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Pouvoir d’achat, services publics et dialogue social : L’UGTT interpelle le gouvernement

05. Juni 2026 um 14:28

Réunie en commission administrative nationale, l’Union générale tunisienne du travail a dressé un constat de la situation économique et sociale du pays. La centrale syndicale appelle à une révision des politiques publiques, dénonce la dégradation des services publics et met en garde contre l’affaiblissement du dialogue social.

L’UGTT durcit son discours face aux choix économiques et sociaux actuels. Dans un communiqué publié vendredi à l’issue de la réunion de sa commission administrative nationale, la centrale syndicale a appelé à une réorientation des politiques publiques afin de soutenir la production, l’emploi et le pouvoir d’achat, tout en renforçant la protection des entreprises publiques.

Diagnostic de la situation sociale

L’organisation syndicale estime que les services publics connaissent une détérioration préoccupante, particulièrement dans les secteurs de la santé, de l’éducation et du transport.

Selon l’UGTT, cette situation s’accompagne d’une érosion continue du pouvoir d’achat des salariés, des retraités et des ménages en général. La centrale attribue cette réalité à la hausse des prix, à la persistance des pratiques spéculatives ainsi qu’à l’insuffisance des mécanismes de protection des consommateurs.

A travers ce constat, l’organisation remet au premier plan ses revendications traditionnelles en faveur de la justice fiscale et sociale et d’un rôle plus actif de l’État dans la régulation économique.

Le dialogue social au cœur des préoccupations

L’un des principaux messages adressés par l’UGTT concerne le respect des engagements conclus entre les partenaires sociaux.

La centrale syndicale accuse le gouvernement et certains employeurs de ne pas appliquer plusieurs accords sectoriels, régionaux et collectifs. Elle considère que cette situation fragilise la crédibilité du dialogue social et risque de vider les accords signés de leur portée réelle.

L’organisation met également en garde contre toute remise en cause du principe de négociation, qu’elle considère comme un mécanisme essentiel de régulation des relations professionnelles et de prévention des conflits sociaux.

Soutien aux revendications salariales

Dans ce contexte, l’UGTT a renouvelé son soutien à la grève sectorielle annoncée dans les banques. Le syndicat conteste l’exclusion des employés du secteur bancaire des augmentations salariales relatives à l’année 2025 et appelle à une reprise des discussions.

La centrale plaide également pour l’ouverture d’un nouveau cycle de négociations dans le secteur privé afin d’examiner les revendications salariales des travailleurs pour la même période.

Ces positions confirment que la question du pouvoir d’achat demeure au centre des priorités syndicales, dans un contexte où les revendications liées aux salaires continuent de mobiliser plusieurs secteurs.

L’UGTT réaffirme son attachement à son indépendance

Au-delà des revendications économiques et sociales, le communiqué réaffirme l’attachement de l’UGTT à son indépendance et à son rôle national. La centrale dénonce également les pressions et les licenciements qu’elle estime motivés par l’activité syndicale de certains travailleurs dans les secteurs public et privé.

Enfin, l’organisation affirme sa détermination à défendre les droits sociaux et les acquis des travailleurs, tout en se déclarant prête à utiliser l’ensemble des moyens d’action prévus par la loi pour faire face à ce qu’elle considère comme des atteintes aux droits sociaux.

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Bac 2026 : Démantèlement d’un réseau de fraude électronique à Tunis

05. Juni 2026 um 11:22

Les services de la police judiciaire de Tunis-ville ont démantelé, vendredi, un réseau spécialisé dans la fraude aux examens nationaux. Trois élèves ont été arrêtés dans le quartier de la Hafsia, tandis que plusieurs équipements électroniques sophistiqués destinés à transmettre et recevoir des réponses à distance ont été saisis.

Trois élèves arrêtés et du matériel sophistiqué saisi

Dans le cadre de la lutte contre la triche aux examens nationaux, les unités de la police judiciaire de Tunis-ville ont mené, vendredi, une opération ayant conduit au démantèlement d’un réseau spécialisé dans la fraude électronique au baccalauréat.

Selon une source sécuritaire citée par Mosaïque FM, l’intervention s’est déroulée dans le quartier de la Hafsia, au centre de la capitale, où les membres présumés du réseau ont été interpellés.

Les premières investigations ont révélé que le réseau était composé de trois élèves qui coordonnaient entre eux des opérations visant à transmettre et recevoir des réponses durant les épreuves.

Lors de la perquisition du lieu où se trouvaient les suspects, les forces de l’ordre ont saisi plusieurs équipements électroniques qualifiés de sophistiqués, ainsi que des oreillettes miniatures dissimulées. Ces dispositifs auraient été utilisés pour recevoir des réponses à distance pendant les examens.

Un établissement scolaire au cœur de l’enquête

D’après les premiers éléments de l’enquête, les personnes arrêtées auraient utilisé ce matériel pour organiser des opérations de fraude au profit de candidats passant les épreuves dans un établissement secondaire situé à Tunis.

Les investigations se poursuivent afin d’identifier d’éventuels complices et de déterminer l’étendue des activités du réseau.

Les trois suspects demeurent à la disposition de la brigade chargée de l’affaire. Les recherches se poursuivent pour établir toutes les responsabilités et identifier les autres personnes susceptibles d’être impliquées.

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Tunisie : Les TRE et le tourisme génèrent 6,3 milliards de dinars en cinq mois

05. Juni 2026 um 10:22

Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger et les recettes touristiques continuent de jouer un rôle déterminant dans les équilibres financiers du pays. Selon les dernières données de la Banque centrale de Tunisie, ces deux sources de devises ont généré plus de 6,3 milliards de dinars durant les cinq premiers mois de 2026, confirmant leur importance dans le soutien de l’économie nationale.

Les entrées de devises provenant de la diaspora tunisienne et du secteur touristique poursuivent leur progression en 2026. À fin mai, les deux principales sources de revenus extérieurs du pays ont rapporté près de 6,32 milliards de dinars, soit une hausse de 4,29% par rapport à la même période de l’année précédente.

Cette évolution confirme le rôle central que continuent de jouer les Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) et l’industrie touristique dans le financement de l’économie nationale, à un moment où les besoins en devises demeurent importants.

Les transferts de la diaspora restent le premier contributeur

Les données publiées par la Banque centrale montrent que les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger ont atteint près de 3,67 milliards de dinars au 31 mai 2026, contre 3,51 milliards de dinars un an auparavant.

Cette progression de 4,51% confirme la résilience de ces flux financiers, qui constituent l’une des ressources les plus stables de l’économie tunisienne. Depuis plusieurs années, les envois de fonds des expatriés représentent une source essentielle de devises, contribuant à soutenir la consommation des ménages et à renforcer les réserves du pays.

La diaspora demeure ainsi le principal pourvoyeur de devises parmi les deux grands moteurs observés durant cette période.

Le tourisme poursuit sa reprise

Les recettes touristiques affichent également une évolution positive, même si leur rythme de croissance reste légèrement inférieur à celui des transferts des TRE.

À fin mai 2026, elles se sont élevées à 2,65 milliards de dinars contre 2,55 milliards de dinars à la même date de 2025, soit une hausse de 3,98%.

Cette progression intervient alors que la saison estivale n’a pas encore atteint son pic d’activité. Les prochains mois seront donc déterminants pour confirmer la dynamique observée depuis le début de l’année et permettre au secteur d’améliorer davantage sa contribution aux recettes en devises.

Un pilier des équilibres extérieurs

En additionnant les transferts de la diaspora et les revenus du tourisme, les recettes générées atteignent près de 6,32 milliards de dinars sur les cinq premiers mois de l’année, contre 6,06 milliards de dinars durant la même période de 2025.

Ces chiffres illustrent le poids grandissant de ces deux secteurs dans les finances extérieures tunisiennes. Ensemble, ils constituent l’un des principaux amortisseurs face aux besoins de financement de l’économie et aux pressions sur les équilibres extérieurs.

Cette tendance s’inscrit dans le prolongement des résultats enregistrés en 2025. Sur l’ensemble de l’année dernière, les transferts des TRE et les recettes touristiques avaient généré 16,86 milliards de dinars, contre 15,86 milliards de dinars en 2024, soit une augmentation annuelle de près d’un milliard de dinars.

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« Freedom 250 » : Bill Bazzi appelle à renforcer les liens économiques et sécuritaires

05. Juni 2026 um 09:47

A l’occasion des célébrations du 250e anniversaire de l’indépendance américaine, l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, a réaffirmé la solidité des relations entre les deux pays. Au-delà de la dimension commémorative, son discours a mis en avant les perspectives de coopération économique, sécuritaire et éducative que Washington entend développer avec Tunis.

La célébration du « Freedom 250 », organisée jeudi à Tunis par l’ambassade des États-Unis, a pris une dimension dépassant largement le cadre symbolique des festivités marquant le 250e anniversaire de l’indépendance américaine. Devant un parterre composé de responsables tunisiens, d’acteurs économiques, de représentants de la société civile et de partenaires internationaux, l’ambassadeur américain Bill Bazzi a profité de l’événement pour réaffirmer la volonté de son pays de consolider son partenariat avec la Tunisie.

En présence du ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, le diplomate a insisté sur la profondeur historique des relations entre les deux États, tout en mettant l’accent sur les opportunités de coopération à venir.

Une relation historique mise en avant

Dans son intervention, Bill Bazzi a rappelé que la Tunisie figure parmi les premiers pays à avoir reconnu l’indépendance des États-Unis. Il a notamment cité le Traité de paix et d’amitié de 1797, considéré comme l’un des plus anciens accords internationaux encore en vigueur dans l’histoire américaine.

Le diplomate a également évoqué la reconnaissance par Washington de l’indépendance tunisienne en 1956, soulignant la continuité des relations bilatérales depuis plus de deux siècles.

Cette référence à l’histoire commune vise à inscrire les relations tuniso-américaines dans une perspective de long terme, alors que les deux pays poursuivent leur coopération dans plusieurs secteurs stratégiques.

Commerce, investissement et sécurité au cœur du message américain

Au-delà des références historiques, l’ambassadeur a surtout insisté sur les perspectives économiques et sécuritaires du partenariat.

Depuis sa prise de fonctions à Tunis en novembre 2025, plusieurs initiatives ont été lancées, selon ses déclarations. Bill Bazzi a notamment évoqué de nouveaux projets commerciaux ainsi que la participation d’entrepreneurs tunisiens à un sommet consacré à l’investissement.

Le responsable américain a également mis en avant les avancées enregistrées dans le cadre de la coopération militaire et sécuritaire entre les deux pays, un domaine qui demeure l’un des piliers des relations bilatérales.

Dans le même esprit, il a affirmé la volonté de Washington de créer de nouvelles opportunités d’investissement susceptibles de favoriser l’emploi et de soutenir la croissance économique des deux côtés de la Méditerranée.

Le Mondial 2026 comme nouveau vecteur de rapprochement

Parmi les thèmes abordés lors de la cérémonie figure également la Coupe du monde 2026, que les États-Unis accueilleront conjointement avec le Canada et le Mexique.

L’ambassade américaine considère cet événement planétaire comme une opportunité supplémentaire de renforcer les échanges entre les deux pays. La présence attendue de nombreux supporters et sportifs tunisiens sur le sol américain pourrait, selon les organisateurs, favoriser de nouveaux contacts culturels, touristiques et commerciaux.

Cette référence au Mondial illustre la volonté américaine d’élargir le champ des relations bilatérales au-delà des dossiers diplomatiques traditionnels pour y intégrer davantage d’échanges humains et économiques.

Un partenariat que Washington veut consolider

A travers cette célébration, l’administration américaine a cherché à envoyer un message clair : les États-Unis entendent poursuivre et approfondir leur coopération avec la Tunisie dans plusieurs domaines clés.

En mettant en avant les 229 années de relations diplomatiques entre les deux pays, les responsables américains ont insisté sur la continuité d’un partenariat fondé sur les échanges économiques, la coopération sécuritaire, les programmes éducatifs et les liens entre les sociétés civiles.

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Projets publics : Les grands chantiers au cœur d’un rappel à l’ordre gouvernemental

05. Juni 2026 um 08:58

Face à la lenteur persistante de nombreux chantiers publics, la cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzri a choisi le ton de la fermeté. Lors d’un Conseil des ministres restreint consacré au suivi des projets de développement, elle a placé la responsabilité des gestionnaires publics au cœur de l’action gouvernementale, tout en dressant la liste des grands projets stratégiques que l’exécutif entend accélérer dans les différentes régions du pays.

La réunion tenue jeudi au Palais du gouvernement de la Kasbah marque une nouvelle étape dans la volonté affichée de l’exécutif d’accélérer la réalisation des projets publics. Plus qu’un simple exercice de suivi administratif, le Conseil des ministres restreint a été l’occasion pour la cheffe du gouvernement de rappeler que les retards et les blocages ne seront plus considérés comme de simples dysfonctionnements bureaucratiques.

Une réponse à des blocages récurrents

En évoquant explicitement la reddition des comptes et l’engagement de la responsabilité des auteurs de manquements professionnels, Sarra Zaâfrani Zenzri adresse un message clair à l’ensemble de l’administration : l’avancement des projets devient désormais un indicateur majeur de performance publique.

Le discours gouvernemental s’articule autour d’un constat implicite : de nombreux projets structurants continuent de souffrir d’obstacles administratifs, fonciers, techniques ou procéduraux qui ralentissent leur concrétisation.

Pour y remédier, la cheffe du gouvernement a insisté sur plusieurs leviers. Elle a notamment appelé à la simplification des procédures administratives, à la réduction des délais de passation des marchés publics et à la suppression de certaines autorisations jugées contraignantes.

L’accent mis sur les études préalables – techniques, foncières et environnementales – traduit également la volonté d’éviter les interruptions de chantier qui ont longtemps affecté plusieurs projets d’infrastructure et d’équipement public.

Cette approche s’accompagne d’un renforcement du suivi de terrain. Les responsables centraux, régionaux et locaux sont désormais appelés à assurer un contrôle quotidien de l’état d’avancement des réalisations, tandis qu’une plateforme numérique nationale doit permettre un suivi en temps réel des projets.

Santé, transport, énergie : les grands chantiers sous surveillance

La présentation effectuée par le ministre de l’Économie et de la Planification a mis en lumière une série de projets considérés comme prioritaires par l’État.

Dans le secteur de la santé, plusieurs infrastructures majeures figurent parmi les dossiers suivis de près, notamment l’hôpital universitaire Roi Salmane à Kairouan ainsi que les hôpitaux multidisciplinaires de Sidi Bouzid et de Gafsa. À cela s’ajoutent plusieurs établissements régionaux destinés à renforcer l’offre sanitaire dans les zones de l’intérieur.

Les infrastructures de transport occupent également une place centrale. Le pont de Bizerte, l’autoroute Tunis-Jelma, la première tranche du Réseau ferroviaire rapide et la modernisation des lignes ferroviaires constituent autant de projets dont l’achèvement est présenté comme un levier de développement économique et d’intégration territoriale.

Le Conseil a également examiné l’avancement de projets énergétiques stratégiques, à commencer par l’interconnexion électrique entre la Tunisie et l’Italie à travers le projet ELMED. L’extension des réseaux de gaz et d’électricité ainsi que l’usine de triple superphosphate de Mdhilla figurent également parmi les dossiers suivis par l’exécutif.

Des projets répartis sur l’ensemble du territoire

L’une des caractéristiques de la liste présentée lors du Conseil réside dans sa dimension territoriale. Les projets évoqués concernent aussi bien les régions côtières que les gouvernorats de l’intérieur.

Les nouveaux barrages prévus à Saïda, Kalâa Kebira, Mellègue supérieur, Tessa et Khalled illustrent la priorité accordée aux ressources hydriques et à la sécurité de l’approvisionnement en eau. Les programmes de protection du littoral et de modernisation des stations d’épuration témoignent quant à eux d’une attention particulière aux enjeux environnementaux.

La transformation numérique à travers le programme GovTech, les projets liés à l’éducation et à la formation professionnelle ainsi que la restauration de monuments emblématiques du patrimoine national, dont les mosquées Zitouna et Okba Ibn Nafaâ, complètent un portefeuille de projets particulièrement diversifié.

Au-delà de l’énumération des chantiers en cours, la réunion de la Kasbah met en évidence une orientation politique plus large : faire de l’exécution des projets publics un critère central d’évaluation de l’administration.

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