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Contentieux douanier : ASSAD reçoit une proposition de règlement à 16,034 millions de dinars

12. August 2026 um 14:42

L’Accumulateur Tunisien ASSAD pourrait mettre fin à un lourd contentieux douanier avec une transaction de 16,034 millions de dinars, très loin des 234 millions de dinars d’amende prononcés en première instance par le Tribunal de Ben Arous. L’information a été communiquée par la société dans un avis publié au Conseil du Marché Financier (CMF).

La proposition de règlement à l’amiable, datée du 31 juillet 2026, prévoit déjà le versement d’une première tranche de 1,603 million de dinars. ASSAD indique avoir procédé au règlement de cette échéance.

Le montant restant serait ensuite payé sur cinq ans, selon un échéancier trimestriel de 759 545 dinars. Cette proposition ne constitue toutefois pas encore une transaction définitive. Elle ne deviendra opposable qu’après l’établissement de l’acte de transaction. D’ici là, plusieurs formalités restent nécessaires, notamment la souscription par ASSAD, auprès du Receveur des Douanes compétent, d’un engagement de paiement aux échéances prévues.

Autre point important : l’accord envisagé concerne uniquement le volet douanier du contentieux engagé en juillet 2024. Il ne règle donc pas d’éventuels autres aspects de l’affaire.

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Agriculture: les investissements privés repartent à la hausse en Tunisie

12. August 2026 um 12:29

L’investissement privé dans l’agriculture et la pêche affiche une progression en valeur au premier semestre 2026. Selon les données de l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri), 5.126 opérations d’investissement ont été déclarées à fin juin 2026, pour un montant total de 647,351 millions de dinars, soit une hausse de 7% en nombre et de 10% en valeur sur un an.

La dynamique est toutefois différente entre les projets déclarés et ceux effectivement approuvés. À fin juin, 3.314 opérations ont obtenu l’approbation, en léger recul de 1% par rapport à la même période de 2025. En revanche, leur valeur a progressé de 10%, atteignant 248,952 millions de dinars. Autrement dit, le nombre de projets ne progresse pas, mais les investissements validés sont en moyenne plus importants.

Autre indicateur à retenir: les subventions accordées aux projets ont atteint 66,005 millions de dinars, en hausse de 16% sur un an. Cette progression montre un recours accru aux mécanismes publics d’appui à l’investissement agricole. Le financement bancaire progresse également. Les crédits fonciers approuvés se sont établis à 3,651 millions de dinars, contre 3,319 millions un an plus tôt, soit une hausse de 10%. Ces financements concernent une superficie totale de 203 hectares, contre 197 hectares à fin juin 2025.

Du côté des sources de financement des investissements approuvés, l’autofinancement demeure la principale composante. Il s’est élevé à 103,418 millions de dinars à fin juin 2026, en hausse de 3% sur un an. Les crédits ont représenté 79,528 millions de dinars, avec une progression de 14% par rapport à la même période de 2025. Les subventions, elles, atteignent 66,005 millions de dinars, soit une croissance de 16%. 

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Nigeria: la crypto passe sous surveillance fiscale

12. August 2026 um 11:05

Le Nigeria accélère la mise sous contrôle fiscal de son marché des actifs virtuels. La Nigeria Tax Administration Act 2025 encadre désormais plus précisément les opérations liées aux cryptomonnaies et impose aux plateformes crypto de nouvelles obligations de déclaration, d’identification et de conservation des données. Le dispositif vise un marché devenu trop important pour rester en dehors du radar fiscal.

La loi prévoit que les activités liées aux actifs virtuels soient déclarées à l’administration fiscale. Les revenus provenant notamment du minage, du staking, des récompenses ou de certaines opérations sur actifs virtuels peuvent entrer dans le champ de l’impôt. La valeur retenue pour l’administration fiscale doit être déterminée à partir du prix de marché au moment de la transaction, sur la base d’une plateforme d’échange reconnue.

Pour les plateformes, le changement est encore plus concret. Les Virtual Asset Service Providers (VASP) doivent transmettre périodiquement au fisc les informations relatives aux transactions de leurs clients, conserver les données pendant au moins sept ans et appliquer des procédures strictes de connaissance du client (KYC). Les opérations importantes ou suspectes doivent également être signalées aux autorités compétentes.

Autrement dit, le fisc nigérian ne cherche plus seulement à taxer le résultat d’une activité crypto: il veut pouvoir retracer le flux qui conduit à ce résultat.

La pression monte aussi sur les opérateurs non conformes. La législation prévoit une amende de 10 millions de nairas, puis 1 million de nairas par mois supplémentaire en cas de maintien du défaut pour certaines obligations applicables aux VASP. Pour une entreprise crypto, la conformité devient donc un enjeu opérationnel et financier, et non plus une simple formalité administrative.

Cette offensive fiscale intervient alors qu’Abuja réorganise parallèlement la supervision du secteur. Le président Bola Tinubu a signé, le 17 juillet, un décret créant un Virtual Asset Council, présidé par la Central Bank of Nigeria (CBN), avec le Nigeria Revenue Service et la Securities and Exchange Commission (SEC) à la vice-présidence. L’objectif est de coordonner les autorités jusque-là chargées séparément de la fiscalité, des marchés financiers et des questions monétaires.

 

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L’entrepreneuriat se joue dès l’enfance: comment Steve Distante apprend aux enfants à oser

12. August 2026 um 10:33

Steve Distante, entrepreneur en série, auteur et spécialiste de l’accompagnement des entrepreneurs, défend une idée simple: il ne faut pas attendre l’université ou la création d’une première entreprise pour développer l’esprit entrepreneurial. Pour lui, tout commence dès l’enfance, avec la capacité à oser, expérimenter et croire en ses idées.

Distante connaît le sujet de l’intérieur. Il a commencé à entreprendre très jeune, notamment en vendant du fumier de cheval comme fertilisant à ses voisins et en organisant des tournées de journaux. Plus tard, il s’est consacré à l’accompagnement des fondateurs et aux questions de financement. Il est notamment l’auteur de Pitchology: The Art and Science of Raising Capital for Entrepreneurs, consacré à la levée de capitaux, puis de Once Upon a Time in Entrepreneurland, un livre qui transmet des leçons entrepreneuriales à travers des histoires.

Aujourd’hui, il s’intéresse particulièrement aux enfants et aux adolescents. Selon Entrepreneur Magazine, Steve Distante explique que le premier enjeu consiste à ne pas décourager trop tôt leur capacité à imaginer. Lorsqu’un enfant propose une idée, lui répondre immédiatement qu’elle est irréaliste peut progressivement l’amener à ne plus prendre de risques. À l’inverse, lui demander comment il pourrait la tester permet de transformer son imagination en première expérience entrepreneuriale.

Commencer par les forces et passer rapidement à la pratique

Dans son programme d’entrepreneuriat destiné aux adolescents à Long Island, Distante commence par l’identification des forces individuelles. Il utilise notamment CliftonStrengths, l’outil de Gallup qui aide à identifier les talents naturels et à mieux comprendre comment les mobiliser.

L’objectif est de montrer aux jeunes qu’ils disposent déjà de compétences utiles. Un adolescent qui sait facilement convaincre ou créer du lien peut développer des aptitudes commerciales. Un autre particulièrement créatif peut être orienté vers la conception de produits. L’enjeu n’est donc pas de rendre tous les enfants identiques, mais de leur apprendre à exploiter leurs points forts.

Le programme passe ensuite à l’action: les jeunes découvrent l’intelligence artificielle, les réseaux sociaux, la propriété intellectuelle ou encore le design de produits. Ils travaillent aussi sur des prototypes et rencontrent des entrepreneurs.

Pour les parents, cette approche peut être reproduite à petite échelle. Demander à un enfant d’appeler lui-même un restaurant, de vendre quelques produits, d’organiser une petite collecte ou de proposer un service à son entourage permet déjà de travailler la communication, la vente, l’autonomie et la gestion du refus.

Distante insiste également sur le droit à l’erreur. Son propre parcours lui a appris que le perfectionnisme pouvait freiner autant l’entrepreneur que l’enfant. Une erreur ne doit donc pas être immédiatement assimilée à un échec, mais utilisée pour comprendre ce qui doit être amélioré.

Enfin, il invite à abandonner le fantasme du succès instantané. L’entrepreneuriat ne se mesure pas au nombre de millions gagnés à 25 ans. La construction progressive d’un projet, les apprentissages, les relations et la création de valeur comptent davantage.

Le message de Distante est finalement utile bien au-delà de l’entrepreneuriat: apprendre à un enfant à prendre une initiative, défendre une idée, accepter un «non» et recommencer après un échec, c’est déjà lui donner des compétences qui serviront dans ses études, sa carrière et, éventuellement, dans la création de sa propre entreprise.

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Au Kenya, les renouvelables progressent plus vite que le réseau électrique

12. August 2026 um 09:15

Le Kenya fait face à un paradoxe énergétique: plus il accélère sa transition vers les renouvelables, plus il doit investir pour garantir la stabilité de son réseau électrique. Avec près de 90% de sa production d’électricité issue de sources renouvelables, le pays est déjà l’un des leaders africains dans ce domaine. Mais la montée du solaire et de l’éolien, dont la production varie en fonction du soleil et du vent, commence à modifier en profondeur la manière dont le réseau doit être piloté.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) classe désormais le système kényan en phase 3 de son cadre d’intégration des énergies renouvelables variables. À ce niveau, le solaire et l’éolien ne sont plus des capacités marginales: leurs variations commencent à déterminer le fonctionnement du système électrique. Lorsque leur production chute rapidement, d’autres capacités doivent pouvoir prendre le relais. Lorsqu’elle augmente fortement, le réseau doit au contraire être capable d’absorber cette énergie supplémentaire.

Cette situation intervient alors même que le Kenya continue d’étendre l’accès à l’électricité. Celui-ci est passé de 37% de la population en 2013 à 79% en 2025, avec l’objectif d’atteindre l’accès universel à l’électricité d’ici à 2030. Le pays doit donc simultanément raccorder davantage de consommateurs, répondre à une demande croissante et gérer un système de production de plus en plus variable.

Pour les opérateurs du réseau, le défi est très concret. Une centrale géothermique peut fonctionner de manière relativement prévisible. Le solaire, lui, peut voir sa production chuter avec le passage des nuages ou disparaître en fin de journée. L’éolien évolue également selon les conditions météorologiques. Le réseau doit donc disposer de suffisamment de capacités flexibles pour compenser ces variations et maintenir en permanence l’équilibre entre production et consommation.

L’enjeu n’est pas de ralentir les renouvelables. Au contraire, l’AIE estime que le Kenya peut continuer à les développer, à condition d’adapter parallèlement les règles, les infrastructures et les mécanismes de gestion du système. L’augmentation des capacités de production, à elle seule, ne suffira pas.

Le prochain marché sera celui de la flexibilité

C’est là que se trouve l’un des principaux enjeux économiques de la transition énergétique kényane. Le pays aura besoin de davantage de stockage, de flexibilité et de services auxiliaires pour absorber les fluctuations du solaire et de l’éolien. L’AIE identifie précisément ces trois leviers comme essentiels pour maintenir un système électrique fiable et abordable. 

Les batteries constituent notamment une réponse directe au problème. Elles peuvent stocker une partie de l’électricité produite lorsque l’offre renouvelable est élevée, puis la restituer lorsque la production baisse. Elles peuvent également intervenir rapidement pour contribuer à l’équilibre et à la stabilité du réseau. À l’échelle mondiale, l’AIE considère d’ailleurs le stockage par batteries comme l’un des outils les plus polyvalents pour apporter de la flexibilité aux systèmes électriques.

Le Kenya dispose aussi d’un autre levier: ses interconnexions régionales. Le réseau kényan est déjà relié à ceux de l’Éthiopie, de la Tanzanie et de l’Ouganda. Ces connexions permettent d’échanger de l’électricité et peuvent contribuer à équilibrer le système lorsque la production ou la demande évolue. L’AIE considère que de nouvelles interconnexions pourraient encore renforcer cette capacité.

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Land’Or : une offre de 204,8 millions de dinars sur la table…

11. August 2026 um 14:50

Land’Or se retrouve au cœur de deux opérations majeures. D’un côté, Poulina Group Holding (PGH) a transmis une offre engageante au fonds d’investissement étranger Maghreb Private Equity Fund IV LLC (MPEF IV) pour acquérir l’ensemble de sa participation directe et indirecte dans le capital de Land’Or. De l’autre, l’assemblée générale appelée à se prononcer sur une distribution exceptionnelle a été reportée.

L’offre formulée par PGH valorise les fonds propres de Land’Or à 204,792 millions de dinars, soit 14,860 dinars par action. Elle porte sur la totalité de la participation détenue directement et indirectement par MPEF IV dans le groupe.

Cette opération fait suite à une première communication de Land’Or datant de février 2026. Elle marque désormais une étape concrète dans le projet de sortie du fonds d’investissement, avec une offre engageante déposée par le groupe Poulina.

Parmi elles figurent notamment l’absence d’opposition du Conseil du Marché Financier (CMF), l’autorisation de l’opération de concentration économique par le Conseil de la concurrence, ainsi que la négociation et la signature de la documentation contractuelle définitive.

Autrement dit, l’offre de 14,860 dinars par action constitue une proposition ferme, mais elle ne signifie pas encore que la transaction est bouclée. Les prochaines étapes réglementaires et contractuelles seront déterminantes.

En parallèle, Land’Or a annoncé le report de son Assemblée générale ordinaire (AGO) initialement prévue le 12 août 2026. Cette réunion devait notamment permettre aux actionnaires de se prononcer sur une distribution exceptionnelle prélevée sur le compte « Prime d’émission ». Le Conseil d’administration a décidé de reporter cette assemblée afin de finaliser les échanges en cours avec le CMF sur les modalités de diffusion de l’information financière. La société précise toutefois que ce report ne remet pas en cause le principe de la distribution exceptionnelle envisagée.

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Le Soudan digitalise ses marchés publics avec « Nazaha »

11. August 2026 um 13:06

Le Soudan lance « Nazaha », son nouveau système national numérique de passation des marchés publics et des contrats de l’État. Présentée le 8 août par le ministre d’État aux Finances, Mohamed Nour Abdeldaim, la plateforme doit remplacer une partie des procédures manuelles par un processus numérique couvrant les appels d’offres et la gestion des contrats publics.

Le dispositif vise surtout à rendre les achats publics plus transparents, plus traçables et plus compétitifs. Pour les entreprises, l’enjeu est important : la digitalisation doit faciliter les relations avec les administrations, réduire les démarches papier et créer un cadre plus structuré pour l’accès aux contrats de l’État. Selon le ministre, le développement du système a nécessité six mois. « Nazaha », qui signifie « intégrité », ne se limite pas à mettre les procédures d’achat en ligne. Il doit également renforcer les mécanismes de contrôle, favoriser une concurrence équitable entre les fournisseurs et améliorer l’utilisation des ressources publiques.

Le système sera connecté à plusieurs outils de gestion de l’État, notamment la plateforme de préparation et d’exécution du budget. Cette interconnexion doit notamment empêcher l’enregistrement d’un contrat qui ne serait pas couvert par une allocation budgétaire approuvée. « Nazaha » doit également être relié à « Baldna », la plateforme gouvernementale de services numériques, ainsi qu’à d’autres systèmes liés à la gestion des finances publiques.

 

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ASSAD : la cotation suspendue à la Bourse de Tunis

11. August 2026 um 11:19

La cotation des titres de la société ASSAD est suspendue à compter de ce mardi 11 août 2026. La décision a été prise à la demande du Conseil du marché financier (CMF), dans l’attente de la publication d’un communiqué par la société.

La Bourse de Tunis a annoncé cette suspension sans préciser, à ce stade, la nature des informations qu’ASSAD doit communiquer. La reprise des échanges dépendra donc de la publication de ce communiqué et des éventuelles suites qui en découleront. 

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B.A GLASS propose 13,390 dinars pour les actions SOTUVER

11. August 2026 um 11:02

L’OPA obligatoire sur SOTUVER est ouverte depuis le 5 août 2026. La société néerlandaise B.A GLASS B.V propose de racheter 6 843 844 actions de la Société Tunisienne de Verreries, soit 17,43 % du capital, au prix de 13,390 dinars par action, hors frais de courtage et commissions. Les actionnaires ont jusqu’au 26 août 2026 inclus pour décider s’ils souhaitent apporter leurs titres à l’offre.

Cette OPA fait suite à l’acquisition, le 16 avril 2026, par B.A GLASS d’un bloc de 16 204 636 actions SOTUVER, représentant 41,28 % du capital. L’opération avait été autorisée par le Conseil du Marché Financier (CMF), qui avait ensuite soumis B.A GLASS à une offre publique d’achat obligatoire portant sur les actions qu’elle ne détenait pas.

B.A GLASS détient directement 16 205 315 actions, soit 41,28 % du capital de SOTUVER. La société détient également indirectement une action. Elle a par ailleurs déclaré agir de concert avec le Groupe BAYAHI, qui possède lui aussi 16 205 315 actions, représentant 41,28 % du capital.

Les actionnaires personnes physiques et morales appartenant au Groupe BAYAHI ont, de leur côté, indiqué par écrit qu’ils ne souhaitaient pas vendre leurs actions dans le cadre de cette OPA. L’offre porte donc sur les titres restant en dehors de ces participations.

Cette nouvelle configuration découle d’un accord conclu entre B.A GLASS et le Groupe BAYAHI le 16 décembre 2025. Les deux parties avaient alors convenu de la cession d’un bloc de 16 204 636 actions, avec l’objectif de maintenir une participation équivalente au capital de SOTUVER et une gestion fondée sur le paritarisme et le co-contrôle.

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Nvidia veut faire des « AI factories » un nouvel actif pour les investisseurs

11. August 2026 um 10:13

Nvidia veut faire des « AI factories » un nouvel actif pour les investisseurs veut faire passer l’infrastructure d’intelligence artificielle dans une nouvelle catégorie financière. Le géant américain des semi-conducteurs s’est associé à Apollo, BlackRock, Blackstone, Brookfield, Goldman Sachs et KKR pour mettre en place des plateformes de financement capables de mobiliser plus de 500 milliards de dollars de capitaux privés au fil du temps pour développer des infrastructures IA. L’objectif : permettre aux entreprises qui ont besoin de puissance de calcul de construire ou d’accéder à des capacités informatiques à grande échelle sans supporter seules l’intégralité de l’investissement initial.

L’annonce faite le 10 août par Jensen Huang, fondateur et CEO de NVIDIA, marque surtout un changement de perspective. Le calcul informatique destiné à l’IA ne serait plus seulement une dépense technologique ou un achat de GPU. Il pourrait devenir une infrastructure productive susceptible d’être financée comme d’autres actifs de long terme.

Le raisonnement de Nvidia repose sur une évolution du marché. Avec le passage des expérimentations aux usages industriels de l’IA, les entreprises ont besoin de capacités de calcul disponibles en permanence pour entraîner des modèles, faire tourner des systèmes d’inférence et déployer des agents IA. Nvidia parle désormais d’« AI factories » : des infrastructures qui combinent accélérateurs de calcul, réseaux, logiciels, systèmes et outils nécessaires pour transformer l’électricité et les données en puissance de calcul exploitable. Cette approche est déjà matérialisée par Nvidia DSX, une plateforme conçue pour aider les opérateurs à concevoir, construire et exploiter des infrastructures IA en intégrant le calcul, les logiciels, les installations et les technologies des partenaires. Nvidia présente DSX comme un cadre permettant d’optimiser notamment le coût de production des tokens et le temps nécessaire pour mettre une infrastructure en production.

Le changement est donc important pour les entreprises : au lieu de considérer séparément les serveurs, les GPU, le réseau, le refroidissement et l’électricité, le modèle consiste à penser l’ensemble comme une unité économique destinée à produire du calcul IA.

Pourquoi le modèle intéresse les investisseurs ?

Nvidia avance plusieurs arguments. D’abord, ses infrastructures peuvent servir à différents types de charges de travail : modèles de langage, vision, voix, biologie, robotique ou encore IA physique. Une infrastructure peut donc théoriquement être réaffectée si les besoins d’un premier client évoluent.

Ensuite, le logiciel joue un rôle central. L’écosystème CUDA permet à Nvidia de faire évoluer les performances des infrastructures déjà installées grâce aux optimisations logicielles, ce qui peut prolonger leur durée d’utilisation économique. La société cite notamment ses GPU A100, lancés en 2020, qui restent utilisés commercialement plusieurs années après leur introduction. Nvidia utilise cet exemple pour défendre l’idée que la valeur économique d’une infrastructure de calcul ne disparaît pas nécessairement au rythme du renouvellement des générations de GPU.

Cette logique rejoint la transformation plus large du marché : la valeur ne se situe plus uniquement dans le matériel, mais dans la capacité d’une infrastructure complète à produire du calcul utile et monétisable sur plusieurs années.

Le vrai produit

C’est là que le raisonnement de Jensen Huang devient particulièrement intéressant pour les dirigeants. Une entreprise n’achète pas du compute uniquement pour posséder des GPU. Elle l’achète pour produire quelque chose : des modèles, des services, des logiciels, des agents, des analyses ou des automatisations capables de générer de la valeur.

Nvidia résume cette logique par une chaîne économique simple : davantage de compute permet de développer de meilleures capacités d’IA ; de meilleures capacités augmentent les usages ; davantage d’usages peuvent générer davantage de revenus ; ces revenus alimentent à leur tour la demande de compute.

Cette logique transforme progressivement le calcul IA en infrastructure de production, plutôt qu’en simple infrastructure informatique.

Et c’est précisément ce qui intéresse les investisseurs spécialisés dans les infrastructures : un actif capable de générer des revenus récurrents, d’être utilisé par plusieurs clients et de conserver une valeur économique sur une période relativement longue.

Par ailleurs, le montage n’est pas totalement sans risque pour Nvidia. Jensen Huang indique que le groupe pourrait, dans certains projets, apporter un mécanisme de soutien à la valeur résiduelle pouvant aller jusqu’à 25 % de l’opération, évalué au cas par cas. Ce mécanisme doit compléter l’analyse indépendante des investisseurs et non la remplacer.

Cette précision est importante : Nvidia cherche à faciliter l’accès au financement tout en évitant de transformer son bilan en gigantesque banque destinée à financer ses propres clients.

C’est également ce qui explique les interrogations apparues autour du risque de « financement circulaire ». Plusieurs analystes ont relevé la proximité entre le fabricant de puces, ses clients et les investisseurs qui financent l’écosystème. Nvidia défend au contraire un modèle dans lequel les institutions financières évaluent indépendamment chaque projet.

 

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Produits forestiers : ce nouveau document que les exportateurs tunisiens doivent désormais présenter

11. August 2026 um 09:06

Les entreprises tunisiennes qui exportent des produits forestiers doivent désormais ajouter une nouvelle pièce à leur dossier : une attestation d’origine et de stock délivrée par les services compétents de la Direction générale des forêts (DGF). La mesure a été annoncée dans un communiqué conjoint de la Direction générale de la santé végétale et du contrôle des intrants agricoles et de la DGF, adressé aux exportateurs. Concrètement, l’attestation doit permettre d’identifier précisément la marchandise exportée. Elle doit notamment mentionner la quantité concernée ainsi que le numéro de la facture d’exportation.

Le document ne reste pas au stade administratif. Il doit être présenté aux contrôleurs de la santé végétale aux points de passage, au moment du contrôle documentaire des cargaisons de produits forestiers destinées à l’étranger. Pour l’exportateur, cela signifie qu’une cargaison ne peut plus être préparée uniquement autour des documents commerciaux habituels : l’origine et la disponibilité du stock doivent également être documentées auprès des services forestiers.

 

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Voici pourquoi vous ne devez pas traiter TikTok comme une publicité

10. August 2026 um 14:49

Sur TikTok, vouloir vendre trop rapidement peut être l’une des principales erreurs des entrepreneurs qui souhaitent développer leur présence sur la plateforme. Dans une interview avec Hadil Harbaoui, fondatrice et CEO de GenZ Creative Agency, nous a expliqué pourquoi la priorité doit d’abord être de créer une audience engagée, avant de chercher à la convertir en clients.

Consultants, coachs, experts ou entrepreneurs utilisent aujourd’hui TikTok pour développer leur personal branding et promouvoir leurs activités. Mais, selon Hadil, reprendre les mêmes codes que sur Instagram ou transformer chaque vidéo en publicité n’est pas la bonne approche. « Mon premier conseil, c’est de stopper le réflexe de vendre », souligne Hadil Harbaoui .

Pour elle, les utilisateurs ne viennent pas sur TikTok avec l’intention première d’acheter. Ils cherchent du contenu qui les intéresse, les informe ou leur permet de s’identifier à une personne. L’enjeu est donc de parler de sujets pertinents pour son audience, de partager son expertise et de créer progressivement une relation. « Les gens ne viennent pas vous écouter pour acheter un produit. Ils viennent parce que vous avez quelque chose d’intéressant à dire », souligne Hadil.

L’authenticité avant la promotion

Cette relation passe notamment par l’authenticité. Plutôt que de montrer uniquement le résultat final ou une image parfaitement maîtrisée de son activité, l’entrepreneur peut documenter son parcours : les coulisses, les étapes de création, les difficultés, les réussites ou encore les journées de travail. « Les gens veulent voir l’expérience réelle », explique Hadil.

Cette approche permet de donner une histoire au compte et de faire participer l’audience à l’évolution du projet. Lorsqu’un produit ou un service est ensuite proposé, il arrive auprès d’une communauté qui connaît déjà l’entrepreneur, son expertise et son parcours. Autre erreur à éviter : copier les créateurs qui fonctionnent déjà. Hadil recommande de suivre les tendances et d’observer ce qui marche dans son secteur, mais sans reproduire la personnalité ou le contenu d’un autre. « Les personnes qui deviennent virales sur TikTok ont généralement quelque chose d’unique » indique la CEO de GenZ Creative Agency. Cette différence peut être une façon de parler, une histoire personnelle, un ton particulier ou un angle original sur un sujet connu.

La recherche de perfection peut également ralentir les entrepreneurs. Hadil met en garde contre les contenus excessivement produits, avec des heures consacrées au cadrage, à la lumière, au décor ou au montage. « TikTok veut du contenu brut », affirme-t-elle. Un smartphone peut suffire pour commencer, à condition d’avoir une image correcte et une bonne lumière. Pour elle, la présence face caméra, la manière de raconter et la pertinence du contenu comptent davantage qu’une production coûteuse.

Tester, apprendre et ajuster

Cela ne signifie pas qu’il faut abandonner toute logique commerciale. Mais la vente ne doit pas devenir le seul message adressé à l’audience. Selon elle, au lieu de multiplier les appels à l’achat, elle conseille de créer des contenus utiles, d’échanger avec les abonnés et de répondre à leurs questions. Cette interaction permet surtout de rappeler qu’une personne se trouve derrière le compte.

Enfin, il faut accepter que les premiers contenus ne donnent pas forcément les résultats espérés. La viralité n’est pas une recette que l’on peut reproduire à chaque publication. Il faut tester, observer les réactions, comprendre ce que l’audience regarde et ajuster sa manière de communiquer. Pour Hadil, une partie essentielle de l’apprentissage vient justement de cette expérimentation. « Les astuces les plus précieuses que vous allez apprendre, vous allez les apprendre par expérience », souligne-t-elle. Pour un entrepreneur, TikTok doit donc être considéré comme un espace d’expérimentation autant qu’un canal de communication. L’objectif n’est pas simplement de cumuler des vues, mais de transformer progressivement l’attention en confiance, puis la confiance en communauté et, à terme, en opportunités commerciales.

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Mozambique : la justice bloque les dispositions autorisant les coupures d’Internet

10. August 2026 um 10:51

Le Mozambique vient de poser une limite importante au pouvoir de l’État sur les réseaux de télécommunications. Le Conseil constitutionnel a déclaré inconstitutionnelles plusieurs dispositions du règlement qui permettait aux autorités de suspendre ou de bloquer des communications en invoquant notamment un risque pour la sécurité publique ou la sécurité de l’État. Le texte était issu du décret n°48/2025, adopté le 16 décembre 2025.

Le dossier est particulièrement sensible. Une interruption d’Internet ne touche pas uniquement les réseaux sociaux ou l’accès à l’information : elle peut interrompre les paiements électroniques, les services cloud, les plateformes de vente, les communications avec les clients et les opérations à distance. Pour les entreprises qui dépendent du numérique, une coupure devient donc rapidement un risque opérationnel.

Le règlement contesté donnait à l’Institut national des communications du Mozambique (INCM) des pouvoirs étendus sur les réseaux. Il prévoyait notamment la possibilité de suspendre des services de télécommunications, de contrôler le trafic, de collecter certaines données et d’intervenir techniquement sur les infrastructures des opérateurs. La suspension pouvait notamment être envisagée lorsqu’un « risque imminent » pour la sécurité était invoqué.

C’est précisément cette logique qui a déclenché la contestation. Le Centre pour la démocratie et les droits humains (CDD) a saisi le Médiateur le 29 janvier 2026, estimant que le gouvernement avait utilisé un décret pour intervenir dans un domaine touchant directement aux droits fondamentaux. Le Médiateur a ensuite transmis la demande au Conseil constitutionnel le 17 février.

Le problème soulevé n’était donc pas seulement celui d’une éventuelle coupure d’Internet. Il portait aussi sur qui peut décider de restreindre un droit fondamental et dans quelles conditions. Le CDD estimait notamment que des restrictions aussi importantes ne pouvaient pas être instaurées simplement par voie réglementaire, sans intervention du Parlement ni garanties judiciaires suffisantes.

Cette affaire prend une dimension particulière au regard des précédents mozambicains. Après les élections générales de 2024, des organisations de la société civile avaient déjà contesté devant la justice les restrictions imposées à l’accès à Internet. Le Tribunal judiciaire de la ville de Maputo avait alors ordonné aux opérateurs de s’abstenir de bloquer l’accès au réseau.

La décision constitutionnelle envoie ainsi un signal qui dépasse le seul Mozambique : la sécurité nationale ne suffit pas, à elle seule, à écarter les règles qui encadrent les droits numériques.

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La ClimateTech africaine explose… mais les financements restent concentrés

10. August 2026 um 10:02

La ClimateTech est devenue, en 2025, le premier secteur du capital-risque en Afrique. Plus de 1,5 milliard de dollars ont été levés par les entreprises du secteur sur l’année, soit près de 40 % des financements en capital-risque divulgués sur le continent. Derrière cette performance spectaculaire, le marché reste pourtant très concentré : une poignée d’entreprises, de secteurs et de pays absorbe l’essentiel des capitaux. C’est le principal enseignement du rapport The State of ClimateTech in Africa 2.0: Moving Beyond the Headline Numbers, publié par Briter avec Catalyst Fund, FSD Africa et BFA Global, avec l’appui de la plateforme Africa: The Big Deal.

En une décennie, le changement d’échelle est net. Les financements annuels sont passés de 206 millions de dollars pour 28 entreprises en 2016 à plus de 1,5 milliard de dollars pour 223 entreprises en 2025. Sur l’ensemble de la période 2016-2025, quelque 779 entreprises ont mobilisé environ 6,35 milliards de dollars. La ClimateTech a ainsi dépassé la fintech en part des investissements annuels divulgués.

Mais le montant global donne une image incomplète du marché. Les 20 entreprises les mieux financées ont capté à elles seules 60 % des capitaux levés depuis 2016. Les dix premières ont même réuni autant de fonds que l’ensemble des autres entreprises du secteur. Autrement dit, la hausse des investissements ne signifie pas encore que le financement s’est diffusé à l’ensemble de l’écosystème. La concentration est également sectorielle. L’énergie représente environ 65 % des financements climatetech entre 2019 et 2025, très loin devant la mobilité et les transports, autour de 11 %. Des entreprises comme Sun King, d.light et CrossBoundary Energy figurent parmi les principaux bénéficiaires de cette dynamique.

Ce déséquilibre révèle surtout une différence de maturité entre les marchés. Les solutions énergétiques disposent déjà de modèles économiques et de besoins d’infrastructures suffisamment identifiables pour attirer des tickets importants. D’autres activités — agriculture, gestion de l’eau, économie circulaire ou résilience climatique — présentent davantage de difficultés à transformer leur potentiel d’impact en revenus suffisamment prévisibles pour convaincre les investisseurs traditionnels. Le même phénomène apparaît lorsqu’on regarde la géographie. Le Kenya concentre à lui seul un peu plus de la moitié des financements climatetech africains. Avec le Nigeria et l’Afrique du Sud, il représente environ 76 % des montants investis. Le financement est donc encore largement structuré autour de quelques écosystèmes capables d’attirer les plus gros tickets.

Le problème ne se situe toutefois pas uniquement après la phase de croissance. Il commence beaucoup plus tôt. Entre 2019 et 2025, les opérations en fonds propres de moins de 500 000 dollars ont représenté moins de 0,5 % du financement total du secteur. Pour les jeunes pousses qui développent leurs premiers prototypes, testent leur marché ou cherchent à atteindre leur première traction commerciale, le passage entre l’idée et les premiers tours significatifs reste donc particulièrement difficile. Le rapport souligne notamment la pénurie de capitaux pre-seed et seed ainsi que les difficultés d’accès à une dette abordable pour financer le besoin en fonds de roulement. La structure du financement évolue néanmoins. En 2025, la dette et les instruments hybrides ont représenté près de la moitié de la valeur totale des financements climatetech. Le marché s’éloigne ainsi progressivement d’un modèle reposant presque exclusivement sur les levées de fonds en capital. Pour des entreprises qui doivent financer des équipements, des actifs énergétiques ou des infrastructures, la dette, les garanties, les financements concessionnels et les mécanismes hybrides peuvent être plus adaptés que la seule dilution du capital.

Autre angle mort : l’adaptation climatique. Les solutions destinées à réduire les émissions ont capté environ 84 % des financements, contre seulement 16 % pour celles consacrées à l’adaptation. Ce décalage est particulièrement important pour l’Afrique, où les besoins liés à l’eau, à l’agriculture, à la résilience des infrastructures et aux risques climatiques sont considérables. Le rapport invite finalement à changer la question. L’enjeu n’est plus simplement de savoir combien d’argent peut être injecté dans la ClimateTech africaine, mais quel capital doit financer quelle entreprise, à quel stade et pour quel modèle économique. Briter et ses partenaires ont ainsi appliqué une grille inspirée des travaux de l’économiste Carlota Perez pour mesurer la maturité de 18 applications réparties dans dix grands clusters. L’objectif est de distinguer les activités déjà proches de la consolidation de celles qui ont encore besoin de subventions, de capital patient ou d’un environnement réglementaire favorable.

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Pourquoi Disney ouvre enfin ses franchises à TikTok ?

10. August 2026 um 08:07

Disney fait un pas inédit vers l’économie des créateurs. Le groupe américain a annoncé un partenariat avec TikTok qui permettra à certains créateurs d’utiliser officiellement des extraits et des ressources issus de ses plus grandes franchises – de Marvel à Star Wars, en passant par Pixar – dans leurs vidéos courtes. Une première pour Disney, qui fait des contenus créés par les utilisateurs un levier de développement plutôt qu’un simple outil de promotion.

Le programme sera d’abord testé aux États-Unis dans les prochains mois avant un éventuel déploiement international. Les créateurs sélectionnés auront accès à une bibliothèque de contenus provenant de centaines de films et séries du catalogue Disney. En contrepartie, leurs vidéos pourront également être diffusées sur « Verts », une nouvelle rubrique de Disney+ dédiée aux formats verticaux et aux créations de fans.

Cette initiative traduit un changement profond dans la stratégie du géant du divertissement. Pendant des années, Disney protégeait strictement sa propriété intellectuelle. Désormais, le groupe mise sur les communautés de créateurs pour prolonger la durée de vie de ses licences et toucher une génération qui découvre de plus en plus les films et séries via les réseaux sociaux plutôt que par les canaux traditionnels. Disney reconnaît d’ailleurs que les contenus produits par les fans jouent aujourd’hui un rôle majeur dans la découverte et l’engagement autour de ses œuvres.

Cette annonce intervient alors que Disney affiche des résultats financiers solides. Au dernier trimestre, son chiffre d’affaires a progressé de 7 % pour atteindre 25,2 milliards de dollars, porté par la bonne dynamique des parcs d’attractions, de Disney+ et du succès en salles de Toy Story 5. En revanche, le bénéfice net a reculé à 2,63 milliards de dollars, principalement en raison d’un avantage fiscal exceptionnel enregistré un an plus tôt, ce qui rend la comparaison moins favorable. Malgré cela, le groupe maintient ses prévisions de croissance de son bénéfice par action pour les exercices à venir.

 

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Les 6 principes pour construire une carrière que l’on ne regrette pas, selon Bill Gurley

06. August 2026 um 12:15

Ne pas attendre le bon moment, apprendre en permanence et transformer les échecs en carburant: ce sont les principes défendus par Bill Gurley pour réussir dans un monde professionnel où les règles changent rapidement.

Bill Gurley connaît le risque. Pendant des années, l’investisseur américain a misé sur des entrepreneurs capables de voir plus loin que les autres. Ses paris précoces sur Uber, Zillow ou Nextdoor ont contribué à faire de Benchmark l’un des fonds de capital-risque les plus respectés de la Silicon Valley. Aujourd’hui, il transpose cette logique à un autre terrain: la construction d’une carrière.

Dans son livre «Runnin’ Down a Dream: How to Thrive in a Career You Actually Love», Gurley analyse les parcours de personnes qui ont réussi à imposer leur vision, malgré les obstacles, les changements de secteur ou les départs tardifs. Son constat est clair: les trajectoires exceptionnelles ne reposent pas uniquement sur le talent ou les opportunités, mais sur une manière particulière d’aborder sa propre évolution professionnelle. 

1. Ne pas laisser la peur du retard décider à sa place

«Il est trop tard», «le marché est déjà pris», «d’autres sont mieux positionnés»: pour Gurley, ces pensées empêchent beaucoup de personnes de passer à l’action.

L’investisseur s’appuie sur la notion de «regret de l’audace» développée par Daniel Pink: avec les années, les regrets les plus difficiles à porter ne sont pas toujours liés aux erreurs commises, mais aux initiatives jamais tentées.

Il cite l’exemple de Bert «Tito» Beveridge, créateur de Tito’s Handmade Vodka, qui a lancé son entreprise à 40 ans, après plusieurs expériences professionnelles. Un rappel que le changement de trajectoire n’est pas réservé aux débuts de carrière.

2. Faire de l’apprentissage un avantage compétitif

Pour Gurley, la différence entre un professionnel compétent et un profil exceptionnel se joue souvent après les heures de travail.

Les meilleurs continuent à apprendre lorsqu’ils n’y sont plus obligés: ils lisent, testent, observent leur secteur et cherchent constamment à améliorer leur pratique.

Son indicateur est simple: une personne est-elle prête à consacrer du temps libre à progresser dans son domaine? Si oui, elle a probablement trouvé un terrain où elle peut exceller.

3. Choisir une activité qui donne envie de devenir meilleur

La passion, selon Gurley, ne se limite pas au plaisir de faire quelque chose. Elle se mesure à la capacité à accepter l’effort nécessaire pour progresser.

Il compare cette discipline aux sportifs de haut niveau: les meilleurs ne se contentent pas de participer aux compétitions, ils travaillent chaque jour pour améliorer leurs performances.

Pour lui, une carrière solide commence donc par une question: est-ce un domaine dans lequel on souhaite continuer à apprendre pendant des années?

4. Développer les compétences qui semblent faibles au départ

Gurley refuse l’idée que certaines capacités seraient figées. Il cite son propre parcours pour expliquer comment il a amélioré son écriture et sa prise de parole grâce à la répétition.

Son conseil évolue selon l’âge professionnel: en début de carrière, il faut corriger ses lacunes. Ensuite, il devient plus pertinent de renforcer ses points forts pour construire une expertise distinctive.

5. Repenser la manière de trouver un mentor

Chercher uniquement l’accompagnement d’une personnalité mondiale n’est pas, selon Gurley, la stratégie la plus efficace.

Il distingue deux types de mentors: les figures inspirantes que l’on étudie à travers leurs contenus et les mentors accessibles que l’on peut réellement rencontrer.

Ces derniers, souvent moins connus, peuvent offrir des conseils très opérationnels et partager des expériences directement applicables.

6. Utiliser les erreurs comme un moteur de progression

Gurley ne cache pas ses propres occasions manquées. Il raconte notamment avoir rencontré les fondateurs de Google avant leur explosion mondiale sans investir dans l’entreprise.

Plutôt que de voir cette décision comme un échec définitif, il considère cette expérience comme une leçon stratégique: une opportunité perdue peut devenir un outil pour mieux reconnaître les suivantes.

Cette philosophie s’applique aussi à l’intelligence artificielle. Face aux inquiétudes sur l’avenir des métiers, Gurley invite les professionnels à adopter l’IA comme un levier plutôt qu’un obstacle.

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L’Institut Pasteur de Tunis devient le centre africain de référence pour surveiller les menaces sanitaires dans l’environnement

06. August 2026 um 11:00

L’Institut Pasteur de Tunis prend une nouvelle place dans l’architecture sanitaire africaine. L’établissement tunisien a été sélectionné par le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) comme hub régional de surveillance des eaux usées et de l’environnement (Wastewater and Environmental Surveillance – WES) pour l’Afrique du Nord. 

Cette désignation confie à la Tunisie un rôle stratégique dans la détection précoce des risques sanitaires. Le nouveau hub aura pour mission de renforcer les systèmes de surveillance environnementale dans la région, en développant des outils capables d’identifier plus rapidement la circulation de menaces biologiques et d’appuyer les décisions des autorités sanitaires.

La surveillance des eaux usées s’est imposée ces dernières années comme un outil essentiel de prévention. En analysant les traces biologiques présentes dans l’environnement, les scientifiques peuvent obtenir des signaux d’alerte avant une éventuelle augmentation des cas au sein de la population. Cette approche permet d’améliorer la préparation des systèmes de santé et de réduire les délais de réaction face aux crises sanitaires.

Cette reconnaissance par Africa CDC vient également confirmer l’expertise accumulée par l’Institut Pasteur de Tunis dans plusieurs domaines clés: surveillance environnementale, génomique, bio-informatique et santé publique. Elle renforce son positionnement comme acteur scientifique régional capable de produire et d’exploiter des données utiles à la sécurité sanitaire du continent.

Pour la Tunisie, cette nomination représente un levier supplémentaire pour développer la coopération scientifique africaine et attirer de nouveaux partenariats dans les domaines des biotechnologies, de la recherche et de l’innovation en santé. Elle s’inscrit dans une approche «One Health», qui relie la santé humaine, animale et environnementale afin de mieux anticiper les risques futurs.

Avec ce hub régional, l’Institut Pasteur de Tunis ne se limite plus à un rôle national de recherche et de surveillance: il devient un point d’appui pour construire un réseau africain plus performant face aux nouvelles menaces sanitaires.

 
 

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Quels sont les pays les mieux perçus par la jeunesse africaine?

06. August 2026 um 09:57

La Chine et le Royaume-Uni arrivent en tête des puissances étrangères dont l’influence est jugée la plus positive par la jeunesse africaine. Selon l’African Youth Survey 2026 publiée par la Ichikowitz Family Foundation (IFF), 95% des jeunes interrogés considèrent leur influence sur le continent comme positive, devant l’Inde, l’Allemagne, le Brésil et les États-Unis.

L’enquête a été menée auprès de 4 901 jeunes âgés de 18 à 24 ans dans 16 pays africains, dont le Nigeria, l’Afrique du Sud, le Kenya, l’Éthiopie, la République démocratique du Congo, le Mozambique et le Tchad. La Chine enregistre la progression la plus marquée. Sa perception positive atteint 95% en 2026, contre 82% dans les pays suivis depuis le lancement de l’étude. Le Mozambique et le Togo affichent les taux les plus élevés, avec 100% des jeunes interrogés ayant une opinion favorable de l’influence chinoise.

Derrière Pékin et Londres, l’Union européenne obtient 92%, suivie de l’Inde (91%), de l’Allemagne et du Brésil (90% chacun). La France recueille 87%, tandis que les États-Unis atteignent 85%. L’image américaine progresse toutefois par rapport à 2024, où elle s’établissait à 78%. Les perceptions restent très contrastées selon les pays: elles dépassent 97% au Liberia, au Tchad, au Mozambique et au Togo, mais tombent à 58% en Afrique du Sud, où les relations avec Washington sont plus tendues.

Sur la stratégie à adopter face à l’administration Trump, 52% des jeunes Africains privilégient une approche pragmatique basée sur la coopération, contre 42% qui estiment nécessaire de défendre davantage les intérêts nationaux. La fermeture de l’USAID constitue également un sujet d’inquiétude: 46% des répondants anticipent un impact négatif sur leur pays, notamment dans le domaine de la santé, cité comme le secteur le plus exposé par 53% des jeunes interrogés.

Pour les entreprises et investisseurs internationaux, cette enquête révèle un changement majeur: la jeunesse africaine évalue de plus en plus les partenaires étrangers sur leur capacité à créer des opportunités économiques concrètes.

 
 

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Plages et zones touristiques: la Tunisie débloque 8,4 millions de dinars pour la propreté

06. August 2026 um 09:32

La protection de l’environnement s’impose comme l’une des priorités de la saison touristique 2026. Pour améliorer la qualité des destinations et préserver leur attractivité, l’État mobilise plus de 8,4 millions de dinars en faveur de la propreté, de l’entretien des espaces touristiques et du nettoyage des plages.

Ces mesures ont été annoncées lors de la réunion interministérielle de suivi de l’activité touristique, présidée mercredi par le ministre du Tourisme, Sofiene Tekaya.

Le Fonds de protection des zones touristiques financera 6,75 millions de dinars destinés aux projets d’aménagement et à l’acquisition de nouveaux équipements de nettoyage. En parallèle, 1,675 million de dinars seront répartis entre 20 municipalités touristiques afin de renforcer les opérations de propreté dans les zones et circuits les plus fréquentés durant l’été. Le gouvernement participera également au financement du programme de nettoyage mécanique des plages, en prenant en charge 60% de son coût, dans l’objectif de maintenir des plages propres pendant toute la haute saison.

Au-delà de l’accueil des visiteurs, ces investissements traduisent une volonté de faire de la qualité environnementale un facteur de compétitivité pour la destination Tunisie. Les travaux du comité ont également porté sur les questions d’approvisionnement, de transport, d’hygiène, de sécurité, d’animation culturelle et de coordination entre les différents ministères afin d’assurer le bon déroulement de la saison estivale.

Les autorités ont, par ailleurs, examiné les difficultés rencontrées sur le terrain afin d’anticiper les risques et d’éviter qu’ils ne se reproduisent lors des prochaines saisons.

4 000 contrôles pour garantir la qualité des services

L’effort porte également sur le contrôle. Depuis le début de l’année, près de 4 000 opérations d’inspection ont été menées dans les hôtels, restaurants touristiques et agences de voyages.

Ces contrôles ont concerné la qualité des prestations, la transparence des pratiques commerciales, les normes d’hygiène et de sécurité, les piscines, les centres de balnéothérapie, les excursions ainsi que l’état de l’environnement touristique.

À travers ces investissements et ce renforcement des contrôles, les autorités cherchent à inscrire la durabilité environnementale parmi les piliers de la compétitivité du tourisme tunisien, dans un contexte où les critères ESG prennent une place croissante dans les choix des voyageurs comme des investisseurs.

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Parkings, sabots et fourrière à La Marsa: prolongation jusqu’au 24 août 2026 pour déposer votre dossier d’appel d’offres

05. August 2026 um 14:30

La municipalité de La Marsa prolonge le délai de dépôt des candidatures pour l’exploitation de plusieurs activités génératrices de revenus. Les entreprises intéressées disposent désormais jusqu’au lundi 24 août 2026 pour soumettre leur dossier dans le cadre de l’appel d’offres portant sur la gestion des parkings payants, l’utilisation des sabots de stationnement et l’enlèvement des véhicules.

Cette prolongation, annoncée par la municipalité, concerne la procédure d’ouverture des plis relatifs à cette concession. Si le 24 août coïncide avec la célébration du Mouled, la séance d’ouverture sera automatiquement reportée au jour ouvrable suivant.

L’appel d’offres s’adresse aux entreprises souhaitant exploiter ces services sur le territoire de la commune. Les candidats peuvent retirer le cahier des charges auprès de la municipalité de La Marsa contre le paiement de 300 dinars, une somme qui couvre les frais de reproduction des documents.

Les dossiers devront être envoyés par courrier recommandé, courrier rapide ou déposés directement au bureau d’ordre central de la municipalité avant la date limite. Tout dossier reçu après 10h00 le 24 août sera rejeté.

La procédure prévoit trois enveloppes distinctes: un dossier administratif comprenant notamment les attestations fiscales et sociales, les documents d’identification de l’entreprise ainsi que la garantie provisoire; un dossier technique; une offre financière.

La séance d’ouverture des plis est programmée pour le 24 août 2026 à 10h30 au siège de la municipalité. Les soumissionnaires ou leurs représentants légalement habilités pourront y assister.

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