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Empfangen — 16. September 2026 ⏭ Französischsprachig

Le réseau de distribution d’eau potable à l’épreuve du temps : urgence d’une refonte globale face au gaspillage

Von: farhat
16. September 2026 um 10:11

Alors que la Tunisie fait face à une crise hydrique persistante et se situe sous le seuil critique de la pauvreté en eau, l’état de l’infrastructure de distribution d’eau potable inquiète. Sur un réseau national s’étendant sur plus de 48.000 kilomètres de canalisations, l’usure des conduites fait peser une lourde menace sur la sécurité hydraulique de la nation. Entre casses à répétition, pertes de volumes massives et coupures intempestives au robinet, la Société Nationale d’Exploitation et de Distribution des Eaux (SONEDE) est confrontée à un défi structurel inédit.

Selon l’expert international en environnement et développement durable, Mohamed Adel Hentati, près de 62% des canalisations du réseau de la SONEDE sont désormais anciennes et vétustes. Dans certaines zones métropolitaines, une partie importante de ces conduites accuse plus de 70 ans d’âge, dépassant largement leur durée de vie opérationnelle théorique.

«La crise hydrique tunisienne est structurelle. Elle résulte de la raréfaction de la ressource, aggravée par le changement climatique, de la surexploitation de nombreuses nappes, du poids considérable de la demande agricole, mais aussi du vieillissement des infrastructures, des pertes dans les réseaux, de besoins importants d’investissement et de difficultés persistantes de gouvernance et de gestion de la demande», explique Raoudha Gafrej, experte en gestion des ressources hydriques et en adaptation au changement climatique.

La dégradation avancée du réseau de distribution se traduit sur le terrain par des chiffres alarmants. Le rendement global du réseau stagne autour de 75%, selon les derniers relevés sectoriels. Cela signifie qu’environ 25% de l’eau potable injectée est purement et simplement perdue en cours d’acheminement, ce qui représente un énorme gâchis de ressources rares et chères. Ce taux monte jusqu’à 50%, selon certaines évaluations d’experts axées sur l’impact direct des fuites.

Conséquence : les coupures d’eau deviennent récurrentes et de plus en plus longues et sévères.  Le directeur régional de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) pour le Grand Tunis, Mounir Dridi, a expliqué récemment que les coupures d’eau se répartissent en trois catégories : des coupures programmées liées à des travaux de maintenance des réseaux et annoncées à l’avance, des coupures imprévues dues à des ruptures de canalisations nécessitant une intervention urgente ainsi que des coupures liées aux opérations de délestage électrique, qui affectent le fonctionnement des stations de pompage. Au bout du compte, les services techniques de la société publique enregistrent en moyenne 70 ruptures de canalisations par jour et recensent environ 200.000 fuites d’eau par an à travers l’ensemble de la République.

Un rythme de renouvellement insuffisant

Malgré l’amélioration ponctuelle des réserves dans les barrages qu’enregistre le pays au cours des années pluvieuses, l’approvisionnement des ménages reste ainsi soumis à d’importantes perturbations. À cela s’ajoute l’altération ponctuelle du goût ou de la couleur de l’eau suite à des réparations lourdes sur les canalisations, poussant un grand nombre de citoyens à se tourner vers l’eau en bouteille, ce qui alourdit davantage le budget des ménages.

Face à ce gâchis hydrique et financier, de grands axes d’action se dessinent pour moderniser la gestion de l’eau en Tunisie. Il s’agit, en premier lieu, d’accélérer le programme de réhabilitation des canalisations. La SONEDE mène un effort constant pour le renouvellement du réseau. Les orientations stratégiques prévoient la modernisation d’environ 1.000 km de conduites vétustes par an, avec des objectifs d’intervention ciblés atteignant jusqu’à 2.000 km selon les programmes de maintenance locale. L’objectif principal est de colmater les fuites à la source et de sécuriser l’approvisionnement durable des foyers. Mais ce rythme de renouvellement des canalisations demeure très modeste par rapport aux besoins.

D’autre part, l’adoption de solutions environnementales innovantes devient une priorité. À l’image du projet pilote déployé dans les gouvernorats de Sousse et de Monastir, le déploiement de compteurs intelligents et de capteurs de pression permet de détecter en temps réel les défaillances et de localiser précisément les fuites.

Plusieurs experts appellent également à la publication d’une cartographie détaillée de l’état du réseau district par district, ainsi qu’à la communication régulière des résultats des analyses de la qualité de l’eau par région, notant que la restauration de la confiance des usagers passe par la transparence des données.

Force est cependant de reconnaître que le renouvellement de l’ensemble des infrastructures de la SONEDE nécessite des investissements colossaux. Alors que l’État consacre des sommes considérables à la création de nouvelles ressources hydriques non conventionnelles telles que les stations de dessalement d’eau de mer à Zarat ou à Sfax, il devient impératif d’équilibrer ces investissements en rénovant simultanément les tuyaux de distribution. Injecter de l’eau dessalée coûteuse dans un réseau défaillant ne fait qu’amplifier le coût financier du gaspillage.

L’assainissement et la rénovation intégrale du réseau de la SONEDE ne constituent plus une simple option technique, mais une exigence de sécurité nationale pour garantir l’accès durable de tous les Tunisiens à une eau potable de qualité.

Walid KHEFIFI

 

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A vos marques, prêts, partez

Von: farhat
16. September 2026 um 09:16

«2,1 millions d’élèves sont inscrits sur la plateforme numérique dédiée à l’inscription en ligne «la vie scolaire» pour l’année 2026-2027, entre le 20 août et le 11 septembre 2026, soit un taux d’inscription de 100%», a révélé le ministère de l’Éducation. Dans le cadre du suivi de l’opération d’inscription scolaire à distance, le ministère a indiqué que 2,014 millions d’élèves avaient réglé les frais d’inscription au cours de la même période, soit 96 de l’ensemble des élèves inscrits.

En ce qui concerne les infrastructures et les équipements scolaires, le ministère de l’Éducation avait précédemment indiqué que la valeur des investissements réalisés dans le cadre de la préparation de la rentrée 2026-2027 avait dépassé 672 millions de dinars, enregistrant ainsi une hausse d’environ 40 millions de dinars par rapport à l’année scolaire précédente.

Dans une déclaration à l’agence Tunis Afrique Presse (TAP), le directeur général des bâtiments et de l’équipement au ministère de l’Éducation, Anis Kouki, a précisé que le programme de préparation à la rentrée avait notamment permis la création de 23 nouveaux établissements scolaires, ainsi que de près de 300 nouveaux espaces d’enseignement, pour un coût dépassant 150 millions de dinars.

Sécurité renforcée

Parallèlement, plus de 1.200 interventions ont été réalisées dans le cadre des différents programmes de maintenance des établissements éducatifs, pour un coût global estimé à près de 400 millions de dinars.

Dans le même contexte, une enveloppe de 68 millions de dinars a été consacrée à un programme de construction de clôtures et de réhabilitation des anciennes clôtures.  «L’objectif est de renforcer la sécurité des élèves et du personnel éducatif, tout en assurant une meilleure protection des établissements scolaires», a-t-il précisé.

Poursuivant sur le volet des équipements, le responsable a indiqué que le ministère avait procédé, en prévision de la nouvelle année scolaire, à l’acquisition de près de 100.000 tables-bancs, pour un coût global dépassant 33 millions de dinars.

Les préparatifs ont également porté sur l’acquisition de plus de 3.000 photocopieurs destinés aux établissements scolaires, pour un coût global supérieur à 15 millions de dinars. Le programme prévoit, en outre, le renforcement des établissements en équipements informatiques ainsi que l’équipement des laboratoires pédagogiques aux différents niveaux d’enseignement, afin d’améliorer les conditions d’étude et de soutenir les établissements existants.

S’agissant de la sécurité des établissements scolaires, le directeur a indiqué que le ministère poursuivait la mise en œuvre d’un programme visant à renforcer leur protection et à sécuriser leur environnement. Dans ce cadre, des caméras de surveillance seront installées dans 2.000 écoles primaires, dans le cadre des préparatifs de la rentrée scolaire 2026-2027.

Transport scolaire : 2.179 lignes prévues

Les préparatifs de la rentrée concernent également le secteur du transport. Dans ce contexte, le ministère du Transport fait état de plusieurs indicateurs en amélioration pour la saison scolaire et universitaire 2026-2027, par rapport à la saison écoulée.

Dans un communiqué, le ministère a indiqué que plusieurs évolutions positives sont attendues, à commencer par une hausse d’environ 4 du nombre d’abonnés parmi les élèves et les étudiants.

Parallèlement, le nombre de lignes scolaires et universitaires devrait passer de 2.134 à environ 2.179 lignes. «Ce chiffre pourrait encore progresser avec la poursuite du renforcement du parc et la mise en œuvre des programmes de recrutement», a précisé le ministère.

Par ailleurs, le ministère a indiqué que, sur le plan du parc dédié au transport scolaire et universitaire, une évolution positive d’environ 13 est également attendue. «Ce parc représente à lui seul près de 52 de l’ensemble du parc affecté au transport des voyageurs», a-t-il souligné.

Dans ce cadre, le ministère du Transport a rappelé que les acquisitions réalisées au profit des sociétés nationales et régionales de transport au titre des années 2025 et 2026 ont porté sur 315 bus neufs auprès du marché local et 762 bus neufs auprès du marché international.

À ces acquisitions s’ajouteront, d’ici à la fin de l’année 2026, 727 nouveaux bus destinés aux régions, dans le cadre de l’appel d’offres international lancé au début de l’année.

Nouha MAINSI

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Rentrée scolaire 2026-2027 : une véritable charge mentale pour les élèves et leurs parents 

Von: farhat
16. September 2026 um 08:26

La rentrée scolaire n’est pas seulement une opération d’achat. C’est aussi un moment important dans la vie de l’enfant. Un enfant qui choisit son cartable, sa trousse, ses couleurs, ses cahiers ou son petit espace de travail à la maison peut se sentir plus motivé pour commencer l’année. Le rôle des parents est donc aussi de transformer cette préparation en moment positif. Il ne s’agit pas de tout acheter au hasard, mais de créer une expérience agréable : prendre son temps, comparer, expliquer, impliquer l’enfant dans les choix et lui donner envie de commencer l’année dans de bonnes conditions. Mais comment préparer psychologiquement nos enfants à la rentrée scolaire ? 

Après plus de trois mois de vacances d’été, ce retour en classe représente une rupture importante de rythme pour les élèves. Pour aborder cette transition en douceur et désamorcer l’anxiété, les psychologues et pédagogues conseillent d’adopter une démarche progressive axée sur le dialogue, la routine et l’implication. Pour aider un enfant à surmonter son anxiété face à l’inconnu, la mise en place de structures prévisibles est essentielle. Les repères visuels et les rituels quotidiens sécurisent l’enfant en lui donnant un sentiment de contrôle sur son environnement.

Une étape cruciale pour bien démarrer l’année scolaire 

La préparation psychologique de la rentrée repose avant tout sur le dialogue, la reprise progressive d’un rythme adapté et la gestion de l’inconnu pour rassurer l’enfant. Tarek Saïdi, psychologue, estime que la rentrée scolaire, étant la période de l’année où les élèves rentrent de leurs grandes vacances et reprennent les cours à l’école, est cruciale à plus d’un titre. C’est pour cette raison qu’une préparation mentale et psychologique de bonne qualité pour la rentrée scolaire est primordiale. La préparation psychologique des enfants avant la prochaine rentrée scolaire consiste à les remettre au rythme scolaire, c’est-à-dire l’heure à laquelle il faut se réveiller pour aller à l’école, moins de jeux et plus de leçons, etc. Ainsi, le jour J, l’école ne sera plus totalement inconnue et l’enfant sera plus facilement rassuré. La visite de l’établissement est aussi bénéfique pour les parents qui peuvent interroger les enseignants et découvrir plus précisément les activités qui seront proposées à leur enfant au cours de l’année. Ces préparations aident les enfants à ne pas avoir peur d’une situation inconnue parce qu’ils vont affronter une nouvelle année scolaire.

Tarek Saïdi insiste sur l’importance de prendre des mesures progressives avec l’enfant. «Il faudrait commencer par ajuster son horaire de sommeil et de réveil de manière graduelle pour qu’il s’habitue aux heures scolaires. Contrairement au rythme inhérent à celui des vacances, où les heures de repas peuvent varier assez facilement, le retour à l’école marque le retour à un rythme de repas bien plus précis. Il est donc conseillé de reprendre des heures similaires en vue de la reprise. L’idée, c’est de remettre les enfants dans leur rythme et leurs habitudes. Il faudrait discuter de leurs attentes et de leurs préoccupations concernant la rentrée, afin qu’ils puissent exprimer leurs sentiments. Lorsqu’un enfant fait sa rentrée, plusieurs angoisses ou appréhensions peuvent exister. Cela est d’autant plus vrai lorsque l’on découvre une nouvelle école. Je conseille aux parents de faire visiter les lieux aux enfants ainsi que de repérer le trajet pour y aller pour qu’ils se familiarisent avec l’école et les enseignants, surtout pour les classes transitoires (le jardin d’enfants, la classe préparatoire, la première année primaire, la 7e année de base et la première année secondaire). L’important est de leur expliquer le déroulement d’une journée scolaire pour réduire l’incertitude, les faire participer à l’achat des fournitures scolaires et des vêtements de la rentrée. La rentrée est une période plus stressante qu’à l’ordinaire pour tous les parents, surtout lorsqu’on a un enfant qui doit, de surcroît, composer avec un trouble d’apprentissage. Les troubles et les difficultés d’apprentissage peuvent amener l’enfant à refuser l’école. De plus, la rentrée scolaire peut déclencher un état de stress et de malaise chez les parents, plutôt que chez les enfants. Par conséquent, les parents doivent faire attention à ne pas projeter leurs soucis et leurs angoisses sur leurs enfants». Selon une enquête, 94% des parents se disent préoccupés par le temps et l’organisation que leur prend la préparation de la rentrée scolaire, les mères sont plus nombreuses que les pères à rapporter se sentir stressées (65% des mères pour 52% des pères), voire débordées (63% des mères pour 53% des pères) au moment de la rentrée. Les mères sont également 52% à se déclarer fortement à très fortement fatiguées, contre 35% des pères.

Remettre les enfants dans leur rythme

Si la rentrée est synonyme de renouveau, c’est aussi une période très fatigante et stressante pour tout le monde. En outre, il est très bénéfique que les parents partagent leurs propres expériences personnelles lorsqu’ils étaient enfants avec leurs enfants. Cela a un impact très positif sur eux. Il serait également utile de programmer une journée de divertissement qui symbolise le passage des grandes vacances à la nouvelle année scolaire. Ces conseils peuvent jouer un rôle dans le renforcement de l’immunité psychologique de l’enfant contre le stress de la rentrée scolaire».

Kamel BOUAOUINA

 

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