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Le diabète en Tunisie : quand le sucre devient une question nationale

Von: farhat
10. Juni 2026 um 10:13

Il y a des maladies qui entrent dans une société comme un accident, avec le bruit de l’urgence, la peur immédiate, les chiffres quotidiens et les discours officiels. Et puis il y a celles qui avancent lentement, presque poliment, sans fracas, sans images spectaculaires. Le diabète appartient à cette deuxième catégorie. Il ne fait pas toujours tomber brutalement, il s’installe. Il ne crie pas, il use. Il ne frappe pas seulement les corps, il révèle aussi une manière de vivre, de manger, de travailler, de se déplacer, de s’inquiéter et parfois de se négliger.
En Tunisie, le diabète n’est plus une affaire strictement médicale. Il est devenu un fait social. Il traverse les familles, les quartiers, les conversations de pharmacie, les laboratoires d’analyses, les régimes commencés le lundi et abandonnés le jeudi, les boîtes de médicaments rangées dans les cuisines. La Fédération internationale du diabète estime qu’en 2024, environ 1,39 million d’adultes vivaient avec le diabète en Tunisie, soit une prévalence proche de 16% chez les adultes. Ses projections évoquent près de 1,9 million d’adultes concernés à l’horizon 2050 si la tendance se poursuit.

Une maladie qui avance sans bruit
Ce qui rend le diabète particulièrement inquiétant, c’est précisément sa discrétion. Beaucoup de personnes peuvent vivre des années avec une glycémie élevée sans ressentir de douleur suffisante pour consulter. Le corps compense, s’adapte, puis finit par envoyer la facture : troubles de la vision, reins fragilisés, fatigue chronique, hypertension, atteintes cardiovasculaires, plaies qui cicatrisent mal. La maladie, que l’on croyait abstraite parce qu’elle se lit dans une analyse de sang, devient alors concrète, parfois brutale.
Il faut pourtant refuser deux erreurs symétriques. La première consiste à banaliser le diabète, comme s’il suffisait de «prendre un comprimé» et de continuer exactement la même vie. La seconde consiste à culpabiliser les malades, comme si chacun était seul responsable de son état. Entre ces deux simplifications, il existe une vérité plus exigeante : le diabète est à la fois une responsabilité individuelle et un problème collectif. Chacun peut agir sur ses choix, mais tous les choix ne sont pas également faciles quand le pouvoir d’achat baisse, que le temps manque et que les espaces de marche disparaissent.
Dans nos villes et nos villages, la transformation des habitudes est visible. On marche moins. On mange plus vite. On achète davantage de produits transformés. On boit trop souvent sucré. Le pain blanc, les pâtisseries, les boissons gazeuses et les repas trop riches ne sont pas seulement des plaisirs, ils deviennent, lorsqu’ils s’installent dans la répétition, une architecture silencieuse de la maladie. Les habitudes alimentaires sont aussi des habitudes économiques, culturelles et familiales.

Le prix invisible de nos habitudes
La Tunisie vit, comme beaucoup de pays, une transition sanitaire paradoxale. Nous avons gagné contre certaines maladies infectieuses, amélioré l’espérance de vie, développé un réseau de soins, formé des médecins compétents. Mais nous sommes entrés dans l’âge des maladies chroniques, celles qui ne se résolvent pas par une campagne ponctuelle ni par un traitement de quelques jours. L’Organisation mondiale de la santé a rappelé en 2024 que les cas de diabète dans le monde avaient fortement augmenté au cours des dernières décennies, dépassant les 800 millions d’adultes selon les nouvelles estimations publiées avec The Lancet.
Cette progression n’est pas seulement une question de médecine. Elle interroge notre modèle de vie. Que vaut une société qui soigne de plus en plus, mais qui prévient encore trop peu ? Que vaut un système qui rembourse le médicament, mais laisse souvent l’éducation nutritionnelle à la marge ? Que vaut une ville où l’on parle de santé publique, mais où marcher devient parfois difficile, dangereux ou simplement désagréable ? La prévention ne peut pas être réduite à des slogans affichés une fois par an. Elle doit devenir une politique de tous les jours.
Dans une famille tunisienne, le diabète modifie l’organisation de la vie. On adapte les repas, on surveille les analyses, on s’inquiète pour un parent qui refuse le contrôle, on découvre le prix des examens, on mesure le poids des rendez-vous. Les personnes âgées oscillent entre acceptation et lassitude. Les jeunes adultes, parfois déjà concernés par le surpoids, repoussent le dépistage parce qu’ils ne se sentent pas encore «malades».
Le grand danger est là : attendre les complications pour croire à la maladie. Or le diabète devrait être pensé comme une alerte précoce, non comme une condamnation. Dépister, ce n’est pas dramatiser, c’est gagner du temps. Marcher, bouger, réduire le sucre, dormir mieux, contrôler son poids, consulter régulièrement : ces gestes peuvent sembler modestes, mais ils constituent une véritable politique du corps.

Réapprendre à prévenir
Le ministère tunisien de la Santé a rappelé, à l’occasion de la Journée mondiale du diabète, l’importance du diagnostic, de la prévention, du traitement et du suivi pour éviter les complications. La stratégie nationale de prévention des maladies non transmissibles a également intégré des actions de dépistage du diabète, de l’hypertension et de l’obésité, ainsi que des initiatives de sensibilisation auprès de la population. Mais le défi dépasse les textes et les campagnes. Il s’agit de faire entrer la prévention dans l’école, l’entreprise, les municipalités, les médias, les familles.
Prévenir le diabète en Tunisie, ce n’est pas importer un discours froid, rempli d’interdictions. C’est parler aux gens dans leur langue quotidienne. C’est expliquer sans humilier. C’est montrer qu’un couscous peut être équilibré, qu’une marche après le dîner peut être un acte de santé, qu’un enfant qui bouge est un adulte que l’on protège, qu’un contrôle de glycémie n’est pas un signe de faiblesse mais de lucidité. Les médecins ne peuvent pas tout faire seuls. Une société qui produit des maladies chroniques doit apprendre à produire aussi des environnements favorables à la santé.
Il faudrait, pour cela, sortir de la logique de l’urgence permanente. Nous attendons souvent que le corps s’abîme pour le prendre au sérieux. Nous attendons la complication, l’hospitalisation, l’ordonnance lourde, la peur. Pourtant, la vraie modernité sanitaire n’est pas seulement dans les machines, les cliniques et les nouveaux traitements. Elle est dans cette capacité collective à éviter une partie de ce qui peut être évité.
Le diabète nous oblige donc à regarder la Tunisie autrement. Non pas seulement à travers ses hôpitaux, mais à travers ses cuisines, ses trottoirs, ses écoles, ses supermarchés, ses rythmes de travail et ses inégalités. Il nous rappelle que la santé n’est pas un secteur isolé, mais une manière d’organiser la vie commune. Et si cette maladie silencieuse mérite aujourd’hui un débat public plus fort, c’est parce qu’elle dit quelque chose de nous : de nos excès, de nos fragilités, mais aussi de notre capacité à changer. Le diabète n’est pas une fatalité nationale. Il peut devenir le point de départ d’une nouvelle culture de prévention, plus humaine, plus simple et plus proche des réalités tunisiennes.

Zouhaïr BEN AMOR (Universitaire)

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Santé mentale : névrose sociale et crise de mal-être

Von: farhat
10. Juni 2026 um 09:17

Un rapport publié le 5 novembre 2025 par le fournisseur de données américain Country Cassette révèle que 4,9% des Tunisiens, soit plus de 586 mille personnes sur une population de 11,972 millions d’habitants selon le dernier recensement général de la population et de l’habitat (novembre 2024), souffrent de troubles dépressifs. Ce taux est bien plus élevé que la moyenne mondiale de 3,9%.
Toujours selon le même rapport, la Tunisie se classe ainsi au 48e rang à l’échelle mondiale en matière de prévalence de la dépression, bien loin des pays fortement exposés à cette maladie comme l’Ukraine qui occupe la première position mondiale, avec un taux de prévalence de 6,3% de la population, les Etats-Unis (5,9%), le Brésil (5,8%) et la Grèce (5,7%).

Des malades mentaux circulent dans le public
Pas mal de Tunisiens (hommes et femmes) atteints de troubles mentaux, parfois majeurs, circulent parmi les gens dans les artères de la capitale, en criant et en parlant seuls, parfois en riant à gorge déployée sans raison apparente. Ces scènes sont devenues courantes chez nous. Ce ne sont pas des voyous ni des clochards ni des vagabonds non plus, mais bel et bien des personnes souffrant d’un traumatisme psychique ou d’une quelconque névrose hystérique. On les voit chaque jour, du matin au soir, hiver comme été, faisant le va-et-vient tout le long de l’avenue Habib Bourguiba et ce, dans l’indifférence totale des piétons. Tantôt ils sont la risée de certains passants, tantôt ils inspirent la pitié et la compassion, mais ils alimentent souvent la peur, notamment chez les femmes et les enfants. L’on se demande pourquoi ce grand nombre d’individus atteints de maladies mentales ne sont pas pris en charge par les services psychiatriques. Pourtant, il existe une loi (n° 92-83 du 3 août 1992), relative à la santé mentale et aux conditions d’hospitalisation en raison de troubles mentaux.
Ces âmes errantes sont-elles plus nombreuses qu’avant ? Ce n’est pas difficile de le savoir, puisque leur nombre augmente chaque jour davantage, surtout durant ces dernières années, notamment après la Révolution de 2011. Si la Révolution a eu des apports substantiels, il n’en demeure pas moins vrai qu’elle a eu des effets négatifs sur la santé mentale de certaines gens. Ainsi, le nombre des personnes souffrant de troubles psychologiques est en croissance depuis janvier 2011. De tels cas se sont multipliés surtout avec la pandémie de la Covid-19 et la crise socio-économique qui s’est installée dans notre pays depuis quelques années. C’est à cause de ces évènements très marquants qu’on s’est aperçu que la santé mentale de pas mal de Tunisiens s’est dégradée.

Des chiffres inquiétants
En l’absence de chiffres officiels récents sur la santé mentale des gens en Tunisie, nous pouvons nous fier à une étude faite en 2022 dans les quartiers populaires de plusieurs villes tunisiennes par l’ONG International Alert, qui a révélé que les 18-29 ans crient leur mal-être, estimant que leur santé mentale est mauvaise, voire très mauvaise, plombés par une crise sanitaire et économique sans fin. Toujours selon la même étude, on apprend que plus d’un quart des hommes sondés estiment avoir besoin de consulter un spécialiste. 8% des personnes qui se sont exprimées souffrent de maladies chroniques, alors que la majorité d’entre eux ne dispose toujours pas d’une protection sociale.
Par ailleurs, les psychiatres de l’Hôpital Errazi constatent qu’après 2011, le nombre de consultations a augmenté de 25%. En effet, cet hôpital a accueilli depuis cette date des milliers de patients souffrant de troubles psychiques. Cela est sans doute relié aux déceptions et aux désillusions ressenties par une bonne part des citoyens à qui on avait promis monts et merveilles lors de la Révolution de 2011. Sûrement, les promesses trompeuses et creuses faites par les différents gouvernements «révolutionnaires» étaient à l’origine des déprimes et des maladies mentales de bon nombre de citoyens chez nous. Certains analystes expliquent la situation par la récurrence de la crise économique qui engendre des dépressions, des états de stress post-traumatique. Ajoutons à cela la paupérisation d’une bonne couche de la société qui a souffert et souffre encore de la cherté de la vie, du taux élevé de l’inflation et de la dégradation du pouvoir d’achat.

Prévenir vaut mieux que guérir
Ce phénomène n’est pas propre à la Tunisie. En effet, selon des études menées par l’Organisation mondiale de la santé, il s’avère que «pendant la première année de pandémie, les taux de dépression et d’anxiété ont augmenté d’un quart dans le monde». Des recherches approfondies ont aussi indiqué que les personnes, en particulier les hommes, connaissant chômage, paupérisation et difficultés familiales, courent un risque significativement plus élevé de subir des troubles mentaux, comme la dépression, l’alcoolisme et le suicide, que les personnes à l’abri de ces problèmes. La Tunisie ne peut pas être à l’abri de ces retombées de la crise sanitaire et économique connue par le monde. En effet, dans un pays où le taux de chômage des jeunes dépasse facilement les 15%, selon les dernières données publiées par l’Institut National de la Statistique (INS), où l’investissement n’a pas augmenté d’un iota et où la crise socio-économique s’exaspère, il est normal que les citoyens soient touchés dans leur santé mentale. Et dire que seulement 2% du budget de la santé est consacré à la santé mentale, si bien qu’il est difficile pour l’Etat de prendre en charge tous les cas des maladies mentales. Mais jusqu’à quand ?
Consciente de la gravité du phénomène, l’Association Tunisienne de la Promotion et Prévention en Santé Mentale a mené plusieurs fois des campagnes de sensibilisation au stress, rappelant que «le stress peut nous submerger, mais rappelez-vous que vous pouvez le gérer». Pour ce faire, l’Association a publié des astuces sur les façons de gérer les situations stressantes dans notre quotidien. De même, cette Association a entamé depuis 2021 un projet baptisé «SafeSpace» qui vise une diffusion et une vulgarisation de la culture de la santé mentale. Le reste revient au gouvernement qui doit prendre en charge un nombre de plus en plus important de Tunisiens souffrant de troubles mentaux. La santé mentale serait-elle encore mal en point en Tunisie ?

Hechmi KHALLADI

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Entre patriotisme, ambition et devoir national : porter haut les couleurs de la Tunisie

Von: farhat
10. Juni 2026 um 08:26

Par Ahmed NEMLAGHI

À quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du monde de football, le Président de la République Kaïs Saïed a adressé un message fort de mobilisation et de confiance aux membres de l’équipe nationale tunisienne, appelés à défendre les couleurs du pays sur la scène internationale.
Recevant dimanche dernier au palais de Carthage l’ensemble des joueurs, du staff technique et des responsables de la délégation tunisienne avant leur départ pour la compétition mondiale, le Chef de l’État a insisté sur la portée nationale de cette participation et sur la responsabilité qui incombe à chaque joueur appelé à porter le maillot tunisien.

Dans une allocution empreinte de patriotisme et de détermination, Kaïs Saïed a rappelé que les sportifs tunisiens ne représentent pas uniquement une équipe de football, mais toute une nation, son histoire et les aspirations de son peuple.
Dès le début de son intervention, le Président de la République a tenu à rappeler aux joueurs l’importance symbolique de leur mission. «Vous représentez la Tunisie», a insisté le Chef de l’État, soulignant que chaque joueur doit garder à l’esprit qu’il porte le drapeau national et qu’il se bat pour le hisser haut «sur tous les cieux». À travers cette formule, Kaïs Saïed a voulu mettre l’accent sur la dimension patriotique du sport et sur le rôle fédérateur que joue l’équipe nationale dans l’imaginaire collectif tunisien. Pour lui, chaque apparition des «Aigles de Carthage» sur la scène mondiale engage l’image du pays tout entier et reflète la capacité des Tunisiens à relever les défis avec courage et persévérance. Le Chef de l’État a également appelé les joueurs à faire preuve d’abnégation, de discipline et d’esprit de sacrifice afin d’être à la hauteur des attentes du peuple tunisien, particulièrement attaché à son équipe nationale et à son parcours dans les grandes compétitions internationales.

Une compétition sous le signe du défi
Au cours de cette rencontre, Kaïs Saïed a insisté sur la nécessité de dépasser la logique de la simple participation symbolique. «Le temps de la participation pour la participation est révolu», a-t-il déclaré, appelant l’ensemble de la délégation tunisienne à adopter un véritable esprit de défi et une volonté constante de victoire.
Selon lui, la Tunisie doit désormais aborder les compétitions internationales avec ambition et confiance, loin de toute mentalité défaitiste ou résignée. Le Président de la République a ainsi exhorté les joueurs à entrer dans cette Coupe du monde avec la conviction qu’ils sont capables de rivaliser avec les meilleures sélections et d’écrire une nouvelle page de l’histoire du football tunisien.
Cette approche traduit une vision plus large fondée sur la valorisation de l’effort, de la persévérance et de la confiance dans les capacités nationales. Pour Kaïs Saïed, la réussite sportive constitue aussi le reflet d’un état d’esprit collectif fondé sur la détermination et le refus de l’échec comme fatalité.

«La culture de la défaite est plus grave que la défaite elle-même»
Parmi les passages les plus marquants de son allocution figure l’affirmation selon laquelle «la culture de la défaite est plus grave que la défaite elle-même».
À travers cette phrase, le Président de la République a voulu souligner que le principal danger ne réside pas dans un revers sportif ponctuel, inhérent à toute compétition, mais dans l’installation d’un état d’esprit marqué par le doute et la résignation.
Le Chef de l’État a ainsi exhorté chaque membre de la délégation tunisienne à accomplir sa mission avec une détermination sans faille, un esprit conquérant et une foi inébranlable dans les capacités tunisiennes. Selon lui, la confiance en soi demeure une condition essentielle de la réussite, aussi bien dans le domaine sportif que dans les autres secteurs de la vie nationale. Cette idée revient régulièrement dans les discours présidentiels, où Kaïs Saïed insiste souvent sur la nécessité de restaurer la confiance collective et de valoriser les compétences tunisiennes.

Le sport comme miroir de la nation
Au-delà du football, cette rencontre au palais de Carthage a également permis au Président de la République d’évoquer la portée symbolique du sport dans la construction de l’identité nationale.
Kaïs Saïed est revenu sur plusieurs étapes marquantes de l’histoire des participations tunisiennes dans les compétitions internationales, aussi bien dans les disciplines collectives qu’individuelles. Il a rappelé que de nombreux sportifs tunisiens ont réussi, au fil des décennies, à impressionner le monde par leurs performances et leur capacité à se dépasser malgré des moyens parfois limités.
Ces réussites, a-t-il souligné, demeurent profondément ancrées dans la mémoire populaire et constituent des sources de fierté pour les Tunisiens.
Le Président de la République a notamment insisté sur le fait que les grandes victoires sportives dépassent souvent leur dimension compétitive pour devenir des moments d’unité nationale, capables de rassembler les citoyens autour d’un même sentiment d’appartenance et d’espoir.
Dans un contexte économique et social difficile, les performances de l’équipe nationale représentent ainsi, pour de nombreux Tunisiens, un motif de fierté collective et une occasion de faire rayonner l’image du pays à l’étranger.

«La Tunisie est capable d’émerveiller le monde»
Poursuivant son intervention, Kaïs Saïed a affirmé que la Tunisie demeure capable de surprendre et d’impressionner la scène internationale à condition de conserver la confiance en ses potentialités.
«La Tunisie est encore capable d’émerveiller le monde tant qu’elle conserve une foi profonde et inébranlable en sa capacité à relever les différents défis», a-t-il déclaré devant les joueurs et les membres du staff technique.
À travers cette affirmation, le Chef de l’État a cherché à insuffler un sentiment de confiance et de responsabilité aux joueurs appelés à représenter le pays lors de cette compétition mondiale.
Pour lui, la réussite ne dépend pas uniquement des moyens matériels ou des circonstances extérieures, mais également de la force morale, de la volonté et de la capacité à croire en ses propres compétences.
Ce discours s’inscrit dans une logique où le sport devient également un vecteur de mobilisation nationale et un symbole de la capacité du pays à surmonter les difficultés.

«Écrire l’histoire»
Concluant son allocution, Kaïs Saïed a tenu à rappeler que les grandes compétitions sportives ne se résument pas uniquement aux chiffres ou aux résultats inscrits sur un tableau d’affichage.
«Le tableau d’affichage peut certes briller par un résultat, mais l’essentiel demeure ce qui sera inscrit en lettres d’or sur le tableau de l’Histoire», a affirmé le Président de la République.
À travers cette formule, le Chef de l’État a voulu souligner que certaines participations restent gravées dans la mémoire collective non seulement par les victoires obtenues, mais également par le courage, l’engagement et l’esprit de dépassement dont font preuve les équipes nationales.
Il a ainsi appelé les «Aigles de Carthage» à tout donner sur le terrain afin d’inscrire leur parcours parmi les grandes pages du sport tunisien et d’offrir au peuple tunisien des moments de joie et de fierté.

De fortes attentes populaires
Cette réception au palais de Carthage intervient alors que l’enthousiasme commence à gagner les supporters tunisiens avant le début de la compétition mondiale.
Dans les rues, les cafés et les espaces publics, les discussions autour de la sélection nationale, des choix tactiques et des chances de qualification occupent déjà une place importante dans le quotidien des Tunisiens.
Le football demeure en effet le sport le plus populaire du pays et les performances de l’équipe nationale constituent souvent un facteur de rassemblement dépassant les clivages politiques, sociaux ou régionaux.
Les supporters espèrent voir les «Aigles de Carthage» réaliser un parcours honorable et démontrer que la Tunisie demeure capable de rivaliser avec les grandes nations du football mondial.

Une mission qui dépasse le sport
À travers cette rencontre avec l’équipe nationale, Kaïs Saïed a cherché à donner à cette participation mondiale une dimension qui dépasse le simple cadre sportif.
Le Président de la République a placé cette aventure sous le signe du patriotisme, de la responsabilité et de la volonté de réussir. Son message aux joueurs était clair : défendre les couleurs tunisiennes avec honneur, discipline et détermination afin de faire rayonner le pays sur la scène internationale.
Alors que les «Aigles de Carthage» s’apprêtent à quitter Tunis pour rejoindre la compétition mondiale, tous les regards se tournent désormais vers cette équipe appelée à porter les espoirs d’un peuple entier.
Car au-delà des résultats sportifs, la Coupe du monde représente aussi, pour les Tunisiens, une occasion de rappeler que leur pays demeure capable de relever les défis, d’écrire son histoire et de faire entendre sa voix parmi les nations.

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Pronostic Quinté : Prix de Thury Harcourt à Caen

Von: farhat
09. Juni 2026 um 22:00

Pour cette 6ème course à Caen, découvrez notre pronostic du  Temps/ Temps News.  Nous avons analysé les forces en présence pour vous livrer une sélection optimisée :
​10-5-9-8-1-2-16
​Le cheval ​10. Kaiser s’impose comme notre base solide pour ce Spécial Quinté, tandis que le ​9. Kesito d’Urville sera notre outsider préféré, capable de créer la surprise à belle cote. Une combinaison équilibrée pour viser les sommets sur l’hippodrome de Caen.

Retrouvez ici l’Analyse du Temps, notre étude approfondie des 18 partants du Prix de Thury Harcourt. Nous décryptons pour vous la forme, les statistiques et les meilleures chances de ce rendez-vous à Caen : 

1. Karat Deff : Bien parti à Argentan et en condition sur sa corde de prédilection. Bien que moins riche, il briguera une place en tête.

2. Kiwi de Connée : Battu sur le fil récemment après deux victoires. S’adaptant à toutes les tactiques et profitant d’un changement de piste, il s’annoncerait redoutable.

3. Kiss Atout : Trotteur sûr et régulier qui vient de prouver sa forme. Sans marge mais idéalement engagé au premier échelon, on doit y compter.

4. Kaiser River : Vient de s’imposer à Vincennes dans les réclamer avant de changer d’écurie. En forme, il visera d’abord un encouragement pour l’avenir.

5. Kennedy Street : Possède un potentiel évident en valeur pure mais reste sur deux fautes. Si elle daigne trotter appliquée, elle visera les premières places.

6. Knok : Décevant sur l’herbe et sous la chaleur dernièrement. Travaillant bien le matin sur sa vraie valeur, une petite place reste à sa portée.

7. Kancalais : À reprendre impérativement après un incident technique sur la plage. Parfait le matin et déferré des quatre pieds, il jouera un rôle actif.

8. Kaporal Carisaie : Retrouve un engagement de qualité sur un tracé à droite à son entière convenance. Tous les feux sont au vert pour briller.

9. Kesito d’Urville : En pleine dynamique positive mais contraint de rendre la distance en restant ferré léger. Il visera un accessit en fin de combinaison.

10. Kaiser : Revent en piste après quinze jours de vacances profitables suite à un succès. Bien qu’handicapé au second échelon, il peut se placer.

11. Ivre de Toi : Sur la montante physiquement mais confrontée à une tâche ingrate. Rendant la distance aux jeunes, elle semble barrée pour le Quinté+.

12. Knockonwood : Sujet de qualité en bonne condition mais totalement imprévisible en course. Dans un bon jour, il peut surprendre face à de tels rivaux.

13. Ivoire Prestance : Retrouve d’excellentes sensations matinales à l’entraînement. S’il bénéficie d’un parcours limpide au second échelon, une allocation reste tout à fait possible.

14. Happy du Bois : Effectue une grande rentrée après une longue absence pour des ennuis de jambes. Trop juste niveau rythme, il est à regarder courir.

15. Jerzinho Sport : Fautif pour sa rentrée officielle mais affichant une condition physique optimale le matin. Prêt à en découdre, il convient de s’en méfier.

16. Holding Girl : À reprendre après un effort prématuré à Vichy. Tributaire d’un déroulement de course caché, elle accrochera une place si tout se passe bien.

17. Helios Somolli : Privé d’engagements favorables et absent depuis avril. Manquant cruellement de rythme à ce niveau, ses ambitions resteront très limitées ce mercredi.

18. Idole de Meat : Rentrée correcte à Vincennes mais se présente ici ferrée sans être affûtée. Son mentor visant avant tout une belle ligne droite finale.

 

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En visite au centre de correction de l’Ariana, Noureddine Nouri mise sur l’équité et l’intégrité des corrections

Von: farhat
09. Juni 2026 um 20:45

Le ministre de l’Éducation, Noureddine Nouri, a appelé mardi le corps enseignant chargé de la correction du baccalauréat à faire preuve d’un sens aigu de la responsabilité nationale, soulignant que cette mission concerne directement l’avenir de milliers d’élèves et de leurs familles.

Lors d’une visite au centre de correction des épreuves écrites du baccalauréat dans le gouvernorat d’Ariana, Nouri a insisté sur la nécessité de mener à bien ce travail dans un esprit de professionnalisme, de rigueur et d’intégrité, garants de la crédibilité de l’examen et de l’équité entre les candidats.

Selon un communiqué du département, Nouri s’est mis à l’écoute des remarques et des préoccupations du corps enseignant, avant d’inspecter la commission chargée de statuer sur les cas de fraude et de mauvaise conduite, saluant les efforts et la persévérance de l’équipe du centre.

Le ministre a, par ailleurs, visité la cantine scolaire pour s’enquérir des conditions de séjour du personnel durant cette période de travail intensif, exprimant sa gratitude à l’ensemble des personnes ayant contribué à l’organisation des services quotidiens.

 

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Conseil de sécurité : Nafti salue l’élection de l’Autriche et appelle à renforcer la coordination

Von: farhat
09. Juni 2026 um 20:22

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti a félicité mardi l’Autriche pour son élection comme membre non-permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies (2027-2028), appelant à une coordination renforcée entre Tunis et Vienne au sein des instances internationales.

Lors d’un entretien téléphonique avec la ministre fédérale autrichienne des Affaires européennes et internationales, Beate Meinl-Reisinger, Nafti a souligné l’importance de poursuivre la concertation bilatérale à l’ONU, fort de l’expérience tunisienne au Conseil de sécurité durant son mandat 2020-2021.

Le ministre tunisien a également insisté sur la nécessité d’accroître les échanges économiques, d’explorer de nouvelles opportunités d’investissement et d’apporter un soutien mutuel aux candidatures dans les organisations internationales. Il a, en outre, salué l’évolution positive des échanges commerciaux tuniso-autrichiens et la hausse des flux de touristes autrichiens vers la Tunisie.

Le chef de la diplomatie tunisienne a réaffirmé la volonté de Tunis de consolider son partenariat stratégique avec l’UE dans le respect des choix souverains du pays, une position accueillie favorablement par la partie autrichienne, qui a exprimé son soutien au dialogue Tunisie-UE en faveur de la stabilité euro-méditerranéenne.

Meinl-Reisinger a, pour sa part, manifesté sa détermination à raffermir les relations de coopération tous azimuts, notamment par des visites bilatérales de haut niveau, dans un contexte où les deux pays commémorent les 300 ans de leurs relations diplomatiques.

(D’après TAP)

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Vacances d’été : loyers à prix brûlants, pieds dans l’eau ou pas 

Von: farhat
09. Juni 2026 um 19:17

L’été est déjà là et en pareille période, les parents pensent déjà à prévoir une bonne «Khleaâ» (villégiature) pour eux et leurs enfants pendant les deux mois de vacances scolaires pour quelques jours, une semaine, deux semaines ou un mois. L’occasion pour la famille de profiter des beaux jours d’été en bord de mer. Mais on peut toujours en rêver aujourd’hui les yeux fermés ou grands ouverts.

Car la vraie villégiature d’antan n’existe plus depuis des dizaines d’années. Elle est devenue impossible d’atteindre à cause des prix exorbitants des loyers affichés pour l’été par les propriétaires qui défient et ignorent la réalité sociale des Tunisiens moyens. Les familles, à ressources financières moyennes ou limitées, en subissent les conséquences. Ces prix surréalistes, qui s’élèvent parfois à plusieurs millions pour un seul mois de location, n’ont pas cessé d’augmenter, d’année en année. Résultats des courses, ici pour voir la mer et s’y baigner, les gens se contentent de gagner les plages les plus proches de leur lieu d’habitation pour nager et parfois rentrer au plus vite.

Cela se passe donc aux antipodes de l’ancienne et de la nouvelle situation générée par un vent de folie mercantiliste. Et si on a créé sous nos cieux des logements sociaux et d’autres formules pour les familles à revenus bas, on n’a pas songé au détail des vacances estivales (par exemple), moment idoine pour le repos, durant les congés payés pour repartir du bon pied. Les familles fuient étrangement et paradoxalement aujourd’hui et durant l’été les maisons, les appartements et les chambres d’hôtels pour passer, amèrement et malheureusement, de mauvaises vacances (qu’on se le dise) dans la canicule diurne et nocturne de la ville. Cela engendre chez eux une attitude de mécontentement et d’hypersensibilité à toute chose négative. Car dans la vie, on ne vit pas que pour le travail, la bouffe et le sommeil. Le repos, le farniente et les instants de joie de vivre, en dehors de la monotonie de la vie quotidienne, sont également nécessaires pour un développement sain de l’organisme.

Y a-t-il une solution envisageable ?
Nous ne savons pas trop pourquoi les prix des loyers affichés pour l’été ont atteint des degrés inimaginables, sachant que cela serait dû à l’augmentation de tout ce que consomme le citoyen tunisien au niveau des produits et des services. Si bien que le prix de location pour un mois d’une maisonnette correspondait à son prix de vente, quelques dizaines d’années auparavant. Tout a augmenté, certes, et augmente de jour en jour. Mais il est des détails que l’entendement ne peut admettre. Les prix de location en saison hivernale n’ont rien à voir avec ceux en saison estivale. Ils correspondent, en effet, à ceux du quart du prix affiché pour l’été. Et là, comme dirait l’autre : «Je vais me taire un peu». Le gain facile est là et c’est un commerce juteux que les propriétaires ne peuvent abandonner de si peu. Et il arrive que les lieux à louer restent fermés durant tout l’été, n’ayant pas bénéficié d’une baisse du prix initial. Serait-ce là un signe d’une certaine méchanceté et d’ignorance de la part des propriétaires ? On pourrait accepter toutes leurs «folies» si le citoyen avait tous les moyens financiers pour en bénéficier. Sans même songer audit prix. Mais dans la réalité, tout se passe autrement.

Lotfi BEN KHELIFA

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La Tunisie prévoit une production céréalière supérieure à 22 millions de quintaux cette saison

Von: farhat
09. Juni 2026 um 18:43

La Tunisie s’achemine vers une moisson céréalière supérieure à 22 millions de quintaux cette saison, dépassant les 20 millions de quintaux enregistrés l’an dernier. La campagne de récolte, qui a démarré dans plusieurs gouvernorats, se poursuit progressivement à travers le pays.

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a mobilisé un dispositif logistique complet pour garantir le bon déroulement des opérations de récolte, de transport et de stockage.

Sur le plan foncier, la superficie emblavée a atteint quelque 991 mille hectares, soit 87 % du programme initial de 1,145 million d’hectares. Ces surfaces se répartissent entre 533 mille ha de blé dur, 49 mille ha de blé tendre, 400 mille ha d’orge et 9 mille ha de triticale, principalement concentrées dans les gouvernorats du Nord (834 mille ha), le reste étant réparti entre les régions du Centre et du Sud.

Quelque 2750 moissonneuses-batteuses sont opérationnelles cette saison. Depuis mai 2026, une campagne de réglage ciblant plus de 1300 engins est en cours afin de limiter les pertes à la récolte. La collecte s’appuiera sur un réseau d’environ 200 centres agréés, d’une capacité globale de 8 millions de quintaux. Les besoins en ficelle de liage ont été évalués à 15 mille tonnes, dont 4500 tonnes pour la paille longue et 10500 tonnes pour la paille courte.

Pour le transport, un plan d’évacuation mixte a été arrêté : 60 wagons à voie normale et 38 wagons à voie métrique pour les gouvernorats de Béja, Jendouba et Bizerte, complétés par 400 camions contractualisés avec l’Office des Céréales et 9 véhicules propres à l’Office pour les courtes distances dans le Grand Tunis.

Des mesures de prévention des incendies ont également été mises en œuvre, incluant un programme de désherbage et d’aménagement des voies adjacentes aux exploitations céréalières. La consommation nationale de céréales s’établit à environ 30 millions de quintaux par an, le déficit en blé tendre étant comblé par des importations destinées à la production de farine et de pain.

 

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Le ministre des Affaires sociales prend part à la 114e session de la Conférence internationale du Travail

Von: farhat
09. Juni 2026 um 17:55

Le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, a participé ce mardi à Genève aux travaux de la 114e session de la Conférence internationale du travail, soulignant l’importance du rapport du Directeur général de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur le thème « Mettre l’intelligence artificielle au service du travail décent », notamment dans le cadre des défis actuels auxquels est confronté le monde du travail et des transformations induites par l’intelligence artificielle dans divers domaines et au sein des sociétés.

Le ministre des Affaires sociales a, par ailleurs, indiqué que la Tunisie était en train d’élaborer une étude intitulée « Vers un cadre national de gouvernance de l’économie des plateformes et des métiers numériques » en collaboration avec l’OIT, en s’appuyant sur les résultats d’une enquête nationale sur les plateformes qui a englobé 60 plateformes représentant 15 secteurs et couvrant entre 150 000 et 250 000 emplois différents.

Il a ajouté que le cadre juridique, social, fiscal et institutionnel des plateformes, ainsi que les conditions de travail des travailleurs et le dialogue social, ont été étudiés afin que les résultats de cette étude servent de référence pour développer la législation sociale nationale, garantissant ainsi une meilleure protection des travailleurs de ce secteur, en conformité avec les conclusions des conventions de l’Oit.

Il a fait remarquer que le thème du « travail décent dans l’économie des plateformes numériques » suscite un intérêt croissant en raison de l’émergence de nouveaux modes de travail dans le monde, et qu’il s’agit d’un sujet soumis au débat lors de la session actuelle de la Conférence internationale du travail compte tenu des défis auxquels ce secteur est confronté, notamment la faiblesse de la protection juridique, l’absence de stabilité professionnelle, les disparités législatives entre les États , saluant l’initiative de l’Organisation internationale du travail visant à développer le droit international du travail et à protéger les droits fondamentaux au travail.

Il a souligné que l’être humain reste au cœur du concept du travail, ce qui nécessite l’élaboration d’un processus protégeant ses droits face à ce nouveau type de progrès et de développement technologique, dans le cadre d’une action internationale des Nations unies, selon un communiqué du ministère des affaires sociales.

Il a indiqué que la Tunisie a réalisé une étude sur « l’impact de l’intelligence artificielle sur le marché du travail », ce qui témoigne d’une prise de conscience croissante de l’importance de l’intelligence artificielle en tant que l’un des principaux facteurs influant sur la refonte des modes d’emploi, de l’organisation du travail et des compétences requises, ainsi que de ses répercussions potentielles sur la protection sociale et les équilibres économiques et sociaux.

Lahmar a également rappelé que la 114e session coïncide avec la célébration par la Tunisie du 70e anniversaire de son adhésion à l’Organisation internationale du travail, une occasion de réaffirmer l’engagement de la Tunisie envers les normes internationales du travail afin de consolider les fondements du travail décent et de parvenir à la justice sociale. Il a salué l’adoption par l’Union africaine de l’initiative tunisienne intitulée « Justice sociale en Afrique : promouvoir un progrès économique, social et environnemental centré sur l’humain », lors du deuxième Forum urbain africain qui s’est tenu à Nairobi du 8 au 10 avril 2026.

(D’après TAP)

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Bizerte : lancement de la campagne de moisson, récolte estimée à 2,1 millions de quintaux

Von: farhat
09. Juni 2026 um 17:12

Le coup d’envoi de la campagne de moisson dans le gouvernorat de Bizerte a été donné, mardi, dans une exploitation agricole située dans la région de Sidi Othmane, relevant de la délégation d’Utique, avec des prévisions de production estimées à près de 2,1 millions de quintaux.

Selon les informations publiées par le gouvernorat de Bizerte sur sa page officielle Facebook, le commissaire régional au développement agricole, Farid Dellai. a indiqué que 76 quintaux de semences certifiées ont été mis à la disposition des agriculteurs. Cette démarche sera davantage renforcée afin d’améliorer la qualité de la production et d’accroître les rendements, a-t-il affirmé.

Afin d’assurer le bon déroulement de la campagne, 30 centres de collecte ont été mobilisés, ainsi que 331 moissonneuses-batteuses. Un entrepôt central, situé dans la région de Hafer Mehr, dans la délégation de Bizerte-Sud, dispose également d’une capacité de stockage de 500 mille quintaux.

Le commissariat régional a, par ailleurs, achevé la mise en œuvre de plusieurs programmes de sensibilisation, d’encadrement technique et d’accompagnement au profit des différents intervenants du secteur.

Supervisant la cérémonie d’ouverture de la campagne en présence des responsables régionaux et locaux, le gouverneur de Bizerte, Salem Ben Yaâcoub, a affirmé que l’ensemble des dispositions nécessaires à la sécurisation de la récolte avait été pris grâce à la mobilisation coordonnée des différentes structures concernées. Il convient de rappeler que les superficies consacrées aux grandes cultures dans le gouvernorat de Bizerte atteignent 176 mille hectares, dont 100 mille ha de céréales, 58 mille ha de cultures fourragères, 14 800 ha de légumineuses sèches et 2 700 ha de colza.

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Mondial 2026 : les excuses de Lamouchi suffiront-elles ?

Von: farhat
09. Juni 2026 um 16:43

Après la courte défaite face à l’Autriche et la prestation mi-figue, mi-raisin, les Tunisiens espéraient voir leur équipe nationale réagir sur le plan moral et faire bonne figure face à la Belgique. Mais leurs espoirs se sont effondrés au terme d’une rencontre à oublier au plus vite.
La défaite concédée samedi dernier par la sélection tunisienne face à la Belgique a mis à nu les choix erronés de Sabri Lamouchi. Des choix déjà controversés depuis l’annonce de la liste des convoqués pour le Mondial. Face à l’Autriche, loin d’être un foudre de guerre, l’équipe de Tunisie a été très quelconque, mais samedi face à la Belgique, elle a été tout simplement catastrophique à tous les niveaux.

A côté du sujet
Le sélectionneur national est passé très largement à côté de la plaque. A quelques jours de son premier match face à la Suède, Sabri Lamouchi tâtonne encore et continue à évaluer ses joueurs, alors qu’il devait aligner son équipe type, celle qui va disputer le premier match du Mondial.
Sabri Lamouchi a complètement dérapé en alignant des joueurs à des postes qui ne sont pas les leurs, à l’instar de Adem Arous qui n’a jamais évolué en latéral droit ou Mohamed Haj Mahmoud et Ismaël Gharbi, sans parler de la désorganisation totale au milieu du terrain avec des joueurs de couloir chargés de la couverture plutôt que de s’occuper de la construction, de la relance et de la création du surnombre à la possession du ballon.
En alignant Adem Arous en latéral droit, tout en laissant sur le banc les véritables titulaires de ce poste, Yan Valery et Moutaz Neffati, le sélectionneur a joué avec le feu et a précipité la débâcle de son équipe. Ainsi, nous avons vu Khalil Ayari et Elias Achouri jouer devant les latéraux, au lieu d’aller de l’avant et de créer le surnombre en attaque, et Ismaël Gharbi et Hazem Mastouri jouer sur la même ligne que les défenseurs centraux.

Statistiques décevantes
Les statistiques de la rencontre face à la Belgique sont nettement défavorables à la Tunisie qui a été accréditée de 30% de possession du ballon et cela s’est répercuté sur ses performances. Dans ce même registre, les Tunisiens n’ont frappé au but que 6 fois avec un seul tir cadré contre 23 tirs pour les Belges dont 11 étaient cadrés. Toujours avec les chiffres, la Belgique a bénéficié de 14 corners sans en concéder le moindre et, là aussi, ce sont les choix de Sabri Lamouchi qui sont remis en question. Des choix qu’il a lui-même considérés hors sujet lors de la conférence de presse après la rencontre. Le sélectionneur a estimé qu’il n’y avait rien de positif et que beaucoup de choses devaient être revues avant le premier match au Mexique.

Des choix inappropriés
Mais la défaite et la manière ont visiblement affecté le moral des joueurs déjà pas au mieux de leur forme physique, très mal préparés sur le plan mental et sans armes devant un adversaire considéré à juste titre comme l’une des meilleures équipes d’Europe et composé de joueurs de très haut niveau. Sans vouloir revenir sur les choix de Sabri Lamouchi au moment d’arrêter la liste des partants au mondial déjà très contestés, nous estimons que sa lecture du jeu, son approche tactique, sa conception du jeu et ses différents choix ne correspondent nullement à une équipe qui dispute dans les prochains jours le mondial. Ses excuses faites à la fin de la rencontre ne suffisent nullement à réparer le mal qu’il a causé à l’équipe de Tunisie qui a généralement réussi ses sorties face aux équipes européennes.

Le mal est fait
Si Sabri Lamouchi assume une grande responsabilité dans cette défaite, les joueurs ont leur part de responsabilité, à commencer par Khalil Ayari qui a joué pour sa propre personne. Individualiste, fantaisiste, le jeune joueur du PSG n’a été d’aucune utilité pour l’équipe. Hazem Mastouri et son remplaçant Firas Chaouat ont été deux des maillons faibles de l’équipe et avec leur manière de jouer et les choix tactiques de Sabri Lamouchi, il ne faut certainement pas s’attendre à des miracles de leur part.
Le jeune âge et le manque d’expérience peuvent être considérés comme des circonstances atténuantes pour plusieurs joueurs jetés dans la gueule du loup par leur entraîneur et qui ont besoin de temps d’adaptation avec l’équipe de Tunisie et son environnement, le temps de trouver leurs repères. Leur convocation à ce mondial semble très précoce.
Aujourd’hui, le mal est fait et il n’est nullement question de faire marche arrière, le plus important est de trouver les mots nécessaires pour retaper le moral des joueurs, soigner leur mental et leur faire oublier cette déroute.
Reste à espérer que Sabri Lamouchi parviendra à redresser la barre, à adopter une approche tactique qui ressemble mieux au profil des joueurs dont il assume la responsabilité de la présence à ce mondial.

Hédi RASSAÂ

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EST : Reghecampf pourrait revenir

Von: farhat
09. Juni 2026 um 16:08

Il ne se passe plus un jour sans que des nouvelles nous parviennent du Parc Hassène Belkhodja. En effet, nous avions évoqué dans de précédentes livraisons le déplacement de Chokri El Ouaer au Maroc pour discuter avec Alexandre Santos, nous avons parlé de contacts avancés avec Sayfallah Ltaïef et de l’abandon de la piste Onuche Ogbelu.

Le plan B
En attendant de connaître l’issue des négociations entre Alexandre Santos et Chokri El Ouaer, nous avons appris que ce dernier a pris ses précautions et mis en place un plan B qui prévoit le retour du Roumain Laurentiu Reghecampf. Cette hypothèse n’est pas à écarter dans la mesure où le dossier de cet entraîneur n’est pas encore complètement fermé étant donné qu’un litige financier est en suspens.

Sahraoui et Bronn dans le viseur
Nous avions également parlé de l’intérêt porté par le nouveau patron du football à l’Espérance au défenseur du Stade Tunisien Marouane Sahraoui qui est en fin de contrat avec l’équipe du Bardo et qui serait intéressé par un retour au Parc Hassène Belkhodja qu’il a quitté assez jeune.
En parallèle, des contacts ont été établis avec l’international Dylan Bronn pour étoffer le compartiment défensif et parer à un éventuel départ de Yassine Meriah. Nous avançons ces deux informations avec réserves, en attendant d’y voir plus clair.

Un Malien pour relever Ogbelu
Après avoir fermé définitivement le dossier de Onuche Ogbelu, Chokri El Ouaer est passé au plan B. Et c’est probablement le Malien Samba Koné, âgé de 24 ans et qui évolue au profit de l’équipe portugaise Académico de Viseu oeuvrant en seconde division.
A priori, Samba Koné a donné son accord pour rejoindre l’Espérance, mais son recrutement passe inéluctablement par un accord avec les responsables de son club avec lequel il est lié par un contrat jusqu’au mois de juin 2027.

Un Brésilien dans le collimateur
Jusque-là, l’Espérance n’a encore engagé aucun joueur étranger et Chokri El Ouaer temporise au sujet de l’étranger qui viendra au Parc. Dans une déclaration à ce sujet, il a indiqué qu’il vise les joueurs d’Amérique latine, probablement le Brésil, où il espère dénicher un attaquant de métier et un buteur patenté.
Ce buteur, c’est José Clayton qui a été chargé de le trouver. L’ex-international tunisien d’origine brésilienne vient de réintégrer la commission technique «sang et or» et aura pour principale mission de dénicher des joueurs de son pays d’origine pour étoffer l’effectif du club dans ses différentes catégories.

Le dossier de Lucas Ribeiro en standby
A côté de cet attaquant attendu avec impatience par les supporters «sang et or», l’idée de recruter un autre Brésilien, Lucas Riberio, le joueur du milieu de Petro Atletico, n’est pas complètement écartée. Le joueur est en fin de contrat le 30 juin en cours et Alexandre Santos le connaît parfaitement pour avoir été son entraîneur en Angola. L’arrivée de Lucas Riberio au Parc Hassène Belkhodja est donc toujours d’actualité et les prochains jours vont éclairer notre lanterne.

Hédi RASSAÂ

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Handball – Élections de la FTHB :  les clubs ont privilégié la continuité 

Von: farhat
09. Juni 2026 um 15:34

«Tout nouveau est beau» dit un proverbe. Mais, celui-ci perd automatiquement son sens et sa touche révolutionnaires, dès qu’il se heurte au mur du conservatisme. C’est là l’impression majeure qui s’est dégagée, au sortir des élections de la Fédération Tunisienne de Handball (FTHB) tenues, samedi dernier, à Hammamet. C’est d’autant plus vrai que ce scrutin s’annonçait serré et indécis, à la faveur notamment de la présence record des représentants des clubs (122 sur 127 affiliés à la fédération) et des appels au changement qui se relayaient, avec un rythme endiablé, sur les médias et Facebook. Bref, un vote-sanction était dans l’air. Or, au décompte final sorti par l’opération de dépouillement des bulletins de vote, la surprise a été immensément fulgurante : 87 voix pour les conservateurs, contre seulement 35 voix pour les défenseurs d’une nouvelle ère. Victoire écrasante qui en dit long sur la nette différence de standing entre les deux camps, c’est-à-dire entre une liste perdante lourdement pénalisée par une campagne électorale catastrophique, parce que lancée à la hâte, presque en dernière minute, et une liste qui a triomphé, pour avoir déclenché sa campagne cinq mois avant le jour du scrutin, ce qui lui a permis de gagner aisément du terrain et de rallier les suffrages, ne laissant que des miettes à la liste rivale, dont le président Kamel Senoussi a été d’ailleurs le premier à aller féliciter son adversaire, dans un beau geste de fair-play fortement salué par une salle debout.

Et de trois pour Karim Helali 
La victoire de la liste «Continuité et réussite», c’est aussi le plébiscite de son chef de file Karim Helali qui, avec cette troisième élection qui ira jusqu’à 2030, vient de battre le record de mandats à la tête de la FTHB (3), faussant ainsi compagnie à Mourad Mestiri, Rafik Khouaja et Youssef Kortbi (deux mandats). Plébiscite aussi, dans la mesure où il a été impitoyablement attaqué et dénigré, des mois durant, sur les réseaux sociaux «pour son narcissisme, sa politique de dictateur et la pauvreté de son bilan de président». Prenant son mal en patience, refusant de faire plaisir à ses rivaux qui l’appelaient à «rendre les armes et le tablier, pour éviter une dure raclée le 6 juin», il a tenu, mordicus, à continuer à se battre, en s’entourant de ses fidèles lieutenants jusqu’à la victoire. «J’ai, dieu merci, la peau d’un rhinocéros», s’exclama-t-il, radieux, après l’annonce du verdict des urnes. «J’ai pu, poursuit-il, résister à une campagne de dénigrement des plus féroces qui visait aussi bien ma personne que ma liste. Aujourd’hui, les évènements m’ont donné raison, comme en témoigne ce vote massif qui nous honore, tout en nous permettant de poursuivre, avec autant de détermination que de sérénité, la réalisation de notre projet mis en place lors du mandat précédent». Et notre interlocuteur de conclure en remerciant les clubs qui lui ont fait confiance, ainsi que la liste rivale «pour sa contribution à la réussite de cette fête de démocratie qui ne peut que nous rassurer sur l’avenir du handball tunisien».

Mohsen ZRIBI 

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La STAM : le syndicat s’oppose à toute privatisation de l’exploitation du quai industriel de Radès

Von: farhat
09. Juni 2026 um 15:04

Le syndicat de base des agents de la Société tunisienne d’acconage et de manutention (STAM) a réaffirmé, mardi, son attachement au maintien du caractère public de l’exploitation du quai des vracs industriels au port de Radès, mettant en garde contre toute attribution de cette activité à des opérateurs privés.

Lors d’une conférence de presse tenue au siège de l’UGTT à Tunis, le secrétaire général adjoint de la centrale syndicale, Wajih Zidi, a souligné que la STAM constitue un maillon stratégique du système portuaire tunisien et contribue directement à l’activité économique et commerciale des ports du pays.

Il a estimé que la perte de l’exploitation du quai industriel risquerait d’affecter les ressources financières de l’entreprise et sa capacité à poursuivre ses missions.

Zidi a rappelé la position constante de l’UGTT en faveur du développement des entreprises publiques à travers le renforcement des investissements et l’amélioration de leur gouvernance, plutôt que la réduction de leur rôle économique.

De son côté, le secrétaire général du syndicat de base de la STAM, Issam Ben Amor, a indiqué que le litige porte sur un appel d’offres relatif à l’exploitation du quai industriel pour une longue période.

Selon lui, certaines conditions techniques, notamment l’exigence que le candidat soit importateur ou exportateur utilisant le quai pour ses propres marchandises, pourraient exclure de fait la STAM de la compétition.

Le syndicat estime que l’enjeu dépasse le cadre de l’entreprise et concerne l’avenir du secteur de l’acconage et de la manutention dans son ensemble.

Il a, par ailleurs, réaffirmé son attachement au dialogue et à la négociation pour parvenir à des solutions garantissant la continuité de l’entreprise et la préservation de l’intérêt général.

 

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Office des céréales : la Tunisie achète 75.000 tonnes de blé tendre par appel d’offres

Von: farhat
09. Juni 2026 um 14:37

L’Office des céréales de Tunisie a fait l’acquisition d’environ 75.000 tonnes de blé tendre d’origine optionnelle dans le cadre d’un appel d’offres international clôturé jeudi dernier, ont rapporté des négociants européens.
Selon Zonebourse, l’organisme public a accepté une offre «tout ou rien» de la part de la société de négoce Bunge, au prix de 268,16 dollars la tonne, frais et fret inclus (C&F), pour la totalité des 75.000 tonnes, précisent les négociants.
«Bunge» avait également soumis une offre inférieure à 267,59 dollars la tonne C&F pour un lot de 25.000 tonnes. L’expédition est prévue entre le 1er juillet et le 15 août, selon l’origine retenue.
Lors de son précédent appel d’offres pour du blé tendre le 31 mars, l’Office tunisien des céréales avait acheté environ 100.000 tonnes.

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Juve : accord trouvé avec Sørloth ?

Von: farhat
09. Juni 2026 um 13:58

À la recherche d’un nouvel avant-centre pour compenser le départ attendu de Dusan Vlahovic, la Juventus avance sur la piste menant à Alexander Sørloth (30 ans, 54 apparitions et 20 buts toutes compétitions cette saison). Selon un quotidien sportif italien, les dirigeants turinois ont trouvé un accord de principe avec l’international norvégien.
Le quotidien italien évoque un contrat jusqu’en juin 2029, avec une année supplémentaire en option. Reste désormais à convaincre l’Atletico Madrid, qui réclame plus de 30 M€ pour son attaquant alors que la Vieille Dame espère boucler l’opération pour un montant inférieur. Les discussions entre les deux formations pourraient également concerner l’avenir de Nico Gonzalez, dont le cas est étudié en parallèle.

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Quand le sport des enfants devient un privilège

Von: farhat
09. Juni 2026 um 09:01

Il fut un temps où l’association sportive de quartier représentait beaucoup plus qu’un simple lieu d’entraînement. Elle était une porte ouverte, parfois la seule, vers un rêve possible. Un enfant y entrait avec un ballon usé, des chaussures modestes, une énergie débordante, et cette conviction silencieuse que le talent pouvait encore parler plus fort que l’argent. Le terrain était un espace de mélange social, de discipline et d’espérance. On y apprenait à courir, à tomber, à se relever, à respecter l’entraîneur, l’adversaire et le groupe. On y apprenait aussi que le sport pouvait sauver un enfant de la rue de l’ennui, du décrochage, parfois même d’un destin déjà écrit par la pauvreté.

Aujourd’hui, cette image s’efface peu à peu. Les associations sportives en Tunisie fonctionnent de plus en plus comme des structures privées, presque comme des sociétés indépendantes. Elles engagent leurs entraîneurs, fixent leurs horaires, organisent leurs catégories, communiquent comme des académies modernes et demandent aux parents des mensualités régulières. Sur le papier, rien de choquant : l’encadrement coûte de l’argent, les entraîneurs doivent être rémunérés, les équipements doivent être entretenus et les déplacements doivent être financés. Mais la question est aussi sociale. Que devient le sport lorsqu’il cesse d’être une passerelle vers l’intégration pour devenir un service payant réservé à ceux qui peuvent suivre ?
Car derrière les discours sur la formation, l’éducation sportive et la détection des talents, une réalité plus dure s’installe. Beaucoup de familles modestes n’osent même plus pousser la porte d’un club. Elles savent déjà que l’inscription, les mensualités, la tenue, les chaussures et parfois les frais annexes pèseront trop lourd sur un budget familial déjà fragile. Le rêve sportif de l’enfant se retrouve alors arrêté non par manque de talent, non par manque de volonté, mais par manque d’argent. On ne lui dit pas toujours directement : «Tu n’as pas ta place». On lui fait simplement comprendre que l’accès a un prix.

Le terrain public, le bénéfice privé
Ce qui rend cette situation encore plus problématique, c’est que ces associations exploitent souvent des infrastructures existantes, mises à disposition ou facilitées par les autorités locales. Des terrains municipaux, des salles publiques, des vestiaires et des espaces construits avec l’argent de la collectivité deviennent le cadre d’activités dont l’accès dépend ensuite de la capacité des parents à payer. Il y a là une contradiction profonde. Si l’infrastructure est publique, qu’elle appartient symboliquement à tous les citoyens, comment accepter que des enfants du même quartier en soient exclus parce que leurs parents ne peuvent pas régler une mensualité ?
Bien sûr, il ne s’agit pas de diaboliser les associations sportives. Beaucoup font un travail sérieux, parfois avec peu de moyens. Beaucoup d’entraîneurs donnent de leur temps, de leur énergie et de leur cœur. Beaucoup de dirigeants se battent pour faire vivre des structures fragiles. Mais il faut avoir le courage de regarder le problème dans son ensemble. Quand une association bénéficie de la tolérance, du soutien ou des infrastructures des autorités locales, elle ne peut pas se comporter uniquement comme une structure commerciale fermée sur sa logique financière. Elle porte aussi une responsabilité sociale. Elle agit dans un espace commun. Elle touche à l’enfance, à la jeunesse, à l’éducation et à l’égalité des chances.
Le sport n’est pas un luxe, il est une école parallèle. Pour certains enfants, il est même plus efficace que bien des discours moraux. Un terrain bien encadré peut éloigner un adolescent de la violence, de la marginalisation ou de la perte de confiance. Dans les quartiers défavorisés, il ne manque pas de talents. Ce qui manque souvent, ce sont les passerelles et les adultes capables de dire : cet enfant ne paiera pas, mais il jouera, parce qu’il a le droit d’essayer.

Redonner sa chance au talent
Il est donc urgent de penser à un mécanisme simple, clair et durable : toute association sportive bénéficiant d’une infrastructure publique ou d’un appui local devrait réserver un nombre déterminé de places gratuites à des enfants issus de familles défavorisées. Pas comme une faveur ni une opération de communication, mais comme un engagement normal. Ce serait une forme de retour à la collectivité. Si la ville offre le terrain et facilite l’activité, alors l’association doit à son tour ouvrir une partie de ses portes à ceux que le marché exclut.
Une telle mesure ne ruinerait pas les associations. Elle pourrait être organisée intelligemment, avec des critères transparents, en coordination avec les écoles, les municipalités, les maisons de jeunes ou les services sociaux locaux. Dans chaque catégorie d’âge, quelques places pourraient être réservées gratuitement. Les enfants concernés seraient sélectionnés selon deux critères simples : la situation sociale et la motivation sportive. L’objectif n’est pas seulement de chercher le futur champion, mais aussi d’offrir à des enfants une discipline, un cadre, une appartenance et une chance.
On demande aux jeunes d’être disciplinés, ambitieux, éloignés des mauvaises fréquentations, mais on leur ferme les lieux où cette discipline peut se construire. On se plaint de la rue, puis on rend le club inaccessible. On regrette la perte des valeurs, puis on transforme l’éducation sportive en produit commercial. On admire les grands sportifs quand ils réussissent, mais on oublie que beaucoup d’entre eux viennent de milieux simples, de quartiers ordinaires, parfois difficiles. Avant d’être des stars, ils étaient des enfants qui avaient seulement besoin qu’un adulte leur dise : «Viens, tu peux jouer.»
Le talent n’habite pas seulement les familles capables de payer. Il ne choisit ni l’adresse, ni le revenu des parents, ni la marque des chaussures. Il apparaît parfois dans une ruelle poussiéreuse, sur un terrain vague, dans une cour d’école, chez un enfant silencieux que personne ne remarque. Une politique sportive juste doit aller chercher ce talent-là. Elle doit le protéger de l’exclusion précoce. Car lorsqu’un enfant comprend très tôt que son rêve dépend de l’argent de ses parents, il n’abandonne pas seulement un sport. Il perd aussi une partie de sa confiance dans la justice sociale.
Il faut donc remettre du sens dans le fonctionnement de nos associations sportives. Elles peuvent continuer à percevoir des mensualités de ceux qui peuvent payer, car leur équilibre financier en dépend. Mais elles doivent aussi assumer une mission d’ouverture. Une association sportive n’est pas une salle privée de loisir. Elle travaille avec des enfants, pas avec de simples clients. Et un enfant ne devrait jamais être réduit à cette phrase brutale : «Tu payes ou tu ne joues pas». Le sport tunisien progressera lorsqu’il redeviendra capable d’accueillir ceux qui n’ont rien d’autre que leur talent et leur volonté. Offrir quelques places gratuites n’est pas un geste secondaire. C’est une manière de réconcilier le sport avec sa vocation première : former, rassembler et donner une chance.

Zouhaïr BEN AMOR (Universitaire)

 

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Pronostic Quinté : Prix Benjamin Boutin à Longchamp

Von: farhat
08. Juni 2026 um 22:00

Pour cette 8ème course à Compiègne, découvrez notre pronostic du  Temps/ Temps News.  Nous avons analysé les forces en présence pour vous livrer une sélection optimisée :
​11-1-12-5-7-13-14
​Le cheval 11– Faolio  s’impose comme notre base solide pour ce Spécial Quinté, tandis que le 12– Egyptian Glory sera notre outsider préféré, capable de créer la surprise à belle cote. Une combinaison équilibrée pour viser les sommets sur l’hippodrome de Compiègne;

Retrouvez ici l’Analyse du Temps, notre étude approfondie des 16 partants du Prix Benjamin Boutin. Nous décryptons pour vous la forme, les statistiques et les meilleures chances de ce rendez-vous à Compiègne:

1. Bon Viveur : Poulain très régulier qui prend part à son premier handicap à sa juste valeur. Tous les feux sont au vert pour une belle surprise.

2. Chica Suerte : Reste sur un succès à Châteaubriant mais se voit pénalisée de trois kilos. Sa marge étant réduite, elle visera une petite place.

3. Deux Ponts : Auteur de deux bons parcours de remise en route dans des lots bien composés. Débutant à sa valeur, il détient beaucoup d’atouts.

4. Zarland : Raccourci après une tentative honorable sur plus long. Resté en forme le matin, il espère la pluie pour exprimer pleinement ses capacités.

5. Hendrixx : Poulain tardif en constants progrès venant de s’imposer de belle manière. Profitant des pluies annoncées et d’une bonne corde, il s’annonce confiant.

6. Incentive Victory : À reprendre sur sa dernière sortie sur une distance trop courte. Si l’épreuve est rythmée pour canaliser son influx, elle s’illustrera.

7. Sea Nymph : Pouliche régulière bien placée sur l’échelle des valeurs. Devant composer avec un numéro tout à l’extérieur, cela reste son seul bémol.

8. Ti Amo Bello : Malchanceux dernièrement à ParisLongchamp mais resté en forme. Évoluant sur sa distance, il a les moyens d’intégrer la bonne combinaison.

9. The Tinker : Ne dispose pas d’une grande marge mais reste sur une fin de course séduisante à ce niveau. Prudent de ne pas l’éliminer.

10. Zelzara : Ses deux récentes sorties sont meilleures que ne l’indiquent ses classements. Si elle trouve l’ouverture au moment opportun, elle se placera.

11. Faolio : Irréprochable depuis ses débuts et récent deuxième de Quinté+. Sans point négatif hormis la découverte du tracé, il détient une première chance.

12. Egyptian Glory : Souffle le chaud et le froid et reste difficile à cerner. Performance en demi-teinte récemment, elle est difficilement recommandable ce mardi.

13. Howitzer : Convaincant pour ses débuts à ce niveau et resté en forme. Le rallongement de la distance l’avantagera, belle carte à jouer.

14. Samor : À reprendre sur sa récente tentative sur une distance trop longue. Débutant dans les handicaps à sa juste valeur, il doit faire l’arrivée.

15. Tevere : Quatrième récemment à ParisLongchamp et restée dans de bonnes dispositions. Bien qu’en phase de réglages, sa compétitivité est réelle à ce poids.

16. Hey Jo : Rentrée encourageante à Lyon mais se retrouve en première épreuve sur une distance limite. Contraint d’attendre, il est à suivre pour l’avenir.

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Entretien entre le ministre de la Défense et le commandant des forces navales américaines pour l’Europe et l’Afrique

Von: farhat
08. Juni 2026 um 19:55

Le ministre de la Défense nationale, Khaled Sehili, a reçu, lundi, au siège de son département, le commandant des forces navales américaines en Afrique et en Europe, l’amiral George M. Wikoff. La rencontre s’est déroulée en présence de l’ambassadeur des États-Unis à Tunis, du chef d’état-major de la Marine nationale et de plusieurs hauts responsables des deux pays.

À cette occasion, le ministre a souligné la solidité des relations d’amitié et de coopération unissant la Tunisie et les États-Unis, mettant en avant leur niveau particulièrement avancé, illustré notamment par la multiplication des visites de hauts responsables américains à Tunis, selon un communiqué du ministère de la Défense.

Le ministre s’est félicité des résultats positifs du programme de coopération militaire bilatérale, caractérisé par sa profondeur, sa diversité et son développement continu, en particulier depuis la mise en œuvre de la feuille de route de coopération militaire 2020-2030 entre les deux pays.

Et d’ajouter que ce programme repose sur un partenariat stratégique de long terme, couvrant non seulement le soutien logistique et technique aux forces armées tunisiennes, mais également les domaines de l’entrainement, de la formation et des exercices militaires conjoints.

Le ministre a, en outre, exprimé, l’aspiration de la Tunisie de renforcer davantage les échanges d’expertise et de bonnes pratiques dans le domaine du renforcement des capacités maritimes et de l’amélioration de la préparation opérationnelles des forces spéciales navales.

Il a indiqué que cet objectif s’inscrit dans la perspective de la création d’un « centre d’excellence pour les forces navales d’élite », destiné à consolider le rôle de la Tunisie comme pôle régional de formation et d’entraînement, notamment à travers l’organisation d’activités et d’exercices conjoints multilatéraux tels que l’exercice naval « Phoenix Express ».

De son côté, l’amiral George M. Wikoff a salué la qualité de la coopération militaire entre la Tunisie et les États-Unis, ainsi que les compétences et capacités de la Marine tunisienne en matière de formation et d’entraînement, mises en évidence lors de l’exercice naval « Phoenix Express » organisé en Tunisie.

Il a réaffirmé l’engagement des Etats-Unis à poursuivre et renforcer la coopération bilatérale, en soutenant le développement des capacités navales de la Marine tunisienne et à l’amélioration de leur niveau opérationnel, au service de l’intérêt commun des deux pays.

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Rencontre entre le ministre des Affaires sociales et le directeur général de l’OIT lors de la 114e Conférence internationale du Travail

Von: farhat
08. Juni 2026 um 19:03

Le ministre des affaires sociales Iassam Lahmar, a examiné au cours d’un entretien  lundi à Genève avec le directeur général de l’Organisation internationale du travail (OIT) Gilbert Houngbo, les moyens de renforcer les relations de coopération et de partenariat entre la Tunisie et l’OIT qui se poursuivent depuis 1956, notamment dans les domaines de l’emploi, des relations professionnelles et de la protection sociale.

Lahmar, qui préside une délégation tripartite tunisienne  participant à la 114ème session de la conférence internationale du travail, a souligné au cours de cet entretien qui s’est déroulé en présence du chargé d’affaires par intérim de la mission permanente de Tunisie à Genève Wadii Becheikh, l’engagement de la Tunisie à s’adapter aux mutations technologiques que connait le monde à travers une étude ayant pour thème « l’impact de l’intelligence artificielle sur le marché de l’emploi » en vue de garantir une meilleure utilisation de l’intelligence artificielle et la préservation d’un climat de travail décent.

A cette occasion, il a salué le rapport du directeur général intitulé « l’intelligence artificielle au service d’un travail décent », qui a fait l’objet de discussions au cours de la 114e session de la conférence internationale du travail.

Le ministre des affaires sociales a affirmé que la Tunisie s’emploie à introduire une révolution législative en vue de consacrer les fondements de la justice sociale et en particulier le travail décent, à travers de nouvelles conceptions pour la révision du code du travail et le système de sécurité sociale dans le cadre d’une approche globale et l’insertion de la médiation dans le code de travail pour résoudre les litiges professionnels, considérée comme l’un des meilleurs mécanismes reconnus à l’échelle internationale pour préserver la paix sociale.

De son côté, le directeur général de l’OIT a souligné l’importance du partenariat stratégique avec la Tunisie et des réalisations qu’elle a accomplies dans le domaine du développement des législations nationales, en consécration des principes du travail décent et de la justice sociale.

Il a loué le rôle de la Tunisie au niveau arabe et africain en tant que membre du conseil d’administration de l’OIT.

A noter que l’ordre du jour de la 114e session comprend notamment l’examen des rapports de la présidente du conseil d’administration et du directeur général, le suivi de la mise en oeuvre des conventions et recommandations  de l’organisation internationale du travail et des discussions autour des dossiers du travail décent dans l’économie des plateformes numériques et la promotion du programme visant à réaliser l’égalité des sexes sur le lieu de travail.

 

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