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Wael Naouar annonce la suspension de sa grève de la faim après 38 jours

23. September 2026 um 20:13

Wael Naouar a annoncé, dans la soirée de ce mercredi 23 septembre 2026, la suspension de sa grève de la faim après 38 jours d’action protestataire contre son arrestation et celle de ses camarades de la flotille Al-Soumoud.

Dans un message adressé à l’opinion publique, l’activiste qui est en détention, explique avoir pris cette décision en réponse aux demandes pressantes de sa famille et de son comité de défense, inquiets de la dégradation critique de son état de santé, ainsi qu’aux appels lancés par diverses organisations nationales, forces politiques et activistes de la société civile.

Dans son message, il a adressé un hommage particulier à l’avocat Ayachi Hammami pour son geste de solidarité mené depuis sa cellule, tout en exprimant sa gratitude envers ses proches et l’ensemble de ses soutiens.

Par la même occasion, il a appelé ses camarades de la flotille Al-Soumoud arrêtés avec lui, à savoir Ghassen Henchiri, Ghassen Boghdiri et Nabil Chennoufi, à mettre fin eux aussi à leur grève de la faim afin de préserver leur santé et de poursuivre le combat sous d’autres formes.

Wael Wael Naouar a par ailleurs souligné que la suspension de ce mouvement de protestation ne constitue en rien un renoncement à ses revendications ou à sa lutte pour la liberté.

Y. N.

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Le CRLDHT dénonce «la pénalisation de la solidarité» en Tunisie 

23. September 2026 um 08:57

Dans un communiqué rendu public mardi 22 septembre 2026, le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) a exprimé «sa plus vive indignation» face à la vague d’arrestations qui a frappé, dans la nuit du dimanche 20 au lundi 21 septembre 2026, un grand nombre de participant·e·s à la marche pacifique organisée le samedi 19 septembre à Tunis en soutien aux quatre détenus de la Flottille Soumud.

Il s’agit de Wael Naouar, Ghassen El Henchiri, Ghassen Boughdiri et Nabil Chennoufi — détenus depuis le 6 mars 2026, et observent une grève de la faim depuis près de deux semaines, Wael Naouar l’ayant lui-même entamée depuis plus d’un mois.

«Ces arrestations surviennent quelques jours seulement après la décision judiciaire prolongeant de quatre mois supplémentaires leur détention, alors même que leur état de santé suscite une inquiétude croissante», note l’Ong tunisienne basée à Paris.

Se basant sur des témoignages recueillis auprès des familles et de la commission de défense des détenus, le CRDHLT parle d’«interpellations conduites de nuit, à domicile comme dans la rue, dans un déploiement de force disproportionné.» «Plusieurs personnes arrêtées ont été privées, durant de longues heures, de tout contact avec leurs proches ou leurs avocats, ces derniers ayant eux-mêmes été empêchés de leur rendre visite ou d’être informés de leur sort — une situation assimilable, par sa nature, à des disparitions forcées de courte durée. Des mineurs et, dans au moins un cas, une famille entière auraient été concernés par ces descentes», souligne le CRLDHT dans son communiqué, tout en rappelant, dans le sillage des autres organisations de défense des droits, que «le droit à l’expression, au rassemblement et à la manifestation pacifique est un droit fondamental dont l’exercice ne saurait, en lui-même, justifier une arrestation ou des poursuites.»

L’Ong alerte aussi sur «le risque de voir le traitement sécuritaire et judiciaire des mobilisations pacifiques se substituer au dialogue politique et social», et sur «l’affaiblissement de la confiance dans l’indépendance de la justice que provoque l’élargissement des poursuites à de simples participant·e·s à des rassemblements, sans distinction entre l’exercice d’un droit et d’éventuels faits répréhensibles.»

«Le CRLDHT constate que le pouvoir, après avoir successivement, restreint la liberté de la presse, la liberté d’expression et d’opinion, la liberté de création et la liberté d’association, le pouvoir s’attaque désormais frontalement à la liberté de manifester pacifiquement — dernier espace d’expression collective qui subsistait», lit-on dans le même communiqué, qui rappelle que «manifester pacifiquement est un droit, non un délit», et que «la répression ne saurait devenir un mode de gouvernement».

Tout en exigeant «la libération immédiate et sans condition de tou·te·s les manifestant·e·s arrêté·e·s, ainsi que l’abandon des poursuites engagées contre elles et eux», le CRLDHT appelle les autorités à «la cessation immédiate de toute restriction au droit de manifester et de se rassembler pacifiquement» et au «respect plein et entier de la présomption d’innocence et des garanties de la défense pour toute personne poursuivie».

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