Normale Ansicht

Après le durcissement des visas, les États-Unis réduisent leur réseau consulaire en Afrique à l’exception de 20 pays

04. Juni 2026 um 13:01

Dans un contexte où l’accès aux visas américains n’a cessé de se durcir au fil des mois, entre nouvelles contraintes imposées dans plusieurs pays et, dans certains cas, exigence d’une caution pouvant atteindre 15 000 dollars, les États-Unis s’apprêtent à revoir leur réseau consulaire en Afrique, selon l’agence AP News.

S’il s’agit, en réalité, d’un secret de Polichinelle, l’administration Trump multiplie les mesures destinées à limiter les flux migratoires vers les États-Unis et à lutter contre les dépassements de séjour. Concrètement, cette évolution concerne la réorganisation du réseau des ambassades et consulats chargés du traitement des demandes de visa sur le continent africain. D’après AP News, le département d’État prévoit de réduire ce dispositif d’environ 50 centres de traitement à près de 20 pôles régionaux, appelés “hubs”, vers lesquels les demandeurs seront désormais orientés.

Il ne s’agit toutefois pas d’une fermeture des représentations diplomatiques concernées. Les postes qui ne seront pas désignés comme hubs conserveront leurs missions essentielles, notamment les services aux citoyens américains, le renouvellement des passeports, ainsi que la gestion des situations consulaires urgentes ou des dossiers relevant de l’intérêt national.

Dans cette nouvelle configuration, le traitement des visas serait donc concentré dans un nombre limité de capitales africaines, appelées à jouer un rôle régional. Ces hubs incluraient notamment “Abidjan, Accra, Addis-Abeba, Le Cap, Dakar, Dar es Salaam, Djibouti, Johannesburg, Kampala, Kigali, Kinshasa, Lagos, Lomé, Luanda, Malabo, Monrovia, Nairobi, Port-Louis, Praia et Yaoundé”, dit la même source.

À ce stade, aucune communication officielle détaillée n’a été publiée par les autorités américaines sur les modalités précises de mise en œuvre de cette réorganisation. En attendant d’éventuelles confirmations ou précisions supplémentaires, cette réforme esquissée par la même source pourrait néanmoins modifier l’accès aux services consulaires pour de nombreux demandeurs africains, contraints de passer par des centres régionaux pour leurs démarches.

L’article Après le durcissement des visas, les États-Unis réduisent leur réseau consulaire en Afrique à l’exception de 20 pays est apparu en premier sur Managers.

Industrie aéronautique: Safran prévoit d’étendre ses activités en Tunisie

04. Juni 2026 um 10:47
Source: ministère de l’Économie et de la Planification.

Dans un contexte où la Tunisie cherche à renforcer son positionnement comme hub industriel à forte valeur ajoutée, le secteur aéronautique confirme son rôle stratégique dans l’économie nationale.

Aujourd’hui, la filière aéronautique tunisienne s’appuie sur un tissu de plus de 80 entreprises, majoritairement tournées vers l’export, et génère environ 17 000 emplois directs, selon les données de la FIPA. Intégrée aux chaînes de valeur mondiales, elle s’est spécialisée dans la production de composants de haute précision destinés principalement aux grands donneurs d’ordre européens.

Plus largement, les industries mécaniques et électriques, dont relève l’aéronautique, constituent un pilier majeur de l’économie exportatrice tunisienne. D’après les chiffres de la CETIME, elles représentent plus de 28 milliards de dinars d’exportations, dont environ 76% sont orientés vers l’Union européenne, confirmant la forte dépendance du secteur aux marchés européens.

C’est dans ce cadre que s’inscrit la dynamique actuelle du groupe Safran en Tunisie. Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a reçu le 3 juin les responsables du groupe français afin de faire le point sur l’évolution de ses activités et d’échanger autour de ses orientations stratégiques pour la période 2027-2030.

Au cours de cette rencontre, les représentants de Safran ont présenté leur vision de développement pour les années à venir, ainsi que l’état d’avancement de leurs opérations en Tunisie. De son côté, le gouvernement tunisien a réaffirmé sa volonté d’accompagner les investissements dans les secteurs à forte intensité technologique, considérés comme prioritaires pour la transformation industrielle du pays.

Le ministre a également exprimé le soutien des structures publiques chargées de l’investissement aux projets d’expansion envisagés par le groupe, dans une logique de renforcement du positionnement de la Tunisie dans les chaînes de valeur mondiales.

La performance du secteur repose également sur un capital humain en constante évolution. Le pays dispose de plus de 260 établissements universitaires et d’environ 1 000 centres de formation professionnelle, formant chaque année plus de 65 000 diplômés, dont une part importante dans les filières scientifiques et techniques.

Présent depuis plusieurs années en Tunisie, Safran exploite trois sites de production situés à Soliman, Grombalia et Dhahri. Le groupe y emploie près de 3 300 personnes, dont environ 900 ingénieurs et cadres techniques. Ses activités couvrent la fabrication de plusieurs composants aéronautiques, notamment des sièges d’avions, des systèmes d’éclairage, des équipements de ventilation et d’autres pièces de haute précision.

À travers ce dispositif industriel, la Tunisie s’impose comme un maillon important de la chaîne de production mondiale du groupe, qui fournit plus de 200 clients répartis dans une trentaine de pays.

 

L’article Industrie aéronautique: Safran prévoit d’étendre ses activités en Tunisie est apparu en premier sur Managers.

❌