Changement climatique : alerte sur la culture du café
Le café arabica, la variété la plus consommée après l’eau et le thé et utilisée dans les mélanges torréfiés, fait face à une menace majeure du changement climatique.
Selon une note de Rabobank publiée récemment, , environ 20% des surfaces cultivées actuelles deviendront inadaptées d’ici 2050, doublant ainsi les zones déjà impropres. Cette boisson, troisième la plus consommée mondialement après l’eau et le thé, nécessite des conditions précises : températures modérées, pluies saisonnières et ombrage partiel, concentrées dans la ceinture équatoriale.
Reste à savoir quels pays seront les plus impactés. Parmi les principaux producteurs, l’Éthiopie (5e mondial) maintient une bonne position : 50% des surfaces adaptées (contre 39% aujourd’hui) et un triplement des zones très favorables (de 4% à 13%). Il en va autrement pour le Brésil (leader mondial), où les surfaces adaptées chutent de 81% à 62%, bien qu’il conserve une aire significative.
La Colombie subira un impact encore plus marqué : les zones inadaptées passeront de 7% à 18%, et les zones adaptées reculeront de 56% à 45%. Sans oublier le Honduras (8e producteur), où les zones adaptées chuteraient drastiquement de 53% à 12%.
La hausse des températures, les altérations pluviométriques et les événements extrêmes fragiliseront ainsi les rendements globaux.
Ainsi Rabobank insiste sur l’urgence : la prochaine décennie est décisive pour une transition proactive. Les acteurs de la chaîne (producteurs, importateurs, torréfacteurs) doivent adopter des pratiques « climato-intelligentes », investir dans les régions émergentes, renforcer transparence et traçabilité.
Des études antérieures, comme celle de McKinsey en 2020, confirment ces risques, prévoyant jusqu’à 25% de pertes de rendements en Éthiopie d’ici 2030 dues aux sécheresses.
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