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Sami Hadri | «Les investisseurs ont besoin de plus qu’un crédit»

28. Juni 2026 um 10:00

Selon Sami Hadri, responsable du financement de projets à l’Union Bancaire pour le Commerce et l’Industrie (UBCI), «les investisseurs étrangers recherchent, aujourd’hui, bien plus qu’un simple financement. Ils attendent un partenaire bancaire capable de les accompagner à chaque étape de leur projet, de la structuration au développement».

Dans une déclaration à Agenzia Nova en marge du Forum économique et des affaires Tunisie-Italie qui s’est déroulé les 24 et 25 juin 2026 au siège de l’Utica à Tunis, le banquier tunisien a ajouté que «les principaux défis concernent notamment la sécurisation des opérations internationales, la gestion des flux de trésorerie, la couverture du risque de change et le financement du commerce international, ainsi que la mise à disposition d’outils efficaces de gestion de trésorerie et de banque à distance.»

Il s’agit donc de répondre à ces besoins grâce à une offre globale alliant conseil, accompagnement de proximité, expertise en financement du commerce international, solutions de salle des marchés, services numériques et financements sur mesure, l’objectif étant de faciliter l’implantation des investisseurs et de soutenir leur croissance à long terme.

Les projets dans les secteurs des énergies renouvelables, de l’industrie et des infrastructures figurent actuellement parmi les plus prometteurs. «Ils s’inscrivent dans les priorités de la Tunisie et cadrent parfaitement avec les orientations du plan de développement économique et social, partageant un objectif commun : renforcer la compétitivité du pays tout en favorisant le développement durable», a poursuivi Sami Hadri, expliquant que l’accompagnement des investisseurs dépasse le simple financement. La banque intervient dès la phase de structuration du projet et tout au long du processus de mise en œuvre, en mettant à leur disposition l’expertise des équipes en matière de financement, de commerce international, d’opérations de marché et de conseil. «Cette approche globale nous permet d’apporter des solutions adaptées aux besoins spécifiques de chaque projet et de créer une réelle valeur ajoutée pour nos partenaires», a-t-il dit.

Un «Italy Desk» pour accompagner les investisseurs

    Les institutions financières internationales soutiennent de plus en plus les investissements verts et durables en Tunisie par l’intermédiaire de banques locales. Récemment, lors du Forum économique et d’affaires Italie-Tunisie, l’UBCI a conclu un accord avec la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-italienne (Ctici) pour mettre en place un «Italy Desk» à son siège social.

    Dans ce contexte, M. Hadri souligne que l’UBCI «entretient des relations solides avec de grandes institutions financières internationales et participe à divers programmes qu’elles ont lancés. La banque bénéficie notamment de plusieurs lignes de financement, telles que le programme GEFF avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), ainsi que de financements de la Banque européenne d’investissement (BEI), du Groupe de la Banque mondiale et d’autres partenaires. Elle profite également de mécanismes de partage des risques qui facilitent le financement de projets.»

    Selon le responsable du financement de projets, ces partenariats renforcent les capacités du groupe «grâce à une collaboration étroite avec les institutions financières internationales, nous permettant d’offrir à nos clients une expertise sectorielle, une assistance technique, des solutions de financement compétitives et des mécanismes incitatifs favorisant le développement de projets durables.»

    En conclusion, Sami Hadri réaffirme que «la Tunisie possède de nombreux atouts pour attirer les investisseurs », citant « un capital humain de grande qualité, une expertise reconnue, un système de formation adapté aux besoins de nombreux secteurs, ainsi qu’une base industrielle diversifiée et une situation géographique privilégiée.» Selon le responsable bancaire, «les investisseurs accordent une grande importance à la transparence et à la stabilité de l’environnement des affaires, à l’efficacité des procédures ainsi qu’à la qualité des infrastructures et des services. L’intégration croissante des nouvelles technologies — notamment l’intelligence artificielle et la numérisation — est également devenue un facteur clé de compétitivité.»

    I. B.

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