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Empfangen — 23. September 2026 ⏭ Französischsprachig

Retour volontaire : Nafti s’entretient avec la directrice générale de l’OIM

Von: tmps
23. September 2026 um 11:17

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, s’est entretenu mardi, à New York, avec la directrice générale de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), Amy Pope

Les relations de coopération entre la Tunisie et l’OIM ont été au centre de cet entretien tenu en marge de la session de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, indique un communiqué publié mercredi par le département des Affaires étrangères.

A cet égard, les deux parties ont examiné les résultats du mécanisme de retour volontaire et de réintégration qui a abouti au retour volontaire de 5 077 migrants en situation irrégulière depuis le 1er janvier 2026, portant ainsi à 25 351 le nombre total des migrants en situation irrégulière ayant bénéficié de ce mécanisme depuis sa mise en place.

Ils ont souligné l’importance de poursuivre la coordination entre toutes les parties, afin d’accélérer le rythme des opérations de retour volontaire et d’assurer une réintégration durable des bénéficiaires dans leurs pays d’origine, saluant les efforts déployés par l’OIM dans ce sens.

Le ministre a réaffirmé la position de la Tunisie, qui refuse que son territoire soit une terre d’installation ou de transit, appelant à l’adoption d’une approche globale des questions migratoires, fondée sur la responsabilité partagée, le respect de la souveraineté des États, de la dignité humaine, des droits de l’Homme et la lutte contre les réseaux de traite des êtres humains.

Nafti a, en outre, plaidé pour une action internationale visant à se pencher sur les causes profondes de la migration irrégulière, en vue de mettre en place des solutions plus efficaces permettant d’assurer un équilibre entre la lutte contre la migration irrégulière et le renforcement des voies de migration régulière, conformément au Programme de développement durable à l’horizon 2030.

De son côté, Amy Pope s’est félicitée du niveau de coopération entre l’Organisation Internationale pour les Migrations et la Tunisie, soulignant l’importance, d’une part, des programmes de développement et, d’autre part, du démantèlement des réseaux de traite des êtres humains en vue de s’attaquer aux causes profondes du phénomène de la migration irrégulière.

Par ailleurs, les deux parties ont passé en revue plusieurs programmes mis en œuvre par l’OIM et destinés aux compétences résidant à l’étranger, afin de leur permettre de contribuer aux efforts de développement dans leurs pays d’origine.

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Quand la CNSS et la CNRPS siphonnent les finances de la CNAM : les créanciers et le système de santé trinquent

Von: tmps
23. September 2026 um 10:16

Les dettes de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) envers les hôpitaux publics ont dépassé 2,2 milliards à fin juin 2026, selon un bilan arrêté à fin juin 2026 par le Syndicat général des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes hospitalo-universitaires.

Ces dettes ont enregistré une forte hausse par rapport à fin 2025 (environ 1,95 milliard de dinars) et fin 2024 (près de 1,5 milliard de dinars).

Les structures sanitaires publiques dont les créances auprès de la CNAM étaient particulièrement élevées en juin dernier sont, entre autres, l’hôpital universitaire Fattouma Bourguiba de Monastir (plus de 135 millions de dinars) et les hôpitaux Farhat Hached et Sahloul à Sousse, ainsi que Charles Nicolle à Tunis (entre 130 et 135 millions de dinars).

L’origine du mal remonte à 2015, lorsque le gouvernement avait fait le choix de réorienter une grande partie des cotisations sociales perçues par la CNAM vers la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS) pour pallier leurs déficits et garantir le versement des pensions de retraite et autres prestations sociales, causant une grave crise de liquidités au niveau de la caisse chargée d’administrer le régime national d’assurance-maladie.

Selon le dernier rapport du ministère des Finances sur les établissements publics, publié début 2024, les dettes cumulées de la CNSS et de la CNRPS envers la CNAM atteignaient la somme colossale de 8,787 milliards de dinars à la fin de l’année 2022. Cette somme aurait augmenté considérablement au cours des dernières années. Mais l’impact de la crise de liquidités de la CNAM ne s’arrête pas au niveau des établissements publics de santé. Privés de ces fonds importants, ceux-ci rencontrent de grandes difficultés financières pour assurer leurs charges de fonctionnement, entretenir leur matériel ou régler leurs propres fournisseurs. Ainsi, une boucle de non-paiement s’est formée menaçant l’ensemble des intervenants, tels que la Pharmacie centrale de Tunisie (PCT), les fournisseurs d’équipements et de consommables médicaux ou encore les laboratoires pharmaceutiques locaux et étrangers. Le système de santé fonctionne comme une chaîne, dont les différents maillons sont interdépendants financièrement.

Début septembre, la Chambre syndicale nationale des entreprises de dispositifs et équipements médicaux a pressé les autorités de tutelle d’accélérer le règlement des créances accumulées par ces entreprises auprès des établissements publics de santé.

Cet appel a été lancé à l’issue d’une Assemblée générale de la Chambre syndicale consacrée au suivi des derniers développements des travaux de la commission mixte entre le ministère de la Santé et la Chambre, ainsi qu’à l’évaluation de la situation actuelle du secteur.

Lors de cette réunion, les acteurs du secteur ont fait état de tensions de trésorerie asphyxiantes liées au retard de paiement de leurs créances accumulées auprès des structures sanitaires publiques. Ils ont également indiqué que ces difficultés financières ont franchi un cap critique et commencent à se répercuter directement sur les stocks disponibles, faisant planer le spectre d’une pénurie généralisée de matériel médical au sein des établissements publics. 

Une réforme globale est plus que jamais nécessaire 

Face à ces difficultés croissantes, le gouvernement avait annoncé, fin 2025, l’octroi d’un financement exceptionnel de 290 millions de dinars destiné à soulager la trésorerie des hôpitaux publics. Cette enveloppe devait notamment leur permettre d’apurer une partie des impayés envers la Pharmacie centrale de Tunisie, afin de garantir la continuité de l’approvisionnement en médicaments.

Le manque de liquidités de la CNAM donne, par ailleurs, du fil à retorde aux prestataires de soins privés. Début juillet dernier, le Syndicat tunisien des médecins libéraux (STML) a tiré la sonnette d’alarme sur un allongement inquiétant des délais de paiement de ses adhérents par la caisse dans le cadre du système du tiers payant. 

«La crise relative au système du tiers payant n’est pas nouvelle, mais elle s’aggrave jour après jour du fait de l’accumulation des créances des médecins du secteur privé auprès de la CNAM, lesquelles ont atteint environ 80 millions de dinars», ont précisé les représentants du syndicat lors d’une séance d’audition par la Commission de la santé, des affaires de la femme, de la famille, des affaires sociales et des personnes handicapées relevant de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

Les représentants du STML ont également indiqué que cette situation «a provoqué une crise de liquidité aiguë pour les médecins du secteur privé, en particulier les médecins de première ligne, tout en ayant un impact négatif sur la relation entre le médecin et le patient». Auparavant, le Syndicat tunisien des biologistes privés a également interpellé récemment la caisse pour le règlement immédiat de ses arriérés de paiement, enregistrant des retards similaires de 5 à 6 mois. Ces impayés récurrents constituent, selon le syndicat, «une violation flagrante de la convention sectorielle et placent les laboratoires d’analyses dans l’incapacité d’honorer leurs engagements envers leurs fournisseurs, l’administration fiscale et les caisses de sécurité sociale, mettant en péril la qualité des soins et la sécurité des patients». 

Même constat du côté des pharmaciens d’officine, qui ont menacé à maintes reprises de suspendre le système du tiers payant, avant de trouver un accord de dernière minute avec la CNAM.  

Pour sortir de cette impasse, les prestataires de soins réclament une réforme en profondeur du régime d’assurance maladie, qui doit passer en premier lieu par le transfert direct et intégral des cotisations salariales vers la CNAM, afin de garantir une couverture sanitaire universelle effective et pérenne pour l’ensemble des citoyens.

Walid KHEFIFI

 

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Livres parascolaires : est-ce nécessaire ? 

Von: tmps
23. September 2026 um 09:33

Depuis plusieurs années, les livres parascolaires accompagnent les élèves dès la première année de leur scolarité. Ces livres n’ont jamais été prescrits dans les programmes officiels et pourtant, ils sont très sollicités par les parents qui les considèrent comme un outil pédagogique supplémentaire et presque nécessaire à la révision des différentes matières étudiées à l’école. D’où la prolifération des maisons d’édition de ce genre de manuels parascolaires qui couvrent presque toutes les disciplines et tous les niveaux scolaires.

Dès la rentrée scolaire, les élèves s’approvisionnent des manuels scolaires, mais au fur et à mesure que les cours avancent, on recourt aux livres parascolaires qui sont d’ailleurs conçus selon les besoins de l’élève et en conformité avec les programmes officiels pendant toute l’année scolaire. C’est que les élèves se les procurent souvent, soit à la demande de l’enseignant, soit à l’initiative des parents.

Les manuels scolaires sont-ils insuffisants ?

Pour la plupart des parents qui aspirent à l’excellence de leurs enfants, les cours donnés à l’école (primaire ou secondaire) ne semblent pas assez suffisants pour obtenir de bons résultats. Les élèves, eux-mêmes, trouvent du plaisir à consulter les livres parascolaires, considérés comme un additif aux manuels scolaires utilisés à l’école et où souvent, les exercices proposés sont accompagnés de leurs corrigés. Et puis, ces parascolaires sont généralement des livres très attractifs pour la qualité de leur papier, la répartition des révisions et surtout pour les images et les photos en couleur qui s’y trouvent. 

De même, le manuel scolaire reste un outil essentiel pour l’enseignant et l’élève à la fois. On l’exige à chaque rentrée scolaire, à chaque cours, surtout pour faire ses devoirs de maison. Il est l’expression des programmes officiels aux yeux des élèves, des parents et des enseignants puisque les devoirs proposés dans les livres parascolaires doivent refléter exclusivement le contenu des manuels scolaires utilisés en classe.  En dispensant leurs cours en classe, il est évident que l’enseignant est appelé à utiliser scrupuleusement les manuels scolaires officiels car il va sans dire que les premières acquisitions se font à partir de ces mêmes manuels scolaires. Toutefois, il arrive que ces mêmes manuels ne suffisent pas, vu la plage horaire limitée accordée à l’enseignant dans l’accomplissement de son cours.

Pourquoi cet engouement pour le parascolaire ?

L’enseignement en Tunisie a connu plusieurs réformes depuis l’indépendance jusqu’à nos jours ; ces réformes ont supprimé des contenus et en ont ajouté d’autres en changeant parfois les méthodes adoptées par le processus des différents apprentissages, selon la matière enseignée. Cela a énormément influé sur la capacité des parents, même les plus instruits, à suivre et à encadrer leurs enfants, étant complètement déphasés ou dépassés par les nouveaux contenus et procédés adoptés. D’où la prolifération des livres parascolaires qui semblent apporter les solutions adéquates aux parents et à leurs enfants en leur offrant des méthodes plus faciles à assimiler les nouveaux programmes officiels.

 Les apprenants se dirigent alors vers les parascolaires pour combler certaines lacunes ou se rattraper à travers les exercices qui y sont proposés. «On n’a jamais fait la totalité des exercices figurant dans le manuel des mathématiques, nous a confié un élève de 2e année secondaire, le professeur ne choisit que quelques-uns, faute de temps, et il nous demande de terminer le travail à la maison. Je me dirige alors vers le manuel parascolaire où je trouve un grand nombre d’exercices avec leurs corrigés.»

Ces parascolaires sont très appréciés par les élèves, car ils collent au plus près aux besoins des programmes officiels et des épreuves des différents examens trimestriels. «Il n’y a qu’un seul manuel pour chaque discipline, nous a annoncé Hajer, élève en 3e année Sciences expérimentales, alors que c’est l’embarras du choix pour les parascolaires ; on y trouve toute une gamme de titres pour une seule matière, une infinité d’exercices corrigés. On est libre d’acheter ce qu’on veut, tout en choisissant minutieusement les bons titres qui nous aident vraiment dans nos études…»

Le parascolaire, fortement prisé

Les librairies regorgent de ces livres parascolaires, considérés par les parents et même certains enseignants comme un outil didactique important pour la révision. On y trouve dans leur devanture plus de manuels parascolaires que de livres scolaires. En effet, l’offre des éditeurs de ces parascolaires est riche, le meilleur moyen reste donc de comparer. D’autres avantages que les élèves trouvent dans ces parascolaires se rapportent à la mise en page qui est généralement claire et gaie ainsi qu’aux contenus qui sont aérés ; il existe des commentaires, des analyses, des tests et des devoirs corrigés et même des synthèses des différents cours qui ont pour but de faciliter les révisions.  Une parente d’élève nous a d’ailleurs confirmé cette prédilection pour les manuels scolaires : «Mes enfants sont encore en cycle primaire, c’est grâce à ces parascolaires que j’arrive à suivre leur progression scolaire ; cela leur permet de faire le maximum d’exercices à la maison, surtout pendant les périodes de révision…»

Hechmi KHALLADI 

 

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La Tunisie à l’ONU : entre affirmation diplomatique et défense des intérêts nationaux

Von: tmps
23. September 2026 um 08:26

Par Ahmed NEMLAGHI

À l’occasion de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, et sur instructions du Président de la République, Kaïs Saïed, le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, conduira la délégation tunisienne à New York. Au-delà des interventions officielles et des rencontres bilatérales, cette participation constitue une occasion d’examiner les priorités de la diplomatie tunisienne, ses marges de manœuvre et les enjeux auxquels elle est confrontée dans un environnement international en recomposition.

La présence tunisienne à New York intervient dans un contexte marqué par la multiplication des crises internationales, l’affaiblissement des mécanismes de coopération multilatérale et la persistance de conflits dont les répercussions dépassent largement les frontières des pays concernés. La 81e session de l’Assemblée générale s’inscrit ainsi dans une période où la capacité des organisations internationales à produire des réponses collectives est soumise à des pressions politiques, sécuritaires et financières.

Le thème retenu pour cette session, «Restaurer la confiance, gérer la transformation : une ONU au service de tous», traduit les préoccupations de l’Organisation face à ces évolutions. Le président de l’Assemblée générale, Khalilur Rahman, a notamment placé le renouvellement du multilatéralisme, la paix, le développement durable, la résilience climatique et la gouvernance numérique parmi les priorités de son mandat.

Pour la Tunisie, cette séquence diplomatique offre un cadre permettant de réaffirmer ses positions sur les grandes questions internationales, tout en participant aux discussions consacrées aux enjeux qui touchent directement les pays en développement. La portée de cette participation dépendra toutefois autant des déclarations prononcées que des possibilités de coopération et de suivi qui pourront en découler.

La confiance dans le multilatéralisme, un enjeu central

Le choix du thème de la 81e session intervient alors que le système multilatéral est confronté à une difficulté majeure : concilier les principes de la Charte des Nations unies avec les rapports de force qui structurent les relations internationales.

L’Assemblée générale réunit les 193 États membres de l’ONU, chacun disposant d’une voix. Elle constitue un espace de représentation universelle, mais ses résolutions ne disposent pas toutes de la même portée juridique que les décisions contraignantes adoptées par le Conseil de sécurité dans le cadre de ses compétences. Cette distinction rappelle les possibilités et les limites de l’institution : elle permet aux États de présenter leurs positions, de négocier et de construire des convergences, sans pouvoir à elle seule garantir l’application de toutes les décisions adoptées.

Dans ce contexte, la question de la confiance ne se limite pas au fonctionnement administratif des Nations unies. Elle renvoie également à la perception de l’équité du système international, à la capacité des institutions à répondre aux crises et à la cohérence de l’application des principes du droit international.

La guerre en Ukraine, les tensions au Moyen-Orient, les crises humanitaires et les difficultés rencontrées dans la lutte contre le changement climatique illustrent la complexité de cet environnement. Les dirigeants réunis à New York doivent notamment aborder les conflits en cours, les questions de sécurité alimentaire et énergétique ainsi que les conséquences des perturbations géopolitiques sur les échanges internationaux.

La participation tunisienne se déroulera donc dans un espace où la défense des principes multilatéraux s’accompagne d’un enjeu pratique : faire en sorte que les engagements internationaux se traduisent par des mécanismes de coopération concrets.

Le droit au développement : au-delà des déclarations de principe

Parmi les dossiers inscrits au programme de Mohamed Ali Nafti figure le droit au développement. Ce choix prend place dans le cadre d’une réunion de haut niveau consacrée au 40e anniversaire de la Déclaration des Nations unies sur le droit au développement, adoptée en 1986.

Le sujet revêt une importance particulière pour les pays qui cherchent à concilier leurs objectifs de croissance, leurs contraintes financières et les exigences liées à la transition écologique. Le droit au développement pose notamment la question de la participation des populations aux décisions qui les concernent et de la répartition équitable des ressources et des opportunités.

Pour les pays à revenu intermédiaire, l’enjeu ne se résume pas à l’accès à une aide extérieure. Il concerne également les conditions de financement, l’accès aux technologies, les possibilités d’investissement et la capacité à construire des politiques publiques durables.

La Tunisie pourra, dans ce cadre, faire valoir ses préoccupations relatives au développement et à la coopération internationale, conformément aux convictions du Président Kaïs Saïed, même si le communiqué du ministère ne précise pas les propositions concrètes que la délégation tunisienne entend défendre lors de cette réunion. Il conviendra donc de distinguer les orientations annoncées des engagements qui pourraient être formulés au cours des travaux.

La réunion de haut niveau prévue le 24 septembre s’inscrit dans l’agenda de l’ONU consacré aux menaces existentielles liées à l’élévation du niveau de la mer. Elle doit permettre d’examiner les réponses internationales face aux risques qui pèsent sur les territoires et les populations concernés.

Pour la Tunisie, la question présente plusieurs dimensions : la protection des espaces côtiers, la préservation des activités économiques liées au littoral et la mobilisation de ressources pour l’adaptation. Une approche diplomatique de ce dossier peut également favoriser les échanges d’expertise et la coopération avec les pays confrontés à des problématiques comparables.

Toutefois, la participation à une réunion internationale ne constitue pas, en elle-même, une réponse aux vulnérabilités nationales. L’efficacité des engagements dépendra de leur traduction dans les politiques publiques, des moyens mobilisés et de la continuité des programmes de coopération.

Cette articulation entre les négociations internationales et les politiques nationales constitue l’un des enjeux récurrents des discussions climatiques. Les États cherchent à obtenir des engagements collectifs, tout en devant adapter leurs propres infrastructures et leurs dispositifs de prévention.

Le débat porte ainsi sur plusieurs dimensions : la capacité des systèmes de santé à détecter les menaces, l’accès aux moyens de prévention et de traitement, le partage des informations scientifiques et la coordination entre les États.

Pour la Tunisie, ce cadre offre une possibilité de renforcer les échanges avec les partenaires internationaux dans le domaine sanitaire. Il soulève également la question de la résilience des systèmes de santé et de la capacité à faire face à des crises dont les conséquences peuvent être à la fois sanitaires, économiques et sociales.

La portée de la réunion dépendra notamment des engagements financiers, des mécanismes de coopération et des dispositifs de suivi adoptés. L’expérience de la Covid-19 a montré que la prévention des crises sanitaires ne relève pas uniquement de la responsabilité des autorités médicales. Elle implique également les politiques de financement, la coordination institutionnelle et la confiance du public dans les mesures de santé publique.

Une coordination arabe à l’épreuve des divergences régionales

Le programme du ministre prévoit par ailleurs la présidence de la réunion de coordination des ministres arabes des Affaires étrangères. Cette responsabilité s’inscrit dans un contexte régional marqué par des crises persistantes et des positions parfois divergentes entre les États.

La coordination arabe constitue un espace de concertation destiné à favoriser les échanges sur les questions inscrites à l’ordre du jour international. Sa portée dépend toutefois de la capacité des pays participants à identifier des positions communes et à dépasser leurs différences de priorités.

Les tensions au Moyen-Orient, la situation humanitaire dans les zones de conflit et les débats relatifs au respect du droit international figurent parmi les questions qui structurent l’environnement diplomatique régional. Les discussions de l’Assemblée générale doivent se dérouler dans un contexte où les crises au Moyen-Orient et les difficultés de règlement des conflits occupent une place importante dans l’agenda international.

La présidence tunisienne de la réunion de coordination arabe représente, sur le plan institutionnel, une occasion de contribuer aux échanges entre les délégations. Elle ne préjuge cependant pas du contenu des positions qui seront adoptées collectivement ni du degré de convergence entre les différents participants.

L’intérêt de ces rencontres réside aussi dans leur articulation avec les réunions ministérielles régionales et celles des groupes d’appartenance de la Tunisie. Ces différents cadres permettent aux États de coordonner leurs interventions selon les dossiers et les espaces de négociation concernés.

Les entretiens bilatéraux : la dimension opérationnelle de la visite

Au-delà du débat général et des réunions thématiques, la diplomatie bilatérale occupera une place importante dans le déplacement de Mohamed Ali Nafti. Le ministre doit tenir une série d’entretiens avec ses homologues de pays partenaires ainsi qu’avec des responsables d’organisations internationales.

Selon le communiqué du ministère des Affaires étrangères, ces rencontres porteront sur le renforcement de la coopération dans différents domaines et sur l’échange de points de vue concernant les questions régionales et internationales d’intérêt commun.

Ces entretiens constituent un outil habituel de la diplomatie multilatérale. Ils permettent de maintenir des contacts politiques, d’examiner des dossiers de coopération et de préparer d’éventuelles initiatives communes. Leur portée réelle dépend néanmoins des sujets abordés, du niveau des engagements et des suites qui leur sont données.

Pour la Tunisie, les rencontres bilatérales peuvent également servir à faire avancer des dossiers liés aux relations économiques, à la coopération technique et aux questions migratoires, sous réserve des accords et des priorités effectivement discutés. Le communiqué officiel ne fournit pas, à ce stade, la liste des interlocuteurs ni le détail des dossiers qui seront abordés au cours de ces réunions.

 

L’enjeu est donc de transformer les échanges diplomatiques en résultats mesurables : accords, programmes de coopération, mobilisation de financements ou coordination sur des dossiers précis. Cette dimension de suivi permet d’apprécier la continuité entre la représentation internationale et l’action diplomatique au quotidien.

Une présence internationale dont la portée reste à concrétiser

La participation tunisienne à la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies s’inscrit dans un programme couvrant plusieurs dimensions de la diplomatie contemporaine : développement, environnement, santé, coopération arabe et relations bilatérales.

Les thèmes retenus pour les réunions de haut niveau correspondent à des enjeux qui dépassent les frontières nationales et nécessitent des réponses coordonnées. Ils offrent également aux États l’occasion de présenter leurs préoccupations et de participer aux négociations internationales.

Pour la Tunisie, la portée de cette participation devra être appréciée à travers les positions effectivement exprimées, les initiatives défendues et les résultats des échanges avec les partenaires. Les annonces du ministère définissent un cadre de participation, mais ne permettent pas encore de tirer des conclusions sur les engagements qui seront pris ou sur leurs effets futurs.

Dans un système international où la confiance dans les institutions multilatérales est au centre des débats, la question essentielle demeure celle de la traduction des principes en actions. Les travaux de New York permettront aux États de confronter leurs priorités, de rechercher des compromis et d’examiner les moyens de répondre aux crises communes.

La participation de Mohamed Ali Nafti à cette session s’inscrit dans la continuité de la politique étrangère du Président de la République, Kaïs Saïed, fondée notamment sur le renforcement de la coopération internationale et le développement de relations équilibrées avec les différents partenaires de la Tunisie. À travers sa présence à New York, la diplomatie tunisienne réaffirme ainsi son attachement au multilatéralisme et à la coopération comme leviers de dialogue et de défense des intérêts nationaux.

 

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Le ministre de la Défense appelle à développer la production militaire nationale

Von: tmps
23. September 2026 um 08:21

La Tunisie doit mobiliser l’ensemble de ses ressources humaines, matérielles, scientifiques et technologiques afin de soutenir sa transition économique et renforcer ses capacités industrielles nationales, a déclaré mardi le ministre de la Défense, Khaled Sehili.

« La période que traverse la Tunisie nécessite la mobilisation de toutes les ressources et la conjugaison des efforts des institutions publiques et privées », a affirmé Sehili à l’ouverture, au Centre national de cartographie et de télédétection, de la première conférence organisée par le Centre de recherches militaires sur le thème du développement technologique et de l’industrie de défense au service de la sécurité nationale.

Le ministre a notamment souligné l’importance du partenariat public-privé dans la recherche scientifique et le développement technologique, ainsi que de l’ouverture sur les centres de recherche et les pôles technologiques nationaux, selon un communiqué du ministère de la Défense.

Cette démarche doit contribuer à l’élaboration d’une stratégie nationale d’industrie militaire visant à réduire la dépendance aux importations d’équipements de défense et à promouvoir leur fabrication localement, en s’appuyant sur les compétences tunisiennes et le tissu industriel national.

 Sehili a estimé que les entreprises tunisiennes avaient démontré leurs capacités en matière de conception, de développement, de fabrication et d’intégration, avec des niveaux avancés de qualité et de spécialisation.

Il a également appelé à dépasser les projets individuels pour construire une « souveraineté industrielle de défense » durable, fondée sur l’accumulation technologique et un partenariat stratégique entre l’armée, l’université, les centres de recherche et l’industrie nationale.

Des industriels, experts militaires et civils et compétences tunisiennes ont participé à la rencontre, qui a été suivie d’une exposition présentant des produits industriels et des projets d’innovation technologique tunisiens.

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Météo : prévisions du mercredi 23 septembre 2026

Von: tmps
23. September 2026 um 08:04

Le temps sera partiellement nuageux ce mercredi , puis parfois densément nuageux sur les régions côtières avec des pluies éparses, temporairement orageuses et parfois abondantes l’après-midi sur l’extrême Sud, avant de s’étendre localement au Centre au cours de la nuit, selon la prévisions de l’Institut National de la Météorologie (INM).

Le vent soufflera du secteur Nord au Nord et au Centre, et du secteur Est au Sud, relativement fort près des côtes Nord et dans le golfe de Hammamet, et faible à modéré ailleurs.

La mer sera houleuse à agitée dans le Nord et le golfe de Hammamet, et peu agitée dans les autres côtes. Les températures maximales oscilleront généralement entre 28 et 32 degrés, avoisineront 23 degrés sur les hauteurs de l’Ouest, et atteignant 34 degrés dans le Sud- Ouest.

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