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STAM : Le syndicat s’oppose à toute ouverture du quai industriel de Radès au privé

09. Juni 2026 um 18:33

Le syndicat de base des agents de la Société tunisienne d’acconage et de manutention (STAM) a réaffirmé son refus de toute privatisation de l’exploitation du quai des vracs industriels du port de Radès. Lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui à Tunis, les représentants syndicaux ont mis en garde contre les conséquences économiques et sociales d’un éventuel transfert de cette activité à des opérateurs privés.

Le quai industriel au cœur d’un différend

Réuni mardi au siège de l’UGTT à Tunis, le syndicat de base de la STAM a affiché sa détermination à préserver le caractère public de l’exploitation du quai des vracs industriels du port de Radès.

Le secrétaire général adjoint de l’UGTT, Wajih Zidi, a souligné que la STAM représente un acteur stratégique du système portuaire national. Selon lui, l’entreprise joue un rôle essentiel dans l’activité économique et commerciale des ports tunisiens et la perte de l’exploitation du quai industriel pourrait fragiliser ses ressources financières ainsi que sa capacité à assurer ses missions.

Il a également rappelé que la centrale syndicale défend une approche fondée sur le renforcement des investissements publics et l’amélioration de la gouvernance des entreprises publiques, plutôt que sur la réduction de leur rôle dans l’économie.

Un appel d’offres contesté

Pour sa part, le secrétaire général du syndicat de base de la STAM, Issam Ben Amor, a indiqué que le différend est lié à un appel d’offres portant sur l’exploitation du quai industriel pour une longue durée.

Selon lui, certaines dispositions techniques prévues dans le cahier des charges pourraient empêcher la STAM de participer dans des conditions équitables. Il a notamment évoqué l’exigence imposant aux candidats d’être eux-mêmes importateurs ou exportateurs utilisant le quai pour leurs propres marchandises, une condition que le syndicat juge susceptible d’écarter de facto l’entreprise publique.

Appel au dialogue

Les représentants syndicaux estiment que l’enjeu dépasse le seul avenir de la STAM et concerne l’ensemble du secteur de l’acconage et de la manutention en Tunisie.

Tout en réaffirmant leur opposition à toute privatisation de l’activité concernée, ils ont assuré privilégier la voie du dialogue et de la négociation afin de parvenir à des solutions garantissant la pérennité de l’entreprise, la préservation des emplois et la défense de l’intérêt général.

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Port de Radès : L’UGTT rejette toute « cession déguisée » du quai vrac solide

11. Mai 2026 um 14:16

Le département des offices et des institutions publiques de l’Union générale tunisienne du travail a réaffirmé, lundi 11 mai 2026, son rejet catégorique de toute forme de cession du quai vrac solide du port de Radès, relevant de la Société tunisienne d’acconage et de manutention.

Dans un communiqué publié à l’issue d’une assemblée générale syndicale des agents de la STAM, l’organisation syndicale a estimé qu’une telle démarche porterait atteinte au rôle de l’entreprise publique ainsi qu’à la souveraineté nationale.

L’UGTT dénonce un appel d’offres controversé

Le département a souligné que le quai vrac solide représente une activité historique et stratégique pour la STAM, rejetant sa présentation comme un « nouveau projet » dans le cadre de l’appel d’offres n°3/2026.

Selon le communiqué, la société exploitait ce quai jusqu’en 2019, avant le lancement des travaux d’aménagement. L’arrêt de l’activité entre 2019 et 2025 aurait entraîné des pertes estimées à près de 20 millions de dinars.

L’organisation syndicale affirme toutefois que la STAM a continué à assurer le service public dans des conditions difficiles, tout en préparant une étude de développement du quai et en mobilisant près de 40 millions de dinars pour l’acquisition de nouveaux équipements.

« Une cession déguisée » au détriment de l’intérêt national

Les participants à l’assemblée ont estimé que l’intégration de cette activité dans le cadre d’appels d’offres ouvre la voie à une « cession déguisée » au profit d’intérêts qui, selon eux, « ne servent pas l’intérêt national ».

Ils ont également mis en garde contre les conséquences d’un transfert partiel des activités portuaires vers ce quai, estimant qu’une telle orientation risquerait d’affaiblir le rôle des ports intérieurs et de déséquilibrer l’ensemble du système portuaire tunisien.

Menace de grève générale dans les ports

Le département des offices et institutions publiques de l’UGTT a par ailleurs dénoncé le « silence » du ministère des Transports, de l’Autorité générale du partenariat public-privé et de l’Office de la marine marchande et des ports face aux demandes de réunion urgente adressées par les représentants syndicaux.

Les travailleurs de la STAM ont réaffirmé leur attachement au droit de l’entreprise à récupérer et exploiter cette activité, tenant les autorités de tutelle pour responsables de l’évolution du dossier.

Ils se sont déclarés prêts à engager plusieurs formes de protestation, y compris une grève générale dans tous les ports du pays ainsi qu’une conférence de presse destinée à exposer les détails de l’affaire à l’opinion publique.

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