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Tunis : Une marche populaire pour défendre la souveraineté nationale

17. Dezember 2025 um 12:57

Tunis s’est animée ce matin avec le lancement d’une marche populaire sur l’avenue Habib Bourguiba, à l’occasion du 15e anniversaire du déclenchement de la Révolution tunisienne.

Cette initiative citoyenne intervient dans un contexte de forte mobilisation sur les réseaux sociaux, où des appels à défendre la souveraineté nationale et à résister à toute ingérence étrangère ont circulé ces derniers jours.

Les participants à la marche ont brandi de nombreuses banderoles et scandé des slogans affirmant leur refus de toute intervention extérieure dans les affaires intérieures de la Tunisie. Ils ont également réclamé la transparence et la responsabilité dans la gestion publique, insistant sur la nécessité de tenir les acteurs politiques et économiques redevables devant la nation.

Encadrement sécuritaire

Pour plusieurs observateurs, cette mobilisation populaire traduit un regain d’attention citoyenne envers les valeurs fondatrices de la Révolution de 2010-2011, qui avait débuté à Sidi Bouzid avant de se propager à l’ensemble du pays, aboutissant à la chute du régime précédent. La marche de ce jour, bien que pacifique, symbolise un message clair : la défense de l’indépendance et de la souveraineté demeure une priorité pour une partie significative de la société tunisienne.

Pour d’autres observateurs, cette marche intervient pour soutenir le président de la République Kais Saied dont le régime a fait face ces dernières semaines à des protestations défendant les libertés.

Les autorités securitaires ont encadré la marche afin d’assurer le bon déroulement de l’événement et éviter tout débordement. Plusieurs journalistes et médias présents ont couvert l’événement en direct, soulignant la diversité des participants, allant des jeunes aux citoyens plus âgés.

Lire aussi : Tunis : Kaïs Saïed se rend à l’avenue Habib Bourguiba dès l’aube

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Tunisie : L’OST révèle une expansion inédite des mouvements sociaux

05. Dezember 2025 um 15:21

Les mobilisations sociales ont connu une envolée spectaculaire en Tunisie cette année. Selon les derniers chiffres publiés vendredi par l’Observatoire social tunisien (OST), rattaché au FTDES, les mouvements de protestation ont bondi de 83,4% entre janvier et novembre 2025 par rapport à la même période de 2024.

Entre janvier et fin novembre 2025, 4838 actions collectives ont été enregistrées, contre 2638 durant la même période en 2024, soit une progression de 83,4%. Le seul mois de novembre a compté 589 mobilisations civiles et politiques, un niveau en hausse d’environ 80% d’une année à l’autre.

Natures des mobilisations

Le rapport souligne une multiplication des marches menées par différentes forces politiques et organisations civiles. Les revendications portent principalement sur le droit à l’emploi pour les diplômés au chômage, l’amélioration des conditions de travail, la régularisation de situations administratives, la titularisation et l’application d’accords en suspens.

Les sit-in arrivent en tête des modes d’action, suivis des grèves de la faim, des grèves de travail, du port du brassard rouge et de la diffusion de communiqués.

Carte des protestations

Tunis demeure l’épicentre des mobilisations avec 135 actions recensées sur le mois de novembre. La capitale est suivie par la Manouba (65), Gafsa (50) et Kasserine (35). Bizerte, Tozeur, Sousse et Gabès enregistrent chacun 22 mouvements, tandis que Médenine, Nabeul, Tataouine, Mahdia, Le Kef, Zaghouan, Ariana et Monastir restent actifs à un niveau moindre.

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Tunisie : La Fédération de l’enseignement secondaire enclenche la protestation

24. November 2025 um 09:14

Les enseignants dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail et annoncent un mouvement d’ampleur nationale

La Fédération générale de l’enseignement secondaire (UGTT) a tiré la sonnette d’alarme après sa réunion du 16 novembre 2025 à Tunis. Face à ce qu’elle décrit comme une crise profonde du secteur, l’organisation syndicale accuse le gouvernement de saper le droit syndical et de renoncer à ses engagements. Elle dévoile un plan de mobilisation incluant un rassemblement national et un boycott total des évaluations notées dès le deuxième trimestre.

Un secteur à bout de souffle

Réunie sous la présidence d’Abdallah Euchi, la Fédération affirme que le quotidien des enseignants du secondaire n’a jamais été aussi difficile. Les hausses de prix, jugées « exorbitantes », auraient laminé le pouvoir d’achat des professeurs, déjà fragiles financièrement. Le communiqué dénonce une détérioration accélérée des conditions de travail, illustrée par le manque d’enseignants, l’insuffisance des encadreurs pédagogiques et la vétusté inquiétante de nombreux établissements scolaires, dont certains seraient « menacés d’effondrement ».

Du côté organisationnel, la Fédération accuse les ministères de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports ainsi que les directions régionales de monopoliser la gestion du dossier éducatif, en particulier en matière de mutations et d’affectations du personnel. Elle considère la réforme éducative en cours comme un « slogan populiste » mené sans concertation réelle, au détriment de la qualité de l’enseignement.

Des engagements non tenus

Pour la Fédération, l’exécutif est directement responsable de la crise. Elle l’accuse de vouloir « frapper le droit syndical » en revenant sur plusieurs acquis sociaux obtenus lors d’accords antérieurs avec l’UGTT. Les engagements pris lors des conventions du 9 février 2019 et du 23 mai 2023 seraient restés « lettre morte », malgré des promesses de mise en œuvre.

Les revendications présentées lors du congrès du 1er et 2 octobre 2023 n’ont, elles aussi, reçu aucune réponse concrète. Le syndicat réclame l’ouverture immédiate de négociations « sérieuses et responsables », incluant la revalorisation salariale et l’application de l’augmentation de la prime des charges pédagogiques.

Il exige également que l’accord du 8 juillet 2011 soit retenu comme unique cadre de référence pour la nomination des directeurs et surveillants généraux, ainsi que l’application rétroactive au 1er juillet pour toutes les promotions.

Rassemblement national et boycott des évaluations

Face à l’impasse, la Fédération passe à l’action. Deux initiatives majeures sont annoncées : un rassemblement national devant le ministère de l’Éducation, prévu durant les vacances du premier trimestre et un boycott total des évaluations notées, à partir du deuxième trimestre, comprenant oraux, devoirs surveillés, travaux pratiques et examens de fin de trimestre.

Une décision qui, si elle est maintenue, pourrait perturber profondément le calendrier scolaire et accentuer la tension entre l’UGTT et le gouvernement. La Fédération affirme agir pour « sauver l’école publique » et défend le droit des enseignants à des conditions de travail dignes.

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Maroc : La colère de la jeunesse secoue le royaume

01. Oktober 2025 um 07:46

Depuis plusieurs jours, le Maroc vit au rythme d’un mouvement de contestation inédit, porté par sa jeunesse. De Casablanca à Marrakech, en passant par Rabat et de nombreuses petites villes, des milliers de jeunes descendent dans la rue pour dénoncer la dégradation des services publics, le chômage et les inégalités sociales.

La goutte d’eau est venue d’Agadir, où huit femmes sont mortes en accouchant dans un hôpital public. Un drame qui a révélé, aux yeux de l’opinion, la fragilité du système de santé. L’éducation est également dans le viseur des manifestants : manque d’enseignants, infrastructures vétustes et résultats médiocres nourrissent un sentiment d’abandon.

À ces crises sociales s’ajoute une frustration économique, notamment le chômage massif des jeunes diplômés, ainsi qu’une critique des choix budgétaires du gouvernement. Beaucoup s’indignent de voir l’État investir des milliards dans les stades et infrastructures en vue de la Coupe du monde 2030, alors que les services essentiels manquent cruellement de moyens.

Ces mobilisations se distinguent par leur spontanéité. Organisées via TikTok, Instagram ou Discord, elles sont menées par des collectifs comme GenZ 212. Le mouvement ne compte pas de leader identifié, ce qui le rend difficile à encadrer.

Les protestations, pacifiques au départ, ont parfois dégénéré en affrontements avec la police. À Inzegane, Tiznit et Oujda, des bâtiments publics et privés ont été incendiés, des véhicules brûlés et des barricades dressées. La police a riposté avec fermeté, multipliant les arrestations.

Réactions officielles et inquiétudes

Le gouvernement justifie ses choix économiques en mettant en avant la stratégie de développement et de visibilité internationale du Maroc. Le roi Mohammed VI, de son côté, a rappelé qu’il ne voulait pas d’un Maroc « à deux vitesses », où les fractures sociales s’élargissent entre riches et pauvres, villes et campagnes.

Mais sur le terrain, la colère ne faiblit pas. L’Association marocaine des droits humains (AMDH) dénonce des arrestations arbitraires et une répression qui risque d’attiser davantage la défiance des jeunes vis-à-vis des institutions.

Lire aussi : CAN 2025 au Maroc : Un e-visa exceptionnel imposé aux Tunisiens

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