Tunisie : transformer la dette en investissements, le pari du gouvernement
L’examen du programme de conversion des dettes tunisiennes en projets d’investissement de développement, ayant une rentabilité économique, a été au centre d’un conseil ministériel restreint tenu mardi 27 janvier 2026 sous la présidence de Sarra Zaafrani Zenzri, la cheffe du gouvernement.
La conversion des dettes tunisiennes en projets d’investissement contribuera à l’amélioration des indicateurs sociaux, économiques et environnementaux dans toutes les régions du pays et à la création de nouveaux emplois, selon un communiqué publié mardi 27 janvier par la présidence du gouvernement.
La cheffe du gouvernement a également souligné que le mécanisme de conversion de la dette extérieure en investissements directs dans des projets de développement de priorité nationale, est l’un des plus importants mécanismes disponibles, dans le cadre de la coopération bilatérale avec un certain nombre de pays. Et d’ajouter que l’avantage de ce mécanisme est d’ alléger le fardeau de la dette et garantir une plus grande souplesse dans les procédures.
Elle a mis l’accent sur l’importance de convertir la dette tunisienne auprès d’un certain nombre de partenaires internationaux en de nouveaux projets, à réaliser dans différentes régions du pays, d’autant plus que ce mécanisme est l’un des outils financiers innovants.
Il représente également un outil stratégique à double effets, car la conversion des dettes en projets d’investissement contribue directement à alléger la charge du service de la dette d’une part, et fournit des financements flexibles et ciblés, pour stimuler une croissance équitable et inclusive, d’autre part.
Adhésion à la CESAO
Parmi les initiatives de conversion de la dette extérieure en investissements, la cheffe du gouvernement a rappelé l’adhésion de la Tunisie à l’initiative de la Commission économique et sociale des Nations unies pour l’Asie occidentale (CESAO) pour la mise en œuvre de projets adaptés aux défis climatiques.
Elle a, en outre, souligné la nécessité de tirer profit des outils de coopération disponibles et de suivre les voies et mécanismes de conversion de la dette extérieure en investissements dans des projets de développement conformes aux choix nationaux de l’État en vue de garantir sa souveraineté en matière de planification du développement.
Sarra Zaafrani Zenzri a réaffirmé, en outre, l’engagement de la Tunisie à convertir les dettes extérieures de plusieurs pays concernés par ce mécanisme en projets conformes aux priorités nationales de l’État, selon ses plans de développement.
Il s’agit de contribuer à la réalisation du développement économique et social, à la promotion de l’investissement, à la réalisation de projets à efficacité économique et au renforcement des perspectives e l’emploi.
Santé, agriculture, technologies, transport…
Le ministre de l’Economie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a, de son côté, évoqué un certain nombre de projets de développement qui devraient être présentés aux partenaires internationaux dans le cadre de discussions bilatérales avec les autorités concernées
Il s’agit de projets pilotes qui, dans le domaine de l’emploi et des projets dans les secteurs de la santé, de l’agriculture, des infrastructures, de la technologie, du transport, de l’assainissement des énergies renouvelables, de la sécurité énergétique. L’objectif de ces projets est de renforcer l’intégration sociale et économique, la production agricole et la sécurité alimentaire.
A la fin des travaux, le conseil a appelé à assurer le suivi des projets proposés avec les partenaires internationaux dans le cadre d’un mécanisme de conversion des dettes en investissements dans des projets de développement prioritaires qui ne manqueront pas de renforcer la croissance économique, créer des postes d’emplois, et réaliser la justice sociale, le développement équitable et intégré en réponse aux aspirations du peuple..
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