❌

Normale Ansicht

Photos d’enfants sur les réseaux sociaux : le ministère rappelle les sanctions prévues par la loi

01. Oktober 2026 um 14:53

Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées rappelle que la publication ou le partage de photos et vidéos d’enfants doit respecter le cadre légal tunisien. Il met en garde contre les risques d’exposition, de stigmatisation et d’exploitation des mineurs et rappelle que certaines violations peuvent entraîner des sanctions pénales.

Un rappel face à la circulation des images de mineurs

Dans un communiqué publié jeudi 1er octobre 2026, le ministère appelle les utilisateurs des réseaux sociaux et, plus largement, de l’espace numérique à ne pas publier ni partager des photos ou vidéos d’enfants en dehors des conditions prévues par la loi.

Le ministère considère que la diffusion non encadrée de contenus concernant des mineurs peut porter atteinte à leur vie privée et à leur dignité, tout en les exposant à différents risques, notamment le harcèlement, le fait d’être stigmatisés, l’exploitation ou encore des préjudices psychologiques et physiques.

L’administration rappelle ainsi que la protection de l’enfant et le respect de son intérêt supérieur doivent également s’appliquer dans l’espace numérique.

Des règles spécifiques pour les données des enfants

Le ministère s’appuie notamment sur la loi organique n°63-2004 du 27 juillet 2004 relative à la protection des données à caractère personnel.

Les articles 27 et 28 encadrent notamment le traitement des données personnelles concernant les enfants. L’article 28 prévoit un régime spécifique pour ces données, avec des conditions particulières liées notamment au consentement du représentant légal et à l’autorisation du juge de la famille.

Le ministère rappelle également que l’article 87 de cette même loi prévoit des sanctions pénales en cas de violation de certaines dispositions relatives au traitement des données personnelles.

Il ne s’agit donc pas de considérer que toute photographie d’un enfant publiée sur les réseaux sociaux constitue automatiquement une infraction. Le caractère légal ou illégal d’une diffusion dépend du contexte, de la nature des données concernées et des conditions dans lesquelles elles sont traitées.

Le ministère appelle à ne pas repartager les contenus

Face à la multiplication des contenus mettant en scène des mineurs, le ministère appelle les utilisateurs à s’abstenir de publier ou de repartager leurs photos et vidéos lorsque les conditions légales ne sont pas réunies, quel que soit le motif invoqué ou le moyen utilisé.

Il annonce également qu’il prendra les mesures légales nécessaires à l’encontre des personnes qui contreviendraient aux dispositions applicables.

Pour signaler immédiatement une situation susceptible de menacer l’intérêt supérieur d’un enfant, le ministère indique que les citoyens peuvent s’adresser aux services centraux ou régionaux compétents, aux bureaux régionaux des délégués à la protection de l’enfance, ou utiliser les numéros 192 et 1809.

Lire aussi :

L’article Photos d’enfants sur les réseaux sociaux : le ministère rappelle les sanctions prévues par la loi est apparu en premier sur webdo.

Décret 54 : La Tunisie assouplit les peines, les critiques internationales persistent

01. Oktober 2026 um 10:22

La modification de l’article 24 du décret-loi 54, publiée mercredi 30 septembre au Journal officiel, a rapidement franchi les frontières tunisiennes. Plusieurs grands médias internationaux ont relevé la suppression de la peine de prison pour une première infraction, tandis que Reporters sans frontières (RSF) a salué une évolution tout en jugeant la révision encore insuffisante.

Le nouveau texte remplace, pour une première infraction, la peine d’emprisonnement par une amende comprise entre 10.000 et 20.000 dinars. En cas de récidive, six mois de prison et une amende de 50.000 dinars sont prévus. Les peines sont doublées lorsque la personne visée est un agent public ou assimilé.

Webdo a détaillé mercredi les nouvelles dispositions publiées au JORT. Leur réception à l’étranger apporte désormais un autre éclairage sur cette première modification du décret-loi adopté en septembre 2022.

RSF : « Un geste dans la bonne direction »

Reporters sans frontières fait partie des premières organisations internationales à avoir réagi directement à la nouvelle version.

Interrogé par l’AFP, Oussama Bouagila, directeur régional de RSF pour l’Afrique du Nord, a indiqué que l’organisation prenait acte de la disparition de la peine de cinq ans de prison, qu’elle dénonçait depuis l’adoption du décret en 2022 en raison de son utilisation dans des procédures visant notamment des journalistes et des voix critiques.

RSF considère la révision comme « un geste dans la bonne direction », mais estime qu’elle reste insuffisante pour rendre le texte conforme aux standards internationaux en matière de liberté de la presse.

Cette réaction est importante : contrairement aux nombreuses critiques formulées depuis 2022, elle intervient après la publication de la nouvelle version de l’article 24.

Reuters évoque un changement de cap

Reuters a également accordé une place importante à la modification tunisienne.

L’agence rappelle les critiques formulées depuis plusieurs années par des organisations tunisiennes et internationales de défense des droits et de la liberté de la presse contre l’utilisation du décret 54.

Reuters interprète la décision comme un rare changement de cap de Kaïs Saïed depuis 2021 et relève qu’elle intervient dans un contexte de mobilisation de plusieurs organisations de la société civile autour de la question des droits et libertés. Il s’agit toutefois d’une analyse de l’agence : aucune motivation de cette nature n’est avancée dans le décret-loi lui-même.

Les autorités tunisiennes ont, de leur côté, régulièrement défendu le dispositif comme un instrument destiné notamment à combattre la cybercriminalité, les fausses informations et les atteintes aux personnes et à l’ordre public.

Al Jazeera parle d’un accueil prudent

Dans un article publié jeudi 1er octobre, Al Jazeera s’est également intéressée aux conséquences de la nouvelle rédaction.

Le média qatari considère que le changement modifie sensiblement le régime des sanctions mais souligne qu’il ne répond pas à la revendication d’abrogation complète du décret portée par une partie des journalistes.

Son correspondant en Tunisie, Lotfi Hajji, fait état d’un accueil prudent de la modification et rappelle que le débat dépasse la seule question de la durée des peines pour concerner plus largement le recours au décret 54 dans les affaires liées à l’expression publique.

Euronews relève également cette combinaison entre assouplissement et réserves. Le média européen rappelle notamment la réaction de RSF et celle du président du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), Zied Dabbar, pour qui la modification d’un article ne signifie pas la fin des poursuites liées aux délits d’opinion.

Une question soulevée par la presse espagnole

L’agence espagnole EFE soulève, pour sa part, une autre interrogation : les conséquences de la modification pour les personnes déjà poursuivies ou emprisonnées sur la base de l’ancienne rédaction.

Selon EFE, les autorités n’avaient pas encore précisé, au moment de la publication de sa dépêche, ce qu’il adviendrait des personnes concernées, notamment lorsqu’aucune autre infraction ne leur est reprochée.

Cette question pourrait constituer l’un des prochains enjeux juridiques liés à l’entrée en vigueur de la nouvelle rédaction.

Ainsi, si la suppression de la peine de prison pour une première infraction est largement relevée par la presse internationale, elle n’a pas mis fin aux interrogations entourant le décret 54.

La réaction de RSF résume pour l’instant cette réception internationale : une évolution reconnue, mais considérée par l’organisation comme insuffisante au regard de ses revendications sur la liberté de la presse.

Lire aussi :

L’article Décret 54 : La Tunisie assouplit les peines, les critiques internationales persistent est apparu en premier sur webdo.

Tribunal administratif : 110 magistrats concernés par le mouvement publié au JORT

01. Oktober 2026 um 09:38

Un mouvement important touche la magistrature administrative. Le Journal officiel de la République tunisienne (JORT) n°96, publié le 30 septembre 2026, contient trois décrets datés du 25 septembre portant nomination de magistrats et magistrates à différentes fonctions et au grade de conseiller auprès du Tribunal administratif. Au total, les trois textes concernés font apparaître 110 nominations.

Trois décrets pour plusieurs niveaux de la justice administrative

Le décret n°2026-222 concerne un ensemble de nominations à différentes fonctions au sein du Tribunal administratif.

Il prévoit notamment la nomination de trois présidents de chambre de cassation, de deux présidents de chambre consultative et de cinq présidents de chambre d’appel.

Le même texte porte également nomination de six commissaires d’État généraux, de dix présidents de chambre de première instance, d’une magistrate à la tête d’une section consultative et de douze commissaires d’État. Ces différentes nominations représentent 39 magistrats.

Deux autres décrets complètent ce mouvement. Le décret n°2026-224 porte nomination de 12 magistrats et magistrates au grade de conseiller auprès du Tribunal administratif, tandis que le décret n°2026-225 concerne 59 autres nominations au même grade.

Le total des nominations prévues par ces trois textes s’élève ainsi à 110 magistrats : 39 au titre du décret n°2026-222, 12 au titre du décret n°2026-224 et 59 au titre du décret n°2026-225.

Le rôle du Tribunal administratif

Le Tribunal administratif est chargé de statuer sur les litiges administratifs impliquant notamment l’État, les collectivités locales et les établissements publics. Il exerce également une fonction consultative en matière juridique.

Ce mouvement intervient après d’autres évolutions récentes dans la magistrature tunisienne. Le décret n°2026-209 du 21 août 2026 avait notamment porté promotion de 127 magistrats de l’ordre judiciaire, avec effet au 16 septembre.

Lire aussi :

L’article Tribunal administratif : 110 magistrats concernés par le mouvement publié au JORT est apparu en premier sur webdo.

❌