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Thameur Saad : « La Tunisie ne fera pas marche arrière »

13. August 2026 um 14:50

À l’occasion de la Journée nationale de la femme tunisienne, Thameur Saad, membre du bureau politique du PDL défend les acquis du Code du statut personnel et rejette toute remise en cause de l’égalité entre les femmes et les hommes. Dans cet entretien, il revient également sur les coupures d’électricité, la situation économique du pays et la nécessité pour la Tunisie de retrouver sa place en Méditerranée. Interview.

L’Economiste Maghrébin : En cette journée nationale de la femme tunisienne, certaines voix évoquent la polygamie, qui représente aujourd’hui une menace, avez-vous le sentiment d’assister à un retour en arrière ?

Thameur Saad : Bien sûr, il y a toujours des forces rétrogrades. En 1956, Habib Bourguiba lui-même a dû faire face à ces forces. Pensez-vous qu’il a eu toutes les facilités pour faire adopter le Code du statut personnel ? Non. Il a rencontré des difficultés et a dû les affronter. Il a notamment bénéficié du soutien de cheikh El Fadhel Ben Achour, qui l’a aidé à faire adopter cette loi. Ce n’est jamais facile. Les esprits qui sont en avance sur leur temps rencontrent toujours de grandes difficultés pour faire avancer les choses.

Depuis 2011, ces forces rétrogrades ont cru qu’elles avaient mis la main sur le pays. Je dis bien : elles l’ont cru. Mais elles ont oublié une force qu’elles n’avaient pas mesurée : celle des femmes libérées par Bourguiba.

Elles pensaient qu’il serait facile de les soumettre, pardonnez-moi l’expression, mais cela ne peut pas fonctionner. Ni la polygamie, ni la bigamie, ni aucune autre mesure de ce genre ne peuvent s’imposer. Et cela ne concerne pas uniquement les femmes : les hommes eux-mêmes ne l’acceptent pas.
Ils ne peuvent pas accepter que de telles pratiques soient instaurées, car ils pensent à l’ensemble de la société et à leurs filles. Nous avons des filles et nous ne voulons pas qu’elles soient les premières ou les secondes épouses. Nous voulons qu’elles soient les seules. Lorsqu’on dit « première », cela signifie qu’il y en aura une deuxième. Et lorsque l’on dit « deuxième », je préfère ne même pas en parler. Il n’est pas question que le pays fasse marche arrière.

L’avenir sera-t-il féminin ?

Vous vous souvenez du vers d’Aragon qui dit : « La femme est l’avenir de l’homme. » Certaines personnes ne l’acceptent pas, mais moi, j’y crois. Indépendamment de mon appartenance politique, je pense que la femme est l’avenir de l’homme. En réalité, elle ne le sera pas : elle l’est déjà.
On voit des hommes réussir grâce à leur mère, parfois et même souvent grâce à leur sœur, puis, lorsqu’ils grandissent et se marient, grâce à leur épouse. Il en va de même pour les femmes, qui réussissent aussi grâce au soutien de leur mère. Je dis cela pour l’ensemble de la société.
Je crois fermement à l’égalité entre les hommes et les femmes dans tous les domaines. Pour moi, il n’existe aucun domaine dans lequel cette égalité ne soit impossible. L’avenir est déjà là ; il n’est pas ailleurs.

La libération de prisonniers politiques, parmi lesquels Abir Moussi, présidente du PDL, est-elle envisageable prochainement ?

Nous le souhaitons. Nous espérons que la raison prendra le dessus et que les autorités reviendront sur cette condamnation. De toute façon, le fait qu’elle soit en prison ne constitue pas une solution.

Cela vaut pour elle comme pour les autres prisonniers politiques, prisonniers d’opinion ou journalistes emprisonnés. Ce n’est pas l’image de la Tunisie du XXIᵉ siècle. Notre pays est en avance sur l’ensemble des pays arabes, qu’on le veuille ou non. Ils ne l’ont jamais reconnu, mais ils le reconnaissent aujourd’hui parce qu’ils ne peuvent plus faire autrement.

Tous ont peur de la Tunisie. Pourquoi ? Parce qu’elle représente, à leurs yeux, un foyer de rébellion. Et cet esprit de rébellion, c’est l’esprit bourguibien. Ce ne sont pas ces personnes qui l’ont créé : il est profondément lié à l’héritage bourguibien. Lorsqu’une situation atteint un certain niveau, une rupture finit par se produire. C’est ce que l’on appelle, dans la nature, les phénomènes de discontinuité. Il en va de même pour la nature humaine : on supporte, on supporte encore, puis, à un certain moment, on finit par réagir. Pour cela, il faut avoir une véritable force spirituelle. Sans cette force, on devient les esclaves de ses propres idées, de ses opinions et de sa volonté.

Revenons à la situation générale du pays, notamment aux coupures récurrentes d’eau et d’électricité, vous avez certainement une opinion bien précise sur la situation.

Il convient de rappeler qu’il y a quelques années, nous avions élaboré plusieurs programmes, notamment dans le domaine de l’énergie. Malheureusement, la Tunisie ne dispose pas de ressources naturelles suffisantes. Elle dépend donc des importations et ce qui se passe dans le monde a un impact direct sur notre pays. Nous n’avons pas les moyens de supporter la hausse des prix du pétrole.

Par ailleurs, la production nationale de pétrole a diminué. Nous avons atteint un certain seuil et, lorsque nous le dépassons, nous risquons de subir des coupures généralisées.

Cela ne signifie pas qu’il faut justifier ces coupures. Pour ma part, je ne suis pas d’accord avec cette situation. Nous aurions pu l’anticiper et prendre les mesures nécessaires bien plus tôt. La responsabilité d’un responsable politique ne se limite pas aux aspects techniques. Elle est avant tout politique. Un responsable politique doit prévoir, anticiper et agir afin d’éviter que de telles crises ne se produisent.
Malheureusement, cela est arrivé et les conséquences ont été très néfastes pour l’économie tunisienne. Les coupures ont affecté tous ceux qui utilisent des réfrigérateurs, les hôtels, les restaurants et les ménages , ainsi que les hôpitaux.

Ces derniers ont dû recourir à des groupes électrogènes. La situation semble s’être quelque peu améliorée, mais il faut maintenant que les choses se rétablissent rapidement afin d’éviter une catastrophe économique majeure. Les coupures ont un impact direct sur l’économie nationale. C’est là tout le problème.

Sur le plan diplomatique et les relations internationales, vous avez également évoqué les relations de la Tunisie avec l’étranger. Quelles sont, selon vous, les priorités dans ce domaine ?

Nous avons beaucoup de travail à accomplir sur le plan des relations internationales, surtout dans la conjoncture actuelle. Nos contacts avec le reste du monde sont devenus plus difficiles et il faudra revoir cette situation afin de redonner à la Tunisie sa véritable place en Méditerranée.
La Méditerranée est notre espace naturel, notre zone de proximité. Au-delà, il y a le Moyen-Orient, le Maghreb, l’Afrique, l’Europe et l’ensemble du monde. En Libye, la situation n’est pas encore stabilisée. Il faut que la stabilité soit rétablie pour que nous puissions construire des projets communs.

Nous avons pourtant connu cette stabilité par le passé. Malheureusement, elle appartient à une autre époque. J’espère que nous la retrouverons bientôt.

Vous êtes donc optimiste ?

J’ai toujours été optimiste et je ne peux que l’être. Sinon, nous perdons espoir. Il faut être optimiste dans la vie. Si nous ne le sommes pas, nous avons déjà perdu.

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Sadok Bouaben : « Les femmes, une force majeure dont la Tunisie ne peut se priver »

13. August 2026 um 11:36

À l’occasion de la Fête de la femme en Tunisie, célébrée le 13 août, et alors que le pays commémore cette année le 70e anniversaire du Code du statut personnel (CSP), Sadok Bouaben, journaliste et analyste des médias, revient, dans une déclaration exclusive accordée à L’Économiste Maghrébin, sur l’évolution de la condition féminine en Tunisie et sur les défis qui restent à relever en matière d’égalité entre les femmes et les hommes.

Adopté le 13 août 1956, quelques mois après l’indépendance, le CSP a constitué une rupture historique dans le statut juridique de la femme tunisienne. Soixante-dix ans plus tard, la société tunisienne a profondément changé. Les femmes ont massivement investi l’éducation, le marché du travail et la vie publique, occupant désormais une place centrale dans la vie économique et sociale.

Pour Sadok Bouaben, cette transformation appelle toutefois une évolution du cadre juridique et, surtout, des mentalités afin de mieux prendre en compte les nouvelles réalités de la société tunisienne.

Sadok Bouaben, journaliste et analyste des médias,

Une famille qui a changé, un droit appelé à évoluer

Parmi les questions qui méritent d’être réexaminées figure notamment celle du divorce et, plus largement, de la place de chacun des conjoints au sein de la famille. Le modèle dans lequel l’homme serait considéré comme le seul responsable du foyer ne correspond plus, selon le journaliste, à la réalité d’une société où les femmes travaillent, disposent de leurs propres qualifications et participent elles aussi aux revenus et aux charges du ménage.

 

Lire aussi : 13 Août – Néjia Gharbi : « Les femmes doivent continuer à s’affirmer pour être mieux représentées aux postes de decision »

 

Cette évolution des rapports au sein de la famille doit également être envisagée sous l’angle de l’autonomie. L’égalité devant la loi ne suffit pas, à elle seule, à faire disparaître les situations de domination. Les violences faites aux femmes ainsi que les différentes formes de dépendance économique et sociale montrent que certaines inégalités restent profondément ancrées dans les rapports entre les sexes.

Des compétences encore insuffisamment présentes dans les espaces de décision

Au-delà du cadre familial, l’accès aux espaces de décision constitue pour Sadok Bouaben l’un des principaux défis. La Tunisie a réalisé des progrès importants dans l’accès des femmes à l’éducation, à l’administration, à la vie publique et aux responsabilités. Mais ces avancées restent, estime-t-il, insuffisantes au regard de leurs compétences et de leur contribution à la société.

Le problème ne réside pas dans les capacités des femmes, mais davantage dans les représentations qui continuent de déterminer leur place. Dans le subconscient collectif, certaines conceptions héritées de plusieurs siècles continuent de considérer la femme comme appelée à occuper une position secondaire. Ces représentations peuvent persister alors même que le droit et les réalités sociales ont profondément évolué.

Sadok Bouaben met également en garde contre certaines représentations importées ou véhiculées au nom de la religion, susceptibles de conforter une vision restrictive du rôle des femmes. Il estime nécessaire de distinguer la religion des interprétations sociales qui ont pu, au fil du temps, lui être associées et qui continuent parfois à peser sur les mentalités.

La participation des femmes, un enjeu pour l’avenir de la Tunisie

Pour le journaliste, la question dépasse toutefois le seul enjeu des droits des femmes. Elle touche directement au fonctionnement et à l’avenir de la société tunisienne.

Une société qui ne permet pas à la moitié de sa population de participer pleinement à la vie économique, sociale et politique se prive nécessairement d’une partie de ses compétences et de son potentiel. La participation des femmes à la vie économique constitue ainsi un levier essentiel du progrès collectif.

Permettre aux femmes d’accéder davantage aux responsabilités et aux espaces de décision ne relève donc pas uniquement d’une exigence d’égalité. Il s’agit aussi, selon Sadok Bouaben, d’une nécessité pour une Tunisie qui aspire à mobiliser pleinement ses ressources humaines et à poursuivre son développement.

 

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Soixante-dix ans après l’adoption du CSP, le débat ne porte ainsi plus seulement sur la préservation des acquis. Il s’agit désormais de savoir comment faire évoluer le droit et, surtout, les mentalités afin qu’ils correspondent à une société dans laquelle la femme a profondément changé de place.

Les acquis depuis 1956 restent considérables. Mais leur pleine traduction dans la vie quotidienne, économique, sociale et politique demeure un chantier ouvert.

Au final, Sadok Bouaben conclut que la Tunisie ne peut se priver de la moitié de ses compétences si elle veut pleinement exploiter son potentiel.

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Code du statut personnel : 70 ans après, le texte fondateur au cœur d’un nouveau bras de fer

12. August 2026 um 15:46
À l’occasion de la Fête de la femme, célébrée demain 13 août, la Tunisie commémore aussi les 70 ans de l’un de ses textes les plus emblématiques. En avance sur son temps notamment dans le monde arabe, qu’en est-il réellement…

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70 ans après | Le combat recommencé pour les droits des femmes en Tunisie

12. August 2026 um 12:51

Demain, 13 août, la Tunisie célèbre la Journée nationale de la femme ; une date qui revêt cette année une importance particulière, marquant le 70e anniversaire de la promulgation du Code du statut personnel (CSP). Il est peu probable qu’il y ait une célébration officielle de cet anniversaire, les autorités ayant d’autres priorités, mais la société civile ne manquera pas de combler la lacune par l’organisation de rencontres et de débats à cette occasion.  Car le combat pour l’égalité des sexe est loin d’être achevé dans un pays où le conservatisme religieux et social demeure encore vivace.

Latif Belhedi

La promulgation du CSP, quelques mois après l’indépendance de la Tunisie, est l’une des mesures les plus emblématiques adoptées par le jeune Etat tunisien, et ce texte demeure une pierre angulaire de la législation nationale en matière de droits des femmes.

Promulgué le 13 août 1956 et entré en vigueur le 1er janvier 1957, le Code a introduit des dispositions qui conféraient aux femmes un statut alors exceptionnel dans le monde arabo-musulman. Cet anniversaire ne constitue donc pas seulement une célébration, mais aussi l’occasion de faire le point sur un parcours entamé lors de la construction de l’État tunisien moderne et qui s’est poursuivi — à travers des réformes législatives et des politiques publiques successives — jusqu’aux stratégies actuelles visant l’autonomisation économique et la protection des femmes.

Pour la première fois dans un pays arabe, le CSP — vigoureusement défendu par le premier président, Habib Bourguiba — a aboli la polygamie, instauré le principe du consentement mutuel des époux comme condition au mariage et fixé un âge minimum pour se marier. Ce Code a également institué le divorce judiciaire, dépassant ainsi le système de la répudiation unilatérale et reconnaissant des formes spécifiques de protection pour les épouses.

La réforme de 1956 a été suivie d’autres mesures. En 1993, plusieurs dispositions du Code ont été amendées — concernant notamment la dot, le divorce, la pension alimentaire et la garde des enfants — renforçant ainsi certains droits des femmes au sein de la famille.

À la suite de la révolution de 2011, le principe de la protection des droits des femmes a été réaffirmé dans la Constitution. L’article 46 de la Constitution de 2014 a engagé l’État — du moins sur le papier — à protéger et à promouvoir les droits acquis des femmes, à garantir l’égalité des chances dans l’accès aux postes de responsabilité et à adopter des mesures pour éliminer les violences faites aux femmes.

Une autre étape majeure a été franchie avec la loi organique n° 58 de 2017 relative à la lutte contre les violences faites aux femmes, qui a adopté une approche globale incluant la prévention, la poursuite et la sanction des auteurs, ainsi que la protection et le soutien des victimes. Cette loi reconnaît diverses formes de violence, notamment les violences physiques, psychologiques, sexuelles et économiques.

Sous la présidence de Béji Caïd Essebsi, entre 2015 et 2019, un projet de loi pour l’instauration de l’égalité entre l’homme et la femme en matière d’héritage, a achoppé à un conservatisme religieux et social et n’a pu être promulgué dans sa mouture initiale.

La Constitution de 2022, initiée par le président Kaïs Saïed, a maintenu ce cadre législatif antérieur. Mais la distance qui persiste entre le texte de loi et la pratique quotidienne, à tous les niveaux, reste encore à combler, ce qui continue d’alimenter le combat des femmes tunisiennes pour l’égalité réelle.     

Ces dernières années, les politiques publiques se sont davantage concentrées non seulement sur la protection des droits, mais aussi sur l’autonomie économique des femmes. L’une des initiatives clés est le programme national «Raïdet», consacré à l’entrepreneuriat et à l’investissement féminins. Depuis son lancement en décembre 2022, «Raïdet» a financé 6 629 projets, contribuant à la création de près de 12 000 emplois directs. En 2026, le programme a été renforcé : le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Seniors a ouvert une nouvelle session de candidatures et a annoncé la mise en place de prêts à conditions préférentielles destinés aux jeunes femmes.

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ATFD | Touche pas à mon Code du statut personnel !

10. August 2026 um 08:34

Dans un contexte international et régional préoccupant, caractérisé par une montée des menaces et des remises en cause grandissantes des droits des femmes, l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) organise un séminaire international sur le thème «Où en sommes-nous de l’égalité ?», entre l’homme et la femme s’entend, le mercredi 12 août 2026 à partir de 09h00 à l’Hôtel El Mechtel à Tunis (Salle des congrès au 9e étage).

Ce séminaire intervient dans une étape historique marquant le 70e anniversaire de la promulgation du Code du statut personnel (13 août 1956), considéré comme une réforme juridique pionnière et emblématique dans la région arabe et musulmane.

Le séminaire vise à évaluer les acquis et les limites du CSP dans la réalisation d’une égalité effective au sein de la famille.

Il analysera également les facteurs du recul des droits des femmes aux niveaux régional et international face aux crises et aux conflits.

Les travaux et les ateliers de ce séminaire seront couronnés par l’élaboration et l’adoption de la «Déclaration de Tunis pour l’égalité au sein de la famille», qui sera officiellement signée par l’ATFD et les organisations internationales et régionales partenaires le soir du 13 août.

Ce rendez-vous sera marqué par la participation de grandes figures des droits humains, d’universitaires et de militantes féministes portant des expériences et des parcours de lutte diversifiés de la région arabe et de son environnement régional. Parmi les principales participantes la Palestinienne Afef Ghatacha, pour analyser la réalité des lois du statut personnel et de la famille sous occupation et les mutations de l’après-Oslo ; la Soudanaise Najla Nourine, pour mettre en lumière les conditions des femmes et des familles face aux conflits armés ; la Marocaine Atifaa Timjerdine, pour présenter l’expérience du mouvement féministe marocain et sa revendication d’un changement global et profond du Code de la famille ; l’Algérienne Nadia Ait Zai, pour proposer une lecture critique des luttes et des revendications de modification du Code de la famille en Algérie ; l’Irakienne Bochra Abou Eleis, pour débattre des tensions autour de la loi irakienne sur le statut personnel et la réalité de la société irakienne ; l’Égyptienne Nivine Obeid, pour exposer les réalités et les défis actuels du mouvement féministe égyptien ; de la Kurde Nubahar Mostafa, pour présenter le modèle de la loi sur la famille dans l’Administration autonome du Kurdistan irakien ; de la Turque Dilan Kunt et Libanaise Marie Debs.

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