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La Tunisie dans le top 5 des partenaires de la Russie en Afrique

13. Juli 2026 um 17:19

Le 70e anniversaire des relations diplomatiques tuniso-russes a servi de cadre, ce samedi 11 juillet, pour un premier bilan chiffré très favorable à la coopération entre les deux pays. Invité par l’Association d’amitié tuniso-russe, le consul Vladimir Khatountsev a annoncé un volume d’échanges commerciaux ayant triplé sur les derniers exercices, pour atteindre près de 1,8 milliard de dollars, un niveau qui hisse carrément la Tunisie parmi les cinq partenaires africains jugés les plus stratégiques par Moscou.

Hydrocarbures, céréales, santé et tourisme

La Russie continue dans ce cadre d’alimenter la Tunisie en produits pétroliers raffinés ainsi qu’en blé tendre et en orge. D’autres domaines d’activité suivent la même trajectoire. Dans le secteur de la santé, un accord signé il y a quelques mois a posé les bases d’un échange technologique médial et pharmaceutique. Le tourisme, de son côté, continue de faire de la Tunisie une destination prisée des vacanciers russes.

Un millier d’étudiants tunisiens en Russie

Le volet universitaire n’est pas en reste : Moscou attribue chaque année 80 bourses à des bacheliers et chercheurs tunisiens, et environ un millier d’entre eux étudient la médecine, l’ingénierie ou les technologies dans des établissements russes. Pour accompagner ce mouvement, la fondation Russkiy Mir a prévu en enveloppe destinée à équiper écoles et universités tunisiennes en ordinateurs, ouvrages et mobilier, afin de dynamiser l’apprentissage de la langue russe sur place.

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Blé: le retour de la taxe russe pourrait-elle peser sur les acheteurs africains?

13. Juli 2026 um 12:25

La Russie applique une taxe de 370,1 roubles par tonne de blé exportée, soit environ 4,87 dollars. Et ce, depuis le 8 juillet. Cette mesure met fin à près de trois mois de prélèvement nul et s’inscrit dans le mécanisme russe de régulation des exportations céréalières.

Mis en place en 2021, ce dispositif prévoit une taxe variable révisée chaque semaine en fonction de l’évolution des prix internationaux. Il permet de préserver l’approvisionnement du marché intérieur tout en soutenant financièrement le secteur agricole russe. La réactivation de la taxe fait suite à une hausse du prix indicatif du blé russe, passé de 233,8 à 239,4 dollars la tonne.

Cette décision est suivie de près par les pays importateurs, dont la Tunisie, qui dépend largement du marché international pour couvrir une partie de ses besoins en céréales. Premier exportateur mondial de blé, la Russie devrait expédier 47 millions de tonnes au cours de la campagne 2026/2027. Dans ce contexte, toute évolution de sa politique commerciale est susceptible d’influencer les flux d’approvisionnement et les prix mondiaux.

Le marché du blé aborde d’ailleurs la campagne 2026/2027 dans un environnement plus tendu. Selon les projections du Département américain de l’Agriculture (USDA), la production mondiale devrait atteindre 820 millions de tonnes, en baisse de 3% sur un an, tandis que la consommation est attendue à 824,5 millions de tonnes, un niveau supérieur à l’offre. Dans le même temps, le commerce mondial de blé devrait reculer de 6%, à 213,3 millions de tonnes, traduisant un resserrement des disponibilités sur les marchés internationaux.

L’Afrique figure parmi les régions les plus concernées par cette évolution. D’après l’agence russe Agroexport, les importations de blé russe des pays de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) ont progressé de 26% au cours de la campagne 2025/2026, selon l’agence ecofin. Des marchés comme la Tanzanie, le Kenya, l’Égypte ou encore le Soudan renforcent ainsi leurs achats auprès de Moscou, accentuant la sensibilité de la région aux décisions prises par le premier fournisseur mondial.

À ce stade, l’impact direct de la taxe reste toutefois limité. Son montant demeure modeste au regard des fluctuations habituelles des cours internationaux. Les analystes estiment que le principal facteur de risque réside davantage dans l’équilibre entre une offre mondiale en recul et une demande toujours soutenue. Pour des pays importateurs comme la Tunisie, l’évolution des politiques commerciales des grands exportateurs continuera donc de constituer un indicateur clé de l’évolution des coûts d’approvisionnement.

 

 

 

 

 

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