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Tunisie-Ligue arabe : Nafti réaffirme l’engagement de la Tunisie en faveur de l’action arabe commune

Von: tmps
23. Juli 2026 um 11:53
M. Mohamed Ali Nafti, Ministre des Affaires Etrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Etranger, a reçu aujourd’hui, Mercredi 22 juillet 2026, un appel téléphonique de M. Nabil Fahmy, Secrétaire Général de la Ligue des Etats Arabes.
Cet entretien a été l’occasion pour le Secrétaire Général de présenter sa vision et le plan d’action qu’il entend mettre en œuvre pour promouvoir le système d’action arabe commune, de manière à renforcer l’efficacité de la Ligue des Etats Arabes et à élever ses performances face aux défis actuels, répondant ainsi aux aspirations des pays arabes et de leurs peuples en matière de sécurité et de développement global.
Le Secrétaire Général a également exprimé ses sincères remerciements et sa gratitude à la Tunisie pour son soutien et son appui à l’occasion de son élection au poste de Secrétaire Général de la Ligue des Etats Arabes, saluant les positions constantes de la Tunisie dans la défense des causes arabes justes lors des différentes réunions régionales et internationales.
De son côté, le Ministre a confirmé la volonté de la Tunisie de poursuivre la coopération et la coordination avec le Secrétariat Général de la Ligue des Etats Arabes afin de contribuer activement au renforcement de l’action arabe commune et à la modernisation de ses mécanismes, au service des intérêts des pays arabes et en réponse aux aspirations de leurs peuples à consolider les fondements de la sécurité, de la stabilité, du développement et de la prospérité dans la région arabe.
Le Ministre a en outre réaffirmé l’engagement constant de la Tunisie à continuer d’apporter son soutien aux institutions et organisations arabes opérant sur son territoire, et à réunir les conditions adéquates pour leur permettre de s’acquitter au mieux de leurs missions, partant de sa conviction quant à l’importance de leur rôle dans la consolidation de l’action arabe commune au cours des dernières décennies, et au service des intérêts arabes communs dans les divers domaines relevant de leurs compétences, qu’ils soient culturels, éducatifs, scientifiques, technologiques ou sécuritaires.
Les deux parties ont échangé leurs points de vue sur les principaux développements régionaux et internationaux, et ont souligné l’importance de renforcer la solidarité arabe ainsi que d’intensifier la coordination et la concertation pour faire face aux défis et aux risques que connaît la région.
Dans ce cadre, le Ministre a réitéré la position ferme et de principe de la Tunisie en faveur des droits du peuple palestinien, au premier rang desquels figure son droit à l’établissement de son État indépendant et souverain sur l’ensemble du territoire de la Palestine, avec Al-Qods Al-Charif pour capitale.

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Pour mieux gérer les coupures de courant : les panneaux solaires peuvent atténuer l’effet, mais à certaines conditions 

Von: tmps
23. Juli 2026 um 10:15

La question se pose toujours à chaque coupure de courant. L’énergie des panneaux solaires, vous protège-t-elle d’éventuelles coupures de courant ?  Avec ces panneaux, est-il possible d’avoir de l’électricité alors que la STEG en arrête l’exploitation ? 

En ces temps de canicule, le pays est concerné par de possibles délestages pour faire face aux économies d’énergie. C’et quoi un délestage? Il s’agit de la suppression momentanée et volontaire du courant électrique pour un certain nombre de foyers. Le but est d’éviter une éventuelle saturation qui conduirait à un black-out. S’il peut sembler lointain, le spectre d’une panne de courant généralisée n’est pas impossible. Un tel phénomène s’est produit en Tunisie en 2023, et il a été plus évident en 2006, déconnectant 10% des clients sur tout le continent européen. L’Europe a frôlé le black-out !

Du coup, certains pensent à l’usage des panneaux solaires qui pourraient constituer une solution très pratique à ces coupures. Est-ce possible ?

Malgré son caractère inépuisable et gratuit, l’énergie solaire récoltée par les panneaux photovoltaïques et transformée en courant irrigue le réseau électrique. À ce titre, les propriétaires d’installations solaires sont concernés : l’énergie de vos panneaux solaires vous protège-t-elle d’éventuelles coupures de courant ? Une installation photovoltaïque continue-t-elle à fonctionner en cas de coupure de courant ?

La réponse risque de décevoir beaucoup d’usagers des panneaux solaires. En cas de panne générale sur le réseau électrique, si votre installation est composée de panneaux solaires traditionnels, elle se met automatiquement en veille et l’énergie solaire cesse d’être récoltée et injectée. Votre système photovoltaïque se met au point mort. Un système de découplage des onduleurs coupe tout fonctionnement (c’est la loi !), afin de protéger les biens et les personnes. En cas de panne, pas de danger d’électrocution.

Lorsque le courant fonctionne de nouveau sur le réseau, votre système photovoltaïque se remet en marche tout seul, sans nécessiter la moindre manœuvre de votre part. 

Pour résumer, il faut rappeler que l’essor de l’énergie solaire résidentielle en Tunisie repose sur un mécanisme technique éprouvé : l’injection directe sur le réseau de la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG). Dans cette configuration, l’électricité générée par les modules photovoltaïques est instantanément déversée dans le réseau public, tandis que le foyer continue de s’approvisionner de manière conventionnelle. La STEG opère ensuite une compensation comptable entre l’énergie injectée et l’énergie soutirée.

Si ce cadre réglementaire a permis de démocratiser l’accès au solaire en valorisant financièrement chaque kilowattheure produit, il repose sur une dépendance technique absolue. L’usager reste tributaire de la stabilité du réseau national, transformant le producteur d’énergie en simple spectateur dès que le système central vacille.

Cette absence de dispositif d’«îlotage» coupe le flux solaire vers l’habitation. Résultat : le ménage équipé se retrouve plongé dans le noir, au même titre que n’importe quel abonné démuni de panneaux. Ce garde-fou technique, indispensable à la stabilité globale, met en exergue les limites intrinsèques d’une transition énergétique pensée uniquement à travers le prisme de la centralisation. N’est-ce pas, STEG ?

Des batteries pour avoir de l’électricité

Toutefois, certaines installations photovoltaïques contiennent une batterie en plus de l’onduleur, ce qui permet alors de stocker de l’énergie. C’est pourquoi, avant tout achat, il convient de bien choisir son installation solaire auprès d’un professionnel.

Les avantages d’une batterie de stockage solaire consistent à renforcer son indépendance énergétique et à produire votre propre énergie photovoltaïque et l’utiliser en différé. Choisir une batterie de stockage, c’est aussi protéger la planète en divisant vos émissions de CO² par 3 : une alternative écolo au vieux groupe électrogène fonctionnant au fioul.

D’autres alternatives à encourager

Le Groupement professionnel des énergies renouvelables a appelé à accélérer la finalisation des cadres technique et réglementaire nécessaires à l’adoption des systèmes de stockage d’électricité à domicile. Cette mesure permettrait aux citoyens et aux entreprises de stocker l’énergie produite par les panneaux solaires, considérant cette orientation comme une étape stratégique pour soutenir l’autoproduction énergétique et renforcer la sécurité énergétique en Tunisie.

Dans un communiqué, le groupement a salué les déclarations du directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), Nafeh  Bakri, concernant l’orientation vers l’adoption de solutions de stockage d’électricité dans les habitations. Il a appelé l’ANME et la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) à accélérer la mise en œuvre de ce système.

Le groupement a précisé que les installations d’autoproduction équipées de batteries de stockage contribueraient à réduire l’impact des coupures électriques, à alléger la pression sur le réseau national, notamment lors des périodes de forte demande, et à améliorer la qualité de l’approvisionnement en électricité.

Il a également appelé à mettre en place des mesures incitatives pour encourager les citoyens à investir dans ces systèmes, notamment à travers la réduction ou l’exonération des droits de douane sur les batteries de stockage et la révision des taxes appliquées aux panneaux solaires.

Kamel ZAIEM

 

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La STEG ouvre la voie au stockage d’énergie pour les installations photovoltaïques résidentielles

Von: tmps
23. Juli 2026 um 09:56

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé mercredi que les clients résidentiels sont désormais officiellement autorisés à installer des batteries de stockage pour les systèmes photovoltaïques raccordés à des onduleurs hybrides.

Dans un communiqué, la STEG a qualifié cette mesure de « stratégique », estimant qu’elle s’inscrit dans le cadre de la promotion des investissements dans les énergies renouvelables, alors que la Tunisie fait face à des températures exceptionnellement élevées et à une forte pression sur le réseau électrique national.

Selon la société, cette décision permettra aux particuliers équipés de panneaux solaires de continuer à alimenter leurs habitations grâce à l’électricité stockée dans leurs batteries, y compris lors des coupures temporaires d’électricité liées aux opérations de délestage du réseau.

La STEG a toutefois appelé les usagers à respecter les exigences techniques prévues, afin de garantir la sécurité de ses agents et techniciens lors des interventions de maintenance sur le réseau, ainsi que la protection des installations domestiques.

L’entreprise a également indiqué avoir mis en ligne, sur son site internet, un guide technique de plus de 140 pages, rédigé en français et destiné au grand public, aux services techniques de la STEG et aux installateurs agréés.

Ce document précise les conditions et les spécifications minimales à respecter pour la conception, l’installation et la maintenance de ces systèmes de stockage d’énergie.

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Saïed : l’État ne tolérera ni les coupures ni les incendies criminels

Von: tmps
23. Juli 2026 um 09:52

Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé, mercredi, 22 juillet, au palais de Carthage, une réunion sur les coupures prolongées d’eau, d’électricité et les incendies

Y ont été présents, les ministres de l’intérieur, de l’équipement chargé de l’industrie et de l’énergie, de l’agriculture, les PDG de la STEG et de la SONEDE, et le directeur général de la protection civile, selon un communiqué de la présidence de la République.

D’emblée, le chef de l’État a affirmé qu’il suit de près, à toute heure, la situation dans l’ensemble du pays, soulignant que les coupures d’eau et d’électricité, conjuguées aux incendies, constituent des « phénomènes hors normes ». Il a averti que l’État ne restera pas « les bras croisés » face à quiconque cherche à nuire aux citoyens et à attiser les tensions.

Sur les coupures prolongées, le président Saïed a été catégorique. Des interruptions dépassant vingt-quatre heures dans plusieurs régions sont « inacceptables ».

Il exige d’y mettre fin immédiatement, imposant deux règles non négociables : informer les citoyens à l’avance et choisir des horaires adaptés si des coupures restent inévitables.

Lors de cette réunion, Le chef de l’État a également rendu hommage aux unités de la protection civile pour leurs interventions rapides et efficaces dans la lutte contre les incendies, menées en coordination avec les structures militaires, sécuritaires et administratives compétentes.

Il a salué le dévouement sans limite dont tous ont fait preuve, animés par le sens du devoir national.

Le président de la République a conclu en réaffirmant que le peuple tunisien, fort de sa conscience, résistera à toute tentative de déstabilisation, quelle qu’en soit la source.

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Tunisie-ONU : Nafti plaide pour un partenariat stratégique renforcé et un financement accru du développement

Von: tmps
23. Juli 2026 um 09:45

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a appelé mercredi à renforcer le partenariat stratégique entre la Tunisie et le système des Nations unies, à l’occasion d’une réunion avec la coordinatrice résidente et les représentants des agences, fonds et programmes onusiens accrédités dans le pays.

Selon un communiqué, le chef de la diplomatie a souligné que la coopération avec l’ONU repose sur des relations historiques fondées sur la confiance, le respect mutuel et l’attachement au multilatéralisme.

Il a insisté sur la finalisation du nouveau cadre de coopération stratégique pour la période 2027-2031, en cohérence avec les priorités du Plan national de développement 2026-2030.

Nafti a plaidé pour un partenariat dépassant le cadre des projets ponctuels, axé sur le renforcement des capacités nationales, le transfert de technologies et l’obtention de résultats concrets.

Il a également appelé à la mise en place de mécanismes innovants de financement du développement, notamment à travers la création d’un pôle commun dédié au financement du développement et de l’investissement.

La coordinatrice résidente de l’ONU, Rana Taha, a salué les relations de coopération avec la Tunisie et réaffirmé l’engagement des Nations unies à accompagner le pays dans la mise en œuvre de son plan de développement.

Elle a également exprimé le soutien de l’organisation à la mobilisation de financements internationaux et à l’achèvement des consultations sur le futur cadre de coopération.

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Situation paradoxale dans l’enseignement : les résultats s’améliorent, mais le niveau général reste bas

Von: tmps
23. Juli 2026 um 09:20

Les très bonnes notes sont de plus en plus banalisées dans nos écoles. Les résultats positifs observés chaque année chez nos élèves du primaire et du secondaire reflètent-ils vraiment leur valeur réelle ? Nos élèves sont-ils devenus des génies ? Les enseignants font-ils preuve de largesse en attribuant de bonnes notes ? Y a-t-il un dysfonctionnement au niveau de l’évaluation des élèves ? Sans doute d’autres causes sont-ils à l’origine du malaise éducatif en Tunisie.

Cependant, tout le monde parle du niveau scolaire qui baisse d’une année à l’autre. Pourtant, les chiffres officiels disent que les résultats ne cessent de s’améliorer chez nos élèves, à en juger par les chiffres fournis chaque fin d’année scolaire par le ministère de l’Education. Des élèves qui passent aux niveaux supérieurs avec 18/20 et 19/20 de moyenne et des candidats au bac qui obtiennent des moyennes hors normes. Alors que jadis, il fallait suer sang et eau pour atteindre l’excellence ou même l’optimum. La situation semble tenir du paradoxe. D’une énigme même ! Aussi faut-il chercher les paramètres nécessaires pour expliquer ce phénomène, l’élucider. 

Des résultats scolaires pas toujours fiables 

Les données officielles du ministère de l’Éducation tunisien pour l’année scolaire 2024-2025 montrent des statistiques précises sur les taux de réussite aux différents niveaux scolaires (primaire, collège, lycée). Le taux global de réussite varie selon les cycles scolaires, avec une amélioration progressive observée dans plusieurs régions du pays. Au niveau primaire, on parle, selon les dernières statistiques, de 93,5% de réussite. Au collège (enseignement de base) on compte 79,2% et au niveau de l’enseignement secondaire, on recense 78,8% de réussite. Quant à l’enseignement privé (collèges et lycées réunis), il s’agit de 79,2% de réussite. Ces chiffres nous montrent que le nombre des élèves qui passent à la classe supérieure est en croissance constante, tous cycles confondus. Sans parler des élèves du primaire où les bonnes notes se donnent à la pelle. Or, ces bons résultats ne reflètent pas toujours un bon niveau de nos élèves. 

A quoi est due cette boulimie de bonnes notes ?             

Sur ce point, les idées divergent : il y a ceux qui pensent que les élèves d’aujourd’hui ne sont pas plus bêtes que ceux d’antan et qu’il suffit de voir les taux élevés de réussite enregistrés chaque année dans nos écoles pour conclure que le niveau de nos élèves est dans l’ensemble satisfaisant. Toujours est-il que le système éducatif actuel, avec toutes ses insuffisances et ses faiblesses, est à l’origine de cette boulimie de bons résultats scolaires et cette envie des parents de voir leurs enfants exceller dans leurs études. Conséquence : le niveau réel de l’élève se mesure ainsi à l’aune du seul score réalisé à l’examen. Mais, il faut signaler que d’autres facteurs sont entrés en jeu dans les vingt dernières années. D’abord, la banalisation des 20/20 obtenus aisément par les élèves dans toutes les matières, ensuite le système d’évaluation des enseignants devenus de plus en plus indulgents, généreux, voire complaisants. Ajoutons à cela, le recours de la part de certains élèves à des procédés illicites, notamment la fraude lors des examens, une pratique qui se développe grâce aux technologies modernes, le téléphone portable par exemple. Outre le rachat accordé souvent automatiquement ou arbitrairement aux élèves ayant obtenu 9/20 de moyenne annuelle pour leur permettre d’accéder à la classe supérieure. Enfin et surtout, le recours aux cours particuliers, devenus presqu’une condition sine qua non à tout succès scolaire. Sans compter le gonflement des notes octroyées aux élèves des établissements privés où le taux de réussite a toujours été élevé. A l’école publique comme à l’école privée, les notes sont souvent supérieures aux efforts fournis par les apprenants, ce qui contribue sans doute à la baisse du niveau de nos élèves. Avec tous ces inconvénients dont souffre notre système éducatif, on se targue encore aujourd’hui, au niveau des autorités de tutelle, de dire que notre éducation est en bonne santé.

Un système d’évaluation à réviser 

Pourtant, ni les conditions de travail dans nos écoles ni l’infrastructure précaire et dégradante dont souffre la majorité des établissements scolaires, ne favorisent ces succès scolaires qu’on enregistre chaque année. Aussi peut-on remarquer pendant plus d’une décennie, et surtout depuis la Révolution, une sorte de laisser-aller dans nos établissements scolaires où se multiplient actes de violence entre élèves et contre le corps enseignant ou membres de l’administration, menant à un état chaotique dans pas mal d’établissements scolaires. La conjoncture politique, économique et sociale y était certainement pour quelque chose. Ici, on agresse un(e) enseignant(e), là, on violente un directeur de collège ou de lycée, là encore, des énergumènes font irruption dans l’enceinte de l’école, à mains armées, semant la terreur parmi les élèves et les enseignants ! Une situation on ne peut plus délicate, fâcheuse et embarrassante pour la bonne marche des études et le bon fonctionnement des établissements scolaires, ce qui déteint négativement sur le bon déroulement de la scolarité des élèves et sur leurs résultats. 

Et dire qu’aucune mesure efficace n’a été prise par les autorités compétentes depuis l’organisation de la consultation nationale sur l’éducation en Tunisie (dont les résultats sont restés lettre morte) pour mettre fin à ce chaos sévissant dans la majorité de nos écoles, dans toutes les régions du pays. Dans de telles circonstances et à ce rythme, on va certainement y laisser des plumes. La situation va empirer encore, même si on continue d’octroyer des 20/20 aux copies des élèves et qu’on se retrouve en fin d’année scolaire avec des scores très élevés. Ce n’est là que la partie submergée de l’iceberg : notre système éducatif est en péril, il faut le sauver ! Une Révolution a eu bien lieu dans le pays, cela doit absolument influer sur l’école, l’éducation et la formation des hommes de demain. Des voix s’élèvent partout (parents, enseignants, pédagogues, syndicats…) pour exiger de nouvelles réformes scolaires qui prennent en considération l’équilibre entre formation et résultat, pour redorer l’image du système éducatif tunisien et remettre en valeur le diplôme obtenu par nos élèves.

Hechmi KHALLADI

 

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Plan de développement 2026-2030 : souveraineté économique, restructuration de la dette et défis de la mise en œuvre

Von: tmps
23. Juli 2026 um 08:27

Par Mondher AFI

 Dans les économies en transition, la planification constitue un instrument essentiel de gouvernance. Elle permet de fixer les priorités nationales, de coordonner l’action des institutions et d’orienter les ressources vers les objectifs de développement. Toutefois, la portée d’un plan de développement dépend de plusieurs facteurs : la disponibilité des financements, la capacité administrative, la qualité de la gouvernance et l’efficacité des mécanismes de suivi et d’évaluation.

Le Président de la République, Kaïs Saïed, a réuni, le 20 juillet au palais de Carthage, la Cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, ainsi que le Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhair Nouri.

Cette réunion a été consacrée à l’examen de la loi récemment promulguée portant approbation du Plan de développement 2026-2030, appelé à constituer le principal cadre stratégique de l’action publique au cours des cinq prochaines années. Les échanges ont porté sur les conditions de mise en œuvre du plan ainsi que sur les principaux défis économiques et financiers qui l’accompagnent.

La question de la dette publique a constitué l’un des principaux thèmes abordés lors de la réunion présidée par le président de la République, Kaïs Saïed. Les échanges ont porté sur l’évolution de l’endettement au cours des dernières décennies ainsi que sur son impact dans le financement des politiques publiques et du développement économique.

Selon les éléments présentés au cours de la réunion, une partie des emprunts contractés n’aurait pas produit les effets économiques et sociaux escomptés. Cette lecture distingue le volume des ressources mobilisées des résultats effectivement obtenus en matière d’investissement, d’amélioration des infrastructures ou de développement des services publics. Elle renvoie plus largement à la question de l’efficacité de l’utilisation de l’endettement comme instrument de financement de l’action publique.

Dans le même temps, il a été rappelé que la Tunisie a continué à honorer ses engagements financiers en assurant le remboursement des échéances prévues. Cette précision met en évidence deux dimensions distinctes de la politique d’endettement : d’une part, le respect des obligations contractuelles de l’État vis-à-vis de ses créanciers, d’autre part, l’évaluation de la contribution réelle des emprunts aux objectifs de développement.

Les discussions ont également porté sur l’hypothèse d’une réorientation d’une partie de la dette vers des investissements consacrés à la réhabilitation des infrastructures publiques. Cette orientation s’inscrit dans une réflexion portant sur les modalités de financement du développement et sur les instruments susceptibles d’accroître la capacité d’investissement de l’État tout en limitant les contraintes liées au poids de la dette.

Sur le plan économique, une telle démarche implique toutefois plusieurs conditions. Elle suppose l’existence de mécanismes financiers adaptés, un cadre juridique compatible avec les engagements en vigueur ainsi que, selon les situations, des négociations avec les partenaires et les créanciers concernés. Sa faisabilité dépend également des marges budgétaires disponibles, des conditions des marchés financiers et des dispositifs institutionnels permettant d’assurer le suivi des investissements financés.

Au-delà de l’orientation annoncée, la mise en œuvre d’un tel mécanisme soulève des questions relatives à la sélection des projets prioritaires, à l’évaluation de leur rentabilité économique et sociale, aux modalités de gouvernance ainsi qu’aux procédures de contrôle et de transparence. Ces éléments sont généralement considérés comme des facteurs déterminants pour apprécier la capacité d’une politique de réorientation de la dette à produire des effets durables sur le développement économique et la qualité des services publics.

 

Les conditions institutionnelles de la mise en œuvre

L’adoption d’un plan de développement constitue une première étape dans la conduite de l’action publique. Sa traduction en résultats concrets dépend toutefois de la capacité des institutions à transformer les orientations stratégiques en programmes opérationnels, dotés d’objectifs clairement définis, de ressources identifiées et d’un calendrier d’exécution réaliste.

Dans cette perspective, la réussite d’un plan national ne repose pas uniquement sur la définition des priorités. Elle suppose également l’existence d’une gouvernance fondée sur la planification, l’anticipation et l’évaluation. Les expériences internationales montrent que les stratégies de développement les plus performantes s’appuient sur une articulation permanente entre la décision politique, la programmation administrative, la gestion budgétaire et le suivi des résultats.

La mise en œuvre implique également une répartition explicite des responsabilités entre les différentes institutions de l’État. Cette clarification favorise la cohérence de l’action publique, limite les chevauchements de compétences et facilite la coordination des interventions à chaque étape du cycle des politiques publiques, depuis la conception des projets jusqu’à leur évaluation.

Par ailleurs, la réalisation des objectifs annoncés dépend de plusieurs facteurs complémentaires : la disponibilité des ressources financières, la qualité des capacités administratives, la simplification des procédures, la maîtrise des délais d’exécution et la continuité de l’action publique malgré les contraintes conjoncturelles. À ces éléments s’ajoute la nécessité de disposer de mécanismes réguliers de suivi, d’indicateurs de performance et d’évaluations périodiques permettant de mesurer les écarts entre les objectifs fixés et les résultats effectivement obtenus.

Dans cette approche, la gouvernance ne se réduit pas à une coordination entre institutions. Elle renvoie à un mode de gestion fondé sur la responsabilité, la transparence, l’allocation efficiente des ressources, la capacité d’adaptation aux évolutions économiques et l’amélioration continue des politiques publiques. C’est généralement l’articulation de ces différents facteurs qui détermine, à moyen et à long terme, la capacité d’un plan de développement à produire des effets durables sur la croissance, les infrastructures et les services publics.

Une stratégie inscrite dans la durée

Les orientations retenues pour la période 2026-2030 s’inscrivent dans une démarche de planification à moyen et à long terme, visant à donner une plus grande cohérence à l’action publique. Au-delà de la définition d’objectifs stratégiques, cette approche repose sur la transformation des priorités nationales en programmes opérationnels, accompagnés de mécanismes de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation.

Dans cette perspective, la portée d’un plan de développement ne se mesure pas uniquement à l’ambition des orientations qu’il énonce, mais à sa capacité à produire des résultats observables sur les plans économique, social et territorial. L’efficacité de la planification dépend ainsi de la traduction des projets programmés en réalisations concrètes, susceptibles de générer des effets durables sur la croissance, l’emploi, les infrastructures, les services publics et les conditions de vie de la population.

Le cadre retenu repose également sur une logique de programmation progressive. Les objectifs définis pour l’horizon 2030 sont appelés à être déclinés en étapes successives, permettant d’ajuster les interventions publiques en fonction de l’évolution de la conjoncture économique, des capacités de financement, des contraintes budgétaires et des résultats effectivement obtenus au cours de l’exécution du plan. Cette démarche traduit une conception dynamique de la planification, fondée sur l’adaptation plutôt que sur la rigidité.

Par ailleurs, la conception du plan accorde une place importante à l’identification des besoins exprimés à l’échelle des territoires afin d’intégrer les réalités locales dans la programmation nationale. Une telle approche vise à renforcer la cohérence entre les priorités nationales et les attentes des différentes régions, tout en recherchant une répartition plus équilibrée des investissements publics.

Les objectifs annoncés couvrent plusieurs dimensions complémentaires du développement. Ils portent notamment sur le renforcement du rythme de croissance, l’amélioration du niveau de revenu, la réduction des disparités sociales, la consolidation des équilibres des finances publiques, le développement des ressources propres de l’État, l’amélioration de la performance des institutions publiques, l’accélération de la transformation numérique ainsi que l’intégration progressive de l’activité économique informelle dans les circuits formels.

D’un point de vue analytique, cette approche correspond aux principes contemporains de la planification stratégique, selon lesquels la réussite d’un plan national repose moins sur l’énoncé des objectifs que sur la capacité des institutions à assurer leur exécution, à mesurer périodiquement les résultats obtenus et à adapter les politiques publiques aux évolutions du contexte économique et social.

Enjeux de mise en œuvre et points de vigilance

L’ambition affichée par le Plan de développement 2026-2030 dépasse la seule définition d’orientations stratégiques. Son principal défi réside dans sa capacité à transformer les ressources mobilisées et les projets programmés en réalisations concrètes produisant des effets mesurables sur la croissance, l’emploi, les infrastructures et la qualité des services publics. Dans cette perspective, la question centrale n’est pas uniquement celle du financement, mais celle de l’exécution des politiques publiques.

L’expérience des politiques de développement montre qu’un nombre important de projets publics connaissent des retards, des révisions ou des coûts supplémentaires en raison d’obstacles administratifs, techniques, fonciers ou procéduraux. Ces difficultés réduisent l’efficacité de l’investissement public et retardent les bénéfices attendus pour les populations. Dès lors, la réussite du nouveau plan dépendra moins de l’ampleur des engagements annoncés que de la capacité des institutions à maîtriser l’ensemble du cycle des projets, depuis leur préparation jusqu’à leur achèvement.

Dans cette logique, l’amélioration de la gouvernance des projets constitue un enjeu majeur. La programmation doit être précédée d’études de faisabilité suffisamment approfondies afin d’identifier, avant le lancement des travaux, les contraintes juridiques, financières, techniques, environnementales et foncières susceptibles d’affecter leur exécution. Une planification fondée sur l’anticipation permet généralement de réduire les interruptions de chantier, de limiter les dépassements de coûts et de mieux respecter les délais initialement prévus.

La qualité du pilotage dépend également de la mise en place d’outils permanents de suivi. Les pratiques contemporaines de gestion publique privilégient des dispositifs numériques capables de centraliser les données relatives à l’avancement physique et financier des projets, d’identifier précocement les facteurs de blocage et de fournir des indicateurs permettant une intervention rapide avant que les retards ne deviennent structurels. Cette approche favorise une gestion davantage orientée vers les résultats que vers le seul respect des procédures administratives.

L’efficacité du Plan de développement dépendra largement de la capacité à transformer les ressources financières en réalisations concrètes. Cela suppose une réforme des mécanismes de la commande publique fondée sur la rapidité, la transparence et l’évaluation rigoureuse des capacités des entreprises chargées des projets. Les financements disponibles ne garantissent pas, à eux seuls, la réussite d’une stratégie de développement, ils doivent être accompagnés d’une gouvernance efficace, d’un suivi permanent et d’une évaluation des résultats. Au final, la pertinence du plan sera mesurée par ses effets réels sur les territoires : amélioration des infrastructures, qualité des services publics, réduction des disparités régionales, soutien à l’investissement et création d’emplois. Sa crédibilité dépendra donc de sa traduction effective dans le quotidien des citoyens.

 

 

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Météo : prévisions du jeudi 23 juillet 20

Von: tmps
23. Juli 2026 um 08:13

Le ciel sera couvert ce jeudi par quelques nuages, puis le temps sera partiellement nuageux sur la plupart des régions, avec apparition de cellules orageuses locales accompagnées de quelques pluies sur les hauteurs ouest du centre, l’après-midi.

 Ces précipitations concerneront certaines régions de l’Est, selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie(INM).

Vent de secteur Est près des côtes et de secteur ouest dans le reste des régions, faible à modéré puis se renforçant relativement près des côtes nord, au cours de la nuit.

Mer peu agitée à agitée dans le nord.Températures toujours en hausse à l’intérieur du pays et les maximales seront comprises entre 36 et 42 degrés près des côtes et sur les hauteurs et entre 43 et 49 degrés ailleurs, avec vent de sirocco.

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