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Entre protection des données personnelles et protection de la dignité tout court

04. Oktober 2026 um 16:00

Par Sofiene Ben Hamida Le Forum Chawki Gaddes pour les droits numériques a publié un communiqué dans lequel il dénonce les violations répétées des droits numériques des citoyens, surtout les mineurs, sur les réseaux sociaux. Le communiqué daté du 3 octobre 2026 dénonce le silence laxiste des autorités face à la fuite d’informations entrant dans...

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Une page d’histoire : Que savons-nous d’Aurelius de Carthage ?

04. Oktober 2026 um 10:48

Aurelius de Carthage est né autour de 350 et sera évêque de Carthage de 391 à sa mort en 430. Tout au long de son épiscopat, il n’aura de cesse de réduire les failles qui traversaient l’époque marquée par les conflits entre catholiques et donatistes.

Au temps des conciles de Carthage

Aurelius convoqua une trentaine de conciles durant lesquels Augustin, alors évêque d’Hippone, plaidait pour l’unité de l’Église. Selon certaines sources, c’est Aurelius qui aurait apporté un soutien décisif à Augustin pour son élection à l’évêché d’Hippone. Ce qui souligne la proximité entre les deux hommes et aussi leur complémentarité.

L’histoire a retenu le concile de 411 en particulier. Cette conférence rassembla plus de cinq cents évêques rangés en deux camps opposés. Les débats se poursuivirent du 1er au 8 juin et malgré des querelles houleuses, les arbitrages furent favorables aux catholiques. Les remous allaient ensuite se poursuivre, parfois ponctués de violences jusqu’à 418, lorsqu’un nouveau concile apportera la normalisation tant attendue.

Le recul des hérésies

La disparition progressive du donatisme était actée. Entre temps, Aurelius avait aussi obtenu la condamnation de Pélage et son disciple Celestius, défenseurs de la doctrine du pélagianisme, une autre hérésie combattue par Aurelius et Augustin, le chef de l’Église de Carthage et le doctrinaire de la Cité de Dieu et de la Trinité.

Si l’histoire a retenu le nom et le rayonnement universel de Saint-Augustin, elle retiendra également la patience et la diplomatie de Saint-Auréle. Les deux compagnons de route disparaîtront à quelques mois d’intervalle en 430 à la veille de la déferlante vandale.

L’évêque et le doctrinaire

Il nous reste aujourd’hui leur héritage nourri de combats contre les dérives doctrinales et les hérésies ainsi que l’unité de la foi qui a consolidé le christianisme de cette époque de schismes et de retrouvailles.

Toutes ces grandes figures du christianisme antique font partie de notre histoire et d’une période qui personnellement me passionne. Au temps des conciles de Carthage, à la charnière entre les Vandales et les Byzantins, avant l’arrivée des Arabes, que de pages d’une histoire qui mériterait d’être mieux connue.

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TRIBUNE – Le couloir du Sud de l’hydrogène vert : de l’accord diplomatique à l’ingénierie d’exécution euromaghrébine

04. Oktober 2026 um 07:40

La récente rencontre au sommet à Alger entre le président, Abdelmadjid Tebboune, le ministre tunisien de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Slah Zouari, et les ministres de l’Énergie d’Autriche, d’Allemagne et d’Italie marque le passage d’une vision géopolitique globale à une feuille de route opérationnelle. L’accélération du projet de Couloir Sud de l’Hydrogène Vert (SoutH2 Corridor) ­- une artère de 3 300 kilomètres conçue pour transporter plus de 4 millions de tonnes d’hydrogène vert par an depuis l’Afrique du Nord vers l’Europe centrale via la Tunisie et l’Italie – concrétise l’axe stratégique euromaghrébin.

 

Comme nous le soulignions en juillet dernier, la Tunisie dispose d’un positionnement géographique et institutionnel unique pour agir en tiers de confiance de l’axe euro-africain. Mais face à ce méga projet d’infrastructures, une question fondamentale se pose : la Tunisie se contentera-t-elle de percevoir des redevances de transit passives, ou saura-t-elle s’imposer comme un copropriétaire industriel et technologique de la chaîne de valeur ?

Le piège historique des grands pipelines intercontinentaux réside dans la logique d’extraction pure : traverser un territoire en laissant des infrastructures de passage sans irriguer le tissu économique local. Des voix critiques s’élèvent déjà pour dénoncer un risque d’« extractivisme vert », où le Nord capterait l’énergie propre tout en déléguant au Sud la pression sur les ressources.

Pour le cycle 2026-2030, la doctrine tunisienne doit imposer une contrepartie d’intégration industrielle stricte. L’accord de transit doit s’accompagner d’investissements directs dans le dessalement d’eau de mer par énergies renouvelables, garantissant que la production d’hydrogène ne prélève pas une seule goutte dans les nappes phréatiques du pays, et d’un transfert technologique sur l’assemblage et la maintenance des électrolyseurs. La Tunisie ne prêtera pas seulement ses côtes pour les tuyaux ; elle hébergera les unités de conversion, de compression lourde et de certification.

 

La Tunisie comme interface de conformité et de certification numérique

L’accès au marché européen de l’énergie décarbonée exige le respect de normes réglementaires drastiques : traçabilité stricte de l’empreinte carbone, critères de durabilité de l’Union européenne et sécurisation des données de flux. C’est ici que la Tunisie doit faire valoir son capital immatériel et la solidité de son secteur bancaire et numérique.

En couplant l’infrastructure énergétique, déjà renforcée par le projet d’interconnexion électrique sous-marine ELMED de 600 MW entre Cap Bon et la Sicile, à une numérisation souveraine (IoT industriel, traçabilité par registres sécurisés et IA prédictive de gestion de flux), la Tunisie peut devenir la plateforme d’audit et de certification énergétique de l’axe Maghreb-Europe. Garantir la conformité technique et environnementale des molécules d’hydrogène injectées constitue un rôle stratégique à haute valeur ajoutée que ni les fournisseurs bruts ni les acheteurs finaux ne peuvent assumer seuls avec la même neutralité.

Lire aussi : ELMED, ou LE projet du siècle entre la Tunisie et l’Italie

L’objection récurrente face à ces mégaprojets réside dans leur coût financier : comment la Tunisie, sous contrainte budgétaire, peut-elle financer sa participation à des investissements chiffrés en milliards d’euros ?

Prétendre financer ces infrastructures sur le budget de l’État serait une erreur d’ingénierie. L’opportunité réside dans la structuration de financements mixtes (Blended Finance) et de partenariats public-privé (PPP) internationaux, adossés aux garanties des institutions financières européennes (BEI, BERD) et aux mécanismes de crédit carbone. Le secteur bancaire tunisien et maghrébin doit s’organiser en consortium pour agir en co-arrangeur de ces financements complexes, garantissant ainsi que les retours sur investissement et les flux de trésorerie irriguent le système financier national.

 

Régulation et gouvernance : transformer l’urgence diplomatique en vitesse d’exécution

Face à la concurrence féroce d’autres pays du Nord de l’Afrique pour capter la rente énergétique européenne, le principal risque pour la Tunisie n’est pas technologique, mais administratif. La lourdeur des circuits d’autorisation et l’absence d’un cadre réglementaire dédié à l’hydrogène vert risquent de décourager les investisseurs.

Le message délivré à Alger par la présence conjointe des ministres tunisien, algérien, italien, allemand et autrichien démontre que la volonté politique au plus haut sommet est acquise. L’urgence du cycle 2026-2030 exige désormais de traduire cette alliance diplomatique en un cadre réglementaire d’exception : une « Fast-Track » administrative, un guichet unique d’investissement énergétique et un code de l’hydrogène clair.

 

En alliant souveraineté industrielle, rigueur de certification et rapidité d’exécution, la Tunisie a l’occasion historique de transformer son positionnement géographique en une puissance d’ingénierie au service du continent.

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