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Tunis | Journée dédiée au Soleil à la Cité des sciences

10. Juni 2026 um 22:34

À l’occasion du solstice d’été, la Cité des Sciences à Tunis (CST), en collaboration avec ESPRIT et International Space Weather Initiative (ISWI), organise une journée dédiée au Soleil et à ses activités, le dimanche 21 juin 2026, de 10h00 à 14h00.

Cette manifestation scientifique a pour objectif de faire découvrir au public notre étoile, son fonctionnement et son influence sur la Terre à travers un programme varié alliant conférences, ateliers et observations solaires :

Une conférence intitulée « Météorologie de l’Espace et la Relation Terre–Soleil» et qui sera présentée par Pr. Christine Amory-Mazaudier, retraitée du CNRS et collaboratrice bénévole au Laboratoire de Physique des Plasmas (LPP) de l’Université Pierre et Marie Curie;

Des ateliers scientifiques qui permettent de déterminer le diamètre et la période de rotation du Soleil ;

Observation du Soleil à l’aide d’instruments équipés de filtres adaptés, offrant la possibilité d’observer en toute sécurité les taches solaires ainsi que les protubérances solaires.

Cet événement vise à sensibiliser le grand public à l’importance du Soleil et à explorer ses mystères et mieux comprendre les interactions entre notre étoile et l’environnement spatial terrestre.

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La méduse boussole signalée sur les côtes tunisiennes

08. Juni 2026 um 11:16

L’Association tunisienne pour la science participative (TunSea) a signalé la présence de la méduse boussole sur les côtes tunisiennes. Sa piqûre est généralement considérée comme moins dangereuse que celle de la méduse violette ou orange (Pelagia noctiluca), très présente sur nos côtes.

La méduse boussole (Chrysaora hysoscella), également appelée acalèphe rayonnée, est une espèce très reconnaissable à ses longs tentacules et ses motifs en forme de « V » brun rayonnant depuis le centre de son ombrelle, évoquant une boussole. Elle est particulièrement surveillée en Méditerranée, où son observation est rare, notamment le long des côtes espagnoles, françaises, italiennes et grecques, lorsque des variations des courants océaniques et des conditions météorologiques le permettent.

Sa taille varie généralement entre 10 et 30 centimètres de diamètre, mais peut exceptionnellement atteindre 60 centimètres.

Sa piqûre est généralement considérée comme moins dangereuse que celle de la méduse violette ou orange (Pelagia noctiluca), très présente sur les côtes tunisiennes, mais elle peut tout de même provoquer une sensation de brûlure ou une douleur d’intensité variable selon les personnes.

Suite à l’observation de la méduse boussole, TunSea a lancé un appel à la population afin de la photographier et de vérifier les marques sur son ombrelle, d’enregistrer son lieu et date d’observation, et d’estimer sa taille. L’objectif est d’aider les chercheurs à suivre la biodiversité marine et à identifier les espèces rares ou nouvellement découvertes dans les eaux tunisiennes.

I. B.

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Comment maintenir durablement la perte de poids ?

07. Juni 2026 um 11:08

Les analogues du GLP-1* ne sont pas une solution miracle contre l’obésité, car la reprise du poids après l’arrêt de la prise de ces médicaments est fréquente et souvent importante. Il ne s’agit pas de perdre du poids, mais surtout de maintenir durablement cette perte.

Dr Faouzi Addad **

«Docteur, j’aimerais prendre les fameuses injections pour maigrir. Juste 3 à 6 mois, j’atteins mon objectif et je pourrai ensuite les arrêter», s’entend-on dire souvent.  

Malheureusement, toutes les données actuelles montrent que la reprise du poids après l’arrêt des analogues du GLP-1 est fréquente et souvent importante. En moyenne, environ 60 % du poids perdu est repris après un an, jusqu’à 75 % à plus long terme, et le poids initial est souvent retrouvé entre 18 et 24 mois.

Avec cette reprise pondérale, une partie des bénéfices sur la glycémie, la pression artérielle, le cœur et les reins s’estompe, avec un véritable «rebond métabolique».

Le concept émergent est que la prise en charge de l’obésité ne doit plus être pensée uniquement comme une phase de perte de poids, mais comme une stratégie de maintenance à long terme, à l’image du traitement de l’hypertension artérielle ou des dyslipidémies.

Ces médicaments ne sont donc pas destinés à «perdre quelques kilos avant l’été».

Comment limiter cette reprise de poids ?

En privilégiant un sevrage progressif plutôt qu’un arrêt brutal ; en maintenant parfois des injections à faible dose ; en pratiquant une activité physique régulière ; en adoptant une alimentation suffisamment riche en protéines afin de préserver la masse musculaire ; et en recourant, éventuellement, aux formes orales des analogues du GLP-1.

D’autres approches du futur restent à surveiller, comme le resurfaçage de la muqueuse duodénale, une technique mini-invasive séduisante mais qui nécessite encore davantage de recul.

Dans tous les cas, l’obésité est une maladie chronique qui ne peut être traitée de manière ponctuelle.

La science ne cherche plus seulement à faire perdre du poids, mais surtout à maintenir durablement cette perte.

* Les analogues du GLP-1 (ou agonistes des récepteurs du GLP-1) sont des médicaments imitant l’hormone digestive GLP-1. Ils favorisent la satiété, stimulent la sécrétion d’insuline et ralentissent la digestion. Ils sont prescrits sur ordonnance dans le traitement du diabète de type 2 et de l’obésité.

** Professeur en cardiologie.

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Le tabac cause 13 000 morts par an en Tunisie

05. Juni 2026 um 08:49

Le tabagisme est responsable de plus de 13 200 décès par an en Tunisie, soit près d’un décès sur cinq au niveau national. Environ la moitié des décès liés au tabac surviennent chez les moins de 70 ans.

Ce constat alarmant a été dressé à Tunis par des médecins et des experts tunisiens, algériens et libyens, réunis pour la première édition du forum «Tabagisme au Maghreb : débats sur un défi commun», organisé par la plateforme tunisienne Med.tn. Au cœur des discussions : la nécessité d’élaborer une réponse régionale à cette addiction qui, selon les spécialistes, reste très répandue dans les pays du Maghreb, touchant particulièrement la population masculine et de plus en plus les adolescents et les jeunes adultes dès leur plus jeune âge.

En Tunisie, le cardiologue Dhaker Lahidheb a souligné, dans une déclaration à Diwan FM, que près d’un homme adulte sur deux fume, soulignant que plus de la moitié des patients souffrant d’infarctus aigus dans le pays sont des fumeurs, insistant sur l’impact du tabac sur les maladies cardiovasculaires et la nécessité d’élargir l’accès aux programmes de sevrage tabagique, notamment aux substituts nicotiniques tels que les patchs et les gommes à mâcher.

Les données présentées lors du forum sont conformes au modèle d’investissement pour la lutte antitabac élaboré par le ministère tunisien de la Santé en collaboration avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) et le Secrétariat de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac.

Selon une étude publiée en 2021 à partir des données disponibles, le tabac est responsable de plus de 13 200 décès par an en Tunisie, dont 49 % surviennent avant l’âge de 70 ans, tandis que 18 % des décès sont liés au tabagisme passif.

Un coût économique important

Le coût économique estimé pour la seule année 2019 s’élevait à environ deux milliards de dinars tunisiens (600 millions d’euros), soit 1,8 % du produit intérieur brut : 146 millions de dinars pour les dépenses de santé et environ 1,9 milliard de dinars pour les pertes de productivité dues aux décès prématurés, aux maladies et aux arrêts de travail.

Au cours du forum, l’épidémiologiste algérienne Souad Bouaoud a insisté sur la prévention, soulignant la priorité d’empêcher les mineurs de fumer leur première cigarette. Parmi les outils suggérés figuraient un renforcement de l’application des réglementations existantes, une taxation plus dissuasive et des contrôles plus efficaces sur la vente de produits contenant de la nicotine aux jeunes.

Le pneumologue libyen Hachem Belkhir a proposé la création d’une association maghrébine spécialisée dans la lutte contre le tabagisme, chargée d’élaborer des stratégies communes entre les pays de la région et de promouvoir la coordination en matière de collecte de données, de prévention et de recherche.

Selon Diwan FM, M. Belkhir a également évoqué la possibilité d’utiliser des outils d’analyse avancés, notamment l’intelligence artificielle, pour élaborer des politiques plus ciblées.

La discussion a également abordé la question des produits alternatifs aux cigarettes traditionnelles, notamment les cigarettes électroniques. Certains intervenants ont préconisé d’explorer des approches de réduction des risques pour les fumeurs adultes incapables d’arrêter de fumer. D’autres ont appelé à la prudence, soulignant que les données sur les effets à long terme des nouveaux produits restent incomplètes. L’OMS considère les cigarettes électroniques et les dispositifs à base de nicotine comme nocifs pour la santé et non sans risques, notamment pour les adolescents et les jeunes adultes.

Les experts ont enfin mis en avant la coopération entre la Tunisie, l’Algérie et la Libye comme un outil indispensable pour lutter contre ce phénomène qui dépasse les frontières nationales : campagnes coordonnées, échange de données sanitaires, renforcement du soutien aux services d’aide à l’arrêt du tabac et politiques fiscales permettant de limiter le recours aux circuits parallèles et à la contrefaçon.

Selon le modèle OMS-Pnud, une mise en œuvre renforcée des mesures prévues par la Convention-cadre pour la lutte antitabac pourrait prévenir plus de 55 500 décès en Tunisie au cours des quinze prochaines années et générer des bénéfices économiques estimés à 5,7 milliards de dinars (1,7 million d’euros).

I. B.

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