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Budget économique 2027 : La Tunisie vise 160 brevets d’invention

18. Oktober 2026 um 16:52

Dans le Budget économique 2027, le gouvernement ambitionne de porter le nombre de brevets d’invention délivrés à l’échelle nationale aux structures et établissements publics de recherche relevant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de 100 en 2026 à 160 en 2027, selon le document du projet de budget économique pour 2027.

D’après le document, les principales orientations de la politique de la recherche scientifique au titre de l’annee 2027 s’articulent autour de la prise en charge des frais de dépôt des demandes de brevets d’invention à l’échelle internationale et de la contribution à l’élaboration et à la coordination de politiques institutionnelles en matière de propriété intellectuelle au sein de plusieurs établissements publics de recherche.

Pour une résilience du système national de la recherche et de l’innovation

En 2027, les efforts seront axés sur la mise à niveau du système de recherche et d’innovation, dans le cadre d’une vision globale visant à stimuler la croissance économique et sociale et à créer de la richesse. Cette démarche reposera sur le renforcement de la résilience du système, l’amélioration de ses performances et une meilleure adéquation entre la recherche scientifique et les besoins économiques et sociaux nationaux, tout en consolidant le positionnement de la Tunisie à l’échelle internationale.

Dans ce contexte, il s’agira de définir une vision du cadre institutionnel du système de recherche et d’innovation, fondée sur l’optimisation des ressources, la coordination entre les différents intervenants et la valorisation des résultats de la recherche, afin de garantir une meilleure gouvernance. Il sera également question de promouvoir la veille juridique et de poursuivre la révision des textes législatifs encadrant le secteur.

Le programme de réforme du secteur prévoit également la poursuite de l’élaboration de la stratégie nationale de recherche et d’innovation, la réalisation du recensement des activités de recherche et d’innovation, le développement des infrastructures technologiques et numériques au sein des établissements d’enseignement supérieur et de recherche ainsi que des centres de recherche, outre la mise en place d’un système informatique intégré dédié à la recherche scientifique. Il s’agit aussi de poursuivre le soutien au financement compétitif fondé sur la performance et reposant sur des critères de qualité et d’impact sur le développement. Il vise aussi à mettre en place un système incitatif pour renforcer le financement de la recherche et de l’innovation, notamment à travers l’étude de la possibilité d’instaurer un mécanisme de « déduction fiscale au profit de la recherche scientifique » et la révision des critères d’évaluation des structures de recherche afin de les encourager à mobiliser des financements dans le cadre de projets de recherche collaborative ou de programmes de coopération internationale.

A l’échelle internationale, le projet de budget économique pour 2027 prévoit la poursuite du financement des projets relevant du Programme d’encouragement à l’excellence scientifique et du Programme de soutien aux jeunes chercheurs.

Il prévoit également de soutenir la qualité de la formation par la recherche, à travers la poursuite du financement des contrats d’excellence et des écoles doctorales, tout en réexaminant et en développant les partenariats scientifiques afin de permettre aux chercheurs tunisiens d’améliorer leur production scientifique, notamment par la mise en place de nouveaux programmes de partenariat visant à renforcer la dynamique de la recherche en Tunisie.

Selon les données du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le nombre des publications scientifiques devrait devrait atteindre 11 611 en 2027. D’autre part, le programme prévoit également de renforcer les équipements scientifiques et les infrastructures, à travers l’acquisition et la maintenance du matériel ainsi que le développement des unités communes de services de recherche.

Ces mesures visent à améliorer les capacités des structures de recherche, la qualité des services scientifiques et leur ouverture sur les milieux économique et social. Il prévoit aussi la création, la restructuration et le financement des structures de recherche en privilégiant l’excellence, ainsi que la poursuite du financement des projets menés dans le cadre de la coopération bilatérale et multilatérale et le lancement de dix nouveaux projets de recherche.

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Budget économique 2027 : catastrophes naturelles, banques, assurances et marché financier au cœur des réformes

18. Oktober 2026 um 16:33

Le projet de budget économique 2027 prévoit une série de réformes touchant les secteurs des assurances, bancaire et financier, avec notamment la mise en place d’un système de couverture des catastrophes naturelles, le renforcement du financement des PME et la diversification des sources de financement de l’économie.

La mise en place d’un système de couverture des catastrophes naturelles, l’instauration d’une assurance agricole et la réforme du marché financier figurent parmi les principales mesures prévues dans le projet de budget économique pour 2027, en vue de diversifier les sources de financement de l’économie tunisienne et de renforcer le financement des investissements. Selon ce document, les réformes visent également à consolider la stabilité du secteur bancaire, à améliorer le financement des petites et moyennes entreprises (PME) et à renforcer la complémentarité entre les banques, le marché financier et le secteur des assurances.

Dans le secteur des assurances, les mesures portent notamment sur l’élaboration d’un projet de loi relatif à la couverture des catastrophes naturelles et la poursuite des travaux techniques pour l’instauration d’une assurance agricole. Elles prévoient également le renforcement du contrôle des bureaux de représentation et des succursales de compagnies étrangères, ainsi que de la coopération internationale en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la prolifération des armes.

Sur le plan bancaire, les priorités concernent le renforcement du contrôle des établissements, la poursuite du traitement des créances classées et l’accélération des programmes de restructuration des banques à capitaux mixtes et de la Banque de financement des petites et moyennes entreprises (BFPME). Le développement des services de la Société tunisienne de garantie (SOTUGAR) figure également parmi les mesures destinées à soutenir le financement des projets d’investissement.

S’agissant du marché financier, le document souligne la nécessité de réformes structurelles pour remédier notamment au nombre limité de sociétés cotées et à la prédominance du secteur bancaire dans la capitalisation boursière et le volume des transactions, malgré les performances enregistrées au premier semestre 2026. Les orientations pour 2027 prévoient, à cet égard, l’amélioration du cadre législatif et réglementaire, l’encouragement des entreprises à s’introduire en Bourse, l’élargissement de la base des investisseurs et le développement de nouveaux produits d’épargne et d’investissement. La création d’une plateforme numérique dédiée à l’éducation financière est également envisagée afin de faciliter l’accès à l’information et de sensibiliser les épargnants aux risques et aux mécanismes de protection disponibles.

Le programme prévoit, en outre, de renforcer la contribution du marché financier au financement des grands projets, notamment ceux réalisés dans le cadre de partenariats public-privé (PPP), et de diversifier les instruments de financement de l’État et des collectivités locales, à travers le développement du marché obligataire et des organismes de placement collectif.

Enfin, les mesures annoncées visent à renforcer la transparence et la coordination entre les différentes composantes du système financier, tout en favorisant le financement durable, notamment par la mise en place d’un système national de labellisation des entreprises vertes ou durables et la création d’un indice de durabilité au sein de la Bourse de Tunis.

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Made in Tunisia au SIAL Paris : valoriser le travail et le savoir-faire de l’agriculteur tunisien

18. Oktober 2026 um 11:31

Huile d’olive, dattes, pâtes, produits bio et savoir-faire ancestral : la Tunisie affiche une forte présence au SIAL Paris, qui se tient du 17 au 21 octobre 2026. Au Pavillon Tunisie, les producteurs misent sur la qualité, l’authenticité et l’innovation pour conquérir de nouveaux marchés. Rencontre avec Slim Kechaou, du Château Mornag.

Qui dit SIAL Paris dit également une forte présence tunisienne, comme tous les deux ans mettant en avant les produits made in Tunisia : huile d’olive, dattes, pâtes et bien d’autres spécialités.

Rencontré lors de la première journée de ce coup d’envoi, au Pavillon Tunisie, Slim Kechaou présente le Château Mornag, situé au sein de la ferme de la Rissala.  Construit en 1881 par Maurice Crété, le domaine connaît aujourd’hui une nouvelle page de son histoire : les arrière-arrière-petits-enfants de son fondateur sont de retour sur les lieux. Ils commercialisent désormais en France l’huile d’olive « Rissala » et souhaitent acheter l’ensemble de la gamme produite par la ferme.

« Nous travaillons beaucoup avec les femmes rurales, à travers les groupements de développement agricole (GDA). Nous leur fournissons la matière première, elles assurent la transformation, puis nous commercialisons ensemble les produits. Cela crée de la valeur ajoutée et s’inscrit dans une démarche d’économie sociale et solidaire, d’économie circulaire et de responsabilité sociétale », explique Slim Kechaou.
L’an dernier, cette collaboration a permis de produire une confiture d’orange et de courge. Aujourd’hui, des formations sont organisées au château, notamment autour de la crème et de la tapenade d’olive, déclinées en versions aux dattes ou à l’orange, aux saveurs sucrées-salées. Les femmes des GDA préparent également des pâtisseries et des cafés à base de produits du terroir.

La ferme dispose de 300 hectares d’oliviers biologiques. Elle a également expérimenté les céréales bio et se lance désormais dans les légumes biologiques. L’objectif : créer un circuit court, du producteur au consommateur, proposant des produits locaux, bio et écologiques, avec le recours minimal aux pesticides et insecticides.

 » Pour l’huile d’olive, nous sommes déjà à zéro pesticide. Pour les céréales, les agrumes et les autres produits, nous sommes en train de généraliser cette approche », précise-t-il.

Selon lui, ce retour au bio et aux produits sains traduit une résurgence de traditions anciennes.  « Les citoyens, en Tunisie comme ailleurs dans le monde, reviennent vers nos produits de base, ancestraux et typiques. Nous retrouvons notamment nos variétés de céréales anciennes ».

Il évoque sa propre expérience avec la courge biologique, dont il souligne le goût exceptionnel, ou encore les concombres bio, appréciés pour leur côté craquant et leurs qualités nutritionnelles. « Nos corps sont chargés de produits chimiques, à travers le poulet, les légumes et bien d’autres aliments. Or, produire autrement est possible : nous l’avons démontré sur le terrain. Il suffit de se rassembler en consortium. L’union fait la force, et c’est pour le bien du consommateur », affirme-t-il.

La ferme développe par ailleurs des partenariats avec l’UTAP. L’année dernière, l’organisation a fait venir des étudiants français visiter la ferme  afin de découvrir ses méthodes de production saine. Pour Slim Kechaou, c’est aussi une reconnaissance du travail des agriculteurs tunisiens et une manière de valoriser leur savoir-faire. Car il estime que « C’est avant tout une manière de mettre en avant le travail tunisien, et précisément l’agriculteur tunisien ». 

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