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Empfangen — 10. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Golfe du Mexique : 72 % de la production pétrolière gelée en raison de l’ouragan Isaias

10. Oktober 2026 um 10:38

Les compagnies énergétiques américaines s’orientent vers une suspension généralisée de la production de pétrole et de gaz dans le golfe du Mexique, alors que l’ouragan Isaias se dirige vers les côtes de Floride.

Plus précisément, les producteurs ont cessé vendredi 9 octobre de pomper environ 1,5 million de barils de pétrole et 1,3 milliard de pieds cubes de gaz naturel par jour, contre. Selon le Bureau américain de la sécurité et de l’application des réglementations environnementales/Administration des minéraux marins, ces quantités représentent près de 72 % de la production pétrolière et 59 % de la production de gaz naturel dans le golfe du Mexique.

Dans le même temps, les autorités ont évacué le personnel de 129 plateformes de production — un nombre correspondant à 35 % du total des 371 installations habitées de la région — ainsi que de huit foreuses flottantes à position fixe.

Le secteur offshore fédéral du golfe du Mexique produit environ 2 millions de barils de pétrole (environ 15 % de la production nationale totale des États-Unis) et une moyenne de 2,1 milliards de pieds cubes de gaz naturel par jour, selon les données de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA). Isaias, le premier ouragan de la saison 2026 dans l’Atlantique, s’est intensifié en catégorie 3 et se déplace vers le nord-nord-est. Le Centre national des ouragans (NHC) prévoit que le phénomène devrait s’affaiblir une fois qu’il aura touché terre.

L’ouragan pourrait affecter la production pétrolière du golfe du Mexique à hauteur d’environ 7,2 millions de barils, selon le cabinet de conseil Earth Science Associates. Ce dernier a revu à la baisse ses prévisions initiales, qui tablaient sur 9 millions de barils, suite au déplacement de la trajectoire de la tempête plus à l’est.

D’après le modèle des sciences de la Terre, les entreprises les plus exposées à ce phénomène sont BP, Chevron, ENI, Murphy Oil et Shell. Shell a annoncé jeudi soir avoir terminé l’évacuation des installations d’Appomattox, Mars, Ursa, Olympus et Vito, tout en maintenant la production à l’arrêt sur les quatre dernières. De son côté, Chevron a évacué la majeure partie de son personnel du golfe du Mexique, conservant quatre plateformes opérationnelles et suspendant l’activité sur les cinq autres.

« Sur nos installations terrestres, nous continuons à mettre en œuvre les protocoles établis de préparation aux tempêtes et nous surveillons de près la trajectoire prévue de l’ouragan », a déclaré Chevron dans un communiqué vendredi.

Par ailleurs, le cabinet d’analyse Energy Aspects estime que des raffineries d’une capacité totale d’environ 500 000 barils par jour se trouvent sur la trajectoire des intempéries, notamment les installations de Pascagoula, dans le Mississippi.

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À Carthage, les citernes de la Mâalga : un trésor antique délaissé au potentiel économique considérable

10. Oktober 2026 um 07:37

Monument exceptionnel de l’ingénierie hydraulique romaine, les citernes de la Mâalga, à Carthage, constituent un patrimoine historique majeur dont le potentiel touristique et économique reste à valoriser. Construit au IIᵉ siècle après J.-C. pour répondre aux besoins en eau de la région, cet ensemble monumental témoigne du savoir-faire des civilisations antiques et pose aujourd’hui la question de la préservation et de la mise en valeur des richesses archéologiques tunisiennes.

Situées à Carthage, explique la chercheuse Houda Boubaker à MSB, les citernes de la Mâalga forment un ensemble de quinze réservoirs, dont la capacité totale est estimée à 60 000 m³ d’eau. Alimentées par un aqueduc acheminant l’eau depuis la région de Zaghouan sur environ 130 kilomètres, elles illustrent l’ampleur des infrastructures hydrauliques développées durant l’époque romaine. Leur construction, généralement située au IIᵉ siècle après J.-C., est associée au règne de l’empereur Hadrien, dans un contexte où l’approvisionnement en eau constituait un enjeu majeur pour les populations urbaines.

Au-delà de leur valeur archéologique, ces citernes représentent un potentiel important pour le tourisme culturel. Leur intégration dans des circuits patrimoniaux mieux structurés pourrait contribuer à enrichir l’offre touristique tunisienne, à prolonger les visites du site de Carthage et à générer des retombées économiques pour les acteurs locaux. Leur valorisation permettrait également de mieux faire connaître au public un patrimoine dont l’importance dépasse les frontières nationales, affirme la chercheuse.

Cette ambition s’inscrit dans l’histoire exceptionnelle de Carthage, ancienne capitale de la civilisation punique, fondée en 814 av. J.-C. par la princesse Elyssa, également connue sous le nom de Didon, venue de Tyr, en Phénicie. Devenue l’une des grandes puissances de la Méditerranée antique, la cité s’est imposée comme un centre majeur du commerce et des échanges maritimes, rappelle-t-elle. Sa rivalité avec Rome, notamment pour la maîtrise des routes commerciales et des espaces stratégiques de la Méditerranée, a donné lieu aux célèbres guerres puniques.

La renommée de Carthage a traversé les siècles. Au XIIᵉ siècle, le géographe et historien arabe Al-Idrissi évoquait déjà les vestiges de l’ancienne cité, alors largement ruinée. Au fil du temps, ses ruines ont servi de carrière de matériaux pour différentes constructions, contribuant à la disparition d’une partie de son héritage monumental. Les citernes de la Mâalga, quant à elles, ont traversé les siècles et demeurent un témoignage remarquable de cette histoire.

Aujourd’hui, souligne Houda Boubaker, l’enjeu est de transformer ce patrimoine en un véritable levier de développement culturel et économique, sans compromettre son intégrité historique. La protection, l’entretien, l’accessibilité et la promotion des citernes pourraient leur donner une place plus importante dans le paysage touristique tunisien.

Préserver la Mâalga ne consiste donc pas seulement à sauver des vestiges du passé : c’est aussi faire le choix d’investir dans un patrimoine vivant, capable de renforcer l’attractivité de Carthage et de contribuer au rayonnement culturel et économique de la Tunisie.

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