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Les dessous de l’attentat contre Donald Trump

27. April 2026 um 13:07

Le samedi 25 avril, les correspondants de la Maison blanche s’apprêtaient à célébrer ce qui est devenu un rituel annuel : un diner en présence du président en exercice. La fête était programmée comme d’habitude au ‘’ Washington Hilton’’, baptisé ‘’Hinckel Hilton’’, en référence à l’attentat et à la tentative d’assassinat contre l’ancien président Ronald Reagan le 30 mars 1981 à la même fête, par John Hinckel.

45 ans après, le même scénario se répète. Un autre Américain, Cole Tomas Allen, 31 ans, s’introduit au même hôtel où est célébré le même rituel pour tenter d’assassiner le président actuel, Donald Trump. Mais si le scénario est le même, les motifs derrière les deux attentats sont très différents.

En 1981, John Hinckel, pour attirer l’attention de la star Jodie Foster dont il était follement amoureux, n’avait trouvé rien de mieux que d’attenter à la vie de Ronald Reagan.

En 2026, Cole Tomas Allen est apparemment animé par des motifs politico-religieux clairement exprimés dans ses comptes sur les réseaux sociaux, dont des extraits sont publiés par la presse américaine.

Déjà, des rumeurs circulent en Amérique selon lesquelles Allen serait « un fanatique antichrétien soutenu par un réseau de sympathisants d’extrême gauche. » Rumeurs largement alimentées par Donald Trump lui-même qui, dans une déclaration à Fox News, a affirmé : « Selon ses écrits, cet homme, hait les chrétiens. Il porte en lui une haine envers les chrétiens ». Ce n’est pas l’avis des amis de Tomas Allen qui le considèrent comme « un homme pieux, intelligent et poli. »

Par ailleurs, la presse américaine rapporte que « le compte Bluesky d’Allen sur les réseaux sociaux contient de nombreuses références au christianisme, notamment une publication datant du début du mois où il se déclare protestant. Tout en se livrant à« des comparaisons répétées entre Trump et l’Antéchrist. »

Il semble que ces comparaisons sont devenues plus insistantes après le 13 avril. Ce jour-là, Trump a posté, une image mise au point par l’intelligence artificielle qui l’assimile à Jésus en train de guérir un malade. Commentant l’image, Allen a cité un verset de la bible concernant l’Antéchrist :« Il n’y aura de repos ni jour ni nuit pour ceux qui adorent la bête et son image, ni pour quiconque reçoit la marque de son nom.»

Dans sa couverture de l’événement, le New York Post a cité de larges extraits des écrits de Tomas Allen. Lesquels ajoutent une dimension politique à la motivation religieuse de l’auteur de l’attentat qui devient « politico-religieuse ».

Dans l’un de ces extraits, Tomas Allen commente « l’injonction évangélique de tendre l’autre joue » (un enseignement du Sermon sur la montagne où Jésus exhorte ses disciples à ne pas se venger des injustices qu’ils subissent). Allen réinterprète cet enseignement en ces termes : « Tendre l’autre joue, c’est pour ceux qui sont eux-mêmes opprimés. Je ne suis pas la personne violée dans un camp de détention. Je ne suis pas le pêcheur exécuté sans procès. Je ne suis pas l’écolier tué dans une explosion, l’enfant mort de faim ou l’adolescente abusée par les nombreux criminels de cette administration. Tendre l’autre joue quand quelqu’un d’autre est opprimé n’est pas un comportement chrétien ; c’est se rendre complice des crimes de l’oppresseur. »

Dans un autre extrait cité par le New York Post, Allen commente l’expression évangélique « Rendez à César ce qui est à César ». Interrogé sur le paiement des impôts par les Juifs à Rome, Jésus a répondu qu’il faut « rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. »

Commentant ce principe évangélique, cité depuis des siècles pour justifier le respect de l’autorité politique, Allen écrit : « Constitutionnellement, les États-Unis d’Amérique doivent être gouvernés par la loi et non par une ou plusieurs personnes. Dans la mesure où les responsables politiques ne respectent pas la loi, nul n’est tenu de leur céder quoi que ce soit ordonné illégalement. »

Une référence claire au pouvoir personnel sans précédent que Trump a imposé comme règle de gouvernement. D’après ses écrits révélés par la presse américaines, on peut supposer sans prendre trop de risques que les deux gouttes qui auraient débordé le verre et poussé Cole Tomas Allen à tenter d’assassiner sont les suivantes :

  • La réponse de Trump à la question d’un journaliste sur la limite à son pouvoir : « Ma propre moralité, mon propre esprit. C’est la seule chose qui puisse m’arrêter. »
  • La publication par Trump de son image incarnant Jésus en train de guérir un malade.

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