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STEG : l’entrepreneuriat tunisien passe à l’action devant les tribunaux

28. Juli 2026 um 13:14

Le ton monte d’un cran entre la STEG et les entreprises tunisiennes. Le président de l’Organisation nationale des entrepreneurs (ONE), Yassine Gouiaa, a annoncé, dans la journée du samedi 25 juillet, le dépôt prochain d’une plainte contre l’opérateur national de l’électricité en Tunisie. En cause : les préjudices subis par plusieurs entreprises en raison de la récente campagne de délestages.

Plus de 30 avocats mobilisés

L’Organisation nationale des entrepreneurs (ONE) avait déjà annoncé la mise en place d’une cellule juridique pour accompagner les entreprises touchées. Gouiaa a précisé les contours du dispositif : plus de 30 avocats se sont portés volontaires pour suivre le dossier. Leur mission, accompagner la constitution des dossiers, la collecte des preuves et le démarrage des procédures. Les entreprises concernées devront transmettre factures, rapports techniques et tout document permettant d’évaluer les dégâts matériels et les pertes constatées.

Cliniques, restaurants, cafés en première ligne

Yassine Gouiaa cite plusieurs secteurs particulièrement touchés : cliniques privées, restaurants et cafés. Selon lui, plus des deux tiers des établissements de café auraient vu leur activité perturbée. Un constat qui se recoupe avec celui de la Chambre nationale des propriétaires de restaurants, où un établissement sur deux, voire davantage, a subi des pertes par rapport aux denrées périssables avec des interruptions de service et des réservations annulées durant la vague de chaleur.

Un dispositif de crise réclamé aux pouvoirs publics

Au-delà du volet judiciaire, l’Organisation nationale des entrepreneurs (ONE) proteste contre la gestion structurelle du dossier. L’organisation évoque une absence de vision de long terme dans le pilotage du réseau électrique national, incapable, selon elle, d’assurer un approvisionnement continu. Elle réclame quatre mesures : garantir en priorité l’alimentation des zones industrielles, créer une cellule nationale de crise, mettre en place un mécanisme transparent de déclaration des dommages et instaurer un dispositif d’indemnisation pour les pertes dûment établies. L’organisation, qui existe depuis 2020, fédère un large spectre d’acteurs économiques : petites entreprises, artisans, commerçants et professionnels de l’agriculture, de l’industrie et des services.

Ce que ça change pour les entreprises et les investisseurs

Cette mobilisation judiciaire n’est pas qu’un bras de fer ponctuel. Elle pose la question, beaucoup plus large, de la fiabilité du réseau électrique comme facteur de risque pour l’investissement. Pour les porteurs de projets qui évaluent l’implantation ou l’extension d’une activité en Tunisie, la multiplication des recours contre la STEG et la pression pour un mécanisme d’indemnisation pérenne pourraient, à terme, clarifier le partage des responsabilités en cas de défaillance du réseau ; un point qui pèse directement dans le calcul du risque opérationnel, notamment pour les secteurs à forte dépendance énergétique.

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TIC : la Tunisie sixième en Afrique, le réseau est solide, la facture est salée

28. Juli 2026 um 12:24

L’Union internationale des télécommunications (UIT) a publié son dernier rapport sur l’Indice de développement des TIC (IDI) : la Tunisie y décroche la 6e place africaine, avec un score de 80,1 points, largement au-dessus de la moyenne continentale, qui est à 59 points.

Le mobile porte le score, le portefeuille freine

L’objectif de ce classement est de savoir s’il est possible, partout dans le monde, de se connecter à Internet sans trop de contraintes : un coût raisonnable, une connexion stable et un accès fiable. Il repose sur dix indicateurs, classés en deux grandes familles ; l’accès de base d’un côté, la qualité réelle de la connexion de l’autre. Côté infrastructure, la Tunisie coche presque toutes les cases : 99 % de la population est couverte par, au moins, un réseau 3G, et neuf Tunisiens sur dix possèdent un téléphone mobile. Le point faible de la Tunisie réside ailleurs, selon l’UIT, un forfait mobile combinant données et voix coûte 98,6 % du revenu national brut par habitant. Il s’agit de l’équivalent de presque un mois de revenu moyen. Un poids qui plombe l’inclusion numérique, malgré une infrastructure solide.

Le Maroc en tête, l’Angola en bas de tableau

Au classement africain, le Maroc domine avec 89,2 points, porté par sa couverture haut débit et ses investissements dans les infrastructures. Juste derrière, l’île Maurice avec 89,1 points, puis l’Algérie (87,8) et l’Afrique du Sud (86,4). La Tunisie devance quant à elle le Cap-Vert (79,8), l’Égypte (79,6), l’Eswatini (78,9) et le Botswana (77,7). En queue de peloton, l’Angola ferme la marche avec 55,4 points, plombé par un accès limité aux infrastructures et de fortes disparités régionales. À l’échelle mondiale, l’Arabie saoudite trône en tête avec 99,2 points, devant la Finlande, l’Estonie, le Koweït et le Qatar.

Un signal pour les investisseurs télécoms

Ce classement dessine, en creux, une carte des priorités d’investissement. La couverture réseau tunisienne est déjà mature ; c’est sur l’accessibilité tarifaire qu’il faut agir. Pour les opérateurs et les acteurs du numérique, l’écart entre infrastructure et pouvoir d’achat représente de réelles opportunités ; offres low cost, modèles de financement des terminaux et partenariats sur la data. L’objectif est d’attirer des capitaux vers un segment encore sous-exploité du marché tunisien.

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La Tunisie et le Japon s’associent pour une meilleure croissance des startups en Afrique

28. Juli 2026 um 11:32

L’Agence japonaise de coopération internationale JICA a annoncé la signature du procès-verbal du programme « Partenariat pour booster l’écosystème africain des startups ». Ce dispositif triangulaire, porté conjointement par le ministère tunisien des Technologies de la communication, Smart Tunisian Technoparks (S2T) et la JICA, doit s’étaler de 2026 à 2028 et vise à renforcer les écosystèmes de startups en Afrique.

Huit pays représentés dès la première session

Concrètement, le programme réunira chaque année des participants de plusieurs pays africains, appelés à monter en compétence sur le développement et la gestion d’écosystèmes startups. La première session est fixée pour décembre 2026 ; huit pays africains y seront représentés.

Le Startup Act tunisien comme socle

Le programme s’appuie explicitement sur l’expérience tunisienne, à commencer par le Startup Act, le cadre juridique qui organise le soutien aux jeunes pousses dans le pays. L’objectif est de promouvoir l’innovation, d’accélérer la transformation numérique et de favoriser une croissance économique plus inclusive à l’échelle africaine. Le dispositif doit également servir de plateforme de réseautage entre acteurs de l’innovation africains et tunisiens et experts japonais.

Ce que cela signifie pour l’écosystème régional

Pour les porteurs de projets africains, ce partenariat permet d’élargir le vivier de startups formées et structurées, dès la première promotion de huit pays. Pour ce qui est des investisseurs et des fonds régionaux, une meilleure structuration juridique des écosystèmes, sur le modèle du Startup Act, réduit une partie du risque perçu et facilite le repérage d’opportunités entrepreneuriales sur des marchés encore peu explorés.

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