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Projet Meraviglia : mieux comprendre les enjeux environnementaux d’Hammamet pour passer à l’action

Von: tmps
14. Juni 2026 um 11:14

Si nous souhaitons pour demain un monde plus vert et une empreinte carbone réduite, il est plus que jamais important de comprendre les enjeux de la transition écologique, d’expliquer les conséquences du changement climatique, mais aussi et surtout d’agir. Alors comment transmettre au mieux ces enjeux afin d’inciter à passer à l’action dans la vie de tous les jours ?Il est plus que jamais important de réinterroger la société pour évoluer vers un monde plus durable. La transition écologique ne peut se faire qu’avec la force du collectif et le changement des pratiques du plus grand nombre. La sensibilisation est donc primordiale car elle permet de prendre conscience de la nécessité d’évoluer.La réduction de l’empreinte carbone dépend du développement des pratiques écoresponsables de chacun. Et ça, les tunisiens l’ont déjà compris. Ils sont convaincus que modifier son mode de vie est nécessaire pour limiter les effets du changement climatique

Dans le cadre du projet Meraviglia, l’Association d’éducation relative à l’environnement  (l’AERE) a organisé le 8 juin 2026 un atelier participatif auquel ont pris part 22 acteurs représentant des associations, des experts, des universitaires, des incubateurs, des organisations professionnelles, des centres de formation, des élus, des entrepreneurs et des citoyens afin de partager des solutions pour le développement durable, le renforcement de la résilience climatique de la  ville d’Hammamet ainsi que la consolidation  de l’‘éco-entrepreneuriat pour nos jeunes. La Tunisie comme l’a souligné Dr Salem Sahli Président de l’Association d’éducation relative à l’environnement a fait de la transition écologique un axe stratégique de diversification économique. Elle essaie de conjuguer finance verte, innovation technologique et mesures concrètes de décarbonations. « Nous avons fait des progrès significatifs dans la promotion de pratiques respectueuses de l’environnement. Des projets d’énergie renouvelable aux initiatives de réduction des déchets et des émissions de carbone, le pays s’engage pour un avenir plus vert. L’économie verte est une opportunité pour le pays pour atteindre des objectifs de croissance économique et de développement durable tout en contribuant à la lutte contre les effets du changement climatique tout en assurant une croissance qui intègre la préservation et la valorisation du capital naturel et humain. C’est dans ce cadre que s’inscrit le lancement du projet « Meraviglia » à Hammamet avec le soutien du programme Interreg NEXT MED de l’Union européenne.  Cette initiative vise à soutenir l’entrepreneuriat vert en Tunisie et dans la région méditerranéenne, et à transformer les défis environnementaux en opportunités d’emploi pour les jeunes et les femmes peu ou pas qualifiés. Les opportunités sont grandes mais les obstacles structurels aussi et principalement l’accès au financement, la formation et l’accompagnement des porteurs de projets and last but not least la bureaucratie et la lourdeur administrative. Aussi le projet MERAVIGLIA vient-il à point nommé pour appuyer les stratégies nationales de promotion de l’entrepreneuriat vert dans notre pays. De plus, il est synergique et en phase avec les différents programmes d’appui qui soutiennent les entrepreneurs tunisiens tels que le projet Greenov’i, le Green Tunisian Business Program ou encore le Startup Act.

Plusieurs conditions facilitent le passage à l’action

Le passage à l’action est conditionné par la conscience d’un malaise et de l’identification des problèmes environnementaux .Cela passe par la compréhension que la situation actuelle n’est plus viable mais qu’il existe une situation future meilleure, et que l’on peut agir efficacement pour y parvenir. Ce sont ces conditions que les dispositifs élaborés par ce projet Meraviglia s’efforcent d’ailleurs de réunir. La force du collectif est également moteur du changement .Une minorité d’engagés suffit par exemple à créer une dynamique efficace.C’est dans ce cadre que s’inscrit ce premier atelier participatif a précisé Karim Rejeb, expert en entrepreneuriat vert « Cette première réunion avait pour but de préparer le terrain, établir le contexte local afin de comprendre le contexte et se mettre d’accord sur les défis environnementaux clés et prioritaires qui caractérisent la région d’Hammamet .L’entrepreneuriat vert représente un atout pour accompagner la Tunisie vers la transition écologique. Ce projet se distingue par sa prise en compte des spécificités locales afin de parvenir à une prise en compte des enjeux environnementaux, économiques et sociaux de ce territoire, l’identification des besoins, la formation du public pour lancer des micro-projets verts  .Notre objectif est de  privilégier le soutien à l’entrepreneuriat vert pour stimuler le développement, tout en créant un modèle innovant de Tiers-Lieux dédiés aux compétences environnementales, une  académie virtuelle dédiée à l’entrepreneuriat vert, des parcours de formation transnationaux combinant e-learning, mentorat et mises en situation pratiques et des  résidences d’éco-entrepreneurs favorisant l’apprentissage interculturel ».

Cette belle cité  comme l’ont soulevé les participants  souffre principalement de problèmes liés à la dégradation de l’environnement, des ressources naturelles terrestres et marines et des milieux de vie. Ces problèmes sont divers : accumulation des déchets organiques, industriels et verts, dégradation des terres, pollution des écosystèmes et des eaux souterraines et marines, problème de l’eau, déforestation des milieux naturels, érosion littorale, urbanisation accrue,  salinisation….

Plusieurs intervenants ont   souligné l’importance de relever les défis environnementaux par une approche participative impliquant divers acteurs et de mieux comprendre les défis environnementaux et de proposer des solutions basées sur l’observation sur le terrain et l’expertise locale, la faisabilité avec l’espoir de créer un réseau  capable de promouvoir des projets environnementaux, de diffuser la culture de la conscience écologique au sein de la société et de  transformer de la transition écologique en leviers d’emplois durables sans oublier d’assurer la pérennité du projet . Les échanges ont également mis en lumière l’importance de renforcer la synergie entre le secteur public et le secteur privé .Les travaux de cet atelier  se sont achevés avec l’adoption d’un ensemble de recommandations, dont l’identification des enjeux environnementaux locaux, la  priorisation des besoins environnementaux et la  définition des plans d’action et de formation pour répondre aux besoins ainsi que la nécessité de poursuivre ce type d’initiatives afin d’impliquer effectivement la population dans les efforts locaux de préservation de l’environnement.

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Crèches et jardins d’enfants : un cadre législatif à moderniser et à renforcer

Von: tmps
14. Juni 2026 um 10:11

La proposition de loi n° 2026-029 relative à l’organisation de la création et du fonctionnement des crèches et des jardins d’enfants figure parmi les textes récemment examinés par la Commission de la santé, des affaires de la femme, de la famille, des affaires sociales et des personnes handicapées à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP).

Présenté par un groupe de députés, ce texte s’inscrit dans une démarche visant à moderniser et à renforcer l’encadrement d’un secteur stratégique, en tenant compte des mutations sociales et des exigences croissantes en matière d’éducation, de protection et d’accompagnement de la petite enfance.

Dans ce cadre, la commission a tenu, le mercredi 10 juin 2026, une séance d’audition consacrée à l’examen de cette proposition de loi et à l’écoute de ses initiateurs. À cette occasion, les députés ont souligné que «l’efficacité d’une législation ne repose pas uniquement sur la qualité de ses dispositions, mais également sur sa capacité à être appliquée de manière concrète et effective sur le terrain afin d’atteindre les objectifs pour lesquels elle a été élaborée».

Auditions des parties prenantes : vers des ajustements du projet de loi

Lors de cette séance, les représentants de l’initiative législative ont salué l’approche participative adoptée par la commission dans l’étude du texte. Ils ont relevé que plusieurs recommandations formulées par les parties auditionnées se sont distinguées par leur pertinence et leur caractère objectif.

Il convient de rappeler que la commission a organisé une série de séances d’audition avec les différentes parties prenantes du secteur. Parmi ces dernièresfigurent notamment les représentants du Groupement professionnel des crèches et jardins d’enfants relevant de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT), ainsi que ceux de la Chambre syndicale nationale des crèches et jardins d’enfants affiliée à l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA).

À cet égard, les initiateurs de la proposition de loi ont indiqué que parmi les recommandations jugées les plus constructives figurent l’appel à assouplir les dispositions de l’article relatif à l’intégration des enfants en situation de handicap au sein des structures de la petite enfance.

Ils ont ainsi estimé que certaines autres propositions méritent d’être réexaminées. Il s’agit notamment des dispositions de l’article relatif à l’obligation pour l’établissement de recourir à un psychologue, ainsi que de celles de l’article concernant l’accueil des enfants en situation de handicap et la mise à disposition d’espaces adaptés, ainsi que d’un personnel qualifié pour leur prise en charge. «Ces spécialités demeurent insuffisamment disponibles dans les régions intérieures. Par ailleurs, le coût financier de ces exigences pourrait dépasser les capacités des établissements de la petite enfance», ont-ils expliqué.

Projet de loi n° 2026-029 : les principales dispositions

La proposition de loi n° 2026-029 relative à l’organisation des crèches et des jardins d’enfants comprend 30 articles. Selon son exposé des motifs, elle vise notamment à définir le cadre juridique régissant ces structures et à renforcer les garanties de protection de l’enfance. Le texte insiste en particulier sur l’exigence de bonne conduite et de moralité, tant pour les promoteurs que pour l’ensemble du personnel exerçant au sein de ces établissements, compte tenu de la sensibilité du secteur et de la vulnérabilité du public concerné.

Le projet entend également lutter contre la prolifération des structures accueillant des enfants en dehors du cadre légal. À cet effet, il prévoit un ensemble de sanctions renforcées à l’encontre des établissements recevant des enfants âgés de moins de trois ans dans des crèches ou de trois à six ans dans des jardins d’enfants, sans avoir obtenu le récépissé de dépôt du cahier des charges exigées par la législation en vigueur.

Par ailleurs, le projet de loi interdit à tout directeur de crèche ou de jardin d’enfants de refuser l’admission d’un enfant en situation de handicap âgé de deux mois à six ans, dès lors qu’un rapport médical établi par un médecin spécialiste ou par la commission régionale chargée de l’attribution des cartes de handicap atteste de sa capacité à être intégré avec les autres enfants. En outre, le texte indique que le promoteur de l’établissement est tenu de mettre en place les conditions nécessaires à cette intégration, notamment un espace adapté, ainsi qu’un personnel éducatif qualifié.

Nouha MAINSI

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Numérisation du système de santé : le chantier s’accélère, mais plusieurs défis persistent

Von: tmps
14. Juni 2026 um 09:30

Le secteur de la santé en Tunisie s’apprête à entrer dans une phase de transformation numérique sans précédent. Face à l’essoufflement du modèle de gestion traditionnel, dans le cadre duquel la prédominance du papier engendre de mauvaises performances en termes d’efficacité opérationnelle et de coûts, le ministère de la Santé s’est engagé dans un vaste chantier de numérisation complète des hôpitaux publics. Ce projet ambitieux vise à instaurer une gouvernance transparente, à optimiser les ressources matérielles et à garantir un accès équitable aux soins.

L’accélération de ce programme s’appuie sur une planification stratégique de longue date et des appuis financiers majeurs. Financé par un prêt de 27,3 millions d’euros de l’Agence française de développement (environ 93 millions de dinars) et des dotations budgétaires, ce chantier a commencé par la mise à niveau informatique de 15 hôpitaux pilotes. Les axes prioritaires comprenaient l’intégration du dossier médical numérique, la dématérialisation des archives et le déploiement de systèmes d’archivage d’images médicales.

Début 2026, une nouvelle étape a été franchie grâce à un partenariat stratégique entre le ministère de la Santé et l’opérateur public Tunisie Télécom. Cette collaboration repose sur quatre piliers techniques indispensables : la connexion internet à haut débit de l’ensemble des établissements de santé (en particulier les structures de soins de base), le déploiement de solutions Cloud 100% tunisiennes, la création d’un modèle d’«hôpital numérique» et l’extension des consultations spécialisées à distance dans les régions intérieures.

Sur le terrain, la concrétisation des services s’accélère. L’année 2026 marque l’entrée en vigueur de l’Identifiant National Santé unique, ainsi que la numérisation des dossiers médicaux scolaires et universitaires. En parallèle, une plateforme nationale de vaccination intègre désormais l’ensemble des données, y compris pour la rage ou les vaccins recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), avec une généralisation progressive au secteur privé.

En matière de soins à distance, la télémédecine progresse. Le service de téléradiologie couvre des dizaines d’hôpitaux régionaux assurant près de 90 examens par scanner toutes les 24 heures, tandis que les cliniques virtuelles de médecine à distance dispensent des centaines de consultations dans plusieurs spécialités comme la rhumatologie.

La digitalisation a également concerné la gestion des stocks de médicaments. Pour rationaliser l’approvisionnement, le ministère est en train de déployer la plateforme «e-pharmacie», conçue pour suivre en temps réel la consommation des médicaments et des dispositifs médicaux entre la Pharmacie Centrale de Tunisie (PCT) et les structures hospitalières publiques.

Des lacunes structurelles à combler  

De plus, une plateforme numérique dédiée à la chaîne du froid sécurise désormais la conservation des produits médicaux sensibles sur plus de 500 sites à travers le pays. Enfin, des outils basés sur l’intelligence artificielle épidémiologique s’articulent autour de l’approche intégrée «One health» (Une seule santé), unifiant l’analyse des données sanitaires humaines, animales et environnementales pour assurer une meilleure réactivité face aux risques sanitaires.

Sur un autre plan, la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) s’apprête à généraliser la carte Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) aux établissements publics de santé et aux prestataires de soins exerçant dans le secteur privé d’ici fin 2027, afin de dématérialiser entièrement le parcours de soins. Dans ce cadre, un appel d’offres a été déjà lancé pour sélectionner les fournisseurs des logiciels de gestion de l’ensemble du système alors que la distribution des cartes de soins électroniques se poursuit à un rythme accéléré. Des lecteurs de carte seront ensuite distribués aux diverses catégories de prestataires de soins, après une phase pilote lancée depuis 2023 dans les hôpitaux publics et auprès de dizaines de médecins de famille dans plusieurs régions.

Malgré ces déploiements technologiques de grande envergure, le système de santé tunisien souffre de lacunes structurelles qui risquent de freiner l’impact réel de la numérisation. La principale contradiction réside dans le décalage flagrant entre les nouveaux outils de traçabilité numérique et la disponibilité concrète des stocks de médicaments.

Des pénuries aiguës de traitements vitaux, tels que les dérivés de la morphine ou les traitements immunosuppresseurs indispensables aux greffes d’organes, ont mis en exergue les limites de la seule approche digitale. La plateforme «e-pharmacie» ne peut pas résoudre à elle seule une crise de liquiditésau niveau de la Pharmacie centrale. Bien que le gouvernement ait réagi en injectant une enveloppe budgétaire additionnelle de 15 millions de dinars et en introduisant des dispositions législatives strictes dans la loi de Finances, les retards de paiement de la PCT envers les laboratoires pharmaceutiques étrangers continuent de gripper la chaîne d’approvisionnement. Le numérique permet de cartographier la pénurie avec précision, mais il ne remplace pas les devises nécessaires aux achats.

Par ailleurs, une fracture numérique subsiste entre les grands centres hospitalo-universitaires du littoral et les structures de santé de base dans les régions les plus reculées, où l’infrastructure réseau demeure parfois instable et le matériel informatique vieillissant. Autant dire que le succès du chantier de la numérisation du système de santé nationale ne dépendra pas uniquement des performances des logiciels. Il reste tributaire d’une réforme en profondeur du régime national d’assurance maladie, de l’assainissement financier de la Pharmacie centrale, de l’augmentation des budgets accordés aux structures de soins et de la valorisation d’un capital humain qui souffre d’une fuite massive de ses compétences médicales et informatiques vers l’étranger, au risque de fragiliser la gestion quotidienne des plateformes numériques, la maintenance et l’appropriation des systèmes installés. Un chantier dans le chantier…

Walid KHEFIFI

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Nuisances estivales : ça commence !

Von: tmps
14. Juni 2026 um 08:26

S’il est un problème commun à tous les citoyens durant la saison estivale, c’est bien le tapage (diurne ou nocturne) et les nuisances sonores sous toutes les formes. Ce problème fait couler beaucoup d’encre en cette période de l’année, du moment qu’il porte atteinte non seulement à la tranquillité des personnes mais aussi à leur santé physique et psychique.

Quelle que soit son origine (des voisins ou de la rue), le tapage dénote une attitude incivile et condamnable.

Ce qu’il faut condamner, en fait, c’est l’attitude des gens (auteurs ou victimes du tapage) dans leurs réactions vis-à-vis de ce problème. Souvent, certains se conduisent en hors-la-loi en faisant fi du repos des voisins. Pourtant, le tapage nocturne et les nuisances sonores sont l’apanage des autorités municipales et font l’objet de législations qu’il suffit d’appliquer rigoureusement pour que chacun sache ses droits et ses devoirs. Malheureusement, certains agents municipaux ne font pas convenablement leur travail.

Les bruits occasionnés par le voisinage sont à l’origine de plusieurs altercations et conflits entre habitants du même quartier ou immeuble : les fêtes, les chants et les cris sont de simples exemples qui affectent la vie des gens et perturbent les relations entre les voisins. Que de plaintes portées aux postes de police, et que de pétitions adressées aux conseils municipaux pour attirer l’attention des autorités sur des cas de troubles de voisinage dus aux différents bruits provoqués par certains voisins, de jour comme de nuit ! De telles nuisances sont considérées comme un non-respect des règles du bon voisinage et de la vie en communauté qui requièrent en principe le respect mutuel, la coopération et la compréhension.

En ville, dans les cités et les grandes agglomérations où les logements sont généralement sous forme d’immeubles, les lamentations sont fréquentes,surtout à propos des nuisances nocturnes sachant que pendant l’été, les veillées se prolongent à des heures indues au sein des familles. C’est surtout le voisin d’en bas (celui de l’étage de dessous) qui trouve de quoi se plaindre : en effet, les pas d’un petit enfant qui court dans le salon, qui tire une chaise, qui fait tomber un vase ou qui claque une porte…, tout cela pourrait faire trembler tout l’immeuble pour qui veut se plaindre ! Parfois, c’est le volume de la radio ou de la télé qui dérange ; la voix des occupants de l’appartement d’en-haut est souvent jugée trop élevée et agaçante. Pour certains voisins trop sensibles, rien que le bruit d’une clé dans la serrure provoque facilement la grogne. Même les aboiements d’un petit chien de salon pourraient causer des disputes entre voisins ! Et la liste pourrait s’allonger à l’infini ! N’oubliez pas d’ajouter les cas de tapage dus aux fêtes familiales (mariages, fiançailles, circoncision, anniversaire, bac…) qui s’étendent parfois sur plusieurs soirées avec tous les tracas qui s’ensuivent : chants et musiques, danse, cris et applaudissementsjusqu’à l’aube !

Quoique le tapage nocturne et les nuisances sonores soient punis par la loi, certains citoyens continuent à faire fi des règlements en vigueur qui considèrent que tout bruit excédant les normes et susceptible de gêner autrui entre 22H du soir et 06H du matin est considéré comme une infraction passible d’amende. Il est vrai que les autorités compétentes (agents de police ou agents municipaux) interviennent pour mettre fin au calvaire suite aux plaintes de voisinsvictimes d’un tapage nocturne mais parfois, pour des raisons de convivialité et de complaisance, certains voisins font la sourde oreille et doivent avaler la pilule, prétextant qu’un jour peut-être ils seraient, à leur tour, auteurs de tels bruits nuisibles. Mais que dire des autres habitants, impolis et agressifs de nature, qui ne se soucient jamais du repos de leurs voisins en dépassant toutes les limites en matière de tapage et, en cas de plainte, ils recourent au règlement de comptes et à la vengeance en usant de tous les moyens violents contre leurs voisins qui commencent par des engueulades et finissent par des coups de poings…

Respecter les règles de bon voisinage

En cas de nuisance sonore ou de tapage nocturne ou diurne, les syndics des différentes cités ont certainement un grand rôle à jouer quant à la sensibilisation des habitants aux règles de bon voisinage en leur faisant rappeler le sens des civilitéset du respect mutuel. En cas de conflit entre voisins à cause du bruit, le syndicat de l’immeuble peut arranger les choses avant même que l’un d’eux n’aille porter plainte. Mais de tels conflits pourraient être évités si le syndicat recourait à des mesures préventives, comme par exemple l’affichage mural des conseils et des recommandations relatifs au respect d’autrui et aux règles de bon voisinage (mettre la radio ou la télé en sourdine à partir de 22H, porter des pantoufles ou des chaussettes pour se déplacer dans l’appartement, huiler les portes grinçantes, munir les pieds des chaises et des tables d’embouts de caoutchouc pour les déplacer sans bruit…). A l’occasion de la célébration d’une fête de mariage ou autre, la personne concernée pourrait aviser le syndicat de la date de la cérémonie et ce dernier, à son tour, informera les habitants de l’événement en affichant l’information à l’entrée de l’immeuble pour permettre à chacun de prendre les précautions nécessaires avant le jour J. Cette procédure est appliquée depuis longtemps dans la plupart des pays européens, histoire de diminuer le nombre de plaintes enregistrées chaque année suite aux nuisances sonores et à toutes les formes de tapage…

Hechmi KHALLADI

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Empfangen — 13. Juni 2026 Französischsprachig

Mondial 2026 A la veille de Suède-Tunisie : Focus sur le mental

Von: tmps
13. Juni 2026 um 11:14

A un peu plus de deux jours de son premier match en coupe du monde, l’équipe de Tunisie poursuit sa préparation sous la conduite de Sabri Lamouchi afin d’arriver dans une forme optimale le jour de son match contre la Suède, aussi bien physiquement que techniquement, mais surtout mentalement. D’ailleurs, le sélectionneur national a accordé une grande importance à ce dernier volet afin de faire oublier aux joueurs leur déroute face à la Belgique, cherchant surtout à tirer les conclusions de ce dérapage, à éviter les erreurs commises afin de garder leurs chances de qualification au second tour intactes. Sabri Lamouchi a reconnu à la fin de la rencontre de Bruxelles qu’il assumait l’entière responsabilité de la défaite et qu’il allait prendre en conséquence certains facteurs.

Cela implique des changements dans la composition de l’équipe, dans les choix tactiques et l’amélioration du comportement offensif de l’équipe, très faible à ce niveau. Lors de la révision de ses choix, Sabri Lamouchi doit absolument tenir compte de l’inexpérience de plusieurs joueurs et de la nécessité de faire appel à d’autres éléments plus rompus à ce genre de rencontres et surtout capables de gérer la pression, même si les ténors de l’équipe sont restés à la maison à l’instar de Béchir Ben Saïd, Aïssa Laïdouni, Ferjani Sassi et Issam Jebali.

Du pain sur la planche Toutefois, quelques joueurs se prévalant de ce profil sont présents au Mexique. Parmi les joueurs capables de stabiliser l’équipe et lui redonner sa véritable personnalité, on peut citer le gardien Aymen Dahmen, un portier d’expérience qui connaît parfaitement l’ambiance du Mondial et qui est capable de placer ses défenseurs et d’user de son expérience, tout comme le défenseur axial Dylan Bronn, le meilleur à son poste à l’heure actuelle parmi ceux qui ont effectué le voyage. Le retour de Yan Valery sur le côté droit pourrait également être utile. Enfin, à l’entrejeu, Hannibal Mejbri peut donner plus de solutions pour dynamiser le compartiment offensif et secouer l’appétit des attaquants, particulièrement les deux avants de pointe, Hamza Mastouri ou Firas Chaouat. Mais c’est le volet mental qui va être le plus influent face à la Suède, surtout après la débâcle subie contre la Belgique en amical. Le sélectionneur national, ses adjoints et les membres fédéraux présents au Mexique savent ce qui leur reste à faire. Bonne chance.

Hédi

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CSHL : la terrifiante épée de Damoclès !

Von: tmps
13. Juni 2026 um 10:45
L’euphorie, la liesse, la joie ayant balayé la cité balnéaire suite au retour des verts dans le giron des « grands » n’auront été que des plus éphémères, un feu de paille en quelque sorte. Un terrible coup d’arrêt mit un bémol brutal aux festivités tel une tranchante lame de couperet. La nouvelle se répandit telle une trainée de poudre dans toutes les cités de la ville déversant une douche écossaise sur tous les fans des banlieusards : Une lourde…trop lourde ardoise à éponger dans les plus brefs délais conformément aux règlements imposés par la FIFA, le club de la banlieue sud devra faire face à un lourd passif financier résultant de dettes contractées envers plusieurs joueurs et entraîneurs entre 2014 et 2026. On parle d’une redevance de l’ordre des 800 mille dinars ! Ces créances ont fait l’objet de décisions définitives et exécutoires rendues par la Commission des litiges.
Fâcheuses répercussions
La situation ne se limite pas à une simple interdiction de recrutement. Le club est également privé de la licence lui permettant de participer au championnat de Ligue 1 la saison prochaine tant qu’il n’aura pas régularisé sa situation vis-à-vis de ses créanciers. À défaut, il risque même une relégation vers les divisions inférieures.
Depuis 2014 déjà!
Empressons-nous de souligner que le pauvre Mongi Bhar, l’actuel Président en exercice, n’a rien à voir dans cette rocambolesque et non moins tragique situation. Les dettes ayant été contractées depuis belle lurette et avant même son intronisation aux commandes de la boite. Inutile de dresser un tableau exhaustif de l’identité des créanciers (entraineurs, joueurs recrutés, enfants du club) s’agissant au fait d’une cuisine interne dont nous devons respecter les secrets.
Casse-tête chinois pour Mongi Bhar
Personne ne voudrait être à la place du Président Hammam-Lifois. Une lourde gamelle à honorer, une nouvelle saison à préparer avec tout cela comporte comme logistique (recrutements, stages de remise en condition, recherche de sponsors, etc.). Mais le plus urgent se résume en de difficiles tractations avec les ténors du barreau représentant les créanciers pour les convaincre de lui accorder une bouffée d’air pur, entendre surseoir à leurs exigences le temps qu’il parvienne à se  » retourner » et à trouver la panacée idoine en mesure de le sortir de cette panade. Lui prêteront-ils la bonne oreille ? Seront-ils assez compréhensifs pour lui lâcher momentanément du lest ?
Appel pressant aux mécènes et aux supporters
Les nantis de la ville en premier lieu ainsi que les inconditionnels Hammam-Lifois se doivent de conjuguer leurs efforts pour venir à la rescousse des caisses. Chacun selon ses propres moyens. Mêmes Les oboles les plus modestes sont les bienvenues dans les circonstances actuelles. Ne pas insulter la moindre contribution aussi minime soit-elle. Un élan de solidarité s’impose pour l’heure. Par ailleurs, il est grand temps que les  » petites » guéguerres « intestines, les vils coups bas, le mesquin nombrilisme de certains qui se reconnaitront, les  » après moi le déluge » disparaissent de la circulation pour l’unique et seul bien des couleurs. Faute de quoi, de sombres perspectives à guetter la boite, tapis non pas dans l’ombre, non, mais sous les feux de la rampe visibles à des milliers de lieues mêmes par les atteints de myopie psychologique, voire les non-voyants tout court…
Mohamed Sahbi RAMMAH  

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Environnement marin – restauration écologique des aires marines protégées : sauver notre mer Méditerranée, c’est possible

Von: tmps
13. Juni 2026 um 10:15

La Méditerranée se réchauffe environ 20% plus vite que la moyenne mondiale, et de nombreux écosystèmes sont soumis à de fortes pressions : la moitié des zones humides naturelles et près d’un tiers des herbiers de posidonie ont disparu au cours des 50 dernières années. La restauration des habitats marins et côtiers est essentielle, non seulement pour préserver la biodiversité, mais aussi pour protéger les communautés littorales, renforcer la résilience et donner un coup de pouce à la nature : c’est le rôle de la restauration écologique.

Les aires protégées constituent un pilier essentiel des stratégies de conservation de la biodiversité, notamment dans le cadre de la Stratégie et du Plan d’Action Nationaux pour la Biodiversité (SPANB) 2018-2030, alignés sur le Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal. La cible nationale définie dans la SPANB vise à renforcer le réseau des Aires Marines et Côtières Protégées (AMCP) afin d’améliorer leur couverture territoriale, à travers la création de nouvelles aires présentant un intérêt écologique et une forte diversité biologique. Cette action devrait être associée à l’élaboration des plans de gestion pour toutes les AMCP existantes pour assurer leur suivi et évaluation.

La Tunisie compte un nombre important d’aires protégées marines ou gérées avec une composante marine (18 sites). La majorité d’entre elles est classéesites Ramsar (15 sites), tandis que trois sont désignées Aires Spécialement Protégées d’Importance Méditerranéenne (ASPIM). Par ailleurs, six sites sont en phase de création en tant qu’AMCP : les îles Kneiss, l’archipel de La Galite, les îles Kuriat, Zembra et Zembretta, les Îlots nord de Kerkennah et Ras R’mel, Djerba. L’initiative côtière constitue un moyen efficace de protéger le littoral, d’en assurer une gestion durable et de renforcer sa résilience face au changement climatique, à l’élévation du niveau de la mer et à la pollution. Elle comprend la lutte contre l’érosion côtière, la réhabilitation des écosystèmes dans les AMPC, ainsi que la garantie d’une transition écologique des activités maritimes, touristiques et récréatives à travers la contribution aux travaux préventifs et de protection.

La restauration écologique dans les Aires Marines Protégées, une priorité

Face à la dégradation croissante des écosystèmes marins, la restauration écologique devient une priorité pour les Aires Marines Protégées. MedPANet l’UICN Med proposent une formation innovante et opérationnelle, destinée aux gestionnaires d’AMP méditerranéennes, pour renforcer leurs capacités à concevoir et mettre en œuvre des actions de restauration concrètes. L’objectif est de comprendre le cadre politique et éthique dans lequel s’inscrit la restauration écologique, identifier les situations où elle est justifiée ou, au contraire, éviter, acquérir les outils pour réaliser un diagnostic écologique, identifier les pressions qui expliquent la dégradation des écosystèmes, évaluer le potentiel de récupération naturelle des écosystèmes, déterminer si la restauration passive est suffisante avant d’envisager toute intervention active, identifier les blocages écologiques qui peuvent justifier une restauration active et évaluer la faisabilité institutionnelle, financière et technique d’une telle intervention, en s’appuyant sur les meilleures pratiques régionales et internationales. C’est dans ce cadre que l’Association Notre Grand Bleu organise du 8 au 11 juin 2026 un atelier de formation MedPAN sur la restauration écologique des Aires Marines Protégées méditerranéennes (AMP) du 8 au 11 juin 2026 à Monastir en vue de développer des compétences pratiques et concrètes, en lien avec la mise en œuvre de projets de restauration dans les AMP. La première journée a permis aux gestionnaires des AMP et aux experts méditerranéens d’échanger autour des enjeux de conservation et de restauration des écosystèmes marins, tout en initiant un travail collaboratif sur des études de cas réelles issues de leurs propres sites. Ensemble, ils ont travaillé en petits groupes sur des études de cas issues de leurs propres AMP, et construit progressivement un Plan d’Action pour la Restauration (PAR) à l’aide de templates et d’outils de facilitation. Une coopération régionale solide, le partage des connaissances et des approches intégrées ont été identifiés comme des conditions indispensables pour garantir l’efficacité et la durabilité des actions de restauration. Lesparticipants ont également découvert l’Aire Marine et Côtière Protégée des Îles Kuriat, site hôte de la formation, ainsi que les actions de suivi écologique, de conservation et de restauration qui y sont menées.

En renforçant l’efficacité des AMP méditerranéennes, cet atelier apportera une impulsion majeure pour favoriser la restauration et la protection des ressources halieutiques et soutenir la résilience des écosystèmes marins au profit des populations locales avec une amélioration des revenus de la pêche durable et le développement de l’écotourisme.

Kamel BOUAOUINA

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Baisse de la natalité et inversion de la pyramide des âges : la Tunisie aura de plus en plus de cheveux blancs

Von: tmps
13. Juni 2026 um 09:36

La Tunisie traverse une mutation silencieuse mais profonde, qui redessine le visage de sa société. Autrefois pilier central du parcours de vie des jeunes Tunisiens, le mariage est aujourd’hui en net recul, avec pour corollaire une forte baisse de la natalité.

Les dernières données de l’Institut National de la Statistique (INS) révèlent l’installation du célibatchoisi et assumé comme la norme chez les jeunes générations. Environ 80% des Tunisiens âgés de 15 à 34 ans ne sont pas actuellement mariés, alors que l’âge moyen au premier mariage s’établit désormais à environ 35 ans chez les hommes et 29 ans chez les femmes. Le nombre total de mariages est d’ailleurs passé de 83.105 en 2019 à 72.953 en 2023 et à peine 70.942 en 2024.

Ce retard mécanique du mariage engendre une conséquence directe : l’effondrement des naissances. En retardant l’âge de la première union, la fenêtre de fertilité biologique des couples se réduit. Le taux de fécondité est passé de 2,17 enfants par femme en 2019 à 1,58 enfant par femme en 2023, soit un niveau inférieur au seuil de renouvellement des générations(2,1enfants par femme). Le taux de natalité brut (un indicateur mesurant le nombre de naissances pour 1.000 habitants) s’est ainsi limité à 11,4 naissances pour 1.000 habitants en 2023 contre 16,8 naissances pour 1.000 habitants en 2019. Ce taux est aussi largement inférieur à la moyenne mondiale de 17%. En conséquence, le taux d’accroissement démographique naturel est tombé à 0,48% en 2023 contre 1,03% en 2019.

De plus, la tendance s’oriente vers la généralisation de la famille restreinte (un ou deux enfants maximum), dictée par le coût exorbitant de l’éducation et de la prise en charge médicale.

Au cœur de la désaffection pour l’institution du mariage se trouve une équation quasi impossible pour les jeunes. Le premier coupable est sans conteste financier. Face à un chômage endémique des diplômés et à l’instabilité professionnelle, fonder un foyer relève du parcours du combattant. Louer un appartement, assumer l’inflation galopante et financer les cérémonies traditionnelles de mariage représentent un fardeau financier insurmontable pour la majorité des jeunes actifs.

D’autre part, l’accès massif des Tunisiennes à l’enseignement supérieur et leur volonté légitime de stabilisation professionnelle et d’indépendance financière priment désormais sur l’urgence matrimoniale. Cela est d’autant plus vrai que les solidarités familiales s’affaiblissent. Autrefois, la famille élargie jouait un rôle de filet de sécurité et de soutien financier pour l’installation des jeunes couples. Aujourd’hui, face à la crise, chaque cellule se replie sur elle-même, laissant les jeunes face à leurs propres responsabilités.

33% des Tunisiens auront plus de 60 ans en 2054

Entre crise économique étouffante, aspirations individuelles nouvelles et entrée tardive dans la vie active, le recul de l’âge du mariage et la baisse de la natalité menacent l’équilibre de la pyramide des âges.

Alors que le seuil de renouvellement des générations est défini comme le nombre moyen d’enfants par femme nécessaire pour maintenir une population constante sans immigration, les récentes données démographiques publiées par l’INS montrent que la population tunisienne est bien partie pour vieillir et diminuer sur le moyen et le long terme. La pyramide des âges tunisienne, historiquement large à sa base (synonyme d’une population jeune), est en train de prendre la forme d’un «champignon», avec une base rétrécie et un sommet de plus en plus large.

La tranche des 0-4 ans ne représente plus que 5,9% de la population totale, contre près de 18,6% à la fin des années 1960. Les personnes âgées de 60 ans et plus ont vu leur poids relatif tripler depuis l’indépendance, atteignant 17% de la population globale en 2024, contre à peine 5% durant les années 60, selon l’INS. Ce vieillissement va s’accélérer de manière inédite durant les prochaines décennies. D’ici à 2054, un tiers (33%) des Tunisiens aura plus de 60 ans, d’après les projections du même Institut.Cette tendance questionne sur les nouveaux besoins des seniors, leur place dans la société et les solidarités entre générations. Le grand défi de demain sera de savoir comment financer les caisses sociales (CNRPS, CNSS, CNAM) et le système de santé alors que la population active (les 15-59 ans) se contracte et le pourcentage des personnes aux cheveux grisonnants augmente d’année en année. La Tunisie risque de se retrouver dans la situation paradoxale d’un pays en développement avec une démographie de pays développé, sans en avoir les ressources financières.

Face à ce basculement démographique déjà en marche, le constat des sociologues et démographes est unanime : le laisser-faire n’est plus une option. Si le mariage ne disparaît pas, sa transformation exigeraque l’État s’adapte aux réalités des jeunes et des plus âgés. Il devient dès lors urgent de mettre en place dès maintenant des réformes structurelles et des politiques ciblées : aides directes au logement pour les jeunes mariés, création de structures d’accueil publiques et abordables pour la petite enfance (crèches, jardins d’enfants), politiques d’emploi stables, nouveaux modes de financement des régimes de traite, amélioration des services de gériatrie dans les hôpitaux et renforcement des solidarités générationnelles pour lutter contre l’invisibilité et l’isolement social des personnes âgées

Walid KHEFIFI  

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Lutte contre la corruption et impératif de développement : la réconciliation pénale au cœur du projet de justice sociale

Von: tmps
13. Juni 2026 um 08:23

Par Ahmed NEMLAGHI

Le Président de la République Kaïs Saïed a annoncé avant-hier une nouvelle étape dans le dossier sensible de la réconciliation pénale, en affirmant que les personnes impliquées dans des affaires de corruption, qu’elles se trouvent en Tunisie ou à l’étranger, bénéficieront d’une nouvelle possibilité de conclure des accords destinés à récupérer les fonds détournés au profit de l’État tunisien.

Cette annonce a été faite au cours d’une réunion tenue au palais de Carthage avec le président de la Commission nationale de la réconciliation pénale, Ali Abbes, dans un contexte marqué par la volonté affichée du Chef de l’État d’accélérer un processus qu’il considère comme un levier essentiel de justice économique et sociale. Il a précisé que les accords de réconciliation pénale seront désormais soumis au Conseil national de sécurité nationale, soulignant l’importance stratégique accordée par l’État à ce dossier considéré comme directement lié à la souveraineté économique du pays et à la récupération des ressources spoliées.

Le Président de la République a affirmé, au cours de cette réunion,  que cette initiative ne procède ni d’une logique de vengeance ni d’un règlement de comptes politique, mais d’une volonté claire de restituer au peuple tunisien les sommes détournées durant les décennies passées.

«Il ne s’agit pas de vengeance», a insisté le Président Kaïs Saïed, affirmant que l’objectif demeure de récupérer «chaque millime» appartenant au peuple tunisien.

Les personnes impliquées dans des affaires de corruption pourront bénéficier d’une nouvelle chance de conclure des accords de réconciliation pénale avec l’État tunisien. Selon lui, ceux qui accepteront ces accords pourront quitter les prisons ou régulariser leur situation, y compris lorsqu’ils résident à l’étranger.

Cette approche s’inscrit dans la philosophie de la réconciliation pénale défendue par le Président de la République, Kaïs Saïed, depuis plusieurs années, fondée sur l’idée que les fonds issus de la corruption doivent être réinjectés dans l’économie nationale et dirigés prioritairement vers les régions marginalisées et les catégories sociales les plus défavorisées.

La réconciliation pénale, mécanisme de justice réparatrice

Le Président de la République a rappelé, lors de cette réunion, qu’il défendait le principe de la réconciliation pénale depuis le 20 mars 2012.

À cette époque déjà, Kaïs Saïed plaidait pour une approche différente du traitement des dossiers de corruption financière, estimant que les longues procédures judiciaires classiques risquaient de retarder la récupération effective des fonds détournés et de priver les régions défavorisées des ressources nécessaires à leur développement.

Le Chef de l’État a ainsi rappelé avoir participé à plusieurs réunions organisées dans différentes régions du pays afin de réfléchir à des mécanismes permettant de récupérer les fonds spoliés tout en orientant ces ressources vers des projets de développement local. Selon cette vision, la réconciliation pénale ne doit pas être perçue comme une amnistie ou un abandon des poursuites, mais comme un mécanisme de justice réparatrice permettant à l’État de récupérer des ressources financières destinées à financer des projets économiques et sociaux au bénéfice des citoyens.

Investir dans les régions marginalisées

Dans cette optique, les personnes les plus impliquées dans les affaires de corruption participent directement au financement du développement dans les régions les plus pauvres du pays, pour la bonne raison que certaines régions ont été durablement appauvries par des politiques d’exclusion et de marginalisation. Ainsi,  les fonds récupérés devront contribuer à réduire les inégalités territoriales et sociales. Cette orientation rejoint la vision politique du Chef de l’État fondée sur la justice sociale, la redistribution des richesses et la nécessité de réparer les déséquilibres historiques entre les différentes régions du pays. Dans plusieurs de ses discours précédents, Kaïs Saïed a dénoncé les mécanismes économiques et politiques qui ont, selon lui, favorisé une concentration des richesses au profit d’une minoritéet au détriment des régions intérieures et des catégories vulnérables.

La réconciliation pénale apparaît ainsi comme un instrument destiné à transformer les fonds issus de la corruption en investissements au service du développement régional, de l’emploi et des infrastructures publiques.

Des commissions qui se suivent sans résultat concret

Le président de la République a également exprimé son mécontentement face aux retards enregistrés dans la mise en œuvre du processus de réconciliation pénale depuis le 25 juillet 2021.

Il a rappelé qu’un projet de loi avait été élaboré et que plusieurs commissions avaient été constituées au cours des dernières années afin de faire avancer ce dossier, sans toutefois parvenir à des résultats concrets. Kaïs Saïed a notamment évoqué la dissolution, le 15 septembre 2024, de la précédente commission chargée de ce dossier, estimant que les mécanismes mis en place jusque-là n’avaient pas permis d’atteindre les objectifs fixés. Face à ces lenteurs, le Chef de l’État a appelé le président de la Commission nationale de la réconciliation pénale à accélérer la présentation des projets d’accords et à éviter toute procédure dilatoire ou obstacle administratif susceptible de retarder davantage le processus.

«Ni négociation ni chantage»

Les accords de réconciliation devront être conclus rapidement et sans tentative de pression ou de marchandage de la part des personnes concernées. Selon le Président, les mesures décidées par l’État doivent servir exclusivement les objectifs fixés par les autorités publiques, à savoir la récupération des fonds détournés et leur réorientation vers les projets de développement.

Kaïs Saïed a ainsi dénoncé ceux qui cherchent, selon ses termes, à prolonger volontairement cette situation afin de préserver certains intérêts ou d’échapper aux responsabilités.

Le Chef de l’État considère en effet que les retards accumulés dans le traitement des dossiers de corruption alimentent la défiance des citoyens envers les institutions et renforcent le sentiment d’impunité.

Un enjeu économique et politique

Dans un contexte économique difficile marqué par les tensions budgétaires, les besoins croissants en investissements publics et les attentes sociales élevées, le dossier de la réconciliation pénale revêt aujourd’hui une dimension particulièrement importante pour les autorités tunisiennes.

Le gouvernement cherche à mobiliser de nouvelles ressources financières susceptibles de contribuer au financement des projets de développement, des infrastructures et des programmes sociaux, notamment dans les régions défavorisées.

Pour Kaïs Saïed, la récupération des fonds détournés constitue également une question de souveraineté nationale et de justice envers les citoyens qui ont subi les conséquences de la corruption et des déséquilibres économiques accumulés pendant des décennies.

Cette approche traduit la volonté du Président de la République de présenter la lutte contre la corruption non seulement comme un impératif judiciaire, mais également comme un projet politique et économique destiné à refonder les rapports entre l’État, les citoyens et les détenteurs de richesses.

Une réforme au cœur du projet présidentiel

Depuis son arrivée au pouvoir, Kaïs Saïed fait de la lutte contre la corruption et de la récupération des fonds publics l’un des axes majeurs de son discours politique.

Le Président de la République considère que la corruption constitue l’un des principaux obstacles au développement économique, à la justice sociale et à la confiance dans les institutions publiques.

Dans cette perspective, la relance du processus de réconciliation pénale apparaît comme une tentative de donner un contenu concret à cette orientation politique, tout en cherchant à obtenir des résultats rapides et visibles.

La référence répétée à la justice sociale et au développement des régions marginalisées montre également que les autorités cherchent à inscrire ce mécanisme dans une logique plus large de redistribution des richesses et de correction des déséquilibres territoriaux.

Entre attentes et interrogations

Si l’annonce présidentielle a relancé le débat autour de la réconciliation pénale, plusieurs observateurs estiment néanmoins que le principal défi réside désormais dans la capacité des institutions à mettre en œuvre ce processus de manière efficace, transparente et conforme aux garanties juridiques nécessaires.

Les modalités concrètes de conclusion des accords, les montants susceptibles d’être récupérés, ainsi que les mécanismes de contrôle de l’utilisation des fonds récupérés devraient constituer des éléments déterminants pour la crédibilité de cette démarche.

D’autres s’interrogent également sur la capacité réelle de la nouvelle commission à accélérer le traitement des dossiers après plusieurs années de retards et de blocages administratifs.

Une ferme volonté d’accélération

En annonçant une nouvelle relance du processus de réconciliation pénale, Kaïs Saïed cherche manifestement à envoyer un signal politique fort : un État décidé à récupérer les ressources détournées et à les réorienter vers le développement national.

Cette démarche s’inscrit dans une vision plus large fondée sur la justice sociale, la lutte contre l’impunité et la restauration du rôle de l’État dans la protection des intérêts collectifs.

Car au-delà des procédures judiciaires et des accords financiers, l’enjeu véritable demeure celui de la capacité de l’État tunisien à transformer les ressources récupérées en projets concrets capables de répondre aux attentes des citoyens et de réduire les fractures économiques et sociales qui continuent de fragiliser le pays.

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Météo : prévisions du samedi 13 juin 2026

Von: tmps
13. Juni 2026 um 07:53

Temps peu nuageux sur la plupart des régions à quelquefois plus nuageux sur les hauteurs ouest du nord et du centre. Vent de secteur est relatiement fort à la fin de la journée au sud. Des  vents de sable locaux souffleront à l’extrême sud et vent faible à modéré sur le reste des régions.

Mer peu agitée à localement agitée aux golfes de Gabès et Hammamet.

Les températures sont en hausse, les maximales seront situées entre 31 et 36 degrés sur les régions côtières et les hauteurs et entre 36 et 41 degrés sur le reste des régions avec des vents locaux de sicrocco.

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Empfangen — 12. Juni 2026 Französischsprachig

Facebook et Instagram subissent une panne mondiale du groupe Meta

Von: tmps
12. Juni 2026 um 16:25

Ce vendredi 12 juin 2026, les principales plateformes du groupe Meta, dont Facebook, Messenger, Instagram et Threads, ont subi une panne majeure dans plusieurs pays.

De nombreux utilisateurs ont signalé des déconnexions soudaines, des difficultés de connexion et des applications bloquées. Les perturbations semblent toucher simultanément plusieurs services du groupe, suggérant un problème technique global. Aucune communication officielle n’a encore été publiée sur l’origine de la panne.

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Sidi Bouzid : un accident de camion transportant des ouvrières agricoles fait deux morts et treize blessées

Von: tmps
12. Juni 2026 um 16:21

Deux ouvrières ont perdu la vie et treize autres ont été blessées dans un accident de la route survenu, vendredi, à proximité de l’entrée nord de Mazouna dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, selon une source de la Protection civile.

L’accident s’est produit, vers 5h30 du matin, lorsqu’un camion léger ,de type « Isuzu » transportant des travailleuses agricoles, s’est renversé sur la route locale n° 887, au niveau de la localité d’El Brij, située entre les délégations de Regueb et Mezzouna.

Les équipes de secours sont intervenues pour prendre en charge les victimes et les transférer à l’hôpital local de Mezzouna.

Le directeur régional de la santé à Sidi Bouzid, Salem Nasri a indiqué que les blessées ont d’abord été dirigées vers l’hôpital local de Mezzouna, puis vers l’hôpital universitaire de Sidi Bouzid pour recevoir les premiers secours et subir les interventions médicales nécessaires.

L’une des ouvrières, souffrant d’une fracture du fémur, a été hospitalisée au service d’orthopédie, tandis que d’autres ont été placées sous surveillance au service des urgences et de la réanimation. De plus, l’une des blessées a été dirigée vers le service de chirurgie générale, et une autre, souffrant de blessures aux deux mains, a été orientée vers le service de cardiologie et de chirurgie vasculaire de l’hôpital universitaire de Sfax, a précisé à l’Agence TAP une source médicale à l’hôpital de Sidi Bouzid.

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Para-athlétisme : 23 détenteurs de records du monde au rendez-vous du Grand Prix de Tunis

Von: tmps
12. Juni 2026 um 10:55

Le Grand Prix de para-athlétisme de Tunis, qui aura lieu du 16 au 19 juin au stade d’athlétisme de Radès, réunira près de 1200 participants parmi lesquels plus de 650 athlètes représentant 64 pays, a indiqué Mohamed Mzoughi, président du Comité National Paralympique Tunisien (CNPT).

   Dans un entretien accordé au studio télévisé de l’agence TAP, Mzoughi a précisé que le Grand Prix de par-athlétisme de Tunis figure parmi les compétitions les plus prestigieuses et les plus anciennes de la discipline à l’échelle internationale. Il s’est dit fier de la célébration cette année du 20e anniversaire de l’événement, ajoutant que la pérennité de cette manifestation est le fruit des efforts conjugués de l’ensemble des intervenants, alors que plusieurs compétitions similaires ont disparu ou perdu de leur rayonnement au fil des années.

    Il a affirmé que le comité d’organisation a pris toutes les dispositions nécessaires pour garantir la réussite de ce rendez-vous. Ainsi, quatre hôtels ont été mis à la disposition des délégations participantes, tandis que des bus spécialement aménagés ont été prévus pour faciliter les déplacements des athlètes en situation de handicap. Il a salué, à cette occasion, l’engagement des bénévoles, dont la contribution est essentielle à la réussite des aspects organisationnels et logistiques de la compétition.

   « La vingtième édition du Grand Prix sera également marquée par la présence de plusieurs personnalités de premier plan, notamment le président du Comité international paralympique, le Brésilien Andrew Parsons, qui assistera à l’événement pour la deuxième année consécutive. Cette visite constitue une reconnaissance de la réputation internationale acquise par le Grand Prix de Tunis et du haut niveau d’organisation atteint au fil des années », a souligné Mzoughi.

    Evoquant la participation tunisienne qui comptera 34 athlètes dont plusieurs champions à l’instar de Raoua Tlili, Walid Ktila, Yassine Gharbi , Mohamed Nidhal Khelifi et Raja Jebali, le président du CNPT a expliqué que cette compétition représente une occasion précieuse pour permettre à un plus grand nombre d’athlètes tunisiens de prendre part à des épreuves internationales sur le sol national.

    L’évènement offrira également la possibilité de classifier plusieurs nouveaux athlètes et de les accompagner sur la voie du succès. Il a ajouté que cette édition réunira 23 détenteurs de records du monde, ce qui devrait considérablement relever le niveau technique des compétitions et permettre aux athlètes tunisiens de se mesurer à l’élite mondiale du para-athlétisme.

    Concernant la situation de certains champions paralympiques tunisiens, Mohamed Mzoughi a indiqué qu’Amenallah Tissaoui poursuit actuellement ses études aux Etats-Unis tout en continuant sa carrière sportive. Il a souligné que l’athlète est en train de réaliser des performances de haut niveau qui témoignent d’une progression constante de ses capacités techniques.

    Il a également salué les efforts de Marwa Brahmi, précisant qu’elle poursuit son travail au Centre régional d’athlétisme de Gafsa « avec sérieux, détermination et persévérance afin d’améliorer ses performances et de viser de meilleurs résultats lors des prochaines échéances ».

    Au sujet de Rouay Jebabli, le président du CNPT a indiqué que ce dernier « a été victime d’une certaine injustice après avoir demandé une reclassification ». « Jebabli s’est rendu en France afin de subir les examens nécessaires pour finaliser la procédure de reclassification conformément aux règlements en vigueur », a-t-il ajouté.

    Par ailleurs, Mohamed Mzoughi a réaffirmé l’engagement du Comité National Paralympique Tunisien à accompagner les athlètes et à leur apporter un soutien aussi bien sur le plan psychologique que social. Il a ajouté que, dans le cadre d’un partenariat privé, la championne Jihène Azaiez a pu bénéficier d’une prothèse du membre supérieur dont le coût s’élève à 45.000 dinars, précisant que les démarches nécessaires à sa mise à disposition devraient être finalisées dans les prochains jours.

   S’agissant des athlètes spécialisés dans les courses en fauteuil roulant, il a indiqué qu’une réunion avait récemment été organisée avec le ministère de la Jeunesse et des Sports, en présence de représentants de la Fédération tunisienne des sports pour handicapés. Au cours de cette rencontre, un accord a été trouvé pour l’acquisition de deux nouveaux fauteuils de compétition grâce aux recettes générées par le Grand Prix de Tunis.

    Il a enfin annoncé l’achat prochain d’équipements sportifs d’une valeur estimée à près de 30.000 dinars. Ces équipements seront installés dans la salle de musculation du stade d’athlétisme d’El Menzah afin d’être mis à la disposition des athlètes de l’élite nationale

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