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Gafsa: Deux morts et cinq blessés dans un accident de la route à Mdhilla

Von: tmps
27. Juni 2026 um 20:48

Un accident de la circulation survenu samedi sur la route locale reliant les laveries de phosphate n°2 et n°3 à Mdhilla, (gouvernorat de Gafsa), a coûté la vie à deux personnes et fait cinq blessés.

Les cinq blessés, présentant des blessures de gravité variable, ont été transférés à l’hôpital universitaire Houcine Bouzaiene à Gafsa pour recevoir les soins nécessaires, a indiqué, à l’Agence TAP, le directeur de l’établissement, Ridha Mhamdi.

Il a précisé que leur état de santé est actuellement stable, mais nécessitent toutefois une surveillance médicale.

L’accident est survenu à la suite d’une collision entre un véhicule utilisé pour la contrebande de carburant et une voiture légère, selon la même source.

 

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Préserver la santé de la mère et de l’enfant : la DSSB rappelle les bonnes pratiques

Von: tmps
27. Juni 2026 um 12:40

La Direction des soins de santé de base (DSSB) relevant du ministère de la Santé a publié une note d’information contenant une série de recommandations destinées aux futurs mariés afin de protéger la santé familiale, de prévenir les maladies transmissibles et héréditaires et d’assurer une meilleure prise en charge de la grossesse.

Les recommandations portent à la fois sur la période précédant le mariage et sur celle de la grossesse et de l’accouchement.

Dans ce contexte, la DSSB appelle tous les futurs époux à effectuer un examen médical prénuptial afin de protéger le conjoint et les futurs enfants contre les maladies infectieuses, notamment les infections sexuellement transmissibles, les infections des organes génitaux, l’hépatite virale B et le VIH/sida, ainsi que contre les maladies héréditaires et les malformations congénitales.

Cet examen vise également à sensibiliser les futurs conjoints à la vie familiale, à la planification des naissances, ainsi qu’à l’importance du suivi de la grossesse et de la vaccination de la mère et des enfants.

Selon la note d’information, cet examen comprend un bilan clinique et biologique gratuit réalisé dans les établissements hospitaliers publics.

Concernant la grossesse, la DSSB recommande un suivi médical régulier afin de garantir son bon déroulement et d’assurer la sécurité de la mère et du nouveau-né.

À cet effet, elle recommande le suivi d’un calendrier de cinq consultations prénatales, programmées au début de la grossesse, puis aux quatrième, sixième, huitième et neuvième mois.

L’accent est également mis sur la nécessité d’accoucher dans un établissement de santé, sous l’assistance d’un personnel qualifié, afin de faire face aux éventuelles complications pouvant affecter la mère ou le nouveau-né.

Elle recommande, en outre, un suivi postnatal, dans un établissement de santé, au huitième et au quarantième jour après l’accouchement pour vérifier l’état de santé de la mère, planifier les futures grossesses, examiner le nouveau-né afin de dépister certaines pathologies, s’assurer de son bon développement et fournir à la mère les conseils nécessaires concernant les soins du nourrisson.

La note appelle, par ailleurs, les femmes enceintes et allaitantes à privilégier l’allaitement maternel de manière régulière, selon les besoins du nourrisson.

Citant des rapports de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la DSSB rappelle qu’environ 830 femmes meurent chaque jour dans le monde des suites de complications liées à la grossesse et à l’accouchement, principalement en raison d’hémorragies, d’hypertension artérielle, d’infections, de complications obstétricales ou d’avortements non sécurisés.

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Siliana : une secousse tellurique de magnitude 3,3 enregistrée à Gaâfour

Von: tmps
27. Juni 2026 um 11:55

Une secousse tellurique d’une magnitude de 3,3 degrés sur l’échelle de Richter, a été enregistrée, samedi, à 9h44 mn (heure locale), dans la région de Gaâfour, dans le gouvernorat de Siliana, a annoncé  l’Institut national de la météorologie (INM).

Les analyses préliminaires effectuées par les stations sismologiques de l’INM, situent l’épicentre de la secousse à 36,21 degrés de latitude et 9,34 degrés de longitude.

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Pour assurer une meilleure couverture sanitaire : appel à une plus grande concertation dans la prise de décision

Von: tmps
27. Juni 2026 um 10:14

En Tunisie, les citoyens sont-ils contents des prestations sanitaires disponibles et de l’accès à des soins médicaux appropriés et suffisants ? D’après les statistiques, le secteur vit d’importants progrès, mais des défaillances continuent à subsister et à empêcher certains de jouir d’un suivi médical complet. De même, l’OMS appelle les gouvernements à soutenir la science pour développer la santé publique. Est-ce le cas dans notre pays ?

Pour dire vrai, il y a lieu de rappeler qu’en Tunisie, l’évolution du système sanitaire au cours des dernières décennies a été marquée par des avancées notables, se traduisant par une augmentation du nombre de structures de santé. Le nombre de centres de soins de santé de base est passé de 1.730 en 1994 à 2.231 en 2025, tandis que le nombre de cliniques privées est passé de 82 en 2013 à plus de 130 en 2025, et celui des services d’urgence de 183 en 2014 à une estimation de près de 200 en 2025, selon les récentes statistiques. Le gouvernement a également commencé par améliorer les conditions de travail des professionnels de santé et réformer le financement du système.

En parallèle, le système est confronté à des défis majeurs tels que les inégalités d’accès entre les zones urbaines et rurales, un manque de personnel qualifié, la dégradation des infrastructures et un financement insuffisant, selon la même étude. 

D’ailleurs, selon les résultats de la plus récente enquête d’Afrobaromètre, près de la moitié des Tunisiens déclarent avoir eu recours à un établissement de santé publique au cours des 12 derniers mois, une augmentation notable depuis 2020. Cependant, de nombreux défis subsistent pour accéder aux soins médicaux, y compris les longs temps d’attente, le manque de médicaments, les infrastructures défaillantes, l’absence de personnel médical et le coût élevé des soins.  

Pour ce qui est de l’accès à une couverture maladie, la plupart des Tunisiens déclarent en posséder, principalement via un service d’assurance national ou public. La grande majorité des citoyens dit s’inquiéter de ne pas pouvoir obtenir ou se payer des soins médicaux en cas de besoin, et soutient l’accès universel aux soins de santé, même si cela nécessite une augmentation des impôts.  

Enfin, près de la moitié des citoyens déclarent faire confiance au ministère de la Santé, mais une proportion moindre exige une amélioration des services de santé de base.

Appel de l’OMS à miser sur la science pour développer la santé

Pour sa part, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) incite les gouvernements à soutenir la science pour développer la santé publique. Ainsi, tous les pays vont devoir adhérer à la campagne internationale initiée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour un avenir plus sain et plus sûr pour tous. C’est l’objectif primordial annoncé à l’occasion de la célébration, au mois d’avril 2026, de la Journée mondiale de la santé, un évènement qui a pour thème cette année «Unissons-nous pour la santé, soutenons la science».

La campagne va durer un an et impliquera la mobilisation des pouvoirs publics, des scientifiques, des professionnels de santé et du grand public dans tous les pays, autour de trois objectifs globaux consistant à soutenir la science, restaurer la confiance dans la santé publique et promouvoir des solutions technologiques répondant aux priorités sanitaires.

A la même occasion, des organisations de la société civile en Tunisie ont émis un communiqué par lequel elles appellent le gouvernement à changer son approche en ce qui concerne la gestion du domaine de la santé publique et à engager un dialogue transparent et sérieux avec tous les acteurs de la société civile, impliqués dans le secteur conformément aux engagements de l’Etat tunisien vis-à-vis des résolutions de l’Assemblée Mondiale de la Santé tenue au mois de mai 2024. Cet appel vient confirmer que malgré le fait que l’accès à la santé soit un droit constitutionnel, le quart de la population tunisienne ne bénéficie toujours pas d’une couverture des services de santé essentiels.

Cette assemblée a notamment incité les gouvernements à garantir une participation active de la société civile dans la prise de décision, la conception des programmes et la gouvernance du système de la santé.

Les exigences de la société civile

Est-ce le cas de la Tunisie ? Les organisations signataires dudit communiqué, en l’occurrence l’Association tunisienne de défense du droit à la santé (ATDDS), le Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES), l’Association tunisienne de défense des droits de l’enfant (ATDDE) et la Voix de l’Enfant, estiment en effet que de multiples mesures annoncées par les pouvoirs publics au cours de ces dernières années et qui sont destinées à garantir le droit à la santé et à la couverture sanitaire équitable à tous les Tunisiens comme le stipule la constitution, tardent à se traduire en actes.

D’ailleurs, selon ces mêmes associations, la célébration de la Journée mondiale de la santé intervient cette année dans un contexte marqué par la dégradation du système de la santé publique en Tunisie. Elles considèrent qu’une grande partie de la population continue à souffrir et trouve de grandes difficultés à accéder à des soins de qualité.

Et de rappeler le diagnostic fait en décembre 2025 à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la couverture santé universelle, et qui a mis en lumière le manque flagrant de personnels de santé, la pénurie de médicaments et l’insuffisance des équipements médicaux qui nuisent à la fiabilité des diagnostics et empêchent souvent la prescription des traitements adéquats.

Face à cette situation, les associations signataires du communiqué invitent toutes les parties impliquées dans le domaine de la santé dans notre pays, à coordonner leurs efforts pour l’élaboration d’une feuille de route en vue d’atteindre la couverture santé universelle (CSU) en Tunisie.

Cette couverture exige une bonne gouvernance, des structures de financement justes et durables, des personnels de santé disponibles et accessibles en nombre suffisant, des systèmes solides d’achat et d’approvisionnement en médicaments et technologies de santé, ainsi qu’un bon fonctionnement des systèmes d’information sanitaire.

Tout un chantier en perspective. L’Etat tunisien en est conscient et doit s’ouvrir à toutes les parties prenantes pour prendre les meilleures décisions. La volonté y est et le secteur, malgré les limites des ressources financières, est capable d’atteindre ses ambitieux objectifs pour peu que le travail collégial soit la règle principale dans la prise de décision.

Kamel ZAIEM



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L’économie sociale et solidaire : une troisième voie entre promesse et réalité

Von: tmps
27. Juni 2026 um 09:30

Par Zouhaïr BEN AMOR (Universitaire)

Dans un contexte mondial marqué par les crises économiques, les tensions sociales et les défis environnementaux, la Tunisie se trouve confrontée à une question centrale : quel modèle de développement peut concilier croissance, inclusion sociale et équilibre territorial ? L’économie sociale et solidaire (ESS) apparaît progressivement comme une réponse possible à cette équation complexe. Elle propose une vision différente de l’économie, où la finalité sociale, la coopération et l’utilité collective priment sur la recherche exclusive du profit.

L’ESS n’est pas une idée récente importée de l’extérieur. Elle s’inscrit dans une longue histoire de pratiques économiques solidaires en Tunisie. Les coopératives agricoles des années 1960, les mutuelles, les associations de développement local ou encore certaines initiatives communautaires ont constitué les premières formes d’organisation collective de la production et de la solidarité économique. Ces structures ont souvent fonctionné en marge des cadres institutionnels formels, mais elles ont joué un rôle essentiel dans la cohésion sociale.

Le tournant majeur intervient en 2020 avec l’adoption de la loi n°2020-30 relative à l’économie sociale et solidaire. Cette loi marque une étape décisive puisqu’elle confère pour la première fois un statut juridique clair à ce secteur, faisant de la Tunisie le premier pays du Maghreb à institutionnaliser l’ESS dans un cadre légal structuré. Elle définit l’ESS comme un ensemble d’activités économiques à finalité sociale portées par des coopératives, mutuelles, associations et fondations.

Cette reconnaissance juridique est accompagnée de la mise en place d’institutions dédiées, notamment un conseil supérieur et une instance nationale chargée de structurer le secteur. Elle prévoit également des mécanismes de soutien et une ouverture progressive des marchés publics aux structures labellisées ESS. Toutefois, malgré cette avancée significative, la mise en œuvre concrète reste lente et inégale, ce qui limite encore la portée réelle de cette réforme.

Un potentiel économique réel face à un sous-développement structurel

Le paradoxe central de l’ESS en Tunisie réside dans l’écart important entre son potentiel théorique et son poids réel dans l’économie nationale. Aujourd’hui, le secteur représente environ 1% du produit intérieur brut, un chiffre très faible au regard des ambitions affichées et des besoins socio-économiques du pays.

Pourtant, les domaines d’intervention de l’ESS sont vastes et stratégiques. Elle intervient dans l’agriculture, l’artisanat, les services de proximité, l’économie locale, l’insertion professionnelle et même certaines activités innovantes liées à l’économie verte et numérique. Ces secteurs sont particulièrement importants dans les régions intérieures du pays, où les taux de chômage sont élevés et où les opportunités économiques restent limitées.

Le principal obstacle à l’expansion de ce modèle reste le financement. Les structures de l’ESS rencontrent souvent des difficultés d’accès au crédit bancaire traditionnel, car leurs modèles économiques ne répondent pas toujours aux critères classiques de rentabilité à court terme. Cette situation freine leur développement et limite leur capacité d’investissement.

La loi de 2020 prévoit pourtant la mise en place de mécanismes financiers spécifiques, notamment des lignes de financement adaptées et la création d’une future banque dédiée à l’économie sociale et solidaire. Cependant, ces dispositifs restent encore en phase de construction ou d’expérimentation, ce qui ralentit leur impact sur le terrain.

À ces difficultés financières s’ajoute un autre problème structurel : l’absence de données statistiques complètes et fiables sur le secteur. Sans outils de mesure précis, il est difficile d’évaluer son poids réel, ses performances économiques ou son impact social. Cette invisibilité statistique constitue un frein majeur à la reconnaissance de l’ESS comme véritable pilier de développement.

L’ESS comme réponse aux fractures sociales et territoriales

Au-delà de sa dimension économique, l’économie sociale et solidaire joue un rôle fondamental dans la réduction des inégalités sociales et territoriales. Elle est souvent présentée comme un outil de lutte contre le chômage, notamment chez les jeunes diplômés, mais aussi comme un levier de développement régional.

Dans les zones rurales et les régions défavorisées, l’ESS permet de structurer des activités économiques adaptées aux ressources locales et aux besoins des populations. Les coopératives agricoles, les projets artisanaux et les initiatives d’économie locale contribuent à créer des emplois, renforcer la cohésion sociale et limiter l’exode vers les grandes villes.

Cette dimension territoriale est essentielle dans le contexte tunisien, où les disparités régionales restent fortes. L’ESS offre une alternative au modèle centralisé de développement en permettant aux communautés locales de devenir actrices de leur propre économie.

Le programme JEUN’ESS illustre concrètement ce potentiel. Financé à hauteur de 8 millions d’euros par l’Union européenne et soutenu par l’Organisation internationale du travail, ce programme a permis la réalisation d’environ 170 projets dans plusieurs gouvernorats tunisiens. Ces projets, majoritairement portés par des jeunes et des femmes, montrent la capacité de l’ESS à générer de l’innovation sociale et économique.

Cependant, malgré ces réussites, les initiatives restent encore dispersées et insuffisamment coordonnées. L’enjeu principal consiste désormais à passer d’expériences locales isolées à une stratégie nationale cohérente, capable de structurer durablement le secteur et d’amplifier son impact.

Entre promesse de transformation et défis de structuration

L’avenir de l’économie sociale et solidaire en Tunisie dépend de plusieurs conditions essentielles qui déterminent sa capacité à devenir un véritable levier de développement. La première est institutionnelle. Il est nécessaire de renforcer les structures prévues par la loi et d’assurer une meilleure coordination entre les différents acteurs publics, privés et associatifs.

La deuxième condition est financière. Sans instruments de financement adaptés et accessibles, l’ESS risque de rester limitée à des projets fragiles et dépendants de subventions ponctuelles. Le développement de banques coopératives, de fonds d’investissement solidaires et de mécanismes de garantie est indispensable pour assurer la pérennité des initiatives.

La troisième condition est liée à la production de données statistiques fiables. Sans une connaissance précise du secteur, il est impossible de mesurer son impact réel ou d’élaborer des politiques publiques efficaces. La reconnaissance statistique de l’ESS constitue donc un enjeu stratégique majeur.

Enfin, la quatrième condition est culturelle et sociale. L’ESS implique un changement profond de vision de l’économie. Elle invite à dépasser une logique exclusivement fondée sur la rentabilité financière pour intégrer des valeurs de solidarité, de coopération et d’utilité sociale. Ce changement ne peut se faire qu’à travers le temps, l’éducation et la valorisation des expériences réussies.

Conclusion

L’économie sociale et solidaire en Tunisie se trouve aujourd’hui à un moment charnière de son évolution. Elle dispose d’un cadre juridique pionnier, d’un potentiel économique réel et d’une dynamique sociale prometteuse. Toutefois, elle reste confrontée à des défis majeurs liés au financement, à la gouvernance et à la structuration du secteur.

Entre héritage coopératif et ambitions contemporaines, l’ESS incarne une réflexion plus large sur le modèle de développement que la Tunisie souhaite construire. Elle ne constitue pas une solution miracle, mais elle représente une voie possible vers une économie plus inclusive, plus équilibrée et plus proche des besoins réels des citoyens.

Dans un pays en quête de nouveaux repères économiques et sociaux, l’économie sociale et solidaire apparaît ainsi non pas comme une utopie, mais comme un chantier ouvert, encore en construction, mais porteur d’un potentiel transformationnel réel.

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La Commission nationale de réconciliation pénale entre en fonction après la nomination de ses membres

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27. Juni 2026 um 09:13

Les membres de la Commission nationale de réconciliation pénale ainsi que sa rapporteure ont été nommés par le décret n°131 de 2026, publié vendredi au Journal officiel de la République tunisienne (JORT).

Selon le texte, Faten Jouini, magistrate administrative, est nommée première vice-présidente, et Wafa Ben Abdessamad, magistrate financière, deuxième vice-présidente

Sont également nommés membres de la Commission: Najla Safi, représentante de la Haute instance du contrôle administratif et financier, Moez Dridi, représentant du Contrôle général des finances, Sahbi Zarrouki, représentant du ministère des Domaines de l’État et des Affaires foncières, Firas Boujelbane, représentant de la Commission tunisienne des analyses financières auprès de la Banque centrale de Tunisie, et Najiba Znati, représentante du Contentieux de l’État.

Le décret désigne par ailleurs Ahlem Akremi en qualité de rapporteure de la Commission.

Début juin, le magistrat Ali Abbes avait été nommé président de la Commission nationale de réconciliation pénale.

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Réconciliation pénale : le Président de la République reçoit le serment des membres de la commission

Von: tmps
27. Juni 2026 um 09:10

Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé, vendredi, après-midi, au palais de Carthage, la cérémonie de prestation de serment des membres de la commission nationale de réconciliation pénale.

La nomination des membres de la commission intervient après que le chef de l’Etat a désigné le magistrat de l’ordre judiciaire de troisième grade, Ali Abbèss, à la tête de sa présidence en vertu du décret n°2026-109 du 8 juin 2026.

Selon un communiqué de la présidence de la République, le chef de l’État a réaffirmé que « la reddition des comptes est une revendication légitime et inaliénable du peuple tunisien ».

« Pas question de laisser dilapider le moindre millime », a-t-il martelé, soulignant que la nomination des membres de la commission constitue « une nouvelle opportunité pour relancer le processus de réconciliation pénale, après que ses travaux antérieurs aient été entravés, voire sciemment sabotés. »

Le président Saïed a en outre rappelé que cette initiative offre une deuxième chance à ceux qui sont concernés, qu’ils se trouvent derrière les barreaux ou à l’étranger.

« Ceux qui s’engagent sincèrement dans la voie de la réconciliation pénale trouveront les portes ouvertes », a-t-il assuré, dénonçant toute forme de « surenchère, de manipulation ou de manœuvre dilatoire ».

Tout en rappelant que le sang des martyrs et des blessés impose une vérité absolue, celle d’oeuvrer sans relâche à réaliser les revendications légitimes du peuple tunisien, le président Saïed a tenu à souligner que la loi ne connaît pas de passe-droit.

« Nul n’est au-dessus de la loi, nul n’est au-dessus de la reddition des comptes. Tous sont égaux devant ses dispositions, sans exception aucune « , a-t-il conclu sur un ton décisif.

Le président et les membres de la commission nationale de la réconciliation pénale ont prêté serment devant le chef de l’État, conformément aux dispositions du décret-loi qui l’a instituée en 2022.

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Récolte céréalière 2026 : derrière les bons résultats, les inquiétudes des agriculteurs demeurent

Von: tmps
27. Juni 2026 um 08:23

La campagne céréalière 2026 suscite un certain optimisme dans plusieurs régions agricoles du pays. Après des années marquées par la sécheresse, l’insuffisance des précipitations et des récoltes souvent décevantes, les pluies enregistrées au cours de la saison ont permis d’améliorer sensiblement les perspectives de production. Dans de nombreuses zones céréalières, les moissons ont été accueillies avec soulagement par les agriculteurs, qui espèrent enfin pouvoir compenser une partie des pertes accumulées ces dernières années.

Cependant, derrière les images rassurantes des champs de blé et les prévisions encourageantes concernant les volumes récoltés, une réalité plus complexe continue de préoccuper les professionnels du secteur. Car si les conditions climatiques ont été plus favorables, les difficultés économiques auxquelles sont confrontés les agriculteurs restent bien présentes. Pour beaucoup d’entre eux, une bonne récolte ne signifie pas nécessairement une amélioration significative de leur situation financière.

Une campagne meilleure, mais qui ne règle pas tout

Les céréales occupent une place stratégique dans l’agriculture. Elles constituent non seulement une source de revenus pour des milliers d’exploitants, mais aussi un élément essentiel de la sécurité alimentaire du pays. Chaque amélioration de la production nationale est donc accueillie avec intérêt, tant par les agriculteurs que par les autorités. Cette année, les conditions météorologiques ont permis aux cultures de mieux se développer dans plusieurs régions productrices. Les précipitations ont contribué à améliorer l’état des sols et à réduire partiellement les effets du stress hydrique qui avait lourdement affecté les campagnes précédentes. Pour de nombreux exploitants, cette amélioration représente une véritable bouffée d’oxygène après plusieurs saisons particulièrement difficiles.

Mais les professionnels du secteur rappellent que les performances d’une campagne agricole ne se mesurent pas uniquement à la quantité récoltée. La rentabilité reste un facteur tout aussi important. Or, de nombreux agriculteurs expliquent que leurs coûts de production ont fortement augmenté au cours des dernières années, réduisant ainsi les bénéfices qu’ils peuvent espérer tirer d’une récolte pourtant satisfaisante.

Des coûts de production de plus en plus lourds

L’une des principales préoccupations concerne l’augmentation continue des dépenses liées à l’exploitation agricole. Le prix des semences, des engrais, des produits phytosanitaires, du carburant et des pièces de rechange a considérablement augmenté ces dernières années. À cela s’ajoutent les frais liés à l’entretien des équipements agricoles, ainsi que les dépenses de main-d’œuvre. Pour de nombreux agriculteurs, ces hausses successives ont profondément modifié l’équilibre économique des exploitations. Même lorsque les rendements sont meilleurs, une part importante des revenus est absorbée par les charges nécessaires à la production.

Cette situation est particulièrement difficile pour les petites et moyennes exploitations, qui disposent souvent de marges financières limitées. Beaucoup d’agriculteurs expliquent qu’ils doivent investir davantage chaque année pour maintenir leur activité, sans avoir la garantie que les revenus générés couvriront l’ensemble des dépenses engagées. Certains producteurs évoquent également les difficultés d’accès au financement. Les crédits agricoles restent parfois difficiles à obtenir pour les exploitants les plus modestes, ce qui limite leur capacité à moderniser leurs équipements ou à investir dans des technologies plus performantes.

Le défi de la rentabilité agricole

Au-delà des coûts de production, la question de la rentabilité demeure au cœur des préoccupations du monde agricole. Plusieurs professionnels soulignent que les revenus générés par la vente des céréales ne reflètent pas toujours les efforts et les investissements consentis tout au long de la saison. La production céréalière est fortement dépendante de facteurs que les agriculteurs ne maîtrisent pas toujours. Les conditions climatiques, les fluctuations des marchés internationaux ou encore l’évolution des coûts des intrants peuvent rapidement modifier les perspectives économiques d’une campagne.

Cette incertitude permanente fragilise les exploitations et rend la planification à long terme particulièrement difficile. Beaucoup d’agriculteurs affirment travailler dans un environnement où les risques augmentent alors que les marges bénéficiaires se réduisent. Dans ce contexte, certains jeunes hésitent à s’engager dans les métiers agricoles. Le renouvellement des générations constitue d’ailleurs une préoccupation croissante dans plusieurs régions rurales où l’agriculture peine à attirer de nouveaux exploitants.

Les effets persistants du changement climatique

Même si la campagne actuelle est jugée meilleure que les précédentes, les agriculteurs restent conscients de la fragilité de cette amélioration. Les années de sécheresse ont laissé des traces profondes dans le secteur agricole et beaucoup redoutent un retour rapide des conditions climatiques défavorables. Le changement climatique constitue aujourd’hui l’une des principales menaces pour la production céréalière. Les spécialistes observent une augmentation de la fréquence des épisodes extrêmes, qu’il s’agisse de sécheresses prolongées, de vagues de chaleur ou de précipitations irrégulières. Cette instabilité complique la gestion des exploitations et rend les rendements plus difficiles à prévoir. Les agriculteurs savent que les bonnes conditions observées cette année ne garantissent pas que les prochaines campagnes connaîtront le même succès. Face à cette réalité, de nombreux experts plaident pour un renforcement des investissements dans les infrastructures hydrauliques, les systèmes d’irrigation modernes et les techniques agricoles adaptées aux nouvelles contraintes climatiques.

Une agriculture stratégique pour l’avenir du pays

La récolte céréalière ne concerne pas uniquement les agriculteurs. Elle représente également un enjeu économique majeur pour la Tunisie. Une meilleure production nationale permet de réduire partiellement la dépendance aux importations et de limiter les dépenses en devises consacrées à l’achat de céréales sur les marchés internationaux. Dans un contexte mondial marqué par l’instabilité des prix alimentaires et les tensions géopolitiques, renforcer la production locale apparaît comme une priorité stratégique. Toutefois, cet objectif ne pourra être atteint durablement sans une amélioration des conditions de travail et de rentabilité des agriculteurs.

La campagne céréalière 2026 apporte incontestablement une note d’espoir après plusieurs années difficiles. Mais elle rappelle également que les défis du secteur agricole dépassent largement la seule question des précipitations. Derrière les moissons et les chiffres de production se trouvent des milliers d’exploitants qui continuent de faire face à des contraintes économiques importantes. Si les récoltes sont meilleures cette année, les inquiétudes concernant l’avenir de l’agriculture tunisienne demeurent bien présentes, rappelant que la résilience du secteur dépend autant des conditions climatiques que de la capacité à soutenir durablement ceux qui travaillent la terre.

Leila SELMI

 

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Météo : prévisions du samedi 27 juin 2026

Von: tmps
27. Juni 2026 um 08:05

Temps généralement dégagé à peu nuageux. Vent de secteur sud au nord et au centre et de secteur est au sud, relativement fort dans la région de Serrat et au sud, où il soulèvera des vents de sable et de poussière et faible à modéré dans le reste des régions. Mer agitée dans la région de Serrat et peu agitée sur le reste des côtes. Les températures maximales sont situées entre 31 et 34 degrés près des côtes et sur les hauteurs et entre 35 et 40 degrés sur le reste d es régions avec des vents locaux de sirocco

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