Les pharmacies d’officine réclament des décisions fermes
Le bureau national du Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (SPOT) a souligné que les pharmacies privées ne peuvent plus supporter de solutions temporaires, ajoutant que la situation actuelle exige des décisions fermes plutôt que la gestion des crises par étapes.
Le bureau national a précisé, dans un communiqué, que la situation actuelle n’aboutira pas à la rupture des relations contractuelles entre les pharmacies et la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), rappelant que la convention a pris fin le 31 décembre 2025 sans renouvellement en raison de l’absence de garanties minimales pour sa réussite.
« Il ne s’agit pas seulement du paiement des dettes, mais de la continuité de l’approvisionnement en médicaments et de la protection du secteur de la santé contre l’effondrement », a noté le SPOT, signalant que le pharmacien n’est pas à l’origine de la crise mais sa victime et a résisté à ses conséquences « jusqu’au bout ».
Et d’ajouter: « Le pharmacien n’a aucune autorité sur la tarification, le financement, les délais de paiement, la législation ou les décisions politiques ».
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Le syndicat a exprimé son refus de toutes solutions ne pouvant rompre clairement avec l’échec ni garantir l’approvisionnement effectif en médicaments, appelant au respect des résultats de l’annexe six pour restaurer la confiance, en plus de la protection financière et légale des pharmaciens et la recherche de mécanismes qui garantissent la pérennité de ce secteur.
Le syndicat a souligné que le pays a besoin aujourd’hui de réformes qui permettent de renforcer la capacité de l’État à garantir la sécurité des médicaments avec la participation des ministères concernés, dont notamment les ministères des Finances, de la Santé, des Affaires sociales et du Commerce.
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