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Transition verte: l’Égypte attire un nouveau pari de 5 milliards de dollars de Scatec

29. Juni 2026 um 16:31

On ne parle pas d’un petit ajustement stratégique. On parle d’un pari massif.

Le groupe norvégien Scatec, déjà bien installé dans les renouvelables en Afrique, prévoit jusqu’à 5 milliards de dollars d’investissements en Égypte dans les prochaines années, principalement sur les énergies propres et l’économie verte, d’après l’agence ecofin. L’annonce a été faite à l’issue d’une réunion entre les dirigeants de l’entreprise et le Premier ministre égyptien, Mostafa Madbouly.

Concrètement, l’argent doit aller là où l’Égypte pousse fort depuis quelques années : solaire, éolien, stockage d’énergie, hydrogène vert, dessalement et infrastructures “green”. L’idée est simple: produire plus d’énergie propre, mais aussi construire autour un écosystème industriel complet.

Et ce n’est pas un coup d’essai.

Scatec est déjà présent dans le pays avec des projets solaires de grande taille, dont des centrales combinant production photovoltaïque et batteries de stockage. L’un des projets phares, “Obelisk”, symbolise bien la stratégie : produire de l’électricité à grande échelle tout en intégrant des solutions de stockage pour stabiliser le réseau. À terme, il affichera une capacité de 1,1 GW de production solaire associée à 200 MWh de stockage par batteries. La première phase est déjà opérationnelle, tandis que la seconde doit entrer en service prochainement.

Ce que ça raconte vraiment (au-delà du chiffre)

Le chiffre de 5 milliards n’est pas juste une annonce d’investissement. Il confirme une tendance plus large. L’Égypte est en train de se positionner comme hub énergétique régional.

Pourquoi elle attire autant ? Parce qu’elle coche plusieurs cases en même temps :

  • un potentiel solaire énorme

  • des terrains disponibles en zone désertique

  • une position stratégique entre Afrique, Europe et Moyen-Orient

  • et surtout une volonté politique claire de devenir un exportateur d’énergie propre

Résultat: les grands acteurs internationaux ne viennent plus seulement produire de l’électricité pour le marché local. Ils viennent préparer un futur marché d’exportation d’énergie verte et de molécules (hydrogène, ammoniac).

Lecture globale

Ce deal Scatec s’inscrit dans un mouvement plus large. La course aux infrastructures vertes en Afrique du Nord. L’Égypte joue une carte “agressive”: attirer des milliards maintenant pour verrouiller sa place dans la chaîne de valeur énergétique mondiale de demain.

Et derrière, une idée assez simple se dessine. L’énergie ne sera plus seulement un enjeu de production… mais un enjeu de position géopolitique et industrielle.

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L’Union européenne lance le programme T-MED d’une valeur de 25 milliards d’euros

10. Juni 2026 um 16:53

Dans un contexte de transition énergétique mondiale accélérée et de dépendance persistante aux hydrocarbures, l’Union européenne cherche à renforcer ses liens avec le sud de la Méditerranée à travers un nouveau dispositif d’investissement dédié aux énergies propres.

Selon une information rapportée par le média économique Ecofin, la Commission européenne a présenté, le 9 juin, le programme Trans-Mediterranean Renewable Energy and Clean Tech Cooperation (T-MED). Cette initiative vise à mobiliser jusqu’à 25 milliards d’euros d’investissements à l’horizon 2035, principalement dans les énergies renouvelables, l’hydrogène vert et les technologies propres.

Le dispositif s’inscrit dans le cadre du Pacte pour la Méditerranée, lancé en novembre 2025, et repose sur un mécanisme de financement combinant fonds publics et capitaux privés. L’Union européenne prévoit notamment plus de 5 milliards d’euros de garanties via le Fonds européen pour le développement durable plus (FEDD+), afin de réduire les risques pour les investisseurs et stimuler l’effet de levier financier.

Toujours selon Ecofin, le programme ambitionne de structurer un espace énergétique intégré entre les deux rives de la Méditerranée, en s’appuyant sur une coopération renforcée entre institutions européennes, banques multilatérales et secteur privé.

L’architecture du T-MED s’articule autour de cinq axes principaux : mobilisation des investissements, réformes réglementaires dans les pays partenaires, développement des compétences, modernisation des infrastructures énergétiques et structuration de filières industrielles locales.

Les projets ciblés concernent notamment les centrales solaires, les parcs éoliens, la production d’hydrogène vert par électrolyse ainsi que la modernisation des réseaux électriques dans plusieurs pays de la région. À terme, l’initiative pourrait permettre le développement d’environ 15 GW de capacités renouvelables et la création de plus de 100 000 emplois.

Plus largement, la région Moyen-Orient et Afrique du Nord dispose d’un potentiel renouvelable estimé à environ 2 300 GW, selon les données relayées par Ecofin, soit plus du double des capacités actuellement installées en Europe. Un avantage compétitif qui reste cependant sous-exploité en raison de la persistance de la dépendance aux combustibles fossiles et des contraintes structurelles.

Si les ambitions affichées sont importantes, leur concrétisation dépendra de la capacité à attirer durablement les capitaux privés et à mettre en œuvre des réformes dans les pays partenaires. Des initiatives passées, comme Desertec, ont montré les limites des projets d’intégration énergétique à grande échelle lorsqu’ils se heurtent à des obstacles financiers et politiques.

Les prochaines étapes incluent le lancement d’appels à investisseurs, la mise en place de la plateforme T-MED et le démarrage progressif des premières coopérations industrielles à partir de 2027. Au-delà des annonces, l’enjeu pour l’Union européenne sera de transformer ce potentiel énergétique en infrastructures concrètes et en chaînes de valeur industrielles partagées entre les deux rives de la Méditerranée.

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