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Ministère de la Famille : haro sur les structures d’accueil d’enfants anarchiques

Von: tmps
11. September 2026 um 10:14

L’éclatement du noyau familial traditionnel face aux grandes mutations socio-économiques a crééforcément des besoins en matière de prise en charge sociale et de structures d’accueil pour les enfants en bas âge. Le grand souci des parents, à chaque rentrée scolaire, est de laisser leur progéniture entre de bonnes mains et à moindre coût. Mais le rêve semble loin de la réalité.  L’inconvénient est que le nombre des structures d’accueil privées (crèches, jardins d’enfants et écoles maternelles) reste très en deçà des besoins.

Le déséquilibre entre l’offre et la demande est tel que la multiplication de ces structures privées n’a pas réussi à combler les besoins. Même si les parents parviennent à trouver une place pour leur enfant, ils ne sont pas au bout de leurs peines. Et ce, avec la baisse du pouvoir d’achat, la cherté de la vie et les difficultés auxquelles l’on se heurte actuellement, outre les frais de scolarité. Avec des budgets restreints, certains parents confient cette mission à leurs proches. D’autres, n’ayant pas de quoi payer un établissement scolaire, optent pour des jardins d’enfants et des crèches qui ne respectent pas le cahier des charges.

La question de l’encadrement de la petite enfance s’impose de nouveau dans le débat public. Faute de places et face au coût des jardins d’enfants ou des crèches formelles, des milliers de familles ont recours à un système de garde informel, aux risques souvent mal mesurés.

Il est vrai que, selon l’avis de nombreuses familles eten dépit des prix élevés pratiqués dans certainsétablissements, les conditions d’accueil des bambins, dans certaines structures d’accueil, ne sont pas respectées. L’absence d’encadrement pédagogique, la surcharge, l’absence de règles de sécurité et d’hygiène, de salle de restauration, de récréation, sont autant de déficits relevés dans ce domaine. Il suffit de voir des jeunes passer la plus grande partie de la journée assis sur une chaise dans une seule pièce avec au moins une vingtaine de leurs petits camarades, dans le bruit assourdissant de leurs cris. Pas de salles d’études ou de repos. Rien. C’est ce qui ressort d’une tournée dans certains établissements dont les prestations ne répondent nullement, et loin de là, aux normes exigées, d’autant plus qu’ils ont la charge de petits enfants très fragiles. II faut s’imaginer, par exemple, une dizaine d’enfants, assissur de petites chaises en face d’une table basse, et ils parlent, crient, se battent dans le brouhaha. Il faut imaginer le sentiment de ces petits, contraints d’y rester 8 heures par jour, entre ces quatre murs, en attendant que papa ou maman viennent enfin les délivrer. Les exemples sont nombreux. Les parents ont intérêt à bien réfléchir avant de confier leurs petits à ce genre d’établissements qui n’ont de jardin d’enfants ou de crèche scolaire que le nom.

 

Les structures d’accueil improvisées et à bas coût, un choix risqué

Le cahier des charges exigé par l’administration reste hors de portée de nombreuses petites structures. Beaucoup aimeraient se mettre en conformité mais n’ont pas les moyens d’y arriver. Les exigences portent d’abord sur les locaux : implantation en rez-de-chaussée, absence d’étage ou de cave, plans autorisés, normes proches de standards européens. Les normes actuelles sont très complexes et strictes. L’une des vraies questions, c’est la formation.
Est-ce que ces animateurs sont formés ou pas? Est-ce qu’ils savent ce qu’ils font? À la contrainte du cahier des charges s’ajoute celle du coût. Si les crèches formelles sont aussi chères, c’est parce que l’essentiel de leurs dépenses est absorbé par les ressources humaines. 60 à 70% des charges sont consacrées aux éducatrices, au personnel encadrant et qualifié et à l’équipement. La qualité a nécessairement un prix. Chercher du très bas coût revient mécaniquement à accepter une prise en charge dégradée. Cette réalité économique exclut de fait une partie des familles et alimente le marché informel. C’est pourquoile ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées invite dans un communiqué publié sur sa page Facebook les parents, lundi, à inscrire leurs enfants dans des structures d’accueil privées (crèches, jardins d’enfants et écoles maternelles) conformes à la réglementation et répertoriées sur son site internet officiel : https://toufoula.femme.gov.tn/parent, en vue de la rentrée scolaire 2026-2027. Il a précisé que les parents peuvent contacter directement les délégations régionales présentes dans tout le pays afin de vérifier le statut de ces structures avant d’y inscrire leurs enfants. Le ministère a souligné le rôle essentiel des parents, partenaires clés, dans la lutte contre la prolifération des structures non réglementées accueillant des enfants en dehors du cadre légal, et dans la protection de ces derniers contre tout danger potentiel. Il a également rappelé aux parents l’importance de signaler ces structures en appelant le numéro vert 1809 ou en contactant les délégations régionales compétentes.

Kamel BOUAOUINA

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Rentrée 2026-2027 : Comment vérifier qu’une crèche ou une garderie est légale ?

07. September 2026 um 11:44

À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées appelle les parents à vérifier la situation légale des établissements privés de l’enfance avant d’y inscrire leurs enfants. Les crèches, jardins d’enfants et garderies scolaires doivent notamment figurer sur les listes officielles du ministère. Les parents peuvent également se rapprocher des délégations régionales ou signaler les établissements opérant en dehors du cadre légal au numéro vert 1809.

Vérifier l’établissement avant l’inscription

Le ministère invite les parents à ne pas se limiter aux informations communiquées directement par les établissements au moment de l’inscription.

Avant de confier leur enfant à une crèche, un jardin d’enfants ou une garderie scolaire, les parents sont appelés à vérifier que la structure remplit les conditions légales requises et qu’elle figure sur le site officiel du ministère.

Cette vérification constitue la première étape recommandée par le ministère dans le cadre des préparatifs de la rentrée 2026-2027.

Les délégations régionales peuvent renseigner les parents

En cas de doute sur le statut d’un établissement, les parents peuvent également contacter directement la délégation régionale compétente. Cette démarche permet de vérifier la situation administrative de la structure avant de procéder à l’inscription de l’enfant.

Le ministère insiste ainsi sur le rôle des parents comme partenaires dans le contrôle des structures accueillant des enfants et dans la prévention des risques liés aux espaces fonctionnant sans autorisation.

Le ministère met en garde contre les espaces anarchiques

Dans son communiqué, le ministère appelle également les parents à contribuer à la lutte contre la prolifération des espaces anarchiques accueillant des enfants en dehors de tout cadre légal.

L’objectif est notamment de réduire les risques auxquels peuvent être exposés les enfants dans des structures qui ne répondent pas aux exigences réglementaires en matière d’accueil et d’encadrement.

Le ministère rappelle ainsi que le choix d’une structure d’accueil ne doit pas uniquement reposer sur sa proximité, ses tarifs ou les services proposés, mais également sur son statut légal.

Comment signaler un établissement non conforme ?

Lorsqu’un parent constate ou soupçonne qu’un espace accueille des enfants sans respecter le cadre légal, il peut effectuer un signalement auprès des autorités compétentes.

Deux possibilités sont notamment indiquées par le ministère : appeler le numéro vert 1809 ; contacter la délégation régionale territorialement compétente.

Ces signalements permettent aux services concernés de vérifier la situation des établissements concernés et, le cas échéant, de prendre les mesures prévues par la réglementation.

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