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Vers une amélioration progressive de l’efficience du système électrique en Tunisie

06. Oktober 2026 um 15:58

L’été 2027 constituerait une étape décisive pour le système électrique en Tunisie, compte tenu de la pression persistante sur les capacités de production et de la demande croissante en électricité. C’est ce qu’il ressort d’une étude, élaborée par l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT), et dont les résultats viennent d’être présentés, mardi 6 octobre.

D’après la même source, les indicateurs devraient s’orienter vers une amélioration progressive de la situation, à partir de 2028. Et ce, grâce à un ensemble de mesures et de réformes structurelles proposées.

L’étude a fait savoir que les difficultés confrontées par la Tunisie durant l’été 2026 ne sont pas liées uniquement aux conditions climatiques, mais elles sont le résultat de plusieurs problèmes structurels (la hausse du prix de gaz importé, la détérioration du rendement des turbines de 25%, le retard au niveau de réalisation d’un nombre de projets…). Lesquels doivent être surmontés grâce à la mise en œuvre de mesures adéquates, à la mobilisation des financements nécessaires et à une exécution rigoureuse dans les délais impartis.

L’objectif est de renforcer la stabilité du système électrique, à travers le renforcement des capacités de production, l’accélération du développement des énergies renouvelables couplées à des solutions de stockage, tout en rationalisant la demande et en réduisant les pertes. Ainsi, l’étude a recommandé, sur le court terme, de mettre en place une cellule nationale de gestion de crise opérationnelle 24/24h et l’adoption d’un système d’alerte à trois niveaux. Elle a également préconisé de garantir la continuité de l’approvisionnement en électricité pour les services vitaux et de ne programmer des coupures qu’en cas de nécessité, tout en informant les citoyens au préalable.

Elle a proposé, aussi, de lancer des campagnes périodiques de rationalisation de la consommation de l’électricité ainsi que de multiplier les initiatives visant à lutter contre la fraude et les raccordements illicites.

Par ailleurs, l’étude a appelé au renforcement de la coopération énergétique avec l’Algérie, la Libye et l’Italie afin de sécuriser l’approvisionnement en gaz durant les périodes de pointe. Sur le moyen terme (les années 2027 et 2028), l’étude a proposé une série de réformes structurelles. Il s’agit notamment de la création d’une autorité de régulation indépendante, l’élaboration d’un Code pour l’électricité et la nomination d’un commissaire du gouvernement à l’énergie, outre l’amélioration du recouvrement des créances, l’investissement dans les ressources humaines…

Avec TAP

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ZLECAf et transition énergétique : Cynthia Gnassingbé-Essonam détaille la stratégie verte

06. Oktober 2026 um 13:17

L’ambition de la ZLECAf est de bâtir un marché unique continental. Mais qu’en est-il du volet transition énergétique, notamment les énergies renouvelables ? Cynthia Gnassingbé-Essonam, conseillère principale pour l’engagement du secteur privé auprès du secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), souligne le rôle clé de la Tunisie dans un contexte d’intégration accélérée et de transformation digitale. Interview.

« La question de la transition énergétique est effectivement au cœur de la ZLECAf », déclare Cynthia Gnassingbé-Essonam, dans une déclaration à L’Économiste Maghrébin. « Ce que nous sommes en train de faire, c’est de mettre en place une plateforme sous le leadership du président du Kenya, William Ruto. Nous avons lancé ce que nous appelons l’Africa Green Industrialization Initiative (AGII), une initiative qui vise à mobiliser les acteurs de la finance verte et les projets verts. Il s’agit des banques multilatérales et des banques commerciales qui disposent de financements pour des projets, mais qui ne trouvent pas de projets véritablement bancables. L’idée est donc de consolider et de fédérer tous ces acteurs, de mobiliser les financements, d’identifier des projets bancables dans le secteur vert, projets verts, commerce vert et de voir comment mobiliser les investissements dans ces projets », explique-t-elle.

Le Secrétariat coordonne aujourd’hui cette plateforme. A cet effet, Cynthia Gnassingbé-Essonam souligne que la transition énergétique passe aussi par les minéraux critiques et, partant, par l’industrialisation, en interrogeant la manière d’utiliser le cadre de la ZLECAf pour apporter de la valeur ajoutée à ces minéraux au service de cette transition énergétique. 

Et d’expliquer : « Il est question, par exemple, de véhicules électriques. Comment faire en sorte que des pays comme la Zambie et la RDC, qui disposent de cobalt, puissent transformer ces ressources et participer pleinement à ces chaînes de valeur ? C’est donc sous un angle essentiellement industriel que nous abordons la question. Depuis février de cette année, les chefs d’État de l’Union africaine ont décidé de travailler sur un protocole portant sur l’industrialisation et la politique commerciale au niveau continental. Ce protocole couvrira toutes les questions liées à la transition énergétique et au rôle des minéraux critiques. » 

Concernant le calendrier de mise en place de ce protocole, la conseillère principale dira qu’il doit d’abord être développé, puis négocié entre les différents États. Mais qu’en est-il des énergies renouvelables concrètement ? « Effectivement, tout cela va faire partie des discussions. Les énergies renouvelables sont importantes » répond-elle. « Pour l’instant, ce que nous sommes en train de faire aussi, c’est de travailler avec les petites entreprises qui sont dans ce secteur-là et nous espérons que cela fera partie du lot. Mais l’idée, c’est vraiment de voir comment intégrer ces aspects dans un nouveau protocole, parce que le protocole initial porte uniquement sur le commerce des marchandises. C’était là notre mandat. Il faut donc vraiment avoir un cadre qui implique cet aspect-là et nous sommes en train d’y travailler. Un cadre législatif unifié, par exemple. Oui, ce sera un protocole harmonisé sur la question » conclut-elle.

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