est encore associé à l’un des établissements hospitaliers les plus connus de Tunis. Son parcours rappelle une autre dimension du leadership : la capacité à transformer un patrimoine privé en impact collectif.

Dans le vocabulaire d’aujourd’hui, on parlerait volontiers d’investissement à impact ou de philanthropie. Ces termes n’existaient évidemment pas à son époque. Mais l’idée est là : les ressources dont elle disposait ont été utilisées pour produire un effet durable sur la société.

Au XXe siècle, le combat change de terrain.

Bchira Ben Mrad comprend que la participation des femmes à la vie publique ne peut pas rester marginale. En 1936, elle fonde l’Union musulmane des femmes de Tunisie, première organisation féminine tunisienne de cette nature, et cherche à donner aux femmes un rôle actif dans le mouvement national. 

Son action ne se limite pas à créer une association. Elle mobilise des femmes autour d’actions concrètes et participe à l’effort nationaliste, notamment à travers des campagnes de collecte de fonds. Ce qui mérite d’être retenu, près de neuf décennies plus tard, est moins le titre de « pionnière » que la méthode : organiser, fédérer et donner à un groupe jusqu’alors peu visible un espace pour agir. Le leadership prend ici une dimension collective. Il ne s’agit plus seulement d’exercer un pouvoir, mais de créer les conditions pour que d’autres femmes puissent en exercer un à leur tour.

Avec Radhia Haddad, le leadership féminin entre plus directement dans les institutions.

Engagée dans le mouvement national, elle participe à la création de l’Union nationale des femmes de Tunisie après l’indépendance. En 1959, elle devient députée de Tunis et compte parmi les premières femmes parlementaires en Afrique et dans le monde arabe. Elle préside également l’UNFT.  Son parcours intervient dans une période où la Tunisie redéfinit profondément le statut juridique et social des femmes. Le Code du statut personnel de 1956 marque notamment une rupture majeure dans le droit tunisien de la famille. Radhia Haddad incarne alors une étape supplémentaire : la femme n’est plus seulement mobilisée dans la société civile ; elle entre dans l’espace où se fabriquent les décisions publiques.

Puis vient Tawhida Ben Cheikh.

En 1928, elle devient la première bachelière musulmane de Tunisie. En 1936, elle obtient son diplôme de médecine à Paris et devient la première femme médecin de Tunisie et l’une des premières femmes médecins du monde arabe et du Maghreb. Elle aurait pu se contenter d’une réussite individuelle. Elle fait l’inverse.

De retour en Tunisie, elle ouvre son cabinet, se spécialise en gynécologie et prend progressivement des responsabilités hospitalières. Elle contribue ensuite au développement du planning familial et milite en faveur de l’accès à la contraception et à l’avortement. Elle dirige notamment des services de maternité à Charles-Nicolle et à l’hôpital Aziza-Othmana. Son influence dépasse donc largement le fait d’avoir été « la première femme médecin ». Elle a contribué à changer la manière dont la médecine prenait en charge les femmes et dont les femmes pouvaient décider de leur santé reproductive.

C’est précisément ce qui transforme une réussite personnelle en leadership : l’effet produit au-delà de soi.

2026 

Cette histoire ne s’arrête évidemment pas avec les pionnières du XXe siècle.

En 2026, les Tunisiennes sont présentes dans des univers professionnels qui auraient été difficilement imaginables quelques générations auparavant. Elles sont CEO, dirigeantes, ingénieures, médecins, chercheuses, pilotes, entrepreneures, responsables d’équipes, cadres dans l’industrie et la finance, spécialistes de la technologie et fondatrices de startups. Elles travaillent aussi dans des métiers physiquement exigeants et naturellement très masculins. Elles sont présentes dans les ateliers, les usines, les laboratoires, les chantiers, les exploitations agricoles et les secteurs techniques.

Cette diversité compte. Elle se mesure aussi dans l’emploi créé, les entreprises développées, les compétences transmises, les produits conçus, les marchés conquis et les innovations mises sur le marché.

Le programme Femmes Entrepreneures de Tunisie (FET), créé par Managers en 2015, en donne chaque année une illustration concrète. Le concours a précisément été créé pour valoriser et accompagner les femmes entrepreneures à travers le pays et favoriser leur accès aux marchés tunisien et africain. 

De Didon aux entrepreneures de 2026

Il serait tentant de chercher une continuité parfaite entre Didon et les CEO tunisiennes de 2026. Elle n’existe pas.

Les sociétés, les droits, les économies et les rapports de pouvoir ont profondément changé.

Mais il existe une continuité plus intéressante : celle des femmes qui repoussent le périmètre de ce qu’elles peuvent faire.

Fondatrice de Carthage dans un récit antique, mécène dans la Tunisie ottomane, militante pendant le mouvement national, parlementaire après l’indépendance, médecin et pionnière de la santé reproductive, puis entrepreneure, ingénieure, dirigeante ou scientifique aujourd’hui : les formes du leadership ont changé, mais l’enjeu reste celui de l’accès à la décision et de la capacité à produire du changement.

Le 13 août peut donc être l’occasion de regarder le leadership féminin tunisien autrement.

Pas comme une faveur accordée aux femmes.
Pas comme une simple question de représentation.
Et encore moins comme une célébration annuelle sans lendemain.

Comme une histoire de valeur créée.

Car c’est probablement là que se trouve le meilleur trait d’union entre les pionnières d’hier et les entrepreneures d’aujourd’hui : elles ne se sont pas contentées d’occuper une place. Elles ont changé ce qu’il était possible d’y faire.

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Télépéage: Tunisie Autoroutes offre le badge sans frais ce 13 août

13. August 2026 um 08:28

À l’occasion de la Journée nationale de la femme, célébrée aujourd’hui 13 août, Tunisie Autoroutes lance une offre spéciale sur son service de télépéage. Les usagers peuvent obtenir la carte électronique de télépéage sans payer les frais liés au badge, à condition de régler uniquement les frais de recharge, à partir de 30 dinars.

L’offre est valable uniquement le 13 août et est accessible dans l’ensemble des points de vente présents sur le réseau autoroutier tunisien.

Le principe du télépéage est simple: le dispositif permet de franchir les stations de péage plus rapidement, sans avoir à s’arrêter pour effectuer le paiement à chaque passage. Pour les automobilistes qui empruntent régulièrement les autoroutes, cela peut notamment réduire le temps passé dans les files d’attente et rendre les déplacements plus fluides.

Selon Tunisie Autoroutes, l’avantage proposé dans le cadre de cette opération porte donc sur le non-paiement du coût du badge, tandis que l’usager doit effectuer une recharge d’un montant minimum de 30 dinars.

 

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Contentieux douanier : ASSAD reçoit une proposition de règlement à 16,034 millions de dinars

12. August 2026 um 14:42

L’Accumulateur Tunisien ASSAD pourrait mettre fin à un lourd contentieux douanier avec une transaction de 16,034 millions de dinars, très loin des 234 millions de dinars d’amende prononcés en première instance par le Tribunal de Ben Arous. L’information a été communiquée par la société dans un avis publié au Conseil du Marché Financier (CMF).

La proposition de règlement à l’amiable, datée du 31 juillet 2026, prévoit déjà le versement d’une première tranche de 1,603 million de dinars. ASSAD indique avoir procédé au règlement de cette échéance.

Le montant restant serait ensuite payé sur cinq ans, selon un échéancier trimestriel de 759 545 dinars. Cette proposition ne constitue toutefois pas encore une transaction définitive. Elle ne deviendra opposable qu’après l’établissement de l’acte de transaction. D’ici là, plusieurs formalités restent nécessaires, notamment la souscription par ASSAD, auprès du Receveur des Douanes compétent, d’un engagement de paiement aux échéances prévues.

Autre point important : l’accord envisagé concerne uniquement le volet douanier du contentieux engagé en juillet 2024. Il ne règle donc pas d’éventuels autres aspects de l’affaire.

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Agriculture: les investissements privés repartent à la hausse en Tunisie

12. August 2026 um 12:29

L’investissement privé dans l’agriculture et la pêche affiche une progression en valeur au premier semestre 2026. Selon les données de l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri), 5.126 opérations d’investissement ont été déclarées à fin juin 2026, pour un montant total de 647,351 millions de dinars, soit une hausse de 7% en nombre et de 10% en valeur sur un an.

La dynamique est toutefois différente entre les projets déclarés et ceux effectivement approuvés. À fin juin, 3.314 opérations ont obtenu l’approbation, en léger recul de 1% par rapport à la même période de 2025. En revanche, leur valeur a progressé de 10%, atteignant 248,952 millions de dinars. Autrement dit, le nombre de projets ne progresse pas, mais les investissements validés sont en moyenne plus importants.

Autre indicateur à retenir: les subventions accordées aux projets ont atteint 66,005 millions de dinars, en hausse de 16% sur un an. Cette progression montre un recours accru aux mécanismes publics d’appui à l’investissement agricole. Le financement bancaire progresse également. Les crédits fonciers approuvés se sont établis à 3,651 millions de dinars, contre 3,319 millions un an plus tôt, soit une hausse de 10%. Ces financements concernent une superficie totale de 203 hectares, contre 197 hectares à fin juin 2025.

Du côté des sources de financement des investissements approuvés, l’autofinancement demeure la principale composante. Il s’est élevé à 103,418 millions de dinars à fin juin 2026, en hausse de 3% sur un an. Les crédits ont représenté 79,528 millions de dinars, avec une progression de 14% par rapport à la même période de 2025. Les subventions, elles, atteignent 66,005 millions de dinars, soit une croissance de 16%. 

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Nigeria: la crypto passe sous surveillance fiscale

12. August 2026 um 11:05

Le Nigeria accélère la mise sous contrôle fiscal de son marché des actifs virtuels. La Nigeria Tax Administration Act 2025 encadre désormais plus précisément les opérations liées aux cryptomonnaies et impose aux plateformes crypto de nouvelles obligations de déclaration, d’identification et de conservation des données. Le dispositif vise un marché devenu trop important pour rester en dehors du radar fiscal.

La loi prévoit que les activités liées aux actifs virtuels soient déclarées à l’administration fiscale. Les revenus provenant notamment du minage, du staking, des récompenses ou de certaines opérations sur actifs virtuels peuvent entrer dans le champ de l’impôt. La valeur retenue pour l’administration fiscale doit être déterminée à partir du prix de marché au moment de la transaction, sur la base d’une plateforme d’échange reconnue.

Pour les plateformes, le changement est encore plus concret. Les Virtual Asset Service Providers (VASP) doivent transmettre périodiquement au fisc les informations relatives aux transactions de leurs clients, conserver les données pendant au moins sept ans et appliquer des procédures strictes de connaissance du client (KYC). Les opérations importantes ou suspectes doivent également être signalées aux autorités compétentes.

Autrement dit, le fisc nigérian ne cherche plus seulement à taxer le résultat d’une activité crypto: il veut pouvoir retracer le flux qui conduit à ce résultat.

La pression monte aussi sur les opérateurs non conformes. La législation prévoit une amende de 10 millions de nairas, puis 1 million de nairas par mois supplémentaire en cas de maintien du défaut pour certaines obligations applicables aux VASP. Pour une entreprise crypto, la conformité devient donc un enjeu opérationnel et financier, et non plus une simple formalité administrative.

Cette offensive fiscale intervient alors qu’Abuja réorganise parallèlement la supervision du secteur. Le président Bola Tinubu a signé, le 17 juillet, un décret créant un Virtual Asset Council, présidé par la Central Bank of Nigeria (CBN), avec le Nigeria Revenue Service et la Securities and Exchange Commission (SEC) à la vice-présidence. L’objectif est de coordonner les autorités jusque-là chargées séparément de la fiscalité, des marchés financiers et des questions monétaires.

 

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L’entrepreneuriat se joue dès l’enfance: comment Steve Distante apprend aux enfants à oser

12. August 2026 um 10:33

Steve Distante, entrepreneur en série, auteur et spécialiste de l’accompagnement des entrepreneurs, défend une idée simple: il ne faut pas attendre l’université ou la création d’une première entreprise pour développer l’esprit entrepreneurial. Pour lui, tout commence dès l’enfance, avec la capacité à oser, expérimenter et croire en ses idées.

Distante connaît le sujet de l’intérieur. Il a commencé à entreprendre très jeune, notamment en vendant du fumier de cheval comme fertilisant à ses voisins et en organisant des tournées de journaux. Plus tard, il s’est consacré à l’accompagnement des fondateurs et aux questions de financement. Il est notamment l’auteur de Pitchology: The Art and Science of Raising Capital for Entrepreneurs, consacré à la levée de capitaux, puis de Once Upon a Time in Entrepreneurland, un livre qui transmet des leçons entrepreneuriales à travers des histoires.

Aujourd’hui, il s’intéresse particulièrement aux enfants et aux adolescents. Selon Entrepreneur Magazine, Steve Distante explique que le premier enjeu consiste à ne pas décourager trop tôt leur capacité à imaginer. Lorsqu’un enfant propose une idée, lui répondre immédiatement qu’elle est irréaliste peut progressivement l’amener à ne plus prendre de risques. À l’inverse, lui demander comment il pourrait la tester permet de transformer son imagination en première expérience entrepreneuriale.

Commencer par les forces et passer rapidement à la pratique

Dans son programme d’entrepreneuriat destiné aux adolescents à Long Island, Distante commence par l’identification des forces individuelles. Il utilise notamment CliftonStrengths, l’outil de Gallup qui aide à identifier les talents naturels et à mieux comprendre comment les mobiliser.

L’objectif est de montrer aux jeunes qu’ils disposent déjà de compétences utiles. Un adolescent qui sait facilement convaincre ou créer du lien peut développer des aptitudes commerciales. Un autre particulièrement créatif peut être orienté vers la conception de produits. L’enjeu n’est donc pas de rendre tous les enfants identiques, mais de leur apprendre à exploiter leurs points forts.

Le programme passe ensuite à l’action: les jeunes découvrent l’intelligence artificielle, les réseaux sociaux, la propriété intellectuelle ou encore le design de produits. Ils travaillent aussi sur des prototypes et rencontrent des entrepreneurs.

Pour les parents, cette approche peut être reproduite à petite échelle. Demander à un enfant d’appeler lui-même un restaurant, de vendre quelques produits, d’organiser une petite collecte ou de proposer un service à son entourage permet déjà de travailler la communication, la vente, l’autonomie et la gestion du refus.

Distante insiste également sur le droit à l’erreur. Son propre parcours lui a appris que le perfectionnisme pouvait freiner autant l’entrepreneur que l’enfant. Une erreur ne doit donc pas être immédiatement assimilée à un échec, mais utilisée pour comprendre ce qui doit être amélioré.

Enfin, il invite à abandonner le fantasme du succès instantané. L’entrepreneuriat ne se mesure pas au nombre de millions gagnés à 25 ans. La construction progressive d’un projet, les apprentissages, les relations et la création de valeur comptent davantage.

Le message de Distante est finalement utile bien au-delà de l’entrepreneuriat: apprendre à un enfant à prendre une initiative, défendre une idée, accepter un «non» et recommencer après un échec, c’est déjà lui donner des compétences qui serviront dans ses études, sa carrière et, éventuellement, dans la création de sa propre entreprise.

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Au Kenya, les renouvelables progressent plus vite que le réseau électrique

12. August 2026 um 09:15

Le Kenya fait face à un paradoxe énergétique: plus il accélère sa transition vers les renouvelables, plus il doit investir pour garantir la stabilité de son réseau électrique. Avec près de 90% de sa production d’électricité issue de sources renouvelables, le pays est déjà l’un des leaders africains dans ce domaine. Mais la montée du solaire et de l’éolien, dont la production varie en fonction du soleil et du vent, commence à modifier en profondeur la manière dont le réseau doit être piloté.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) classe désormais le système kényan en phase 3 de son cadre d’intégration des énergies renouvelables variables. À ce niveau, le solaire et l’éolien ne sont plus des capacités marginales: leurs variations commencent à déterminer le fonctionnement du système électrique. Lorsque leur production chute rapidement, d’autres capacités doivent pouvoir prendre le relais. Lorsqu’elle augmente fortement, le réseau doit au contraire être capable d’absorber cette énergie supplémentaire.

Cette situation intervient alors même que le Kenya continue d’étendre l’accès à l’électricité. Celui-ci est passé de 37% de la population en 2013 à 79% en 2025, avec l’objectif d’atteindre l’accès universel à l’électricité d’ici à 2030. Le pays doit donc simultanément raccorder davantage de consommateurs, répondre à une demande croissante et gérer un système de production de plus en plus variable.

Pour les opérateurs du réseau, le défi est très concret. Une centrale géothermique peut fonctionner de manière relativement prévisible. Le solaire, lui, peut voir sa production chuter avec le passage des nuages ou disparaître en fin de journée. L’éolien évolue également selon les conditions météorologiques. Le réseau doit donc disposer de suffisamment de capacités flexibles pour compenser ces variations et maintenir en permanence l’équilibre entre production et consommation.

L’enjeu n’est pas de ralentir les renouvelables. Au contraire, l’AIE estime que le Kenya peut continuer à les développer, à condition d’adapter parallèlement les règles, les infrastructures et les mécanismes de gestion du système. L’augmentation des capacités de production, à elle seule, ne suffira pas.

Le prochain marché sera celui de la flexibilité

C’est là que se trouve l’un des principaux enjeux économiques de la transition énergétique kényane. Le pays aura besoin de davantage de stockage, de flexibilité et de services auxiliaires pour absorber les fluctuations du solaire et de l’éolien. L’AIE identifie précisément ces trois leviers comme essentiels pour maintenir un système électrique fiable et abordable. 

Les batteries constituent notamment une réponse directe au problème. Elles peuvent stocker une partie de l’électricité produite lorsque l’offre renouvelable est élevée, puis la restituer lorsque la production baisse. Elles peuvent également intervenir rapidement pour contribuer à l’équilibre et à la stabilité du réseau. À l’échelle mondiale, l’AIE considère d’ailleurs le stockage par batteries comme l’un des outils les plus polyvalents pour apporter de la flexibilité aux systèmes électriques.

Le Kenya dispose aussi d’un autre levier: ses interconnexions régionales. Le réseau kényan est déjà relié à ceux de l’Éthiopie, de la Tanzanie et de l’Ouganda. Ces connexions permettent d’échanger de l’électricité et peuvent contribuer à équilibrer le système lorsque la production ou la demande évolue. L’AIE considère que de nouvelles interconnexions pourraient encore renforcer cette capacité.

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Empfangen — 11. August 2026 Französischsprachig

Land’Or : une offre de 204,8 millions de dinars sur la table…

11. August 2026 um 14:50

Land’Or se retrouve au cœur de deux opérations majeures. D’un côté, Poulina Group Holding (PGH) a transmis une offre engageante au fonds d’investissement étranger Maghreb Private Equity Fund IV LLC (MPEF IV) pour acquérir l’ensemble de sa participation directe et indirecte dans le capital de Land’Or. De l’autre, l’assemblée générale appelée à se prononcer sur une distribution exceptionnelle a été reportée.

L’offre formulée par PGH valorise les fonds propres de Land’Or à 204,792 millions de dinars, soit 14,860 dinars par action. Elle porte sur la totalité de la participation détenue directement et indirectement par MPEF IV dans le groupe.

Cette opération fait suite à une première communication de Land’Or datant de février 2026. Elle marque désormais une étape concrète dans le projet de sortie du fonds d’investissement, avec une offre engageante déposée par le groupe Poulina.

Parmi elles figurent notamment l’absence d’opposition du Conseil du Marché Financier (CMF), l’autorisation de l’opération de concentration économique par le Conseil de la concurrence, ainsi que la négociation et la signature de la documentation contractuelle définitive.

Autrement dit, l’offre de 14,860 dinars par action constitue une proposition ferme, mais elle ne signifie pas encore que la transaction est bouclée. Les prochaines étapes réglementaires et contractuelles seront déterminantes.

En parallèle, Land’Or a annoncé le report de son Assemblée générale ordinaire (AGO) initialement prévue le 12 août 2026. Cette réunion devait notamment permettre aux actionnaires de se prononcer sur une distribution exceptionnelle prélevée sur le compte « Prime d’émission ». Le Conseil d’administration a décidé de reporter cette assemblée afin de finaliser les échanges en cours avec le CMF sur les modalités de diffusion de l’information financière. La société précise toutefois que ce report ne remet pas en cause le principe de la distribution exceptionnelle envisagée.

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Le Soudan digitalise ses marchés publics avec « Nazaha »

11. August 2026 um 13:06

Le Soudan lance « Nazaha », son nouveau système national numérique de passation des marchés publics et des contrats de l’État. Présentée le 8 août par le ministre d’État aux Finances, Mohamed Nour Abdeldaim, la plateforme doit remplacer une partie des procédures manuelles par un processus numérique couvrant les appels d’offres et la gestion des contrats publics.

Le dispositif vise surtout à rendre les achats publics plus transparents, plus traçables et plus compétitifs. Pour les entreprises, l’enjeu est important : la digitalisation doit faciliter les relations avec les administrations, réduire les démarches papier et créer un cadre plus structuré pour l’accès aux contrats de l’État. Selon le ministre, le développement du système a nécessité six mois. « Nazaha », qui signifie « intégrité », ne se limite pas à mettre les procédures d’achat en ligne. Il doit également renforcer les mécanismes de contrôle, favoriser une concurrence équitable entre les fournisseurs et améliorer l’utilisation des ressources publiques.

Le système sera connecté à plusieurs outils de gestion de l’État, notamment la plateforme de préparation et d’exécution du budget. Cette interconnexion doit notamment empêcher l’enregistrement d’un contrat qui ne serait pas couvert par une allocation budgétaire approuvée. « Nazaha » doit également être relié à « Baldna », la plateforme gouvernementale de services numériques, ainsi qu’à d’autres systèmes liés à la gestion des finances publiques.

 

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ASSAD : la cotation suspendue à la Bourse de Tunis

11. August 2026 um 11:19

La cotation des titres de la société ASSAD est suspendue à compter de ce mardi 11 août 2026. La décision a été prise à la demande du Conseil du marché financier (CMF), dans l’attente de la publication d’un communiqué par la société.

La Bourse de Tunis a annoncé cette suspension sans préciser, à ce stade, la nature des informations qu’ASSAD doit communiquer. La reprise des échanges dépendra donc de la publication de ce communiqué et des éventuelles suites qui en découleront. 

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B.A GLASS propose 13,390 dinars pour les actions SOTUVER

11. August 2026 um 11:02

L’OPA obligatoire sur SOTUVER est ouverte depuis le 5 août 2026. La société néerlandaise B.A GLASS B.V propose de racheter 6 843 844 actions de la Société Tunisienne de Verreries, soit 17,43 % du capital, au prix de 13,390 dinars par action, hors frais de courtage et commissions. Les actionnaires ont jusqu’au 26 août 2026 inclus pour décider s’ils souhaitent apporter leurs titres à l’offre.

Cette OPA fait suite à l’acquisition, le 16 avril 2026, par B.A GLASS d’un bloc de 16 204 636 actions SOTUVER, représentant 41,28 % du capital. L’opération avait été autorisée par le Conseil du Marché Financier (CMF), qui avait ensuite soumis B.A GLASS à une offre publique d’achat obligatoire portant sur les actions qu’elle ne détenait pas.

B.A GLASS détient directement 16 205 315 actions, soit 41,28 % du capital de SOTUVER. La société détient également indirectement une action. Elle a par ailleurs déclaré agir de concert avec le Groupe BAYAHI, qui possède lui aussi 16 205 315 actions, représentant 41,28 % du capital.

Les actionnaires personnes physiques et morales appartenant au Groupe BAYAHI ont, de leur côté, indiqué par écrit qu’ils ne souhaitaient pas vendre leurs actions dans le cadre de cette OPA. L’offre porte donc sur les titres restant en dehors de ces participations.

Cette nouvelle configuration découle d’un accord conclu entre B.A GLASS et le Groupe BAYAHI le 16 décembre 2025. Les deux parties avaient alors convenu de la cession d’un bloc de 16 204 636 actions, avec l’objectif de maintenir une participation équivalente au capital de SOTUVER et une gestion fondée sur le paritarisme et le co-contrôle.

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Nvidia veut faire des « AI factories » un nouvel actif pour les investisseurs

11. August 2026 um 10:13

Nvidia veut faire des « AI factories » un nouvel actif pour les investisseurs veut faire passer l’infrastructure d’intelligence artificielle dans une nouvelle catégorie financière. Le géant américain des semi-conducteurs s’est associé à Apollo, BlackRock, Blackstone, Brookfield, Goldman Sachs et KKR pour mettre en place des plateformes de financement capables de mobiliser plus de 500 milliards de dollars de capitaux privés au fil du temps pour développer des infrastructures IA. L’objectif : permettre aux entreprises qui ont besoin de puissance de calcul de construire ou d’accéder à des capacités informatiques à grande échelle sans supporter seules l’intégralité de l’investissement initial.

L’annonce faite le 10 août par Jensen Huang, fondateur et CEO de NVIDIA, marque surtout un changement de perspective. Le calcul informatique destiné à l’IA ne serait plus seulement une dépense technologique ou un achat de GPU. Il pourrait devenir une infrastructure productive susceptible d’être financée comme d’autres actifs de long terme.

Le raisonnement de Nvidia repose sur une évolution du marché. Avec le passage des expérimentations aux usages industriels de l’IA, les entreprises ont besoin de capacités de calcul disponibles en permanence pour entraîner des modèles, faire tourner des systèmes d’inférence et déployer des agents IA. Nvidia parle désormais d’« AI factories » : des infrastructures qui combinent accélérateurs de calcul, réseaux, logiciels, systèmes et outils nécessaires pour transformer l’électricité et les données en puissance de calcul exploitable. Cette approche est déjà matérialisée par Nvidia DSX, une plateforme conçue pour aider les opérateurs à concevoir, construire et exploiter des infrastructures IA en intégrant le calcul, les logiciels, les installations et les technologies des partenaires. Nvidia présente DSX comme un cadre permettant d’optimiser notamment le coût de production des tokens et le temps nécessaire pour mettre une infrastructure en production.

Le changement est donc important pour les entreprises : au lieu de considérer séparément les serveurs, les GPU, le réseau, le refroidissement et l’électricité, le modèle consiste à penser l’ensemble comme une unité économique destinée à produire du calcul IA.

Pourquoi le modèle intéresse les investisseurs ?

Nvidia avance plusieurs arguments. D’abord, ses infrastructures peuvent servir à différents types de charges de travail : modèles de langage, vision, voix, biologie, robotique ou encore IA physique. Une infrastructure peut donc théoriquement être réaffectée si les besoins d’un premier client évoluent.

Ensuite, le logiciel joue un rôle central. L’écosystème CUDA permet à Nvidia de faire évoluer les performances des infrastructures déjà installées grâce aux optimisations logicielles, ce qui peut prolonger leur durée d’utilisation économique. La société cite notamment ses GPU A100, lancés en 2020, qui restent utilisés commercialement plusieurs années après leur introduction. Nvidia utilise cet exemple pour défendre l’idée que la valeur économique d’une infrastructure de calcul ne disparaît pas nécessairement au rythme du renouvellement des générations de GPU.

Cette logique rejoint la transformation plus large du marché : la valeur ne se situe plus uniquement dans le matériel, mais dans la capacité d’une infrastructure complète à produire du calcul utile et monétisable sur plusieurs années.

Le vrai produit

C’est là que le raisonnement de Jensen Huang devient particulièrement intéressant pour les dirigeants. Une entreprise n’achète pas du compute uniquement pour posséder des GPU. Elle l’achète pour produire quelque chose : des modèles, des services, des logiciels, des agents, des analyses ou des automatisations capables de générer de la valeur.

Nvidia résume cette logique par une chaîne économique simple : davantage de compute permet de développer de meilleures capacités d’IA ; de meilleures capacités augmentent les usages ; davantage d’usages peuvent générer davantage de revenus ; ces revenus alimentent à leur tour la demande de compute.

Cette logique transforme progressivement le calcul IA en infrastructure de production, plutôt qu’en simple infrastructure informatique.

Et c’est précisément ce qui intéresse les investisseurs spécialisés dans les infrastructures : un actif capable de générer des revenus récurrents, d’être utilisé par plusieurs clients et de conserver une valeur économique sur une période relativement longue.

Par ailleurs, le montage n’est pas totalement sans risque pour Nvidia. Jensen Huang indique que le groupe pourrait, dans certains projets, apporter un mécanisme de soutien à la valeur résiduelle pouvant aller jusqu’à 25 % de l’opération, évalué au cas par cas. Ce mécanisme doit compléter l’analyse indépendante des investisseurs et non la remplacer.

Cette précision est importante : Nvidia cherche à faciliter l’accès au financement tout en évitant de transformer son bilan en gigantesque banque destinée à financer ses propres clients.

C’est également ce qui explique les interrogations apparues autour du risque de « financement circulaire ». Plusieurs analystes ont relevé la proximité entre le fabricant de puces, ses clients et les investisseurs qui financent l’écosystème. Nvidia défend au contraire un modèle dans lequel les institutions financières évaluent indépendamment chaque projet.

 

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Produits forestiers : ce nouveau document que les exportateurs tunisiens doivent désormais présenter

11. August 2026 um 09:06

Les entreprises tunisiennes qui exportent des produits forestiers doivent désormais ajouter une nouvelle pièce à leur dossier : une attestation d’origine et de stock délivrée par les services compétents de la Direction générale des forêts (DGF). La mesure a été annoncée dans un communiqué conjoint de la Direction générale de la santé végétale et du contrôle des intrants agricoles et de la DGF, adressé aux exportateurs. Concrètement, l’attestation doit permettre d’identifier précisément la marchandise exportée. Elle doit notamment mentionner la quantité concernée ainsi que le numéro de la facture d’exportation.

Le document ne reste pas au stade administratif. Il doit être présenté aux contrôleurs de la santé végétale aux points de passage, au moment du contrôle documentaire des cargaisons de produits forestiers destinées à l’étranger. Pour l’exportateur, cela signifie qu’une cargaison ne peut plus être préparée uniquement autour des documents commerciaux habituels : l’origine et la disponibilité du stock doivent également être documentées auprès des services forestiers.

 

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Empfangen — 10. August 2026 Französischsprachig

Voici pourquoi vous ne devez pas traiter TikTok comme une publicité

10. August 2026 um 14:49

Sur TikTok, vouloir vendre trop rapidement peut être l’une des principales erreurs des entrepreneurs qui souhaitent développer leur présence sur la plateforme. Dans une interview avec Hadil Harbaoui, fondatrice et CEO de GenZ Creative Agency, nous a expliqué pourquoi la priorité doit d’abord être de créer une audience engagée, avant de chercher à la convertir en clients.

Consultants, coachs, experts ou entrepreneurs utilisent aujourd’hui TikTok pour développer leur personal branding et promouvoir leurs activités. Mais, selon Hadil, reprendre les mêmes codes que sur Instagram ou transformer chaque vidéo en publicité n’est pas la bonne approche. « Mon premier conseil, c’est de stopper le réflexe de vendre », souligne Hadil Harbaoui .

Pour elle, les utilisateurs ne viennent pas sur TikTok avec l’intention première d’acheter. Ils cherchent du contenu qui les intéresse, les informe ou leur permet de s’identifier à une personne. L’enjeu est donc de parler de sujets pertinents pour son audience, de partager son expertise et de créer progressivement une relation. « Les gens ne viennent pas vous écouter pour acheter un produit. Ils viennent parce que vous avez quelque chose d’intéressant à dire », souligne Hadil.

L’authenticité avant la promotion

Cette relation passe notamment par l’authenticité. Plutôt que de montrer uniquement le résultat final ou une image parfaitement maîtrisée de son activité, l’entrepreneur peut documenter son parcours : les coulisses, les étapes de création, les difficultés, les réussites ou encore les journées de travail. « Les gens veulent voir l’expérience réelle », explique Hadil.

Cette approche permet de donner une histoire au compte et de faire participer l’audience à l’évolution du projet. Lorsqu’un produit ou un service est ensuite proposé, il arrive auprès d’une communauté qui connaît déjà l’entrepreneur, son expertise et son parcours. Autre erreur à éviter : copier les créateurs qui fonctionnent déjà. Hadil recommande de suivre les tendances et d’observer ce qui marche dans son secteur, mais sans reproduire la personnalité ou le contenu d’un autre. « Les personnes qui deviennent virales sur TikTok ont généralement quelque chose d’unique » indique la CEO de GenZ Creative Agency. Cette différence peut être une façon de parler, une histoire personnelle, un ton particulier ou un angle original sur un sujet connu.

La recherche de perfection peut également ralentir les entrepreneurs. Hadil met en garde contre les contenus excessivement produits, avec des heures consacrées au cadrage, à la lumière, au décor ou au montage. « TikTok veut du contenu brut », affirme-t-elle. Un smartphone peut suffire pour commencer, à condition d’avoir une image correcte et une bonne lumière. Pour elle, la présence face caméra, la manière de raconter et la pertinence du contenu comptent davantage qu’une production coûteuse.

Tester, apprendre et ajuster

Cela ne signifie pas qu’il faut abandonner toute logique commerciale. Mais la vente ne doit pas devenir le seul message adressé à l’audience. Selon elle, au lieu de multiplier les appels à l’achat, elle conseille de créer des contenus utiles, d’échanger avec les abonnés et de répondre à leurs questions. Cette interaction permet surtout de rappeler qu’une personne se trouve derrière le compte.

Enfin, il faut accepter que les premiers contenus ne donnent pas forcément les résultats espérés. La viralité n’est pas une recette que l’on peut reproduire à chaque publication. Il faut tester, observer les réactions, comprendre ce que l’audience regarde et ajuster sa manière de communiquer. Pour Hadil, une partie essentielle de l’apprentissage vient justement de cette expérimentation. « Les astuces les plus précieuses que vous allez apprendre, vous allez les apprendre par expérience », souligne-t-elle. Pour un entrepreneur, TikTok doit donc être considéré comme un espace d’expérimentation autant qu’un canal de communication. L’objectif n’est pas simplement de cumuler des vues, mais de transformer progressivement l’attention en confiance, puis la confiance en communauté et, à terme, en opportunités commerciales.

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Mozambique : la justice bloque les dispositions autorisant les coupures d’Internet

10. August 2026 um 10:51

Le Mozambique vient de poser une limite importante au pouvoir de l’État sur les réseaux de télécommunications. Le Conseil constitutionnel a déclaré inconstitutionnelles plusieurs dispositions du règlement qui permettait aux autorités de suspendre ou de bloquer des communications en invoquant notamment un risque pour la sécurité publique ou la sécurité de l’État. Le texte était issu du décret n°48/2025, adopté le 16 décembre 2025.

Le dossier est particulièrement sensible. Une interruption d’Internet ne touche pas uniquement les réseaux sociaux ou l’accès à l’information : elle peut interrompre les paiements électroniques, les services cloud, les plateformes de vente, les communications avec les clients et les opérations à distance. Pour les entreprises qui dépendent du numérique, une coupure devient donc rapidement un risque opérationnel.

Le règlement contesté donnait à l’Institut national des communications du Mozambique (INCM) des pouvoirs étendus sur les réseaux. Il prévoyait notamment la possibilité de suspendre des services de télécommunications, de contrôler le trafic, de collecter certaines données et d’intervenir techniquement sur les infrastructures des opérateurs. La suspension pouvait notamment être envisagée lorsqu’un « risque imminent » pour la sécurité était invoqué.

C’est précisément cette logique qui a déclenché la contestation. Le Centre pour la démocratie et les droits humains (CDD) a saisi le Médiateur le 29 janvier 2026, estimant que le gouvernement avait utilisé un décret pour intervenir dans un domaine touchant directement aux droits fondamentaux. Le Médiateur a ensuite transmis la demande au Conseil constitutionnel le 17 février.

Le problème soulevé n’était donc pas seulement celui d’une éventuelle coupure d’Internet. Il portait aussi sur qui peut décider de restreindre un droit fondamental et dans quelles conditions. Le CDD estimait notamment que des restrictions aussi importantes ne pouvaient pas être instaurées simplement par voie réglementaire, sans intervention du Parlement ni garanties judiciaires suffisantes.

Cette affaire prend une dimension particulière au regard des précédents mozambicains. Après les élections générales de 2024, des organisations de la société civile avaient déjà contesté devant la justice les restrictions imposées à l’accès à Internet. Le Tribunal judiciaire de la ville de Maputo avait alors ordonné aux opérateurs de s’abstenir de bloquer l’accès au réseau.

La décision constitutionnelle envoie ainsi un signal qui dépasse le seul Mozambique : la sécurité nationale ne suffit pas, à elle seule, à écarter les règles qui encadrent les droits numériques.

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