Normale Ansicht

Exposition à Tunis sur le football et les vignettes Panini

25. Juni 2026 um 10:56

À l’occasion de la 23e Coupe du Monde Fifa, l’Institut culturel italien de Tunis, en collaboration avec l’ambassade d’Italie et l’association Mo’ Better Football Aps, a inauguré, hier soir, mercredi 24 juin 2026, à la Maison des Arts du Belvédère, Dar El Founon, une exposition consacrée au football comme phénomène culturel et visuel, à travers l’un de ses objets les plus emblématiques : la vignette. Ouverte au public jusqu’au 23 juillet, l’exposition présente une chronologie ponctuée par les couvertures des albums Panini dédiés à la Coupe du Monde, accompagnée d’une sélection de vignettes de joueurs ayant marqué l’histoire de la compétition.

L’exposition est née du désir de célébrer non seulement le plus grand événement footballistique au monde, mais aussi le 65e anniversaire de la collection «Calciatori Panini», un jalon dans l’histoire de l’édition sportive italienne et de la culture populaire footballistique, ainsi que le lien culturel profond qui unit l’Italie et la Tunisie, tissé également autour du langage et de la mémoire du football.

À travers des albums et des autocollants, l’exposition propose un parcours historique, esthétique et culturel retraçant l’évolution de la représentation visuelle du football au fil du temps. L’objectif, explique Fabio Ruggirello, directeur de l’Institut culturel italien de Tunis, est d’offrir «une expérience capable de réactiver des mémoires collectives : des événements inoubliables, des victoires et des défaites qui ont marqué l’histoire du sport, des visages et des personnages qui évoquent l’enfance, les loisirs et des formes d’appartenance partagées». Pour les jeunes générations, l’exposition est l’occasion de redécouvrir «un langage visuel suspendu entre archives, culture populaire et mémoire analogique», ajoute M. Ruggirello.

Entre culture et mémoire collective

L’exposition présente une chronologie ponctuée des couvertures d’albums Panini consacrés à la Coupe du Monde, accompagnée d’une sélection de vignettes de joueurs ayant marqué l’histoire de la compétition par leurs records et leurs exploits mémorables. Elle propose également un voyage à travers la mémoire visuelle de la Serie A, au fil des saisons, des couleurs, des maillots et des visages qui ont contribué à façonner l’imaginaire footballistique de générations entières.

Une section spéciale est dédiée au football tunisien, avec une galerie des équipes tunisiennes ayant participé à la Coupe du Monde et une sélection de documents issus de l’album «Football 1998-99», une collection historique consacrée à la Ligue Professionnelle 1.

L’exposition présente également des illustrations de deux artistes italiens : Sergio Ponchione et Simone Ferrarini. Ponchione, l’un des auteurs les plus

mportants de la bande dessinée italienne contemporaine, a illustré les visages des protagonistes de l’équipe nationale italienne lors de la Coupe du Monde 1982, l’une des équipes les plus emblématiques de l’histoire du football italien.

Ferrarini, muraliste et écrivain, a réinterprété cinq buts célèbres de l’équipe nationale italienne, perpétuant ainsi une tradition d’illustration sportive qui remonte aux représentations publiées dans la presse italienne entre les années 1950 et 1990.

Un langage visuel au service du sport

Les autocollants ont acquis de multiples significations, se transformant peu à peu en véritables icônes culturelles. Les origines de ce langage visuel sont cependant moins connues. Dès la fin du XIXe siècle, les entreprises commerciales et les grands magasins ont commencé à utiliser des autocollants sportifs comme outils promotionnels, contribuant à la diffusion d’une culture visuelle populaire liée au football.

Parmi les premières productions figurent les séries publiées par Liebig, Wills et Stollwerck entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle.

Avec la popularité croissante du football, notamment à partir des années 1920, les autocollants se sont progressivement transformés en objets de collection et les albums ont commencé à adopter une structure éditoriale reconnaissable. Des collections dédiées aux joueurs, aux équipes et aux compétitions internationales ont émergé dans plusieurs pays européens, tandis qu’une véritable culture ludique, liée au commerce et à la collection, se développait en parallèle.

La première Coupe du monde de 1930 a contribué à la consécration définitive des autocollants de football : les albums permettaient d’associer un visage aux protagonistes décrits à la radio, renforçant ainsi les formes d’identification et d’appartenance collective.

En Italie, les stickers ont rapidement acquis une forte valeur esthétique et identitaire, grâce à un langage graphique de plus en plus reconnaissable.

Le sticker comme produit éditorial à part entière

Après l’interruption due à la Seconde Guerre mondiale, l’essor de l’impression couleur et la multiplication des collections dédiées à la Serie A ont transformé, dans l’après-guerre, le sticker en un produit éditorial à part entière. C’est dans ce contexte que la société Panini a vu le jour, destinée à devenir la référence internationale du secteur. Cette année marque le 65e anniversaire de la collection Calciatori. Le premier album, consacré à la saison 1961-1962, mettait en vedette Nils Liedholm en couverture et s’enrichissait de quinze stickers dédiés au Grande Torino.

À l’origine, les photographies en noir et blanc étaient colorisées à la main par des coloristes, qui travaillaient sur les carnations, les cheveux et les maillots, conférant aux images une forte expressivité et un caractère artisanal, toujours très prisés des collectionneurs aujourd’hui.

Pour le marché international, la première collection Panini fut «Mexico 70», tandis que «Calciatori 1971-72» fut la première collection entièrement composée d’autocollants. Parmi les albums les plus marquants figure «España 82», avec ses autocollants imprimés sur papier argenté et d’une qualité photographique exceptionnelle.

La collection Calciatori est le produit emblématique de Panini : le logo représentant le célèbre retourné acrobatique de Carlo Parola est devenu l’une des images les plus reconnaissables de la culture visuelle du sport international.

Un imaginaire footballistique italo-tunisien

L’exposition comprend également une section consacrée aux liens culturels entre l’Italie et la Tunisie, tissés notamment grâce à la diffusion de la télévision italienne. Celle-ci a contribué pendant plusieurs décennies à la circulation de langues, de modèles culturels et de références partagés. Les années 1980 et 1990 – période d’une importance internationale exceptionnelle pour la Serie A – ont constitué un moment charnière dans la construction d’un imaginaire footballistique commun, alimenté par les retransmissions télévisées, les commentaires sportifs et des figures emblématiques restées gravées dans la mémoire collective des deux rives méditerranéennes.

Au cœur de l’exposition se trouve la production Panini, née à Modène en 1961 et devenue au fil du temps un phénomène d’édition mondial.

De la première édition consacrée à la saison 1961-1962 aux productions contemporaines, les vignettes Panini racontent non seulement l’histoire du football, mais aussi celle du graphisme, de la culture populaire et de l’évolution des techniques d’édition.

La figure du footballeur en buste est l’une des images les plus profondément ancrées dans la mémoire collective contemporaine. Au fil du temps, les visages imprimés sur ces petits autocollants rectangulaires se sont chargés d’une multitude de significations.

L’un des thèmes centraux de l’exposition est l’évolution du langage visuel des autocollants et des publications Panini. Des premières éditions, caractérisées par une esthétique simple et élégante, on observe une évolution progressive vers une imagerie plus riche, plus dynamique et plus populaire. Cette transformation reflète non seulement l’évolution des goûts esthétiques, mais aussi celle des références culturelles et des modes de représentation du football.

Tout en conservant un attrait intergénérationnel, les albums ont introduit de nombreuses innovations : autocollants métalliques, différents matériaux, séries plus courtes, informations de plus en plus détaillées et, plus récemment, des collections dédiées au football féminin. C’est précisément cette transformation constante qui a renforcé la puissance symbolique et évocatrice des autocollants.

L’exposition se présente ainsi comme un voyage à travers l’édition visuelle du football : une histoire qui traverse les générations, les souvenirs et les frontières culturelles, unissant esthétique populaire, identité collective et culture sportive dans un langage universel.

L’article Exposition à Tunis sur le football et les vignettes Panini est apparu en premier sur Kapitalis.

Football | Où ira Mo Salah ?

25. Juni 2026 um 08:51

La semaine prochaine, Mohamed Salah sera officiellement libre de tout contrat. À moins que son avenir ne soit réglé d’ici là, le capitaine des Pharaons et gloire de Liverpool pendant une décennie pourrait se retrouver dans la situation inhabituelle de continuer à disputer la Coupe du monde sans être lié à aucun club.

Imed Bahri

The Athletic, le journal sportif en ligne du New York Times, indique que bien que le joueur de 34 ans ne manque pas d’offres et que les considérations financières ne soient pas un obstacle pour l’un des joueurs les mieux payés au monde, son avenir reste un mystère. Alors que plusieurs stars en fin de contrat ont déjà choisi leur prochaine destination ou sont sur le point de le faire, Salah demeure le plus grand nom à ne pas avoir encore révélé sa décision. 

Son agent Ramy Abbas a tenu à mettre fin aux spéculations il y a deux semaines, confirmant via son compte X que le joueur préfère garder la confidentialité sur ses projets. Il a déclaré que Salah «va bien» et que «ni lui ni son agent ne souhaitent discuter de projets d’avenir sensibles avec des personnes non impliquées», indiquant clairement qu’aucune décision ne sera annoncée prématurément.

La piste européenne

Malgré les nombreuses rumeurs, un retour à Liverpool semble très improbable. Après neuf saisons à Anfield, Salah a fait ses adieux au club et à ses supporters à la fin de la saison anglaise, acceptant de résilier son contrat et de partir libre. Un retour en arrière est donc pratiquement impossible.

De plus, un transfert vers un autre grand club de Premier League paraît compliqué. Arsenal et Manchester City n’ont pas de besoin évident d’un joueur à son poste, tandis qu’un transfert à Manchester United est difficilement envisageable compte tenu du choc qu’il provoquerait chez les supporters de Liverpool. Aston Villa, bien que propriété du milliardaire égyptien Nassef Sawiris (jeune frère de Naguib Sawiris) n’a pas les moyens financiers de se positionner pour le recruter, et l’aventure à Chelsea s’est terminée après son départ de Stamford Bridge en 2016, suite à une période décevante.

Néanmoins, Salah reste très respecté en Europe, notamment après ses passages réussis en Serie A à la Fiorentina et à la Roma avant son arrivée en Angleterre. Un retour en Italie semble possible, mais le principal obstacle est son salaire élevé. Le Milan AC et la Juventus ne participent pas à la Ligue des Champions, ce qui impose des contraintes financières, tandis qu’Inter, Naples, la Roma et Côme (Como 1907) ont des priorités différentes sur le marché des transferts.

Salah reste animé par la soif de titres et jouer simplement pour participer ne correspond pas à sa personnalité. C’est un joueur habitué à gagner et il croit toujours en sa capacité à faire la différence.

Bien que sa dernière saison à Liverpool ait été marquée par un nombre de buts, de passes décisives et de matchs joués inférieur à celui des saisons précédentes, cela ne signifie pas nécessairement que son niveau a baissé de manière significative, surtout s’il rejoint un championnat moins compétitif que la Premier League anglaise.

Selon The Athletic, le style de jeu de Mo Salah repose en grande partie sur la présence d’un latéral droit solide qui le soutient offensivement et assure ses tâches défensives, comme c’était le cas avec Trent Alexander-Arnold à Liverpool. Ce facteur pourrait dissuader certains clubs d’entamer des négociations pour le recruter.

Par ailleurs, les portes des autres grands championnats européens semblent pour l’instant fermées. Le Bayern Munich privilégie le recrutement de jeunes joueurs, et le Paris Saint-Germain, qui dispose déjà d’une attaque de stars, cible également d’autres joueurs sur le marché des transferts. Rien n’indique que le Real Madrid, le FC Barcelone ou l’Atlético de Madrid soient intéressés par le capitaine égyptien, même si son style de jeu semble parfaitement adapté à la Liga.

Face à l’incertitude qui plane toujours sur la situation européenne, trois options principales hors du continent se dégagent.

Une aventure extra-européenne ? 

La première est le championnat turc, où le nouveau président de Fenerbahçe Aziz Yıldırım a révélé durant sa campagne électorale que Salah réclamait un salaire annuel de 20 millions d’euros, pouvant atteindre environ 30 millions d’euros après impôts. Un contrat de trois ans pourrait donc s’élever à 90 millions d’euros, même s’il a insisté sur le fait que la décision finale revenait au comité technique du club.

Le championnat saoudien reste un candidat sérieux pour attirer le joueur, notamment grâce à son statut de plus grande star arabe du football mondial. Sa présence constituerait un atout marketing et sportif majeur pour la compétition. Si les dépenses saoudiennes ne sont plus au même niveau qu’en 2023, année où Salah a reçu une offre lucrative d’Al-Ittihad de Djeddah, le championnat a encore le potentiel de proposer un projet attractif, en particulier avec la présence de stars internationales comme Cristiano Ronaldo.

Cependant, un transfert au Moyen-Orient pourrait signifier la fin de sa carrière européenne. Il aura 36 ou 37 ans à l’expiration de son prochain contrat, un âge qui rend un retour en Ligue des Champions extrêmement difficile.

La troisième option est la Major League Soccer (MLS), un club auquel Salah a été régulièrement associé ces derniers mois. Le commissaire de la MLS, Don Garber, a confirmé son désir de voir le capitaine égyptien aux États-Unis, citant le succès de Lionel Messi à l’Inter Miami, où l’Argentin a inscrit 78 buts en 91 matchs depuis son arrivée il y a trois ans.

Bien que le niveau technique de la MLS soit inférieur à celui de la Premier League, il est en constante évolution, et le mode de vie y pourrait convenir à Salah et à sa famille en fin de carrière.

Alors que plusieurs stars ont déjà trouvé leur nouvelle destination, comme Ibrahima Konaté et Bernardo Silva, qui ont rejoint le Real Madrid, et Casemiro, qui semble proche de signer à l’Inter Miami, l’avenir de Mohamed Salah reste l’un des sujets les plus intrigants du mercato.

Malgré ses 34 ans, le capitaine égyptien possède toujours le talent nécessaire pour briller dans n’importe quel championnat, comme il le prouve lors de cette Coupe du Monde. Il a mené son équipe nationale à sa toute première victoire en Coupe du Monde, marquant un but et délivrant une passe décisive à «Trézéguet» (de son vrai nom Mahmoud Ahmed Ibrahim Hassan) contre la Nouvelle-Zélande, faisant étalage de son flair habituel avec des courses sur le flanc droit et des incursions dans la surface.

Dès lors, la question n’est plus de savoir si Mo Salah trouvera un nouveau club, mais plutôt quel projet il choisira pour conclure l’une des plus grandes carrières de l’histoire du football arabe et africain. Annoncera-t-il sa prochaine destination avant la fin de la Coupe du Monde, ou continuera-t-il d’écrire l’histoire du tournoi en tant que joueur libre le plus célèbre du monde du football ?

L’article Football | Où ira Mo Salah ? est apparu en premier sur Kapitalis.

❌