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Tunis Re double son capital: ce que vous devez savoir sur l’opération

14. September 2026 um 16:03

Tunis Re prépare une opération majeure sur son capital. La société tunisienne de réassurance va doubler son capital social, de 100 à 200 millions de dinars, avec l’objectif de renforcer sa capacité de souscription et de conserver une part plus importante des primes actuellement cédées aux rétrocessionnaires.

L’opération, approuvée par l’Assemblée générale extraordinaire du 24 avril 2026 et visée par le Conseil du marché financier (CMF) le 1er septembre, comprend deux volets. Le premier porte sur l’émission de 15 millions d’actions nouvelles au prix de 8 dinars, soit une levée de 120 MDT. Le second prévoit l’attribution gratuite de 5 millions d’actions. La souscription est ouverte du 15 septembre au 2 octobre 2026.

Pour Union Capital, cette opération ne répond pas à un besoin de sauvetage financier. Elle vise plutôt à donner à Tunis Re les moyens de franchir un nouveau palier. En 2025, le résultat technique de la société a plus que doublé pour atteindre 30,1 MDT, tandis que le résultat net a progressé de 26%, à 27 MDT. La tendance s’est poursuivie au premier semestre 2026, avec un résultat technique de 27,6 MDT (+23%) et un résultat net de 24,7 MDT (+41,7%).

Le principal enjeu est désormais la rétention des primes. Selon le business plan présenté dans le prospectus, le taux de rétention passerait d’environ 72% à 79% en 2030. En clair, Tunis Re chercherait à conserver davantage de primes dans son propre bilan plutôt que de les transférer aux rétrocessionnaires. Le chiffre d’affaires devrait, selon ces projections, passer de 243,2 MDT en 2025 à 405,5 MDT en 2030, soit une croissance annuelle moyenne de 10,8%.

L’international constitue également un axe important. En 2025, il représentait 58,3% du chiffre d’affaires de Tunis Re, contre 41,7% pour le marché tunisien. L’Afrique a notamment enregistré une croissance de 12,3%, tandis que le Maghreb progressait de 6%. Union Capital estime que le renforcement des fonds propres pourrait aussi contribuer à améliorer la notation de la société et à faciliter son retour sur certains marchés étrangers. Sur le plan financier, l’opération devrait porter les capitaux propres à environ 414,5 MDT fin 2026 et faire passer le ratio de solvabilité de 158% à 214%, selon les projections retenues. La couverture des provisions techniques par les placements atteindrait également 153,5%.

Pour les investisseurs, le prix de souscription de 8 dinars constitue le principal élément mis en avant par Union Capital. L’intermédiaire estime le cours théorique ex-droit à 10,095 dinars et la valorisation moyenne du titre à 11,05 dinars. Sur cette base, le prix d’émission présente une décote de 38% par rapport à cette estimation. Union Capital recommande ainsi de souscrire à l’opération.

Pour les actionnaires actuels, un point est particulièrement important: le ratio de souscription est fixé à trois actions nouvelles pour quatre anciennes. Les droits attachés aux actions existantes ont une valeur théorique estimée à 4,095 dinars par action ancienne. Selon Union Capital, un actionnaire qui ne souhaite pas participer doit donc envisager de céder ses droits plutôt que de les laisser expirer.

Le pari reste toutefois conditionné à plusieurs facteurs. Union Capital pointe notamment le risque de change, la sinistralité, la notation de Tunis Re et les conditions d’accès aux marchés internationaux. En 2025, les pertes de change nettes ont notamment atteint 21,1 MDT, constituant une source importante de volatilité du résultat.

La réussite de l’opération dépendra donc moins de la seule injection de capitaux que de la capacité de Tunis Re à transformer ces fonds supplémentaires en plus de primes conservées, davantage d’activité internationale et une rentabilité durable des capitaux engagés. Il s’agit, en définitive, d’un pari sur le changement d’échelle de la société plutôt que sur son redressement financier.

Les projections et recommandations citées dans cet article sont celles d’Union Capital et ne constituent pas une garantie de performance future. La note précise elle-même que les investisseurs doivent évaluer l’opération au regard de leur propre stratégie et de leur situation financière.

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De 3,1 à 7,1 milliards de dollars : le pari fulgurant de l’Égyptien Kareem Amin sur l’IA commerciale

14. September 2026 um 13:55

La startup américaine Clay, cofondée par l’Égyptien Kareem Amin, vient de franchir un nouveau cap. Elle a levé 115 millions de dollars lors d’un tour de table de Series D mené par Wellington Management, portant sa valorisation à 7,1 milliards de dollars. En un peu plus d’un an, sa valeur a ainsi plus que doublé par rapport aux 3,1 milliards de dollars atteints lors de sa Series C en 2025.

Cette nouvelle opération intervient après une progression particulièrement rapide. En janvier 2026, Clay avait déjà atteint une valorisation de 5 milliards de dollars à l’occasion d’une opération permettant à ses salariés de céder une partie de leurs actions. La nouvelle levée marque donc une nouvelle accélération, moins de huit mois plus tard. Fondée en 2017 à New York par Kareem Amin et Nicolae Rusan, Clay s’est d’abord construite autour d’une idée différente : rendre la programmation et l’automatisation accessibles sans nécessiter de compétences avancées en code. La startup s’est ensuite repositionnée vers les équipes commerciales et marketing, en développant une plateforme destinée à automatiser la recherche de prospects, l’enrichissement des données et les campagnes de croissance.

Aujourd’hui, Clay revendique plus de 17 000 clients, dont Anthropic, Google, OpenAI, Stripe, ElevenLabs, Visa, Siemens et UPS. Selon l’entreprise, 80 % des sociétés figurant dans le classement Forbes AI50 utilisent sa plateforme. Le rythme de croissance des revenus explique en partie l’intérêt des investisseurs. Clay affirme avoir multiplié par quatre ses revenus en 2025. Son chiffre d’affaires annualisé devrait atteindre environ 200 millions de dollars au cours du trimestre en cours, puis environ 240 millions de dollars à la fin de son exercice fiscal, selon Kareem Amin et Varun Anand, autre cofondateur de l’entreprise.

Le modèle de Clay évolue parallèlement avec l’essor des agents d’intelligence artificielle. La plateforme ne se limite plus à fournir des données aux équipes commerciales : elle cherche désormais à automatiser une partie du travail de croissance, depuis l’identification des prospects jusqu’à la personnalisation des campagnes et au suivi des signaux commerciaux. Parmi ses utilisateurs figurent notamment Anthropic, qui exploite Clay pour rechercher automatiquement des prospects, Airbnb pour identifier des hôtes potentiels pour son activité Experiences et DoorDash pour repérer des entreprises susceptibles d’utiliser son programme de restauration destiné aux salariés.

Wellington Management, qui a mené ce nouveau tour, estime que le potentiel de Clay dépasse désormais celui d’un simple outil de vente. L’investisseur avait suivi la startup pendant plusieurs années avant de participer à cette opération. Kareem Amin, né en Égypte et ayant grandi en Arabie saoudite avant d’étudier le génie électrique à l’Université McGill au Canada, se retrouve ainsi à la tête d’une entreprise valorisée à plusieurs milliards de dollars dans l’un des segments les plus convoités de la tech : l’utilisation de l’IA pour automatiser et accélérer les fonctions commerciales.

Clay ne prévoit pas, à ce stade, une introduction en Bourse à court terme. Ses dirigeants disent toutefois gérer l’entreprise avec l’idée qu’elle pourrait un jour prendre cette direction.

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En Afrique, la livraison par drone ouvre un nouveau marché… Détails

14. September 2026 um 11:43

La livraison par drone gagne du terrain en Afrique et commence à dépasser le seul secteur de la santé. En Côte d’Ivoire, le gouvernement vient de franchir une nouvelle étape avec l’américain Zipline, en validant un partenariat public-privé portant sur le déploiement d’un réseau de 10 centres de stockage et de distribution de produits médicaux.

Le projet, signé en décembre 2025, sera déployé en deux phases. La première prévoit un centre pilote à Daloa et trois autres sites à Biankouma, San Pedro et Kouto. Six centres supplémentaires sont ensuite prévus dans plusieurs régions, dont le district d’Abidjan. Le dispositif doit notamment faciliter l’acheminement de produits sanguins et d’intrants médicaux vers des établissements difficiles d’accès. Le financement combine un don américain destiné aux infrastructures et une prise en charge des prestations par l’État ivoirien. Cette expérience illustre un modèle qui se développe déjà dans plusieurs pays africains : utiliser des drones pour transporter rapidement de petites quantités de marchandises lorsque le transport terrestre devient trop lent, difficile ou coûteux.

Le prochain marché pourrait être celui du colis commercial. Zipline avait déjà conclu en 2022 un partenariat avec Jumia pour tester la livraison de produits commandés en ligne par drone. Des essais avaient été menés au Ghana, avec l’objectif d’étendre ensuite le dispositif à la Côte d’Ivoire et au Nigeria. L’intérêt est particulièrement marqué pour le dernier kilomètre, qui reste l’un des points faibles de la chaîne logistique africaine. Routes difficiles, congestion urbaine et dispersion des clients peuvent rendre certaines livraisons coûteuses. Dans ce contexte, le drone peut compléter les moyens terrestres plutôt que les remplacer. Le marché potentiel est loin d’être négligeable. Selon Mobility Foresights, la livraison de colis par drone en Afrique pourrait passer de 280 millions de dollars en 2025 à 1,62 milliard de dollars en 2031, soit une croissance annuelle moyenne estimée à 33,4 %. Ces projections reposent notamment sur la progression du commerce électronique et les besoins croissants en solutions de livraison du dernier kilomètre.

Un marché encore sous contraintes

Le développement commercial des drones reste toutefois conditionné par plusieurs facteurs. Leur capacité de charge limite leur intérêt pour les marchandises lourdes, tandis que les conditions météorologiques peuvent perturber les opérations. À cela s’ajoutent les investissements nécessaires dans les appareils, les infrastructures, les logiciels et la maintenance. La réglementation constitue également un enjeu majeur, notamment pour les vols au-delà de la ligne de vue du pilote. L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) prévoit à ce titre des exigences spécifiques en matière de sécurité, d’autorisation et de gestion de l’espace aérien. Le scénario le plus crédible n’est donc pas celui d’une disparition des camions ou des motos au profit des drones. Les deux modèles pourraient plutôt fonctionner ensemble : le transport terrestre pour les volumes importants et les drones pour certains trajets urgents, difficiles d’accès ou particulièrement sensibles au facteur temps. Pour les opérateurs logistiques et les acteurs du e-commerce, l’enjeu est désormais de déterminer où cette technologie apporte un véritable avantage économique. En Afrique, le drone pourrait ainsi passer progressivement du statut d’outil spécialisé à celui de maillon complémentaire de la chaîne logistique.

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Aéroports: la Libye veut investir en Tunisie

14. September 2026 um 10:14

La Libye se dit prête à investir directement dans le développement des infrastructures aéroportuaires tunisiennes. Mahmoud Al-Farjani, directeur général de l’Autorité nationale de développement libyenne, a déclaré que son organisme pourrait participer au développement de l’aéroport international Tunis-Carthage, dans le cadre d’un investissement de long terme avec le gouvernement tunisien.

Lors du Sommet économique libyo-français sur l’investissement et le développement, organisé les 10 et 11 septembre à Syrte, Ferjani a rappelé l’ampleur des déplacements de Libyens vers la Tunisie, estimant à plus de 3 millions par an le nombre de voyageurs libyens, notamment pour le tourisme médical, les loisirs et le transit. «Nous sommes prêts à entrer dans le projet en tant qu’investissement direct avec le gouvernement tunisien», a-t-il déclaré, en référence au développement de Tunis-Carthage.

Deux options sont envisagées par le responsable libyen. La première consiste à participer à la modernisation de l’aéroport actuel à travers un investissement de long terme. La seconde serait de construire un nouvel aéroport sur un autre site dans la capitale tunisienne, en fonction des choix des autorités tunisiennes. Pour justifier cette proposition, Ferjani met en avant l’expérience et les moyens de l’Autorité nationale de développement. Selon lui, l’organisme dispose à la fois de l’expertise technique et des capacités financières nécessaires pour mener ce type de projets, avec l’appui de partenaires internationaux.

Le responsable libyen souligne également la place des technologies européennes dans les infrastructures développées par son organisme, citant notamment des équipements français utilisés dans les systèmes liés aux aéroports. Pour la Libye, l’enjeu dépasse toutefois la seule logique d’investissement. Ferjani considère le développement des infrastructures tunisiennes comme un intérêt commun, compte tenu de l’importance des relations économiques et des flux de voyageurs entre les deux pays.

 

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Mélanie Lefebvre devient la nouvelle présidente des Conseillers du commerce extérieur de la France en Tunisie

14. September 2026 um 08:59

Mélanie Lefebvre prend la présidence du Comité Tunisie des Conseillers du commerce extérieur de la France (CCE). Elle succède à Alexandre Ratle à l’issue de la réunion du 10 septembre 2026. Déjà vice-présidente du Comité, elle apporte à cette fonction un parcours construit autour de la finance, du conseil stratégique, de la restructuration et de la gestion d’activités aéroportuaires.

Depuis novembre 2023, Mélanie Lefebvre est CEO de TAV Tunisie, où elle supervise les aéroports d’Enfidha-Hammamet et de Monastir. Avant cette nomination, elle a passé plus de onze ans au sein du Groupe ADP, où elle a notamment occupé le poste de CFO de la Customer Division entre 2015 et 2021. À ce poste, son périmètre couvrait notamment les activités commerciales, le travel retail, le duty free, la restauration et les services des aéroports de Paris-Orly et Paris-Charles de Gaulle. Elle a également siégé aux conseils d’administration de plusieurs filiales du groupe.

Son parcours international s’est poursuivi au Chili, où elle a été CFO de l’aéroport de Santiago de 2021 à 2023. Elle y a dirigé une équipe de 25 personnes et travaillé notamment sur une restructuration de dette de 500 millions de dollars, la gestion de trésorerie et l’amélioration des processus. Avant le Groupe ADP, Mélanie Lefebvre a évolué dans le conseil financier et stratégique. Elle a notamment travaillé chez AlixPartners, Duff & Phelps et EY sur des missions liées à la performance, à la restructuration, aux opérations financières et à l’évaluation de projets.

Son parcours académique est lui aussi fortement orienté vers la finance et le droit des affaires. Elle est diplômée de l’ESSEC Business School, avec un MBA spécialisé en droit et finance, et détient également un master en droit des affaires de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Sa formation comprend par ailleurs un diplôme supérieur en comptabilité et études financières (DECF & DSCG). À la tête du Comité Tunisie, elle devra désormais poursuivre les travaux du réseau en faveur des entreprises et des échanges économiques entre la France et la Tunisie. Une mission qui s’inscrit dans la continuité de son expérience professionnelle, mais avec un nouveau périmètre: celui de la promotion et de l’accompagnement des relations économiques franco-tunisiennes.

Alexandre Ratle, qui quitte la présidence, reste membre du Comité. Il entend se consacrer davantage à ses responsabilités nationales et régionales en tant que vice-président du Comité national des CCE et président de la Commission Sud-Méditerranée, Proche et Moyen-Orient.

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