Normale Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.
Gestern — 21. Februar 2026Haupt-Feeds

Hannibal et ses éléphants : l’archéologie tranche là où l’histoire hésitait

21. Februar 2026 um 12:51

Un seul os. Exhumé à Cordoue, daté avec précision, retrouvé au milieu de projectiles de fronde et de monnaies de guerre. Cet os de pied d’éléphant, vieux de 23 siècles, vient de transformer une légende militaire en fait scientifique établi.

Sur le site de la Colina de los Quemados, les archéologues ne cherchaient pas à réécrire l’histoire. Pourtant, c’est ce qu’ils ont fait. Enfoui dans une couche datant des IVe et IIIe siècles avant notre ère — l’époque exacte de l’expansion carthaginoise en péninsule ibérique —, un os du carpe de la patte avant droite d’un éléphant attendait depuis plus de deux mille ans.

L’équipe de l’université de Cordoue a soumis l’échantillon à une double épreuve : analyse anatomique comparée avec des collections d’éléphants africains, asiatiques et fossiles, puis datation au carbone 14. Les deux méthodes ont rendu le même verdict. Résultat publié dans le Journal of Archaeological Science: Reports, c’est bien un proboscidien, et il était là aux IIIe-IVe siècles av. J.-C.

Le sol autour de l’os raconte une bataille

Ce qui rend la découverte renversante, c’est ce que contenait la même couche de terre. Des projectiles sphériques en pierre — des munitions de fronde. Des monnaies frappées en temps de guerre. Des structures architecturales effondrées, des fours, des entrepôts dévastés. Tout indique un site urbain frappé de plein fouet par un mouvement militaire.

Un éléphant de guerre ne se balade pas seul. Il désorganise les lignes ennemies, sème la terreur, porte des combattants sur son dos. Sa présence ici, dans ce chaos stratigraphique, n’a rien d’une coïncidence.

Hannibal sort enfin du mythe

C’est là que l’histoire bascule. Ce territoire ibérique est précisément celui d’où Hannibal Barca lança son offensive légendaire vers Rome — éléphants compris. Les textes antiques l’avaient raconté. Les historiens l’avaient débattu pendant des siècles. L’archéologie vient de trancher.

Et elle n’est pas seule. En 2017, l’université d’Oxford avait déjà localisé le passage des Alpes au col de la Traversette, grâce à une couche d’argile saturée de bactéries intestinales — les traces génétiques laissées par des milliers de chevaux en transit. Ajoutez l’os de Cordoue à ces sédiments alpins : le dossier est bouclé.

Hannibal a bien franchi les Alpes avec ses éléphants. Ce n’est plus une épopée. C’est une preuve.

 

L’article Hannibal et ses éléphants : l’archéologie tranche là où l’histoire hésitait est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Ältere BeiträgeHaupt-Feeds

« On rêve trop, on ne travaille pas assez » : Le wake-up call d’Hannibal

04. Januar 2026 um 08:40

La défaite de la Tunisie n’a pas seulement clos un parcours sportif. Elle a ouvert, presque malgré elle, un débat plus large, déclenché par une déclaration à chaud de Hannibal Mejbri. Une parole brute, sans détour, qui a immédiatement dépassé le cadre du football.

« On rêve trop, on ne travaille pas assez. » La phrase a heurté, parfois choqué. Mais elle a surtout touché juste. Parce qu’elle ne visait ni un adversaire, ni un arbitre, ni même un système sportif précis. Elle pointait autre chose : une relation collective à l’effort, au temps long, à l’apprentissage.

« On rêve trop, on ne travaille pas assez » , Hannibal Mejbri

Le football, dans ce moment précis, a joué son rôle habituel de révélateur. Ce qui reste tolérable dans d’autres domaines devient soudain visible quand l’enjeu est immédiat, quand le résultat est binaire, quand l’échec ne peut être maquillé. Le terrain agit alors comme un miroir grossissant des dysfonctionnements plus larges.

Ce qui frappe dans la déclaration d’Hannibal Mejbri, c’est moins la sévérité du constat que sa portée. En s’incluant lui-même dans la critique — « moi le premier » —, le joueur évite l’écueil de la leçon et transforme son propos en interpellation collective. Joueurs, médias, institutions, citoyens : personne n’est placé au-dessus.

C’est sans doute pour cela que cette sortie est perçue comme un wake-up call. Non pas une accusation, mais une alarme. Non pas un rejet, mais une invitation à se poser les bonnes questions, dans le sport comme ailleurs. Formation, méthode, exigence, culture de l’effort : des mots rarement mis en avant dans l’euphorie des discours, mais incontournables dans le temps long.

Reste maintenant à savoir ce que la société tunisienne fera de cette parole. L’oublier comme une réaction émotionnelle d’après-match, ou l’entendre comme un signal faible mais persistant, venu d’un terrain de football, mais adressé bien au-delà.

Lire aussi:

L’article « On rêve trop, on ne travaille pas assez » : Le wake-up call d’Hannibal est apparu en premier sur webdo.

❌
❌