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Empfangen — 28. Juli 2026 Französischsprachig

Kaïs Saïed accuse le « sionisme mondial » de chercher à déstabiliser les États

28. Juli 2026 um 15:09

Le président de la République Kaïs Saïed, a eu mardi 28 juillet un entretien téléphonique avec son homologue égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, consacré aux relations bilatérales entre Tunis et Le Caire ainsi qu’aux évolutions régionales.

Selon un communiqué de la présidence tunisienne, les deux dirigeants ont évoqué « les relations historiques solides » entre les deux pays et leur volonté de renforcer la coopération dans différents domaines. La situation générale dans la région a également occupé une place importante dans les discussions, dans un contexte marqué par la poursuite de la guerre à Gaza et les tensions au Moyen-Orient.

Lors de cet échange, Kaïs Saïed a réaffirmé que « la sécurité de l’Égypte fait partie de la sécurité nationale arabe », estimant que l’unité des positions arabes permettrait de relever les défis actuels.

Le président tunisien a également consacré une partie de son intervention à une critique de la mouvance sioniste. Il a déclaré que « le mouvement sioniste mondial » avait, selon lui, œuvré depuis le XIXe siècle à « affaiblir la nation » et chercherait aujourd’hui à provoquer des crises internes dans les États.

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Cette référence au sionisme s’inscrit dans une ligne régulièrement exprimée par Kaïs Saïed, qui associe la question palestinienne à une critique plus large de l’ordre international actuel. Le chef de l’État tunisien a affirmé que les peuples étaient en train de se mobiliser contre un « système mondial injuste » et a appelé à l’émergence d’un « nouvel ordre humain ».

La question palestinienne au cœur des échanges

Les deux présidents ont également abordé la situation à Gaza. Kaïs Saïed a dénoncé ce qu’il a qualifié de « guerre d’extermination » visant le peuple palestinien, affirmant que « le droit du peuple palestinien ne disparaîtra ni par le temps ni par l’usage des armes les plus destructrices ».

La Tunisie maintient depuis le début du conflit une position très critique envers Israël, dénonçant les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza et appelant à un cessez-le-feu ainsi qu’à la protection des civils palestiniens.

Le dossier libyen évoqué

L’entretien a aussi porté sur la Libye. Les deux parties ont réaffirmé leur attachement à une solution politique « libyenne », rejetant toute issue imposée de l’extérieur. Kaïs Saïed a estimé que le peuple libyen, attaché à l’unité territoriale de son pays, était capable de parvenir à une solution acceptable.

Enfin, le président tunisien a renouvelé son invitation à Abdel Fattah Al-Sissi pour effectuer une visite officielle en Tunisie, dont la date devra être fixée prochainement.

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Enseignement supérieur : Le ministère publie la liste des établissements agréés et alerte contre les fausses annonces

28. Juli 2026 um 14:30

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a appelé les étudiants, les parents et les médias à la vigilance face aux publicités et annonces relatives aux établissements privés d’enseignement supérieur en Tunisie.

Dans un communiqué publié mardi 28 juillet 2026, le ministère a indiqué que la seule source officielle d’information concernant l’enseignement supérieur privé est le ministère lui-même, à travers son site internet, ses structures administratives et ses pages officielles.

Cette mise en garde concerne notamment les établissements privés proposant des formations dans le domaine de l’ingénierie ainsi que dans les différentes spécialités universitaires. Le ministère a précisé que la liste des institutions privées autorisées et les parcours de formation agréés doivent obligatoirement être vérifiés auprès des sources officielles.

Des annonces jugées trompeuses

Le département de l’Enseignement supérieur a averti contre la multiplication d’annonces publicitaires pouvant induire les futurs étudiants en erreur, notamment lors des périodes d’inscription universitaire.

Le ministère a souligné qu’il ne saurait être tenu responsable des inscriptions effectuées dans des établissements ne figurant pas sur la liste officielle des institutions privées autorisées.

Cette démarche vise à protéger les étudiants contre des formations non reconnues ou ne répondant pas aux normes d’accréditation en vigueur, qui pourraient avoir des conséquences sur la reconnaissance des diplômes obtenus.

Une liste officielle des établissements agréés

Dans son communiqué, le ministère a également publié la liste actualisée des établissements privés d’enseignement supérieur autorisés à assurer des formations dans le domaine de l’ingénierie.

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Les candidats souhaitant intégrer une université privée sont ainsi invités à consulter les informations disponibles sur les plateformes officielles avant toute démarche d’inscription ou de paiement de frais universitaires.

Le ministère rappelle que la reconnaissance officielle d’un établissement et de ses formations constitue une condition essentielle pour garantir la validité du parcours académique et professionnel des diplômés.

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Électricité : Le gouvernement étudie une feuille de route pour renforcer la stabilité du réseau l’été prochain

28. Juli 2026 um 13:07

Une étude consacrée aux causes des coupures d’électricité et aux solutions permettant d’améliorer la stabilité du réseau électrique tunisien a été présentée lors d’une séance de travail au ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie. Le document met notamment l’accent sur le déploiement des compteurs intelligents comme préalable indispensable à une intégration efficace des systèmes de stockage par batteries, tout en estimant que leur subvention ne constitue pas, à ce stade, une solution économiquement pertinente.

La réunion s’est tenue sous la présidence du ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, en présence du secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, Wael Chouchane. Y ont également participé le président-directeur général de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), Fayçal Trifa, le directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), Nafaâ Bakkari, le directeur de la Transition énergétique au ministère, Abdelhamid Khalfallah, ainsi que plusieurs cadres du secteur.

Une analyse des causes des coupures

Selon les éléments présentés lors de cette séance, l’étude dresse un diagnostic des facteurs ayant contribué aux interruptions de courant observées ces dernières semaines, dans un contexte marqué par une forte hausse de la consommation électrique liée aux vagues de chaleur.

Les auteurs de l’étude estiment que l’architecture actuelle du réseau électrique tunisien ne permet pas encore d’intégrer efficacement des solutions de stockage d’énergie à grande échelle. Dans ces conditions, le recours aux batteries ne pourrait produire tous les effets attendus sur la stabilité du réseau sans une modernisation préalable des infrastructures.

Les compteurs intelligents jugés prioritaires

L’étude insiste sur la nécessité d’accélérer le déploiement des compteurs intelligents sur le réseau national. Selon ses auteurs, cette technologie constitue une étape indispensable pour permettre une gestion plus fine de la consommation et favoriser, à terme, l’intégration des batteries de stockage dans des conditions optimales.

Lire aussi : Électricité en Tunisie : Un déficit de 1.500 MW en heure de pointe

Les participants ont estimé que ces équipements permettraient de mieux équilibrer l’offre et la demande d’électricité, tout en réduisant les risques de surcharge susceptibles de provoquer des coupures.

Des réserves sur les subventions aux batteries

Le document comporte également une analyse économique des solutions de stockage. Celle-ci conclut que le coût actuel des batteries demeure élevé et que leur impact sur la stabilité globale du réseau reste limité dans la configuration actuelle.

Pour cette raison, l’organisation ayant présenté cette étude estime qu’il n’est pas opportun, à ce stade, de mettre en place un dispositif de subventions destiné à encourager l’acquisition de systèmes de stockage par batteries.

Un débat relancé par la crise électrique

Cette réflexion intervient alors que la Tunisie fait face à une pression sans précédent sur son système électrique. Durant l’été 2026, les épisodes de chaleur extrême ont entraîné une consommation record, dépassant les 6.000 MW lors des périodes de pointe, mettant à rude épreuve les capacités de production et de transport de la STEG.

Ces dernières semaines, plusieurs coupures de courant ont été enregistrées dans différentes régions du pays. La STEG a, à plusieurs reprises, appelé les consommateurs à rationaliser leur consommation, notamment pendant les heures de forte demande, afin de limiter la pression sur le réseau.

Le débat autour des batteries de stockage s’est intensifié ces derniers mois, certains experts y voyant une solution complémentaire pour améliorer la résilience du système électrique. Toutefois, l’étude présentée au ministère considère que la priorité doit être accordée à la modernisation du réseau, notamment à travers la généralisation des compteurs intelligents, avant d’envisager un soutien financier massif aux solutions de stockage.

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Électricité en Tunisie : Un déficit de 1.500 MW en heure de pointe

28. Juli 2026 um 12:46

La Tunisie fait face à une pression croissante sur son réseau électrique. Alors que les températures élevées font exploser la demande en électricité, le président de la Commission des finances à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Maher Ktari, a estimé que le pays accuse un déficit de production d’environ 1.500 mégawatts (MW) aux heures de forte consommation.

Invité ce mardi sur Jawhara FM, le député a indiqué que la consommation électrique atteint désormais près de 6.000 MW lors des pics estivaux, alors que la capacité de production nationale de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) ne dépasse pas 4.500 MW. Cet écart de 1.500 MW constitue, selon lui, le principal défi énergétique auquel le pays est confronté.

La STEG a déjà annoncé des interruptions

Ces déclarations interviennent dans un contexte de fortes tensions sur le réseau électrique tunisien. Ces derniers jours, la STEG a déjà annoncé des interruptions programmées de l’alimentation électrique dans plusieurs régions afin de réaliser des interventions techniques, tandis que les autorités ont multiplié les appels à rationaliser la consommation durant les heures de pointe. La vague de chaleur exceptionnelle enregistrée cet été a également poussé la demande à des niveaux records.

Un déficit lié au manque de planification

Selon Maher Ktari, cette situation est le résultat d’un déficit de planification et du retard pris dans plusieurs projets structurants.

Il a notamment évoqué l’abandon, en 2018, du projet de centrale électrique de Skhira, qui devait renforcer significativement les capacités nationales de production, au profit d’une orientation vers le développement de l’énergie photovoltaïque. Toutefois, plusieurs projets solaires ont, selon lui, connu des retards ou des difficultés de réalisation.

Lire aussi : Délestages en Tunisie : La fin des coupures tournantes se profile

Le député a également rappelé qu’une nouvelle centrale thermique ne peut être construite en quelques mois, précisant qu’un tel projet nécessite généralement entre deux et trois ans avant sa mise en service.

Les investissements dans le solaire confrontés à plusieurs obstacles

Maher Ktari estime que le développement des énergies renouvelables demeure indispensable, mais se heurte aujourd’hui à plusieurs contraintes.

Il cite notamment les difficultés de financement des projets, le niveau élevé des taux d’intérêt ainsi que les obstacles rencontrés par les investisseurs. Il appelle ainsi à la mise en place de conditions de financement préférentielles afin d’encourager les investissements dans le secteur.

Le président de la Commission des finances a toutefois souligné l’avancement du chantier de la centrale photovoltaïque de Kairouan, d’une capacité de 100 MW, réalisé par des compétences tunisiennes et dont le taux d’exécution dépasserait désormais 40 %.

Des centrales électriques flottantes comme solution temporaire

Face à l’urgence, Maher Ktari propose une solution déjà utilisée dans plusieurs pays : le recours à des navires-centrales capables de produire de l’électricité.

Selon lui, la location de centrales flottantes pouvant fournir jusqu’à 400 MW permettrait de réduire temporairement le déficit de production et de sécuriser l’alimentation électrique durant les périodes de forte consommation, en attendant la mise en service de nouvelles infrastructures.

Cette proposition intervient alors que la question de la sécurité énergétique est devenue l’un des principaux défis économiques du pays. La hausse continue de la demande, le vieillissement d’une partie des infrastructures de production et les retards enregistrés dans plusieurs projets énergétiques accentuent la pression sur la STEG, qui cherche parallèlement à accélérer le développement des énergies renouvelables pour diversifier le mix énergétique tunisien.

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Le prix de l’or recule en Tunisie : Voici les nouveaux prix

28. Juli 2026 um 12:17

Après avoir atteint des niveaux historiques ces derniers mois, le prix de l’or connaît un net repli sur le marché tunisien. Le gramme d’or se négocie désormais entre 370 et 380 dinars, contre près de 500 dinars au plus fort de la hausse, selon le président de la Chambre nationale des commerçants de bijoux, Hatem Ben Youssef.

Intervenant mardi 28 juillet 2026 sur les ondes de Mosaïque FM, Hatem Ben Youssef a estimé que le métal précieux était redevenu « accessible », après plusieurs mois marqués par une flambée exceptionnelle des prix qui avait fortement freiné les achats de bijoux et d’objets en or.

Le responsable professionnel a également indiqué que le prix de l’or vendu « au poids » ou issu de bijoux d’occasion (« casse ») se situe actuellement autour de 260 dinars le gramme. Ce tarif varie toutefois selon la pureté du métal, son état et la qualité du bijou.

Une hausse spectaculaire depuis fin 2024

Selon Hatem Ben Youssef, le gramme d’or s’échangeait entre 260 et 300 dinars à la fin de l’année 2024. Les cours ont ensuite connu une progression rapide, portée par les tensions géopolitiques et l’envolée des prix sur les marchés internationaux, jusqu’à atteindre un sommet d’environ 500 dinars le gramme.

Lire aussi : Or : Le gramme s’approche des 500 dinars sur le marché tunisien

Cette hausse s’était répercutée directement sur le marché tunisien, où les bijoutiers avaient constaté un ralentissement de la demande, de nombreux consommateurs reportant leurs achats en raison du coût élevé des bijoux.

Les marchés mondiaux restent déterminants

Les prix de l’or en Tunisie sont étroitement liés aux cours internationaux, eux-mêmes influencés par les crises géopolitiques, les politiques monétaires des grandes banques centrales et les mouvements des investisseurs vers les actifs considérés comme des valeurs refuges.

Selon Hatem Ben Youssef, la guerre entre la Russie et l’Ukraine a constitué l’un des principaux facteurs ayant alimenté la flambée des prix ces dernières années. À l’inverse, il estime que le conflit entre les États-Unis et l’Iran a contribué à la récente baisse des cours, dans un contexte de réajustement des marchés.

Malgré ce recul, le prix du gramme demeure sensiblement supérieur aux niveaux observés il y a deux ans, ce qui témoigne d’un marché encore marqué par une forte volatilité et dépendant de l’évolution de la conjoncture internationale.

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Tunisie : La figue de Barbarie se fait rare cet été, une récolte amputée jusqu’à 70%

28. Juli 2026 um 11:31

La figue de Barbarie, fruit emblématique de l’été tunisien, se fait particulièrement rare cette saison sur les marchés. Cette baisse de disponibilité s’explique par un recul important de la production, conséquence des dégâts causés par la cochenille carmin, mais aussi par les conditions climatiques extrêmes qui ont fragilisé les plantations.

Selon le président de l’Union locale de l’agriculture et de la pêche (UTAP) de Bouargoub, Sami Houeidi, les pertes enregistrées sur la récolte de figues de Barbarie atteignent près de 70 %. Dans une déclaration à Mosaïque FM, il a indiqué que, malgré le recul de la propagation de la cochenille carmin dans plusieurs zones, ses effets continuent de peser sur la production.

À cette menace phytosanitaire se sont ajoutées les fortes températures estivales, notamment les épisodes de chergui, ainsi que le manque d’eau, qui ont davantage affaibli les cultures et réduit les rendements.

Les agriculteurs tentent de limiter les pertes

Face à cette situation, les agriculteurs ont multiplié les efforts pour sauver une partie des plantations et préserver la prochaine saison. Sami Houeidi a souligné les efforts consentis par les producteurs de Bouargoub pour réduire l’impact des conditions difficiles, malgré la succession des contraintes climatiques et sanitaires.

Lire aussi : À Zelfen, le bastion de la figue de Barbarie menacé par la cochenille

Concernant la variété « hindi amless », attendue sur les marchés à partir du mois de septembre, la baisse de production devrait être moins importante. Les estimations font état d’un recul d’environ 20 % de la récolte.

La région de Bouargoub, dans le gouvernorat de Nabeul, figure parmi les principales zones productrices de cette variété, avec une production annuelle qui avoisine les 10 000 tonnes. Les superficies consacrées à cette culture atteignent environ 850 hectares, auxquelles s’ajoutent de nouvelles plantations entrées récemment en production.

Un secteur stratégique menacé par les aléas climatiques

La Tunisie compte parmi les pays producteurs de figues de Barbarie, également appelées « hindi » ou « Sultan el Ghella ». La région de Kasserine, notamment la délégation de Thala, est particulièrement connue pour cette culture qui représente une source importante de revenus pour de nombreux agriculteurs.

Ces dernières années, la filière a toutefois été confrontée à plusieurs défis, notamment l’apparition de la cochenille carmin, un insecte ravageur qui s’attaque aux raquettes du cactus, ainsi qu’aux effets du changement climatique marqués par la hausse des températures et la raréfaction des ressources hydriques.

Alors que la demande reste forte pour ce fruit très apprécié des Tunisiens durant la période estivale, la baisse de l’offre pourrait entraîner une hausse des prix et affecter les revenus des producteurs, dans un contexte déjà marqué par les difficultés rencontrées par plusieurs filières agricoles.

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Batteries solaires en Tunisie : Une fausse solution face à une crise électrique structurelle ?

28. Juli 2026 um 10:29

Alors que la Tunisie traverse une période marquée par des coupures d’électricité répétées en raison de la forte pression exercée sur le réseau durant les pics de consommation estivaux, la question du stockage de l’énergie revient au centre des débats.

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a récemment autorisé l’installation de batteries de stockage pour les systèmes photovoltaïques résidentiels raccordés au réseau basse tension. Cette décision permet désormais aux particuliers équipés de panneaux solaires de conserver une partie de l’électricité produite durant la journée afin de l’utiliser ultérieurement.

Jusqu’à présent, l’absence de cadre technique clair limitait l’intégration de ces solutions dans les installations photovoltaïques connectées au réseau. Cette évolution intervient dans un contexte marqué par une forte demande électrique liée notamment aux températures extrêmes et à l’utilisation massive des climatiseurs.

Une organisation alerte sur les limites du stockage individuel

Dans une publication diffusée sur Facebook, l’Organisation tunisienne des énergies propres a indiqué avoir participé à une séance d’audition au ministère de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines, en présence notamment du ministre Salah Zouari, du secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique Wael Chouchane, du PDG de la STEG Fayçal Trifa et de responsables de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME).

L’organisation affirme avoir présenté une étude consacrée aux causes des coupures d’électricité ainsi qu’aux solutions envisageables à court et moyen terme pour réduire les risques de perturbations durant les prochaines saisons estivales.

Lire aussi : Tunisie : La CONECT plaide pour le stockage de l’électricité dans les foyers

Selon elle, le système électrique actuel n’est pas encore suffisamment adapté pour intégrer massivement les solutions de stockage. Elle insiste notamment sur la nécessité d’accélérer le déploiement des compteurs intelligents afin de permettre une meilleure gestion de l’énergie stockée et une interaction efficace avec le réseau.

L’organisation a également exprimé des réserves concernant l’octroi de subventions publiques aux batteries de stockage, estimant que leur coût reste élevé et que leur impact sur la stabilité globale du réseau pourrait être limité dans les conditions actuelles.

La STEG mise aussi sur le stockage à grande échelle

L’autorisation des batteries pour les particuliers ne constitue pas la seule évolution dans ce domaine. La STEG travaille également sur des projets de stockage d’énergie par batteries à l’échelle du réseau électrique national.

La compagnie a lancé des projets de systèmes de stockage par batteries (BESS) destinés au réseau électrique, avec notamment un projet annoncé de plusieurs centaines de mégawatts et plusieurs centaines de mégawattheures de capacité de stockage.

Ces dispositifs industriels ont un objectif différent des batteries domestiques : ils doivent permettre d’améliorer la flexibilité du réseau, d’intégrer davantage les énergies renouvelables et de mieux gérer les périodes de forte demande.

Une solution parmi d’autres face aux coupures

L’autorisation des batteries résidentielles pourrait offrir une réponse partielle aux ménages disposant déjà d’installations photovoltaïques, en particulier pour réduire leur dépendance au réseau durant certaines périodes de coupure.

Mais les spécialistes soulignent que le stockage individuel ne peut pas, à lui seul, résoudre une crise électrique structurelle. La sécurisation de l’approvisionnement nécessite également le renforcement des capacités de production, la modernisation du réseau, l’amélioration de la gestion de la demande et l’accélération des investissements dans les énergies renouvelables.

La crise actuelle a ainsi relancé le débat sur le modèle énergétique tunisien : faut-il privilégier des solutions individuelles permettant aux consommateurs de gagner en autonomie, ou investir davantage dans des infrastructures collectives capables de répondre aux besoins de l’ensemble du pays ?

Dans ce contexte, les batteries apparaissent comme un outil supplémentaire, mais leur efficacité dépendra largement de leur intégration dans une stratégie énergétique globale.

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Corruption financière : Le styliste de Leïla Ben Ali devant la justice tunisienne en octobre

28. Juli 2026 um 09:57

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près du tribunal de première instance de Tunis examinera, le 13 octobre 2026, une nouvelle affaire impliquant le créateur de mode personnel de l’ancienne première dame Leïla Ben Ali.

Selon les éléments du dossier, l’affaire concerne des accusations liées à l’exploitation présumée de l’influence et de la proximité du prévenu avec Leïla Trabelsi Ben Ali, dont il était le styliste attitré, afin d’obtenir des avantages et des gains financiers considérés comme indus.

Relation avec l’entourage présidentiel

Le chargé général du contentieux de l’État a déjà déposé ses demandes civiles dans cette affaire, dans laquelle la justice examine les conditions dans lesquelles le prévenu aurait bénéficié de sa relation avec l’entourage présidentiel sous l’ancien régime.

Ce dossier intervient alors que le même accusé a déjà fait l’objet d’une condamnation judiciaire. La justice tunisienne avait prononcé à son encontre une peine de six ans de prison ainsi qu’une amende dépassant les 4 millions de dinars.

Une autre affaire portant sur l’obtention de crédits

Cette condamnation concernait une autre affaire portant sur l’obtention de crédits et de facilités bancaires dans des conditions jugées irrégulières, notamment à travers des pratiques de favoritisme et sans garanties suffisantes, pour financer la création d’une chaîne de magasins dans la capitale.

Lire aussi : Le styliste de Leïla Ben Ali rattrapé par la justice tunisienne

Les affaires impliquant des proches de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali et de son épouse Leïla Trabelsi restent parmi les dossiers emblématiques de la période post-révolution, plusieurs procédures judiciaires ayant été engagées autour de soupçons d’enrichissement illicite, de corruption et d’abus d’influence.

La nouvelle audience prévue en octobre devra permettre à la juridiction spécialisée de poursuivre l’examen des faits reprochés et des demandes civiles présentées au nom de l’État tunisien.

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