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La BAD mobilise 20 millions de dollars pour quatre projets d’hydrogène vert en Afrique

02. Oktober 2026 um 16:35

La Banque africaine de développement (BAD) prévoit d’accorder 20 millions de dollars de financements remboursables à quatre projets d’hydrogène vert et de ses dérivés en Égypte, au Maroc, en Namibie et en Afrique du Sud. L’objectif est de faire avancer ces projets vers le stade de préparation à l’investissement.

Le financement sera assuré par le Sustainable Energy Fund for Africa (SEFA), sous réserve de l’approbation du Conseil d’administration de la BAD. Les quatre projets représentent au total près de 23 milliards de dollars d’investissements estimés. Dans le détail, Project Ra, en Égypte, porté par DAI Infrastruktur GmbH, devrait bénéficier de 3,55 millions de dollars. Au Maroc, le Guelmim Green Hydrogen Valley, porté par Nareva Holding, recevrait 5,28 millions de dollars. En Namibie, le projet Hyphen, développé par Hyphen Hydrogen Energy, est associé à un financement de 5,93 millions de dollars. Enfin, le projet Saldanha Hydrogen DRI, en Afrique du Sud, porté par Enertrag avec ArcelorMittal South Africa, bénéficierait de 5,24 millions de dollars.

Les projets ciblent plusieurs usages industriels de l’hydrogène et de ses dérivés. Ils couvrent notamment les carburants durables pour le transport maritime et l’aviation en Égypte, au Maroc et en Namibie, ainsi que la production de fer à faible empreinte carbone en Afrique du Sud. À eux quatre, ils correspondent à 20 GW de capacités solaires et éoliennes, 7 GW de capacités d’électrolyseurs et 2 950 MWh de stockage par batteries.

Au-delà du financement, le programme de la BAD vise à rendre ces projets plus bancables et à attirer davantage de capitaux privés et d’investissements étrangers. L’hydrogène vert est également présenté comme un levier pour développer les énergies renouvelables et réduire le recours aux combustibles fossiles. La BAD estime aussi que ces projets pourraient favoriser le développement industriel local, les exportations, le transfert de technologies et de compétences ainsi que la création d’emplois. Ils pourraient également contribuer à améliorer l’accès à l’électricité et à l’eau potable issue du dessalement grâce à l’utilisation des capacités renouvelables disponibles.

La sélection intervient après un appel à propositions lancé du 10 avril au 11 mai 2026. Celui-ci avait attiré 81 propositions provenant de projets implantés dans 18 pays africains, selon la BAD.

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Cacao: pourquoi le Ghana paie désormais beaucoup plus que la Côte d’IvoireCacaoCacao: pourquoi le Ghana paie désormais beaucoup plus que la Côte d’Ivoire

02. Oktober 2026 um 16:15

Le Ghana démarre sa campagne cacaoyère 2026/2027 avec un prix producteur de 42 400 cedis par tonne, soit environ 3,65 dollars le kilogramme. En Côte d’Ivoire, le prix minimum garanti est fixé à 1 200 FCFA/kg. Il s’agit d’un écart entre les deux principaux producteurs mondiaux de cacao.

Le nouveau prix ghanéen, entré en vigueur le 25 septembre, correspond à 71,18 % de la valeur brute FOB du cacao. Une réforme adoptée en 2026 garantit désormais aux producteurs ghanéens une part minimale de 70 % de cette valeur. Le mécanisme a déjà été mis à l’épreuve. Pour la campagne 2025/2026, le prix avait été fixé à 51 660 cedis la tonne, puis relevé à 58 000 cedis avant d’être ramené à 41 392 cedis en février 2026, sous l’effet de la baisse des cours internationaux. En Côte d’Ivoire, la campagne principale a commencé le 1er septembre avec un prix de 1 200 FCFA/kg. Les autorités ont notamment justifié ce niveau par le recul des cours mondiaux et la nécessité de préserver l’équilibre financier de la filière.

La différence de rémunération pose aussi la question de la circulation informelle du cacao entre les deux pays. Des achats de fèves ivoiriennes introduites clandestinement au Ghana ont déjà été signalés en 2026, certains acheteurs ghanéens cherchant à profiter du différentiel de prix.

Si l’écart se maintient, cette incitation pourrait continuer à peser sur les volumes officiellement commercialisés en Côte d’Ivoire. Son ampleur dépendra toutefois de l’évolution des cours internationaux et du renforcement des contrôles aux frontières. Les deux pays misent également sur la traçabilité pour mieux contrôler les circuits. Le Ghana affirme avoir déployé son système national dans les zones productrices, tandis que la Côte d’Ivoire a rendu son système national de traçabilité et la carte du producteur obligatoires depuis le début de la campagne 2026/2027.

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La technologie japonaise Fukuoka arrive à Béja pour réduire le méthane des déchets

02. Oktober 2026 um 15:02

La Tunisie et le Japon lancent à Béja un projet pilote destiné à réduire les émissions de gaz à effet de serre générées par les déchets ménagers. Le projet repose sur la technologie japonaise Fukuoka, appliquée à une cellule de traitement des déchets au niveau de l’unité de traitement des déchets de Béja.

Inauguré vendredi 2 octobre 2026 par le ministre de l’Environnement Habib Abid, en présence notamment de l’ambassadeur du Japon en Tunisie, Saito Jun, le projet consiste à installer un système d’aération au sein de la cellule de déchets. Celui-ci permet une circulation continue de l’air sans consommation énergétique supplémentaire. L’objectif est d’accélérer la décomposition des déchets organiques et, par conséquent, de réduire la production et les émissions de méthane. Ce gaz constitue l’un des principaux gaz à effet de serre issus du secteur des déchets. Selon le ministère, une tonne de méthane équivaut à environ 28 tonnes de CO₂ équivalent en termes d’impact climatique.

Le projet s’inscrit ainsi dans les efforts de la Tunisie pour atteindre ses objectifs climatiques nationaux, tout en testant une technologie susceptible d’être mobilisée dans le traitement des déchets. La visite ministérielle à Béja a également porté sur plusieurs projets d’assainissement, notamment l’achèvement de la station d’épuration d’Oued Zarga, avec 21 km de réseaux et le raccordement de 1 200 logements, ainsi que le raccordement de 500 logements dans trois quartiers populaires.

Par ailleurs, les autorités prévoient en 2027 l’assainissement de quatre autres quartiers et le renouvellement des équipements des stations de Teboursouk, Testour et Nefza. Des projets de stations d’épuration sont également prévus à Goubellat et Zahret Medine, tandis que les travaux du réseau d’assainissement à Goubellat affichent actuellement un taux d’avancement de 80 %.

Le ministère indique enfin que les opérations de contrôle des sources de pollution du bassin versant de la Medjerda se poursuivront, avec une équipe réunissant les ministères de l’Environnement, de l’Intérieur, de la Santé et de l’Agriculture.

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TAA: lancement d’un outil pour aider les PME tunisiennes à mesurer leur maturité ESG et renforcer leur compétitivité

02. Oktober 2026 um 12:50

Mesurer la performance ESG est une chose. Savoir où agir ensuite en est une autre. C’est tout l’enjeu de l’Automotive Maturity Assessment, un dispositif en ligne lancé par la Tunisian Automotive Association (TAA) pour évaluer la maturité environnementale, sociale et de gouvernance des entreprises.

Le dispositif a été conçu initialement dans le cadre d’un grand programme d’appui aux PME financé par la GIZ dans le secteur de la mobilité (automobile, aéronautique, électronique et maritime). La TAA ambitionne d’étendre son périmètre à l’ensemble du secteur de la mobilité (aéronautique…) et plus largement à l’industrie.

 Son intérêt tient aussi à sa méthode. Les entreprises doivent appuyer leurs réponses par des pièces justificatives, avant de recevoir un diagnostic et une feuille de route d’action. L’Automotive Maturity Assessment ne demande donc pas seulement aux entreprises de faire le point sur leurs pratiques. Le questionnaire les invite aussi à documenter leurs réponses. Une certification environnementale, par exemple, doit être accompagnée du document officiel correspondant. C’est ce que vient expliquer Rahma HIZEM, consultante en management et stratégie des organisations et experte RSE/ ESG. Et de continuer: “Une fois le questionnaire validé, l’entreprise reçoit un rapport portant sur les trois dimensions de l’ESG. Celui-ci fait ressortir ses points forts et les domaines où des progrès restent nécessaires”. Et puis? Les données sont ensuite analysées par la TAA afin d’établir une feuille de route adaptée à la situation de chaque entreprise.

Dans une interview accordée à Managers, elle précise que la maturité ESG correspond au degré de conformité d’une entreprise aux exigences normatives et sectorielles. Elle dépend surtout de la manière dont les critères ESG sont intégrés dans le fonctionnement de l’entreprise et de sa capacité à produire un reporting ESG. Elle ne se mesure donc pas à la taille du capital de l’entreprise.

En fait, les premiers résultats présentés lors du lancement donnent une image contrastée des pratiques observées dans le secteur automobile. Sur le plan environnemental, plusieurs entreprises étaient déjà engagées dans la préparation de leur bilan carbone lors de la phase pilote. Trois d’entre elles avaient finalisé cet exercice après avoir répondu au questionnaire. Leur progression n’apparaît donc pas entièrement dans les résultats du test. D’autres sujets restent en retrait. La biodiversité en fait partie. “Elle ne figure pas encore parmi les priorités de nombreuses entreprises”, précise-t-elle. Et de poursuivre: “La pression des donneurs d’ordre sur cette question reste également limitée, même si le sujet commence à prendre davantage de place dans les critères ESG”. En outre, sur le plan social, la situation apparaît plus favorable sur certains critères. La santé et la sécurité au travail ainsi que la formation des employés affichent une conformité jugée satisfaisante. La consultante l’explique notamment par l’existence de dispositifs publics de soutien à la formation et par les exigences réglementaires et sectorielles en matière de santé et de sécurité. La diversité et l’inclusion constituent, en revanche, un point de vigilance. L’item affiche un niveau de conformité de 42,7 %. La question rejoint celle de la féminisation des directions, qui reste elle aussi un chantier à poursuivre, souligne l’intervenante. La gouvernance fait ressortir une autre limite. Le tissu automobile étant largement composé de PME, les critères ont été adaptés à leur réalité. Le questionnaire parle ainsi de comité de direction plutôt que de conseil d’administration lorsque la structure de l’entreprise ne correspond pas à celle d’une société anonyme. Mais au-delà de la forme juridique, c’est surtout le pilotage de la démarche RSE qui fait défaut. Les entreprises suivent certains sujets, comme leur consommation d’énergie ou leurs indicateurs sociaux, sans disposer pour autant d’un tableau de bord global. “On ne dispose pas d’un tableau de bord global”, explique Rahma Hizem, qui relève également l’absence fréquente d’une vision RSE structurée, écrite et validée.

La chaîne de valeur comme prochain chantier

Cette difficulté de structuration se retrouve aussi dans la lutte contre la corruption. Les entreprises disposent de chartes et de dispositifs internes, mais la démarche dépasse encore rarement leurs propres murs. La due diligence des tiers et des fournisseurs reste notamment peu développée. Rahma Hizem souligne à ce propos qu’une politique anticorruption ne peut pas se limiter à faire signer une charte éthique aux fournisseurs. La responsabilité de l’entreprise doit aussi s’étendre à ses partenaires et aux autres parties prenantes de sa chaîne de valeur. Elle estime que cette faiblesse pose à la fois une question de gouvernance et de gestion des risques. Le constat vaut également pour la comparaison entre fournisseurs de premier et de second rang. Les écarts de performance ESG ne semblent pas principalement liés au rang occupé dans la chaîne automobile. Selon l’analyse présentée, ils tiennent davantage à la structure et à la taille des entreprises, avec des différences plus marquées sur le volet environnemental. À mesure que les exigences de durabilité s’étendent à l’ensemble de la chaîne de valeur, les entreprises de tous les rangs seront ainsi davantage concernées. Pour elle, l’enjeu est donc aussi de sortir d’une approche limitée au périmètre interne. Cette évolution suppose toutefois des moyens. Dans les PME, la responsabilité ESG est souvent répartie entre plusieurs fonctions. Les ressources humaines prennent en charge les sujets sociaux, les équipes QHSE interviennent sur l’environnement et la sécurité, tandis que la direction générale porte les questions de gouvernance. L’absence d’une fonction ou de compétences dédiées peut ainsi rendre la démarche plus difficile à structurer. À cela s’ajoute la question du financement. Certaines actions, notamment en matière d’efficacité énergétique ou de recrutement de compétences spécialisées, nécessitent des investissements. Le troisième obstacle est culturel. “L’ESG ne doit pas rester l’affaire d’un seul service. Les managers doivent eux aussi être sensibilisés et formés à ces enjeux”, dit-elle. Et d’ajouter que c’est à ce stade que le diagnostic rejoint l’accompagnement proposé par la TAA. À partir de la feuille de route, l’entreprise peut bénéficier, selon ses besoins, de formations, de sensibilisation, de coaching, de mise en place d’outils ou encore d’un appui dans la préparation de démarches de certification. De surcroît, la TAA peut faciliter les mises en relation avec des organismes spécialisés, des structures de formation ou des institutions bancaires afin de favoriser l’accès aux financements et aux lignes de crédit verts. A dire vrai, l’accès à la plateforme, la mesure de maturité et la délivrance du rapport ESG sont gratuits jusqu’à fin 2026. À partir de 2027, l’accès deviendra payant.  

 

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BAD: un nouveau coup de pouce pour les PME tunisiennes

02. Oktober 2026 um 11:20

Un nouveau dispositif se prépare pour accélérer l’équipement solaire des PME tunisiennes. Baptisé CHEMS, “le solaire photovoltaïque pour les PME”, le programme bénéficie du soutien de la Banque africaine de développement (BAD) et doit mettre en place des mécanismes de financement facilités pour les entreprises souhaitant produire leur propre électricité à partir du photovoltaïque.

Naoufel El Boukari, directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), a annoncé le lancement du programme jeudi, lors de la quatrième édition du Salon international de la transition énergétique.

L’objectif est de faciliter le passage à l’autoproduction solaire, avec un double enjeu de réduction des coûts énergétiques et de compétitivité. Les PME pourront ainsi investir dans leurs propres installations photovoltaïques avec des conditions de financement présentées comme “facilitées et exceptionnelles”. Le programme bénéficie d’un don de 990 000 dollars de la Banque africaine de développement (BAD), accordé dans le cadre du Fonds d’assistance au secteur privé en Afrique (FAPA).   Sur ce, il prévoit notamment de travailler avec “5 à 6 banques commerciales et sociétés de leasing locales“, afin de renforcer leur capacité à évaluer et financer les projets photovoltaïques des PME.

Source: BAD

Toutefois, les défis liés au financement ne concernent pas uniquement le contexte tunisien. En Afrique subsaharienne, le cabinet Wood Mackenzie souligne, dans une étude, que l’accès au financement reste l’un des principaux freins au déploiement du solaire, notamment en raison du coût élevé du capital et des risques liés aux devises. Dans le même temps, le cabinet anticipe une multiplication par six du marché du solaire photovoltaïque hors réseau d’ici 2035, soit une croissance de 450 %.

CHEMS intervient alors que le parc photovoltaïque tunisien poursuit sa progression. Le programme PROSOL-ELEC a dépassé, à fin avril 2026, le seuil de 150 000 systèmes installés en basse tension, pour une capacité globale avoisinant 466 MW, selon les chiffres avancés par le directeur général de l’ANME.

La dynamique concerne également les projets de plus grande capacité. La sixième tranche du régime des autorisations a abouti, en septembre 2026, à l’approbation de 309 demandes de projets solaires, représentant une capacité totale proche de 455 MW. Ce résultat témoigne, selon Naoufel El Boukari, de l’intérêt croissant du secteur privé pour les énergies renouvelables.

Le secteur public poursuit lui aussi son programme d’équipement. La transition énergétique des établissements publics concerne désormais environ 350 établissements. Parmi les projets engagés, 112 sont déjà exploités sur le réseau basse tension et 47 sur le réseau moyenne tension. Une capacité supplémentaire de 24,9 MW est également en cours de finalisation avant sa mise en service.

L’accélération des projets pose toutefois une autre question, celle des délais de réalisation. La simplification et l’accélération des procédures administratives figurent ainsi parmi les prochaines priorités annoncées par l’ANME, avec le maintien des exigences liées à la qualité et à la sécurité. En parallèle, l’agence travaille sur l’adaptation du réseau électrique à l’augmentation de la production renouvelable. Le développement du solaire ouvre désormais d’autres chantiers, notamment le stockage de l’énergie, la mobilité électrique, les réseaux intelligents et l’interconnexion énergétique régionale.

 

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Un groupe chinois lance une usine d’aluminium de 180 000 tonnes dans ce pays africain

02. Oktober 2026 um 11:06

Le groupe chinois Xinye Special Steel vient de lancer une usine d’aluminium électrolytique en Éthiopie, d’une capacité de production annuelle de 180 000 tonnes. Installé dans la zone économique spéciale de Gada, à environ 65 kilomètres au sud-est d’Addis-Abeba, le projet doit renforcer l’offre locale et réduire la dépendance du pays aux importations d’aluminium.

L’annonce a été faite le 28 septembre par Xu Wenping, président de Xinye Special Steel, lors d’une rencontre avec Zeleke Temesgen, président de la Commission éthiopienne des investissements, et plusieurs entreprises chinoises intéressées par le marché éthiopien. L’usine utilise le procédé de réduction électrolytique pour produire de l’aluminium primaire à partir d’alumine. Le site devra toutefois continuer à importer une partie de ses matières premières, l’Éthiopie ne disposant pas actuellement d’une production commerciale importante d’alumine. Sa localisation constitue un avantage logistique, puisqu’elle se trouve à proximité du corridor reliant Addis-Abeba au port de Djibouti, principal axe d’approvisionnement du pays. Pour Addis-Abeba, l’enjeu est aussi industriel. La production locale doit permettre de limiter les importations de métal et de soutenir les secteurs qui utilisent l’aluminium, notamment la construction, les équipements électriques, les transports et certaines activités manufacturières.

Rusal prépare un projet de 500 000 tonnes

L’investissement chinois intervient alors que l’Éthiopie cherche également à attirer un autre acteur majeur de l’aluminium. En novembre 2025, Ethiopian Investment Holdings et le groupe russe Rusal ont signé un protocole d’accord pour développer une fonderie d’aluminium d’une capacité envisagée de 500 000 tonnes par an. La première phase du projet est estimée à environ 1 milliard de dollars, avec un calendrier de développement annoncé de trois à quatre ans. À ce stade, il s’agit toutefois d’un projet en préparation et non d’une capacité déjà opérationnelle. Si les deux projets atteignent leurs capacités annoncées, l’Éthiopie pourrait disposer à terme de 680 000 tonnes de capacités annuelles supplémentaires. Cela renforcerait sa position dans une industrie africaine aujourd’hui concentrée dans quelques grands sites, notamment en Afrique du Sud et au Mozambique. L’accès à l’électricité sera déterminant pour la compétitivité de cette industrie particulièrement énergivore. L’Éthiopie dispose sur ce point d’un important potentiel hydroélectrique, notamment avec le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, dont la capacité installée atteint 5 150 MW. Le développement de cette filière intervient également dans un contexte où l’empreinte carbone devient un facteur commercial important sur les marchés internationaux. Depuis janvier 2026, l’Union européenne applique son mécanisme d’ajustement carbone aux frontières, qui couvre notamment l’aluminium.

Pour l’instant, Xinye constitue donc le projet concret avec une capacité annoncée de 180 000 tonnes, tandis que les 500 000 tonnes envisagées par Rusal restent conditionnées à la réalisation du projet. Pour l’Éthiopie, l’objectif immédiat est de réduire les importations ; à plus long terme, ces investissements pourraient aussi ouvrir la voie à une production destinée aux marchés régionaux.

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Kora lance One Rail pour simplifier les paiements transfrontaliers en Afrique

02. Oktober 2026 um 10:18

Les entreprises africaines qui réalisent des opérations à l’international disposent désormais d’une nouvelle option pour gérer leurs paiements en dollars numériques. Kora, infrastructure panafricaine de paiement, a lancé One Rail, une solution qui intègre les stablecoins aux circuits de paiement traditionnels.

La plateforme permet aux entreprises de recevoir, conserver et convertir des stablecoins, puis de régler les fonds dans une monnaie locale. Au lancement, One Rail prend en charge deux actifs numériques adossés au dollar, USDT et USDC. Les fonds peuvent ensuite être convertis dans les devises prises en charge et versés sur des comptes bancaires locaux via les infrastructures de paiement de Kora.

L’intérêt de One Rail réside surtout dans la possibilité de gérer les paiements en stablecoins et en monnaies classiques depuis une même infrastructure. Les entreprises peuvent générer des portefeuilles dédiés pour recevoir les paiements, suivre les transactions en temps réel et gérer leur rapprochement depuis le tableau de bord Kora. Pour les équipes techniques, l’intégration ne nécessite pas de développer une infrastructure blockchain distincte. Kora indique que les fonctionnalités liées aux stablecoins sont accessibles à travers ses API et ses outils de développement existants. La solution cible notamment les entreprises confrontées aux délais de règlement internationaux, aux coûts de conversion de devises et à l’accès limité à la liquidité en dollars. Elle peut être utilisée pour la collecte de paiements, les décaissements et la gestion de trésorerie.

Kora précise toutefois que le déploiement initial reste ciblé. One Rail est actuellement accessible aux entreprises éligibles dans le cadre d’un programme pilote. Les fonctionnalités activées au lancement comprennent notamment la création de portefeuilles, la confirmation des paiements et des mécanismes de règlement. Des frais standards de transaction et de traitement continuent de s’appliquer.

La solution s’inscrit dans l’offre de Kora, anciennement Korapay, qui fournit déjà des services de collecte et de paiement dans plusieurs marchés africains. Sa documentation technique répertorie notamment des opérations en naira nigérian, shilling kényan, cedi ghanéen, rand sud-africain, franc CFA d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale, livre égyptienne et shilling tanzanien.

 

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SFBT: 100 talents accompagnés au cœur de l’entreprise

02. Oktober 2026 um 09:51

La Société de Fabrication des Boissons de Tunisie (SFBT) a clôturé sa campagne PFE 2026 à l’occasion d’une cérémonie réunissant les étudiants, les collaborateurs ayant assuré leur encadrement au sein du Groupe ainsi que les représentants des universités partenaires.

Cette édition a permis à 100 étudiants d’intégrer différentes structures du Groupe SFBT dans le cadre de leur projet de fin d’études, leur offrant une immersion concrète dans l’entreprise, ses métiers et son environnement professionnel. Au-delà de cette expérience, la campagne PFE s’inscrit dans une démarche fondée sur la transmission des savoirs et le partage d’expérience. Les étudiants ont ainsi pu bénéficier de l’expertise et des conseils de professionnels du Groupe, en complément de leur parcours académique.

Cette initiative contribue à renforcer les passerelles entre le monde académique et l’entreprise, en permettant aux jeunes talents de confronter leurs acquis aux réalités professionnelles, de développer leurs compétences et de mieux appréhender leur futur environnement de travail. La cérémonie de clôture a également été l’occasion de saluer l’engagement de l’ensemble des parties prenantes ayant contribué à cette dynamique : étudiants, équipes d’encadrement du Groupe SFBT et représentants des universités partenaires.

À travers la campagne PFE 2026, la SFBT réaffirme son engagement en tant qu’entreprise citoyenne, en faveur de la jeunesse, de la transmission et du développement des compétences. Investir dans les talents d’aujourd’hui, favoriser la transmission et rapprocher l’entreprise du monde académique : autant de façons de contribuer à construire les compétences et les réussites de demain.

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Tunisie-Japon: 70 ans de relations, un nouveau chapitre autour de l’investissement

02. Oktober 2026 um 09:44

La Tunisie veut profiter du prochain forum tuniso-japonais, prévu en décembre, pour renforcer son attractivité auprès des investisseurs japonais. Les énergies renouvelables, les composants automobiles et les technologies de l’information devraient notamment être mis en avant.

Le sujet a été discuté le 30 septembre à Tunis lors d’une rencontre entre Saito Jun, ambassadeur du Japon en Tunisie, et Jalel Tebib, directeur général de FIPA-Tunisia et président par intérim de la Tunisia Investment Authority (TIA). Les échanges ont porté sur la préparation du forum et sur les moyens de présenter les atouts de la Tunisie aux opérateurs japonais.

La partie japonaise a notamment proposé de mettre en avant le positionnement géographique de la Tunisie, entre les marchés européens et africains, ainsi que ses ressources humaines dans plusieurs secteurs.

Un autre dossier figure au menu des discussions. Les deux pays préparent un accord bilatéral d’investissement. Selon Amira Klai, directrice générale des Conventions et Contentieux internationaux d’investissement au ministère de l’Économie et de la Planification, ce texte doit renforcer les garanties offertes aux opérateurs économiques et contribuer à stimuler les flux de capitaux entre les deux pays.

Cette dynamique intervient alors que la présence japonaise en Tunisie reste concentrée sur plusieurs activités industrielles, notamment les secteurs électrique et électronique, mécanique, textile et agroalimentaire. Selon les données citées par les autorités tunisiennes, les investissements japonais recensés atteignent 365 millions d’euros pour près de 16.000 emplois.

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La Tunisie, l’Algérie, l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne signent la Déclaration d’Alger sur l’hydrogène

02. Oktober 2026 um 09:13

La Tunisie, l’Algérie, l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne ont signé, le 1er octobre 2026 à Alger, la Déclaration ministérielle d’Alger relative au projet de corridor sud de l’hydrogène, SouthH2. L’accord prévoit notamment la création d’un secrétariat dédié au projet, avec un appui technique de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI).

Cette nouvelle étape vise à structurer la coopération entre les pays d’Afrique du Nord et leurs partenaires européens autour du développement de l’hydrogène vert et du renforcement de la sécurité énergétique. Lors de la deuxième réunion ministérielle des pays partenaires du SouthH2 Corridor, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, a appelé à passer de l’échange de visions à l’identification de projets économiques concrets, évaluables et susceptibles d’être financés.

Pour la Tunisie, les prochaines étapes devront notamment porter sur l’évaluation de la faisabilité des projets, leur impact environnemental, ainsi que sur la coopération en matière de recherche, d’innovation et de transfert de technologies.

La Tunisie entend accélérer ses investissements dans les énergies renouvelables et développer des technologies liées à l’hydrogène vert et à ses dérivés. Le ministre a également mis en avant la position géographique du pays et ses infrastructures énergétiques, qui pourraient permettre à la Tunisie de jouer un rôle dans une future chaîne régionale de transport d’énergies propres entre l’Afrique du Nord et l’Europe. Le développement de cette filière devra toutefois tenir compte des besoins énergétiques nationaux, des infrastructures disponibles et des impacts environnementaux.

La réunion ministérielle d’Alger a réuni les représentants des cinq pays partenaires du projet : Algérie, Autriche, Allemagne, Italie et Tunisie. Pour Tunis, le développement de cette coopération doit permettre de renforcer l’intégration énergétique entre les deux rives de la Méditerranée, tout en favorisant l’investissement commun et le développement de nouvelles chaînes de valeur.

Le gouvernement tunisien a ainsi réaffirmé sa volonté de poursuivre le dialogue avec ses partenaires algériens et européens autour de projets énergétiques pouvant déboucher sur des investissements et des réalisations concrètes.

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L’Afrique s’attaque au chantier des notations souveraines

02. Oktober 2026 um 08:45

La dette est un problème mondial, mais plus accentué en Afrique où les pays paient une prime de risque élevée pour accéder aux ressources. Et derrière tout cela, il y a les agences de rating qui sanctionnent le manque de données et d’infrastructure, ainsi que l’opacité sur certains marchés.

Pour les aider à surmonter ces difficultés, la Banque africaine de développement compte lancer une initiative pour aider les pays du continent à mieux se préparer aux notations de crédit. Les dirigeants africains sont unanimes sur le fait que les coûts de financement sur le continent sont injustement élevés à cause des évaluations des trois principales agences spécialisées. Fitch, S&P et Moody’s ont toujours confirmé qu’elles traitent tous les pays de la même manière, sur la base de leurs modèles.

De plus, la BAD travaille pour permettre un financement local plus important, en mobilisant divers acteurs, notamment les fonds de pension et les banques. Elle cherche à identifier et à lever les obstacles au développement de solides marchés de capitaux.

Pour sa part, le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs, une initiative soutenue par l’Union africaine, prévoit de lancer durant ce mois d’octobre une agence de notation à l’échelle du continent, qui vise également à s’attaquer aux coûts d’emprunt élevés. L’amélioration des notations de crédit est une priorité. Actuellement, seuls 3 pays (le Botswana, le Maroc et l’île Maurice) sur 54 du continent disposent actuellement d’une note d’investissement.

Avec une telle agence, plusieurs pays pourraient décrocher une meilleure évaluation. Maintenant, la question concerne sa crédibilité pour les bailleurs de fonds internationaux.

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Kromberg & Schubert mise une nouvelle fois sur Béja avec une usine à 300 MD

02. Oktober 2026 um 08:10

Kromberg & Schubert passe à la vitesse supérieure. Le groupe allemand, créé en 1902, vient une nouvelle fois de choisir Béja. Selon les données rapportées par l’Agence TAP, le groupe vient d’inaugurer “Béja 2”, une nouvelle usine spécialisée dans les câbles et systèmes de câblage automobile. Installé dans la zone industrielle de Béja, le site doit encore monter en puissance au cours des prochaines années.

Ce choix n’est pas anodin. En Tunisie, la filière des fils, câbles isolés et faisceaux de câbles est largement tournée vers l’export. Elle compte 106 entreprises employant au moins 10 personnes, dont 99 totalement exportatrices, pour un total de 74 820 emplois, selon les dernières données de l’APII publiées en septembre 2026.

D’ailleurs, la nouvelle usine s’étend sur 60 000 m². Sa construction et son équipement représentent un investissement de 270 millions de dinars. Le montant total devrait atteindre près de 300 millions de dinars une fois le projet achevé, selon Wissam Badri, directeur général de Kromberg & Schubert à Béja, relayé par l’Agence TAP.

Le site emploie déjà 2 600 personnes. L’effectif doit passer à 3 500 en 2027, puis à 6 000 en 2028. À l’horizon 2029, le projet devrait permettre la création d’environ 7 500 emplois supplémentaires. Avec les deux usines installées à Béja, le groupe devrait ainsi atteindre près de 14 700 emplois dans la région en 2029. Le chiffre d’affaires cumulé des deux sites devrait, à la même échéance, avoisiner 1,5 milliard de dinars. En effet, la même source précise que Béja 2 tend à accompagner l’augmentation des besoins de ses clients dans l’industrie automobile. La direction présente le site comme sa plus grande unité de production en Tunisie et l’une des plus importantes du groupe à l’échelle internationale.

Le groupe allemand est spécialisé dans les systèmes de câblage utilisés dans les véhicules. Son activité couvre notamment les faisceaux destinés au moteur, à l’habitacle, aux portes et aux batteries. Il fournit des constructeurs automobiles et des équipementiers internationaux. La fabrication de systèmes de câblage reste au cœur de son activité. Kromberg & Schubert indique également développer des solutions dans les câbles, les fils et les composants en plastique. Le groupe dispose de sites de production et de centres technologiques dans plusieurs régions du monde. La Tunisie occupe déjà une place dans ce dispositif. Le groupe y dispose de plusieurs implantations, dont ses activités industrielles à Béja et un centre technologique à Ariana. Ces sites s’intègrent dans un réseau de production qui couvre plusieurs pays. A dire vrai, cette présence change toutefois d’échelle. Le projet combine une nouvelle capacité de production et une forte création d’emplois. Il doit aussi permettre au groupe de répondre à de nouveaux besoins du marché automobile tout en renforçant son activité depuis la Tunisie.

En général, la performance de cette industrie dépasse aujourd’hui le marché local. Elle s’est surtout affirmée à l’international, portée par un capital humain qualifié, une proximité logistique avec l’Europe et des coûts qui restent compétitifs. La Tunisie développe également des activités dans l’ingénierie, les logiciels, les systèmes embarqués et la R&D, avec l’objectif de prendre davantage de place dans les nouvelles chaînes de valeur de l’automobile. Le secteur compte désormais plus de 280 entreprises actives dans la construction automobile et les composants et emploie plus de 120 000 personnes. En 2025, ses exportations ont atteint environ 3,9 milliards d’euros. L’Allemagne arrive en tête des destinations avec 37 % des exportations, devant la France avec 21 %, la Roumanie avec 12 % et l’Italie avec 11 %.

Cette dynamique trouve écho dans le numéro 332 de Managers, qui a récemment consacré un dossier à l’industrie électronique et à ses enjeux de compétitivité. Pour ne pas perdre le fil, rappelons que Managers en est aujourd’hui à son numéro 333, disponible en kiosque.Au fil des pages, le dossier explore les grands enjeux ESG, de la notation extrafinancière à la gouvernance, en passant par la gestion de l’eau…

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Transition énergétique : Et si la solution venait des banques et du foncier ?

01. Oktober 2026 um 16:54

Lors du 4ᵉ Salon international de la transition énergétique (SITE 2026), un panel d’experts a dressé un état des lieux sans équivoque : la Tunisie accuse un retard critique dans le déploiement des énergies renouvelables, avec un taux actuel de 9,2% contre un objectif de 35% à l’horizon 2030. Ce retard, aggravé par une dépendance gazière de plus de 70% vis-à-vis de l’Algérie et la pression sur les finances publiques, expose l’économie aux fluctuations des prix internationaux.

Les banques tunisiennes disposent de fonds dédiés aux énergies renouvelables, créés principalement pour bénéficier d’avantages fiscaux (exonération d’impôt dans les zones éligibles du Sud et du Centre-Ouest), et dotés de liquidités confortables qu’elles doivent impérativement utiliser sous deux ans, mais elles peinent à identifier des projets à rentabilité à long terme, d’autant que la transformation des dépôts à court terme en crédits à moyen/long terme reste limitée à 7–10 ans maximum, alors que les projets renouvelables nécessitent des horizons plus longs pour être rentables.

Le risque de change constitue un obstacle structurel majeur : les crédits des bailleurs internationaux sont octroyés en devises aux banques, mais transférés en dinars aux entreprises, et l’ancien mécanisme public de couverture (Fonds de péréquation de change) a été remplacé par des instruments de marché (TCX), plus coûteux et moins accessibles, selon Ahmed Karam, expert international en finances et président du conseil d’administration de TLF, qui propose de réactiver un fonds de couverture combiné aux garanties internationales et au fonds de garantie tunisien (couvrant jusqu’à 75% du coût du projet). Les taux d’intérêt pratiqués (7–10%) rendent le financement onéreux, mais le Fonds de transition énergétique, autorisé par la loi de finances 2026, permet une bonification de 3 points, ramenant le taux effectif à environ 7%, tandis que certains bailleurs offrent des subventions couvrant jusqu’à 10% du coût du projet.

Les garanties classiques (terrain, équipements, contrat STEG, assurances) ne suffisent pas toujours et le fonds de garantie intervient en complément, mais les procédures d’indemnisation restent complexes et lentes (jusqu’à trois ans), d’où la proposition de réformer le dispositif pour automatiser le refinancement et accélérer l’indemnisation, parallèlement au développement par les banques de services de conseil gratuit pour aider les promoteurs à structurer des business plans crédibles.

Que font les institutions internationales et publiques?

Amira Klibi, spécialiste en énergie à la Banque mondiale, a rappelé l’engagement de l’institution à travers un portefeuille d’environ 1 milliard de dollars (BIRD, SFI, MIGA), finançant le renforcement du réseau, l’interconnexion ELMED (268,4 millions de dollars) et l’amélioration de la performance de la STEG. Néjia Gharbi, directrice générale de la Caisse des Dépôts et de Consignation (CDC), a souligné le rôle de la CDC dans la mobilisation et

l’orientation des financements vers des projets stratégiques, tout en dérisquant les investissements.

Cinq réformes prioritaires pour accélérer

Les intervenants ont formulé cinq recommandations structurantes : Créer une agence foncière pour les énergies renouvelables, sur le modèle de l’agence foncière industrielle, pour rendre disponibles des terrains connectés au réseau STEG. Verdir la politique monétaire et le crédit bancaire, en imposant aux banques des règles de gestion des risques environnementaux. Créer une autorité de régulation des énergies renouvelables, chargée du suivi, du contrôle et de la supervision du futur marché carbone. Développer un marché carbone volontaire, supervisé par cette autorité et confié à la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis. Et enfin instaurer un guichet unique public-privé, délivrant un « passeport » regroupant tous les avantages (financement, subventions, fiscalité).

Les banques sont prêtes à jouer un rôle accru, mais nécessitent un cadre réformé (accès au foncier, régulation claire, couverture du risque de change, simplification des procédures). Le partenariat public-privé est jugé indispensable pour accélérer les investissements.

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Transition énergétique : Ouael Chouchane appelle à “accélérer sur tous les fronts”

01. Oktober 2026 um 16:52

Ouael Chouchane, Secrétaire d’État à la transition énergétique, a ouvert le SITE 2026 en appelant à une accélération massive des projets. La part des renouvelables est passée de 4% à 9% en deux ans, mais la canicule 2026 a révélé les vulnérabilités du réseau. Grands projets, stockage, efficacité énergétique et interconnexion sont prioritaires pour “ construire un système plus robuste et résilient”.

“L’énergie est une question de souveraineté et de compétitivité. “Wael Chouchane a lancé un appel pressant à l’accélération lors de l’ouverture du SITE 2026. Avec 9% de renouvelables dans le mix électrique (contre 4% il y a deux ans), la Tunisie progresse, mais la canicule exceptionnelle de l’été a exposé les fragilités du système. La priorité : déployer simultanément grands projets, stockage, efficacité énergétique et interconnexions pour bâtir un réseau “plus robuste et résilient”.

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Les banques centrales arabes appelées à bâtir une protection commune contre les chocs

01. Oktober 2026 um 14:14

Le Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhair Nouri, plaide pour un changement d’échelle de la coopération financière arabe. Face à des crises qui se superposent, il propose de passer d’une logique de réaction à des mécanismes communs de prévention, de partage des risques et de mobilisation rapide des liquidités.

Intervenant lors de la 50e réunion annuelle du Conseil des gouverneurs des banques centrales et des institutions monétaires arabes, le Gouverneur a estimé que les près de cinq décennies de coopération constituent une base sur laquelle construire de nouveaux dispositifs. Son constat est celui d’une multiplication de chocs de nature différente. Risques géopolitiques, énergie, alimentation, marchés financiers, climat et cybersécurité peuvent désormais se transmettre simultanément aux économies. « On dort sur des crises et on se réveille sur des chocs », a-t-il résumé.

Cinq mécanismes proposés

Pour renforcer la capacité collective de réaction, Fethi Zouhair Nouri a avancé cinq propositions dont les progrès pourraient être évalués lors de la prochaine réunion. La première consiste à réaliser un test de résistance arabe commun. Celui-ci permettrait d’évaluer la capacité des économies à absorber plusieurs scénarios, notamment une perturbation des corridors commerciaux, une flambée des prix de l’énergie et des produits alimentaires ou encore un accès plus difficile au financement international. Le Gouverneur propose également la création d’un réseau arabe de lignes de swap et de mise en pension, destiné à fournir des liquidités en période de tension. Ce dispositif serait coordonné avec le Fonds monétaire arabe et reposerait sur des conditions définies en amont. Troisième piste : un observatoire arabe d’alerte précoce chargé de suivre notamment les risques concernant l’énergie, l’alimentation, le transport maritime, l’assurance et les mouvements de capitaux, avec un échange rapide d’informations entre les pays. La quatrième proposition vise à augmenter l’utilisation commerciale effective de Buna, le système régional de paiements arabe, à travers des objectifs mesurables et une meilleure exploitation de l’infrastructure existante. Enfin, le Gouverneur appelle à établir un cadre commun de protection des systèmes de paiement, accompagné d’un exercice régional annuel destiné à tester la capacité des institutions à faire face aux cyberattaques et aux incidents opérationnels.

Anticiper plutôt que gérer dans l’urgence

Pour la BCT, la mise en place de tels mécanismes suppose de constituer des marges de sécurité pendant les périodes de stabilité et de préparer les instruments d’intervention avant l’apparition des crises. Cette approche implique également une évolution du rôle des banques centrales. La stabilité financière ne se limiterait plus à l’absence de crise, mais à la capacité des économies à absorber les chocs tout en maintenant leurs équilibres fondamentaux et la continuité des services bancaires et des systèmes de paiement. Fethi Zouhair Nouri a ainsi insisté sur la gestion des anticipations, la sécurisation et la mobilisation des réserves, les plans de gestion de crise, ainsi que sur la communication et la coopération entre banques centrales. Il appelle également les gouverneurs à renforcer leur capacité d’anticipation face aux risques géopolitiques, énergétiques et climatiques, avant leur transmission aux prix et aux marchés. Cette évolution, selon lui, doit toutefois s’accompagner d’instruments adaptés et de responsabilités clairement définies afin de préserver la crédibilité des banques centrales. L’objectif affiché est désormais de transformer les différences de capacités financières entre économies arabes en un levier de protection collective, plutôt qu’en une source de vulnérabilité face aux chocs.

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Journée internationale du café : pourquoi votre tasse dépend-elle d’un marché mondial sous pression ?

01. Oktober 2026 um 12:07

Ce jeudi 1er octobre 2026, la Journée internationale du café met en lumière une filière qui pèse bien au-delà de la consommation quotidienne. En Tunisie comme ailleurs, le café est devenu un sujet de prix, d’approvisionnement, de logistique et de résilience climatique.

Une tasse de café paraît banale. La chaîne économique qui la rend possible l’est beaucoup moins. Le 1er octobre marque la Journée internationale du café, désormais reconnue par l’ONU. L’Organisation internationale du café (ICO) estime que la filière assure un revenu à environ 12,5 millions de familles agricoles dans le monde. La FAO estime, de son côté, que le secteur fait vivre jusqu’à 25 millions d’agriculteurs et leurs familles et que les petites exploitations représentent jusqu’à 80 % des fermes caféières. En 2024, la production mondiale de café a dépassé 11 millions de tonnes, pour une valeur estimée à 25 milliards de dollars. Le commerce mondial a, lui, dépassé 34 milliards de dollars. Deux pays, le Brésil et le Vietnam, représentent près de la moitié de la production mondiale.

Le café reste l’une des matières premières agricoles les plus exposées aux variations de l’offre mondiale. Météo, récoltes, stocks, coûts logistiques, taux de change et tensions géopolitiques peuvent rapidement se répercuter sur le marché.

En août 2026, l’indicateur composite de l’ICO s’est établi à 287,29 cents de dollar la livre, quasiment au même niveau que le mois précédent. L’organisation souligne toutefois les tensions liées aux perspectives climatiques, notamment les craintes concernant El Niño et les disponibilités à court terme de l’arabica. Les pluies favorables au Brésil et les anticipations d’une hausse de l’offre ont ensuite contribué à calmer la pression sur les prix. Les volumes commerciaux restent importants. Les exportations mondiales ont atteint 12,23 millions de sacs de 60 kg en juillet 2026, contre 11,84 millions un an auparavant. Sur les dix premiers mois de la campagne 2025/2026, elles sont restées quasiment stables, à 118,39 millions de sacs.

Autrement dit, le marché ne se résume pas à une hausse ou une baisse des prix. L’équilibre entre production, consommation et disponibilité devient un enjeu stratégique pour toute la chaîne.

La situation tunisienne présente une particularité importante : le pays ne dispose pas d’une production locale significative de café et dépend donc de l’approvisionnement extérieur. L’Office du Commerce de Tunisie (OCT) joue un rôle central dans cette chaîne. L’établissement public indique parmi ses missions l’approvisionnement du marché intérieur en café vert, ainsi que la constitution d’un stock stratégique couvrant généralement trois à quatre mois de consommation pour certains produits concernés. Cette organisation donne au café une dimension qui dépasse largement celle d’un simple produit alimentaire : la disponibilité dépend directement des achats internationaux, du transport maritime, des stocks et de la capacité à alimenter régulièrement les torréfacteurs et les circuits de distribution. Les tensions d’approvisionnement observées ces dernières années l’ont d’ailleurs montré. En juillet 2025, l’OCT avait lancé un programme exceptionnel destiné à améliorer l’offre de café destiné à la consommation familiale et à renforcer sa disponibilité sur le marché national.

En janvier 2026, le ministère du Commerce a encore appelé les professionnels à ne pas s’approvisionner en café de contrebande, signe que les enjeux d’approvisionnement et de distribution restent étroitement liés à la régulation du marché.

Le torréfacteur au cœur de la chaîne de valeur

Entre le café vert importé et la tasse servie au consommateur, une activité industrielle et commerciale s’organise : torréfaction, mouture, conditionnement, distribution, restauration et consommation hors domicile. Les données de l’OCT montrent concrètement l’existence de cette activité industrielle. En février 2026, l’Office a lancé un appel d’offres portant sur la torréfaction, la mouture et le conditionnement de 125 tonnes de café. Cette étape est importante pour comprendre où se trouve la valeur ajoutée. Le café est produit ailleurs, mais une partie de sa transformation, de son conditionnement et de sa commercialisation peut être réalisée localement. Pour les entreprises tunisiennes, l’enjeu n’est donc pas uniquement de sécuriser la matière première. Il est aussi de travailler sur la qualité, la différenciation, le packaging, la distribution, l’expérience client et les nouveaux formats de consommation.

La dynamique existe déjà. En février 2026, la TAP rapportait par exemple le développement de Brix Café, entreprise tuniso-italienne spécialisée dans la production de café et engagée dans une stratégie d’intégration à l’écosystème industriel international.

Le prochain risque vient aussi du climat

La vulnérabilité de la filière ne s’arrête pas aux marchés financiers ou aux chaînes logistiques. Elle commence dans les plantations.

La FAO estime que le café figure parmi les cultures susceptibles de perdre la moitié de leurs terres actuellement les plus adaptées à la production d’ici 2100, sous l’effet des changements climatiques. Cette projection ne signifie pas une disparition du café, mais elle illustre l’ampleur du défi auquel sont confrontés les producteurs. Pour les entreprises de la chaîne, cela implique progressivement de nouvelles priorités : diversification des origines, amélioration de la productivité, résilience des exploitations, gestion de l’eau, adaptation des variétés et financement des investissements agricoles. C’est précisément sur ce terrain que la notion de durabilité devient un enjeu économique et non plus seulement environnemental.

Autre piste encore sous-exploitée : les déchets issus de la filière. Selon l’ICO, l’industrie mondiale du café génère près de 40 millions de tonnes de biomasse résiduelle par an. Ces sous-produits peuvent être transformés en plusieurs catégories de produits, notamment des matériaux, des emballages ou certains produits à valeur ajoutée. Le café peut ainsi être envisagé comme une chaîne de valeur circulaire, et non plus simplement comme une matière première importée, torréfiée puis consommée.

L’ICO vient de lancer, le 30 septembre 2026, une nouvelle plateforme d’intelligence de marché qui rassemble données sur les prix, les échanges, la production et la consommation. Cette évolution traduit une tendance plus large : dans une filière aussi exposée aux chocs, la donnée devient elle-même un outil de gestion du risque. Derrière le café que l’on commande chaque matin se trouve donc un marché mondial complexe. Comprendre cette chaîne, ses vulnérabilités et ses nouvelles opportunités peut être aussi important que de suivre le prix du kilo.

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TotalEnergies Marketing Tunisie signe un nouveau partenariat de cinq ans avec la Société des Boissons de Tunisie et ses filiales

01. Oktober 2026 um 11:56

TotalEnergies Marketing Tunisie annonce le renouvellement, pour une durée de cinq ans, de son partenariat avec la Société des Boissons de Tunisie (SBT) ainsi qu’avec ses filiales STT (Société Tout Transport) et SCT (Société des Conditionnements de Tunisie).

Ce partenariat porte sur la fourniture de produits et services énergétiques et marque le début d’une nouvelle phase dans la collaboration entre TotalEnergies Marketing Tunisie et le groupe SBT. Acteur de référence de l’industrie des boissons en Tunisie, la Société des Boissons de Tunisie produit notamment les boissons de plusieurs marques du groupe Castel, parmi lesquelles Coca-Cola, Fanta et Schweppes, ainsi que plusieurs marques locales d’eau minérale. À travers ce partenariat renouvelé, TotalEnergies Marketing Tunisie et le groupe SBT poursuivent une relation construite autour de la performance et de la proximité, avec la volonté de créer durablement de la valeur pour leurs activités respectives. Ce nouveau contrat ouvre également la voie à l’exploration de nouvelles opportunités de développement mutuel, en s’appuyant sur l’expertise de TotalEnergies Marketing Tunisie et sur l’ambition de croissance du groupe SBT dans ses différents métiers. Ce partenariat de cinq ans vient ainsi consolider les liens entre les deux groupes et leur volonté de poursuivre une collaboration durable, fondée sur des intérêts communs et de nouvelles perspectives de développement.

 

A propos de TotalEnergies Marketing Tunisie
Filiale de la compagnie TotalEnergies, TotalEnergies Marketing Tunisie compte près de 300 collaborateurs et génère plus de 4 000 emplois indirects ; ses activités sont réparties sur 8 sites industriels et sur près de 160 stations-service dédiées à la distribution de carburants, et 50 centres QUARTZ. TotalEnergies Marketing Tunisie a investi près de 100 millions de dinars sur les trois dernières années.
À propos de la branche Marketing & Services de TotalEnergies :
Le secteur d’activité Marketing & Services de TotalEnergies propose à ses clients professionnels et particuliers une large gamme de produits et services énergétiques — produits pétroliers, biocarburants, recharge pour véhicules électriques, GNL pour le transport maritime, carburants pour l’aviation, bitume, GPL et solutions de cuisson propre — pour les accompagner dans leur mobilité et les aider à réduire leur empreinte carbone. Chaque jour, plus de 6 millions de clients à travers le monde visitent nos 13 000 stations-service et profitent de leurs services associés (cartes de mobilité, lavage de voiture, restauration…). En tant que quatrième acteur mondial des lubrifiants, nous concevons et vendons des produits de haute performance pour les secteurs de l’automobile, de l’industrie et du secteur maritime. Afin d’apporter la meilleure réponse aux besoins de nos clients B2B, nous déployons notre force de vente, notre réseau logistique international ainsi que notre offre diversifiée et sur mesure. Nous opérons dans plus de 100 pays, où nos 25 000 collaborateurs se tiennent au plus près de l’ensemble de nos clients.

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Fiscalité : les 4 échéances à ne pas rater en octobre 2026

01. Oktober 2026 um 11:09

Les entreprises et contribuables tunisiens ont quatre dates fiscales à retenir en octobre 2026. La Direction générale des impôts (DGI) a publié son agenda fiscal du mois, avec des échéances différentes selon le statut du contribuable et le mode de déclaration utilisé.

16 octobre 2026 : cette date constitue le dernier délai pour le dépôt de la déclaration mensuelle des personnes physiques.

20 octobre 2026 : les personnes soumises au régime forfaitaire, ainsi que celles annexées au régime réel, doivent déposer leur déclaration trimestrielle au plus tard à cette date.

28 octobre 2026 : les personnes morales adhérentes au système de télédéclaration et de paiement à distance doivent déposer leur déclaration mensuelle.

28 octobre 2026 : le même jour marque également l’échéance de la déclaration mensuelle des personnes morales qui ne sont pas adhérentes au système de télédéclaration et de paiement à distance.

La DGI rappelle par ailleurs une disposition pratique : si le dernier jour prévu pour le dépôt d’une déclaration fiscale tombe un jour férié ou un dimanche, le dépôt peut être effectué le jour suivant sans application de pénalités.

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Télésanté : la Tunisie veut réduire les distances entre le patient et le spécialiste

01. Oktober 2026 um 10:54

La Tunisie veut accélérer la transformation numérique de son système de santé en s’appuyant notamment sur la télémédecine, le dossier médical électronique et l’intelligence artificielle. À l’ouverture de TeleHealth Connect 2026, le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a placé l’accès aux soins, la protection des données et la souveraineté numérique au cœur de cette évolution.

Le ministre a notamment mis en avant le développement du « digital hospital », avec la télé-imagerie, les téléconsultations et le partage à distance de l’expertise médicale. L’objectif est de rapprocher les compétences spécialisées des patients vivant dans les régions éloignées et de renforcer l’appui aux équipes médicales locales. Autre chantier cité : les parcours « Najda », dédiés notamment aux urgences cardiovasculaires et cérébrovasculaires. Leur logique repose sur une meilleure coordination entre professionnels afin de réduire les délais de prise en charge.

Données de santé et IA sous contrôle

Le développement de l’identifiant national de santé et du dossier médical électronique doit également améliorer la continuité des soins. Pour le ministre, l’information médicale doit pouvoir accompagner le patient et fournir au professionnel de santé les éléments nécessaires à une décision plus rapide et mieux informée. Mais cette transformation numérique devra répondre à trois conditions : l’équité, la confiance et la durabilité.

Le ministre insiste notamment sur le risque de voir la fracture numérique devenir une nouvelle fracture sanitaire. Les personnes âgées, les personnes en situation de handicap et celles qui maîtrisent peu les outils numériques devront continuer à bénéficier d’un accompagnement humain.

Sur les données de santé, la position affichée est claire : leur protection doit aller de pair avec le renforcement de la cybersécurité des établissements afin de préserver à la fois la confidentialité des patients et la continuité des soins. Le ministre a également appelé à encadrer l’utilisation de l’intelligence artificielle dans des conditions réelles, avec supervision humaine, responsabilités clairement définies et respect des droits du patient.

Le critère de réussite avancé par le ministre reste concret : réduire les délais d’attente, éviter des déplacements, accélérer la prise en charge et mieux soutenir les professionnels de santé.

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Industrie 4.0 : plus de 400 entreprises tunisiennes accompagnées vers l’industrie intelligente

01. Oktober 2026 um 09:37

La Tunisie accélère sur l’industrie 4.0. Un nouveau programme d’accompagnement des entreprises industrielles vers l’industrie intelligente a été lancé mercredi 30 septembre à Tunis, avec l’objectif d’aider les entreprises à intégrer les technologies numériques, moderniser leurs procédés de production et renforcer leur compétitivité. À l’ouverture de la conférence de lancement, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, a indiqué que cette transformation repose notamment sur l’utilisation des nouvelles technologies et l’intégration de solutions digitales dans les processus industriels. Le dispositif s’appuie notamment sur une plateforme dédiée à l’industrie intelligente au sein de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII). Elle doit coordonner les initiatives nationales dans ce domaine, répondre aux besoins des entreprises et contribuer au développement du label national « I4.0 Tunisia ».

Le programme prévoit également cinq centres de compétences spécialisés dans l’industrie intelligente, implantés dans les pôles technologiques de Sousse, Sfax, Monastir, Bizerte et Sidi Thabet. Leur rôle est de proposer des services technologiques aux entreprises et aux différents acteurs de l’écosystème. Selon les chiffres communiqués par le ministère, le dispositif a déjà permis d’accompagner plus de 400 entreprises industrielles, de contribuer à la création d’une cinquantaine de startups et de former environ 2 900 bénéficiaires. La question des compétences constitue également un volet central du programme. 23 experts internationaux ont obtenu une certification en industrie intelligente et trois mastères professionnels ont été lancés depuis 2023. Un programme de formation dédié à l’industrie intelligente a également été mis en place au Centre de formation professionnelle de Sfax.

Lors de cette rencontre, l’APII a par ailleurs présenté TIMA (Tunisian Intelligent Manufacturing Assessment), un outil conçu avec les centres de compétences en industrie intelligente. Il doit permettre aux entreprises d’évaluer leur niveau d’avancement dans leur transformation vers l’industrie 4.0 et d’identifier les axes sur lesquels elles doivent progresser.

L’initiative nationale est pilotée par le ministère de l’Industrie en collaboration avec la GIZ et l’ONUDI.

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