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Startups africaines : la dette prend le pas sur le capital-risque

20. August 2026 um 14:59

Un plancher inédit depuis mars 2025 ! Les startups africaines n’ont mobilisé que 102 millions de dollars en juillet 2026, selon les chiffres de la plateforme spécialisée The Big Deal, bien en deçà des 258 millions de dollars mensuels enregistrés en moyenne sur l’année écoulée.

Au total, 44 jeunes pousses ont tout de même annoncé des opérations d’au moins 100 000 dollars, un volume proche de la normale : le problème n’est donc pas le nombre de deals, mais leur taille.

Sur les 102 millions levés, seulement 25 proviennent de fonds propres, un niveau inédit depuis avril 2019 ! La dette, elle, capte 75 millions, soit près des trois quarts du total, portée par les grosses opérations qui ont été réalisées.

Un ralentissement qui dure depuis janvier

Sur les sept premiers mois de 2026, le continent a mobilisé 1,46 milliard de dollars, en repli de 27 % sur un an. Le nombre de startups financées recule à 241, contre 302 en 2025, et les investisseurs actifs tombent à 256, contre 328.

Ce basculement vers la dette traduit une prudence accrue des investisseurs en capital, plus regardants sur la rentabilité que sur la croissance pure. Pour les startups africaines, l’enjeu devient donc de démontrer des modèles économiques solides avant de lever, la dette servant de relais en attendant un retour de l’appétit pour le capital-risque.

 

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Trois startups tunisiennes s’envolent vers San Francisco pour la finale du Startup World Cup

20. August 2026 um 14:09

Pwn & Patch, Pixii Motors et WaterSec représenteront la Tunisie à la finale mondiale du Startup World Cup, prévue en novembre à San Francisco. Une nouvelle étape internationale pour trois jeunes pousses issues de la sélection tunisienne organisée lors du Tunisia Digital Summit.

La Tunisie aura trois représentantes à la prochaine finale mondiale du Startup World Cup. Pwn & Patch, Pixii Motors et WaterSec ont décroché leur qualification à l’issue de la finale régionale organisée les 22 et 23 avril à Tunis, dans le cadre de la 10e édition du Tunisia Digital Summit. La sélection avait attiré plus de 160 candidatures. Dix startups avaient finalement été retenues pour présenter leurs projets devant un jury d’investisseurs et d’acteurs de l’écosystème entrepreneurial.

À l’issue de cette compétition, Pwn & Patch a remporté la première place. La startup spécialisée dans la cybersécurité développe notamment des solutions liées à la sécurité offensive et à la détection des menaces. Elle sera la représentante tunisienne engagée dans la compétition mondiale pour le grand prix. Pixii Motors a obtenu la deuxième place. La startup travaille sur des solutions de mobilité durable, notamment autour de la mobilité électrique. WaterSec, classée troisième, développe de son côté des solutions de gestion intelligente de l’eau en s’appuyant notamment sur l’intelligence artificielle et l’IoT.

Une échéance en novembre

Les trois startups prendront la direction de San Francisco en novembre 2026 pour participer aux différentes étapes de la finale mondiale. Le programme prévoit les demi-finales les 4 novembre et la grande finale le 6 novembre au Hilton San Francisco. L’enjeu financier est important : le vainqueur mondial du Startup World Cup recevra 1 million de dollars sous forme d’investissement. Selon les règles de la compétition, ce financement peut prendre la forme d’une prise de participation ou d’un instrument convertible, selon la situation de la startup. Au-delà du montant, la qualification offre surtout aux trois entreprises tunisiennes une occasion de se confronter à des startups venues de nombreux marchés et de rencontrer investisseurs, partenaires et potentiels clients à l’échelle internationale.

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Jem lève 8,4 millions de dollars pour digitaliser la gestion des salariés sans bureau

20. August 2026 um 13:07

La startup sud-africaine Jem vient de lever 8,4 millions de dollars en série A, dans un tour mené par Quona Capital, avec la participation de University Technology Fund, E4E, Next176/FutureGrowth et plusieurs investisseurs individuels. Basée au Cap, l’entreprise veut accélérer le développement de sa plateforme destinée aux travailleurs « deskless », c’est-à-dire aux salariés qui travaillent sans poste informatique ni bureau.

Lancée sur WhatsApp, la plateforme permet notamment aux salariés de recevoir leurs fiches de paie, effectuer des demandes de congé, consulter certaines informations RH ou encore accéder à des services financiers. Jem a également développé des fonctions de gestion du temps et des présences, de communication interne et d’accompagnement financier. Le modèle semble déjà avoir trouvé son marché. Jem revendique plus de 250 000 travailleurs et plus de 200 entreprises clientes. Parmi les entreprises citées par la startup figurent KFC, McDonald’s, Edgars, Illovo, Servest et Bidvest.

Un logiciel pensé pour les salariés éloignés du numérique

Jem part d’un constat simple : une grande partie des outils RH sont conçus pour des employés disposant d’un ordinateur, d’une adresse e-mail professionnelle ou d’une application dédiée. Or, selon l’entreprise, 75 % des salariés sud-africains travaillent sur le terrain plutôt que derrière un bureau. La startup mise donc sur un outil déjà présent sur les téléphones des salariés : WhatsApp. L’objectif est de réduire les barrières d’accès aux services RH et financiers, sans imposer le téléchargement d’une nouvelle application. Fondée en 2020 sous le nom de SmartWage, Jem avait initialement développé un service permettant aux salariés d’accéder à une partie de leur salaire déjà gagné. L’entreprise s’est ensuite repositionnée vers une plateforme plus large de gestion des effectifs et a adopté le nom Jem en 2022. Avec cette nouvelle levée, l’entreprise veut accélérer le lancement de nouveaux services. Son offre doit notamment s’élargir vers la formation, les outils de gestion des équipes, les services financiers, l’assurance et d’autres avantages destinés aux salariés.

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